mercredi 31 octobre 2018

Théâtre : Hard, d'après la série de Cathy Vernet - Avec Claire Borotra, François Vincentelli, Nicole Croisille - Théâtre de la Renaissance



Femme au foyer, Sophie s’épanouit dans son rôle de mère jusqu’au jour où Alexandre, son mari qu’elle pense à la tête d’une entreprise de transport, décède lors d’un accident. Le jour de l’enterrement cette bourgeoise catho plutôt coincée découvre avec effarement la singulière dégaine des collègues de son époux. Louise, sa belle-mère, est chargée de lui apprendre la vérité. Alexandre dirigeait en réalité une société de production de films pornographiques, Soph’X. Le notaire lui confirme cette nouvelle surréaliste et lui annonce qu’elle hérite de ladite société. C’est l’heure des grandes interrogations. Acceptera-t-elle ou pas cette charge ? Pourra-t-elle assumer le statut de productrice de X alors qu’elle a des adolescents à élever ? Ne voyant pas d’autres sources de revenus, la veuve éplorée fait preuve d’audace. Parachutée dans un univers qui lui est totalement inconnu, elle doit redresser une société mal en point face à la déferlante du porno amateur disponible à profusion sur Internet tandis que la star masculine, Roy LaPoutre, s’éprend d’elle.

mardi 30 octobre 2018

Cinéma : Silvio et les autres, de Paolo Sorrentino - Avec Toni Servillo, Elena Sofia Ricci, Riccardo Scamarcio


Petit affairiste amoral, Sergio Morra, qui est aussi dealer et proxénète à ses heures, rêve de faire la connaissance de Silvio Berlusconi. A force de manigances, il se rapproche du cercle des intimes. Il engage tous ses avoirs afin de louer une villa somptueuse juste en face de la propriété d’été sarde du Cavaliere. Dans l’espoir d’attirer l’attention du nabab, il y invite pléthore de jeunes femmes peu farouches et organisent des fêtes aussi décadentes que bruyantes. Au même moment, Silvio Berlusconi s’ennuie. Ecarté du pouvoir, il rumine un éventuel retour tandis qu’il tente de reconquérir sa femme Veronica, lassée des excès de son mari et des humiliations qu’il lui fait subir. Alors que les sirènes de la politique le rappellent à elles, Berlusconi remarque enfin le manège de Morra.

lundi 29 octobre 2018

Lundi Librairie : Gabriële - Anne et Claire Berest



Gabriële - Anne et Claire Berest : A l’aube du XXème siècle, la jeune Gabriële Buffet, héritière d’une respectable famille versaillaise, possède déjà l’esprit frondeur d’une féministe avant l’heure. Musicienne, elle s’est plongée dans les études avec passion, échappant ainsi à sa destinée, la menace d'un mariage bourgeois. Au sein d’une prestigieuse école berlinoise, elle parvient même à se faire admettre dans la classe de composition où elle est la seule femme. Lors de vacances chez ses parents, en 1908, elle a vingt-sept ans, son frère qui est peintre lui présente Francis Picabia. Impressionniste à succès, ce dernier traîne une réputation sulfureuse mais surtout il étouffe dans sa prison dorée de peintre à la mode et rêve de renouveler l’art tout entier. Renonçant à sa propre vocation, Gabriële, « la femme au cerveau érotique » va l’inspirer, l’aider à se réinventer et théoriser son travail. Elle sera l’épouse de Picabia, la grande amie de Guillaume Apollinaire, l’amante de Marcel Duchamp, la muse des précurseurs de l’avant-garde, une grande intellectuelle qui préférera laisser son nom dans l’ombre de ceux qu’elle va accompagner.  

samedi 27 octobre 2018

Paris : Cour de Venise, le charme de l'îlot Saint Gilles, une ancienne cour industrielle à vocation sociale - IIIème



La Cour de Venise se cache des regards derrière les immeubles du 10 au 14 rue Saint Gilles, à deux pas de la place des Vosges. Cette cour typique du XVIIème siècle d’une taille impressionnante, 4000 m2, la plus vaste encore existante dans le quartier, a été préservée de l’appétit des promoteurs alléchés par pareille aubaine en plein cœur du Marais par l’action militante des associations de riverains. La rue Saint Gilles ouverte sous Louis XIII à la suite de la création de la place Royale n’a pas beaucoup changé. Nombreuses sont les constructions historiques élégantes certifiées d’origine. Au numéro 12, une arcade en pierre fermée de vantaux troubadours ouvre sur un intéressant passage cocher. L’accès à l’ensemble pittoresque qui nous intéresse aujourd’hui, l’îlot Saint Gilles dit Cour de Venise, est protégé par un interphone et une grille qui s’ouvre assez facilement du fait de la présence de locaux professionnels. La légende de la Cour de Venise est certainement plus flamboyante que la réalité de sa véritable vocation industrielle mais cela n’enlève rien à son charme.

vendredi 26 octobre 2018

Expo : Transmission / Transgression. Maîtres et élèves dans l'atelier : Rodin , Bourdelle, Giacometti, Richier… - Musée Bourdelle - Jusqu'au 3 février 2019



L’exposition Transmission / Transgression propose de découvrir une facette particulière du sculpteur Antoine Bourdelle (1861-1929), celle du pédagogue, figure majeure de l’enseignement artistique au début du XXème siècle à Paris. Maître charismatique, reconnu pour la qualité de ses écrits, professeur généreux et bienveillant, passionné par l’idée d’échange, il aura joué le rôle de mentor, de père de substitution et de camarade auprès de de plus de 500 élèves. Parmi les 165 œuvres présentées à l’occasion de cet événement, de nombreuses sculptures signées Antoine Bourdelle côtoient les œuvres de ses élèves dans un subtil contrepoint qui interroge les paradoxes transgressifs soutenus par Bourdelle. Le respect de la tradition est bousculé par le renouvellement de la forme. Transmission, filiation et finalement transgression, le maître cherche à libérer ses disciples afin qu’ils s’émancipent et ouvrent leur propre voie. L’exposition abonde en documentation photographique recréant l’atmosphère de l’atelier. De nombreuses photographies dont certaines sont agrandies à taille réelle complétées par un module central sur le processus de la taille par mise aux points nous plonge aux côtés des élèves en blouse au cœur de la création. 

mercredi 24 octobre 2018

Spectacle : Samia Orosemane - Femme de couleurs - Apollo Théâtre



Tenue colorée, boubous et tuniques chamarrés, cheveux couverts par un turban plutôt qu’un voile classique, Samia Orosemane aborde tous les sujets sans tabou, même les plus sensibles. Dans un seule-en-scène pétillant qui donne une sacrée pêche, cette humoriste franco-tunisienne pourfend les clichés, les tabous et les communautarismes en célébrant la tolérance et la richesse de l’altérité. Belle aisance scénique, présence détonante, cette personnalité solaire débordante de tendresse raconte le quotidien avec sincérité pour mieux s’affranchir des préjugés et changer les mentalités. Racisme, religion, identité, polygamie, voile, mariage mixte et différences culturelles, elle fait feu de tout bois. Toujours bienveillant, son humour salvateur rassemble les gens plutôt que de les diviser.

mardi 23 octobre 2018

Cinéma : Le Grand Bain, de Gilles Lellouche - Avec Mathieu Amalric, Benoît Poelvoorde, Guillaume Canet



Depuis deux ans au chômage, Bertrand, la cinquantaine, a sombré dans la dépression qu’il soigne à grand renfort de cachets. Si sa femme Claire est bien décidée à le soutenir quoiqu’il arrive, il n’en est pas de même pour le reste de la famille et notamment sa soeur. Sous le regard désabusé de ses propres enfants, il passe ses journées à jouer à Candy Crush. Bertrand tombe alors par hasard sur une petite annonce. Le club de natation synchronisée cherche un nouveau nageur pour compléter l’équipe. Mu par une impulsion soudaine, bien conscient qu’il n’a pas vraiment le physique, il se rend à la piscine municipale pour s’inscrire. Il y fait la connaissance de Delphine la coach, ancienne gloire des bassins qui depuis la fin de sa carrière fréquente plus les alcooliques anonymes que les podiums. Marcus, Laurent, Simon, Thierry, Avanish, John, Basile, pas plus athlétiques que Bertrand, forment une équipe pas ordinaire dont les performances aquatiques laissent dubitatifs. Mais malgré le regard des autres, les moqueries, les quolibets, ensemble ils vont vaincre l’isolement et donner un sens à leur vie.

lundi 22 octobre 2018

Lundi Librairie : La chair - Rosa Montero



La chair - Rosa Montero : Soledad, la soixantaine, est commissaire d’exposition pour la Bibliothèque Nationale de Madrid. Spécialiste de « l’étrange, du marginal, de l’hétérodoxe, du farfelu », elle se passionne pour un nouveau projet d’exposition consacrée aux artistes maudits. Si professionnellement elle est épanouie, cette séductrice qui a toujours refusé de se fixer ou d’avoir des enfants, vient de vivre un revers amoureux. Son amant quadragénaire l’a quittée en apprenant que sa femme était enceinte. Blessée, angoissée par l’idée de vieillir et d’être rejetée, Soledad décide d’apparaître lors d’une soirée à l’Opéra où le couple sera également présent, au bras d’un jeune homme spectaculaire engagé pour l’occasion. Alors qu’elle ne comptait que sur les services d’accompagnateur du gigolo, le choc provoqué par un incident violent va les faire basculer dans un autre type de relations tarifées.

samedi 20 octobre 2018

Paris : Rue de Jarente, cours intérieures secrètes du XVIIème siècle, incursion curieuse aux numéros 4 et 6 - IVème



La rue de Jarente, attrayante voie du Marais, dissimule aux regards, derrière les rigoureuses façades de style Louis XVI de nombreuses petites cours antérieures. La présence de ces enclaves pavées typiques du XVIIème siècle illustre avec charme l’histoire du quartier. En 1773, le prieuré royal de la Couture-Sainte-Catherine sous l’impulsion de son prieur commendataire Louis de Jarente offre d’importants terrains à la Couronne afin que soit notamment créer un nouveau marché couvert. Les travaux débutent en 1781 et la rue de Jarente est ouverte en 1783. La ruelle a peu changé depuis. C’est un vrai plaisir d’y déambuler nez au vent, de se glisser discrètement derrière une porte entrouverte.

vendredi 19 octobre 2018

Paris : Passage Saint Maur, quelques-uns des derniers pavés en bois de Paris au 81 rue Saint Maur - XIème



Le passage Saint- Maur, intrigante voie privée accessible au public en journée par un porche d’immeuble n’est indiquée par aucune mention sur rue. Débutant au 81 rue Saint-Maur et se terminant sur le passage Saint Ambroise, cette ancienne cour industrielle accueillait au XIXème siècle des petites manufactures spécialisées dans la mécanique et la confection. Les anciens ateliers à pans de bois ont été reconvertis dans l’esprit des lieux puisqu’aujourd’hui ils sont occupés par un atelier de céramique, des associations culturelles, un studio d’architecte, un bureau de communication et une boutique dépôt-vente. Les immeubles de ce passage pittoresque joliment pavé n’excèdent pas les deux étages. Au-delà de la porte cochère, le temps semble être suspendu dans la ouate d’une douce atmosphère. Sous le porche par lequel le piéton accède, un intrigant carré de pavés se fait remarquer par la singulière sonorité qu’il renvoie. Les pas sont comme assourdis sur ce morceau de pavement qui à y regarder de plus près semble différent des pavés de grès classiques du reste du passage. Et en effet, préservés des intempéries, des campagnes de renouvellement et des changements d’administration, se trouvent ici l’un des derniers exemples encore visibles de pavement en bois, méthode qui eut son heure de gloire à Paris à la fin du XIXème siècle.

jeudi 18 octobre 2018

Music : Macy Gray - Sugar Daddy



Be my, be my sugar daddy
And provide me with your candy
I will be your sugar, sugar baby
If you'll be my sugar, sugar daddy, sugar, sugar daddy

I think I need a taste, I've been a good girl
Come give me, give me some
'Cause I've been here waiting for you, for you
Why don't you come through? (Why don't you come through?)
My caramel lollipop, my Hershey Kisses
My favorite candy shop
That's what I'm missing is you, is you
Why don't you come through? (Why don't you come through?)

mercredi 17 octobre 2018

Expo : Ossip Zadkine, l'instinct de la matière - Musée Zadkine - Jusqu'au 10 février 2019



"Du dialogue avec la matière naît le geste de l’homme", affirmait Ossip Zadkine (1890-1967) figure majeure de l’Ecole de Paris. Renouvelant le regard porté sur son oeuvre, le Musée Zadkine explore à travers une exposition fascinante les rapports de l’artiste à la matière. Tout au long de sa vie, ce grand sculpteur a cherché à en capter le dynamisme, à exprimer la forme en gestation contenu dans le bloc originel. Sous cet éclairage inédit, les sculptures iconiques mais également une production graphique plus méconnue, avec de nombreux dessins et peintures prêtées par le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, illustrent la singularité du processus créatif. 

mardi 16 octobre 2018

Cinéma : Wine Calling, le vin se lève - Un documentaire réalisé par Bruno Sauvard



En Languedoc-Roussillon, plus grande région productrice de vin en France, Bruno Sauvard est allé à la rencontre des vignerons qui dès la fin des années 1990 ont dit non aux modes productivistes du business de la viticulture. Au Jajakistan, comme ces néo-vignerons appellent leur terroir, ils ont choisi d’arrêter de traiter les vignes en chimie pour créer des vins naturels. Leur démarche militante à contre-courant affirme le droit à la différence et s’élève contre une norme où l’usage abusif de la chimie, des pesticides s’est établi durablement. Le mouvement des vins nature s’inscrit dans une idée de retour à la terre à travers un puissant combat idéologique et des revendications engagées. Les nouveaux vignerons, porte-paroles de la contre-culture du vin depuis une dizaine d’année soutiennent une véritable révolution culturelle, celle d’une nouvelle utopie paysanne, d’une agriculture à échelle humaine. Désir d’authenticité, de sincérité, ils ont inventé le vin qu’ils avaient envie de boire et Bruno Sauvard dans un documentaire aussi pédagogique que militant leur rend hommage.

lundi 15 octobre 2018

Lundi Librairie : Une fille, qui danse - Julian Barnes



Une fille, qui danse - Julian Barnes : Tony, le narrateur, la soixantaine, retraité, divorcé, vit seul avec ses souvenirs d’une vie sans grand relief. Il se rappelle sa jeunesse dans les années 1960, ses illusions perdues, ses idéaux oubliés et ses révoltes inachevées. Au lycée, Tony, Alex et Colin forment un clan soudé par ces amitiés adolescentes, teintées d’arrogance et de compétition. Lorsqu’Adrian plus mature, plus brillant, cynique et énigmatique se joint à eux, il devient la figure centrale de leur petit groupe. Séparés par la suite de leurs études à l’université, les quatre garçons vont voir leurs liens peu à peu se distendre. Tony parvient enfin à attirer l’attention d’une fille, Veronica qui le fait lanterner. Mais ils rompent. Et elle lui préfère l’intelligence vive d’Adrian. Tony leur envoie une lettre aigre de petit jeune homme vexé. Peu de temps après Adrian se suicide. Quarante ans plus tard, après un mariage, un enfant, un divorce presque paisible, une vie sans aspérités, Tony apprend par l’intermédiaire d’un avocat que Sara, la mère de Veronica, lui lègue le journal intime d’Adrian. Alors qu’il tente de rassembler ce qu’il a de souvenirs, Veronica, fantôme du passé fantasque, figure troublée et troublante, refuse absolument de lui remettre.

samedi 13 octobre 2018

Expo : Caricatures, Hugo à la une - Maison de Victor Hugo - Jusqu'au 6 janvier 2019



Art de la subversion, la caricature fait de nos jours intrinsèquement partie du langage politique. Au XIXème siècle, les progrès techniques de l’impression permettent le développement des périodiques illustrés. Illustrant l’histoire du siècle, les images satiriques et les dessins polémiques connaissent un âge d’or. Les ambitions et les engagements de Victor Hugo (1802-1885), homme de lettres peu consensuel, donnent rapidement prise aux caricaturistes de son époque. Il devient l’un de leur sujet de prédilection. Interrogeant l’image publique du grand homme, l’exposition Caricatures, Hugo à la Une retrace sa carrière de 1830 aux funérailles de mai 1885 auxquelles assistèrent 3 millions de personnes. En fil rouge, l’évènement met en valeur le dynamisme de la presse d’opinion au XIXème siècle, ses rapports difficiles avec le pouvoir et l’importance de la caricature dans la vie politique. De l’écrivain ambitieux au sage renommé, les 180 œuvres rassemblées par la Maison de Victor Hugo forment une galerie où le respect le dispute à la férocité, où la sévérité des jugements est à la hauteur de la bienveillance dont Hugo a été l’objet.

vendredi 12 octobre 2018

Paris : L'Accueillant, une oeuvre monumentale de Jean Dubuffet - Hôpital Robert Debré - XIXème



Figure caractéristique du cycle de l’Hourloupe, L’Accueillant est une sculpture monumentale haute de 6 mètres, réalisée en 1988, trois ans après le décès de Jean Dubuffet (1901-1985), d’après une maquette originale datant de 1973. Cette oeuvre a été commandée par l’Assistance Publique Hôpitaux de Paris lors de la construction menée par l’architecte Pierre Riboulet de l’Hôpital Robert Debré dans le XIXème arrondissement. Placé face au service des enfants malades, L’Accueillant veille en terrasse, symbole de connexion à la vie, de lien entre les êtres. La statue appartient au même ensemble que Le Bel Costumé exposé dans les jardins des Tuileries. Ces deux personnages font partie des études originelles menées par Jean Dubuffet autour de dix-sept figures différentes. Celles-ci étaient destinées à composer un groupe monumental de cinq sculptures. La combinaison initiale intitulée Welcome Parade aurait dû trouver place dans le hall d’entrée de la National Gallery à Washington, un bâtiment réalisé par l’architecte IM Pei à qui l'on doit la pyramide du Louvre.

jeudi 11 octobre 2018

Music : Cat Power ft Lana Del Rey - Woman



Woman, woman, woman
Woman, woman, woman

If I had a dime for every time
Tell I'm not what you need
If I had a quarter I would pull it together
And I would take it to the bank and then leave
Yes, I would take it to the bank and then leave

mercredi 10 octobre 2018

Mes Adresses : Les Délices de Théodora, divines viennoiseries et pains de caractère pour une boulangerie-pâtisserie de quartier précieuse



Les Délices de Théodora célèbre une histoire de transmission, d’enfance retrouvée et de passion partagée. La boulangerie artisanale du 127 rue de Reuilly porte crânement le prénom d’une grand-mère gâteau, celle de Rudy Rigelo, l’homme au fournil. Installée récemment dans le XIIème arrondissement où ce dernier a passé son enfance, cette belle enseigne dispense chaque jour ses bienfaits, pains et viennoiseries tout simplement impeccables. Aux commandes de cette petite entreprise, il y a Rudy bien sûr, son tour de main généreux, mais également Aude, son épouse, à la personnalité aussi attachante que dynamique. Ces artisans du goût conjuguent à deux l’exigence jusqu’à l’excellence et l’amour des beaux produits. Ici la pâte feuilletée relève du grand art et les saveurs marquées du pain au levain lente fermentation assument des arômes authentiques.

mardi 9 octobre 2018

Cinéma : Dilili à Paris, de Michel Ocelot - Avec les voix de Prunelle Charles-Ambron, Enzo Ratsito, Natalie Dessay



Originaire de Nouvelle-Calédonie, Dilili est une petite orpheline métisse, père français et mère kanak, qui a eu pour institutrice Louise Michel laquelle a été déportée au bagne pour son implication dans l’insurrection de la Commune en 1871. Envoyée à Paris pour figurer dans un "village indigène", sorte de musée anthropologique qui se révèle être un zoo humain, Dilili s’échappe désireuse de visiter la ville. La fillette aussi curieuse qu’intelligente fait la connaissance d’Orel, jeune garçon qui travaille comme livreur en triporteur. Il se propose comme cicérone et lui présente la grande cantatrice Emma Salvé qui connaît le tout Paris. Mais la promenade est troublée par l’écho d’événements inquiétants. Depuis quelques jours, dans les rues de Paris, les petites filles disparaissent dans de mystérieuses conditions. On soupçonne les Mâles-Maîtres, une société secrète sectaire, d’être à l’origine de ses kidnappings. Dilili et Orel se lancent dans une enquête, aidés par les plus beaux esprits de l’époque.

lundi 8 octobre 2018

Lundi Librairie : Le guetteur - Christophe Boltanski



Le guetteur - Christophe Boltanski : Six mois après le décès de leur mère Françoise, Christophe et Ariane Boltanski se rendent dans son appartement de la place d’Italie afin de le désencombrer. Grande fumeuse de Gauloises bleues emportée par un cancer, amatrice de romans policiers, la vieille femme vivait en recluse avec son chien pour seul compagnon et ne sortait plus que la nuit. Dans une compulsion d’amassement névrotique, elle avait amoncelé vieux journaux, papiers divers et déchets qu’elle ne prenait plus la peine de descendre. Peu à peu tout à fait désociabilisée, elle souffrait d’un délire de persécution, persuadée que ses voisins l’épiaient. Elle avait développé des troubles nerveux qui se traduisaient physiquement. Dans des carnets intimes, elle tenait un décompte obsessionnel du nombre de cigarettes, de verres d’alcool, une triste comptabilité du quotidien. Lorsque Christophe Boltanski découvre dans une pochette bleue des ébauches de manuscrits, des polars, il se rend compte que sa mère est une inconnue pour lui. Afin de faire son deuil, il se lance dans une enquête, rassemblant les maigres indices laissés dans l’appartement délabré. A la fin des années 1950, étudiante à la Sorbonne, Françoise L. milite pour un groupe d’extrême gauche et distribue des tracts en faveur de l’indépendance de l’Algérie. Bientôt engagée dans un réseau de « porteurs de valises » du FLN, sous le pseudonyme de Sophie, elle cache l’un des chefs du réseau. 

samedi 6 octobre 2018

Théâtre : Les crapauds fous, de Mélody Mourey - Avec Charlie Fargialla, Gaël Cottat - Théâtre des Béliers Parisiens



En 1990, à New York, une jeune étudiante en psychologie rend visite au Dr Stanislaw Matulewicz, médecin à la retraite et meilleur ami de son grand-père disparu en 2006, le Dr Eugene Lazowski. Stanislaw se souvient. En 1940, la Pologne est occupée par les Nazis. A Rozwadòw, malgré l’interdiction, le Dr Lazowski passe ses nuits dans le ghetto juif où il apporte ses soins.  Avec l’aide de son ami le Dr Matulewicz qui mène des recherches sur le typhus, ils décident pour sauver des milliers de personne de la déportation de feindre une épidémie. Ils montent une vaste opération en inoculant à des sujets sains des souches inactives de la bactérie, sorte de vaccination qui les rend positifs aux tests de dépistage. La ville est bientôt placée en quarantaine. Mais l’armée nazie suspectant quelque chose envoie des émissaires afin de mener une enquête approfondie.

vendredi 5 octobre 2018

Paris : La Terre, une fresque signée Hervé Di Rosa - 96 rue d'Alleray - XVème



La fresque signée Hervé Di Rosa située au 96 rue d’Alleray dans le XVème arrondissement, oeuvre intitulée la Terre, a été réalisée dans le cadre du projet, Les murs de l’an 2000. Tourbillon d’images et de couleurs, ce mur ultra coloré animé d’amusants personnages reflète l’univers narratif singulier d’un artiste prolifique, figure majeure de la Figuration libre. Hervé Di Rosa juxtapose les figures de personnages récurrents traçant sur le support des lignes de force qui impliquent le mouvement et la profondeur. Ce coloriste né joue sur les oppositions complémentaires dans une palette chromatique faussement primaire. En lien direct avec la réalité plastique de notre société de consommation, l’artiste détourne les images du quotidien en s’inspirant de la culture populaire, bande-dessinée, publicité, images produites par les mass media tout en assumant une filiation avec l’histoire de l’art, Matisse ou Picasso pour ne citer qu’eux. Il lance des ponts entre les rives de la production graphique avec un sens évident de la mise en scène, un goût certain de l’étrange et une facilité pour l’économie de moyens.

jeudi 4 octobre 2018

Music : Quiet Riot - Cum on feel the noize


Cum on feel the noize
Girls rock your boys
We get wild, wild, wild
Wild, wild, wild

So you think I got an evil mind
I'll tell you honey
That I don't know why
I don't know why

mercredi 3 octobre 2018

Paris : Cour d'Alsace Lorraine, une cour artisanale chamarrée - XIIème



La cour d’Alsace-Lorraine, insolite ruelle pavée décrochant depuis la rue de Reuilly, se divise en deux allées terminant en impasses. A Picpus, son atmosphère joyeuse et ses façades aux couleurs vives tranchent avec la grisaille d’un quartier défiguré par les travaux des années 1970-80. Ouverte au public en journée, cette voie privée présente un pittoresque ensemble d’ateliers investis par des artisans et des professions libérales. Ebénistes, menuisiers, ferronnier, côtoient une maison d’édition, un cabinet d’architecte, un studio de design. Selon la légende, la cour en double impasse, destinée à devenir des écuries, aurait été construite aux alentours de 1789 avec les pierres de la Bastille. Son nom de cour d’Alsace-Lorraine lui est donné vers 1889, afin de commémorer la perte par la France des provinces d’Alsace et de Lorraine lors de la guerre contre la Prusse en 1871, provinces recouvrées après la Première Guerre Mondiale en 1918.

lundi 1 octobre 2018

Lundi Librairie : Swing Time - Zadie Smith



Swing Time - Zadie Smith : Elles ont sept ans, quand deux fillettes métisses, se rencontrent au cours de ballet de Mme Isabel et deviennent bientôt inséparables. Elles rêvent de danse, se passent et repassent en boucle des comédies musicales hollywoodiennes sur magnétoscope. Leur amitié se noue dans un subtil mélange d’envie, d’admiration, de jalousie et de rivalité. Mais si elles partagent la même couleur de peau, les mêmes taches de rousseur, le même quartier populaire de Londres, leurs origines divergent. La mère de Tracey, une femme blanche sans éducation qui vit des aides sociales, l’élève dans le culte des apparences, valorisant exclusivement ses talents physiques. A l’opposé, la mère de la narratrice est une Jamaïcaine engagée, une intellectuelle politisée qui lit Angela Davis et James Baldwin et a choisi de reprendre ses études. Parmi les deux petites filles, c’est Tracey qui attire la lumière. Excessive, audacieuse, elle suit la voie toute tracée de danseuse. Mais cette personnalité autodestructrice va bientôt être rattrapée par le déterminisme social. La narratrice plus effacée malgré ses nombreux dons, est aussi la plus tardive à choisir son destin. Après des études universitaires, elle se retrouve, presque par hasard, assistante personnelle d’une pop star, Aimee, pour laquelle elle a renoncé à toute vie privée. Lorsqu’elle se retrouve dans un village africain, où elle est chargée de surveiller la construction d’une école de filles pour le compte de la chanteuse qui vient de se découvrir des velléités humanitaires, elle se met à douter.