vendredi 22 mars 2019

Mes Adresses : Le Bistrot de Madeleine, cuisine d'émotions, bistronomie radieuse au pied de Montmartre - Paris 9



Entre Pigalle et Barbès au pied de la Butte Montmartre, le Bistrot de Madeleine, ouvert en octobre dernier, a fait son nid dans un quartier vivant où il s’est ancré le plus naturellement du monde. Dans cet établissement parisien tout neuf mais tellement dans le ton, la convivialité est de mise et l’on en vient très vite à adresser la parole aux voisins. Le Bistrot de Madeleine, nommé en l’honneur d’un indéfectible amour filial, raconte l’histoire d’une reconversion radieuse. Juste avant de passer le cap de la cinquantaine, François Charpentier, le maître des lieux, décide de changer de vie. Il rêve depuis vingt ans d’ouvrir un restaurant. Après des cours de cuisine, diverses formations, façon pour lui d’appréhender le métier dans ses dimensions les plus techniques, il se lance enfin pour se réaliser. Afin de donner corps à ses envies de bistronomie, de beaux produits et de générosité, François Charpentier fait appel au chef Julien Kerwien, disciple de Guy Martin et de Joël Robuchon, passé aux commandes de l’Istr. Ensemble, ils imaginent pour le Bistrot de Madeleine une spécialité ancestrale, la cuisson à la braise qui confère à la viande une tendreté exceptionnelle et des notes fumées ébouriffantes. Cuisine d’émotions, belles évidences, accords aux reliefs pointus, au Bistrot de Madeleine, la créativité s’exprime avec limpidité. Authenticité et savoir-faire s'associent à la faveur d’une expérience épicurienne.

jeudi 21 mars 2019

Music : Saulo Duarte - Flor do Sonho



Lanço-me agora nesse salto
Eu já não tenho medo do escuro
Escolho um caminho confortável
E mostro o meu lado mais seguro

mercredi 20 mars 2019

Paris : Le Messager, une oeuvre monumentale d'Ossip Zadkine - Quai d'Orsay - VIIème



Le Messager, le Porteur de présents, le Navigateur, ces trois titres désignent une même oeuvre signée Ossip Zadkine (1890-1967), figure majeure de l’Ecole de Paris. A l’angle du pont des Invalides et du quai d’Orsay, cette sculpture figurative d’inspiration cubiste porte dans ses bras un bateau, qui rappelle à la fois le Navire des Nautes de Lutèce, symbole de Paris, et les ascendances de l’artiste lui-même, héritier d’une famille de constructeur de barges en bois. L’épreuve en bronze, aujourd’hui exposée dans les rues de Paris, a été réalisée par la Fonderie Susse Frères d’après un original en bois. Ce dernier ornait, lors de l’Exposition internationale des arts et technique de 1937, la terrasse sur Seine du Pavillon des bois exotiques. Imaginé par les architectes Michaud et Trottin, l’édifice éphémère s’ouvrait vers le fleuve en un majestueux portique où Le Messager de Zadkine accueillait les visiteurs. Si Le Porteur de présents a retrouvé le quai d’Orsay en édition bronze, il a néanmoins, de nos jours, troqué le pont Alexandre III pour celui, un peu plus loin, des Invalides. 

mardi 19 mars 2019

Cinéma : Résistantes. Tes cheveux démêlés cachent une guerre de sept ans - de Fatima Sissani



Trois femmes, trois militantes au sein du FLN, témoignent après des décennies de silence. Devant la caméra de Fatima Sissani, elles prennent la parole pour évoquer leur combat et le prix à payer pour leur engagement. Lorsqu’en 1954 la guerre d’indépendance éclate en Algérie, Eveline Lavalette-Safir, issue d’une famille de colons français installés en Algérie depuis deux générations, choisit de prendre le parti des opprimés, rejoint les rangs de la résistance algérienne. Arrêtée en 1956, torturée, elle est emprisonnée dans les geôles françaises pendant trois ans. Elle y rencontre Zoulikha Bekaddour, étudiante originaire de Tlemcen, militante pour l’indépendance, également arrêtée en 1956. Sœurs de combat, les deux femmes ne se sont jamais quittées. A la même époque, Alice Cherki, née dans une famille juive algéroise, étudie la psychiatrie et travaille avec Frantz Fanon. Engagée auprès du FLN, elle va connaître le même sort que ses deux camarades.

lundi 18 mars 2019

Lundi Librairie : Les étrangers sont nuls - Pierre Desproges



Les étrangers sont nuls - Pierre Desproges : « Si tous les étrangers étaient méconnaissables, on ne pourrait même plus faire de guerre, faute de pouvoir reconnaître l’ennemi. » Recueil de textes paru en 1992, cette anthologie de chroniques publiées en 1981 dans l’hebdomadaire satiriste Charlie Hebdo est l’oeuvre du très regretté Pierre Desproges. Passant au crible de son terrible mauvais esprit une trentaine de nationalités, peu sont épargnés. Dans ce savoureux opus, le grand provocateur prend à rebrousse-poil les discours d’ostracisme afin de désamorcer toutes les formes de xénophobie et de racisme. Par le prisme du second degré, mise à distance salvatrice, il ne craint ni sujets brûlants, ni questions sensibles. Les cas épineux sont son dada. Il les traite à grand renfort de calembours et autres contrepèteries. Sous sa plume libertaire, les incongruités se mêlent aux exagérations, taquinent la cocasserie. En inversant les réalités, Desproges, volontiers rosse, souvent fantaisiste, se fait pourfendeur du politiquement correct. Dans une veine de pure dérision, sur le fil d’un pacte humoristique passé avec le lecteur, il se désespère de l’absurdité des conflits qui gangrènent le monde, de la vanité de la condition humaine.  

samedi 16 mars 2019

Paris : Galerie de la Madeleine, atmosphère surannée, élégance préservée de l'un des passages couverts les plus récents - VIIIème



La galerie de la Madeleine, l’un des derniers passages couverts édifié à Paris, témoigne du développement, à partir de 1835, du quartier de la Madeleine, rendez-vous des élégances. Alors que les travaux d’agrandissement de la place de la Madeleine débutent, est initiée en 1840 une opération immobilière menée par la Société du passage Jouffroy à l’origine des passages Verdeau et Jouffroy. Les promoteurs achètent les terrains à l’angle de la place de la Madeleine, de la rue Royale jusqu’au boulevard Malesherbes. A partir de 1842, l’édification d’un ensemble d’immeubles de rapport élégants est confiée à l’architecte Théodore Charpentier. Très satisfait de son ouvrage, il grave son nom sous la clé de voûte de l’arcade de l’entrée principale de la galerie de la Madeleine qui voit le jour à cette occasion.

vendredi 15 mars 2019

Expo : Georges Dorignac, corps et âmes - Musée de Montmartre - Jusqu'au 8 septembre 2019



Célèbre en son temps, injustement retombé dans l’oubli, méconnu de nos jours, Georges Dorignac (1879-1924) a marqué les champs esthétiques de son époque par une série de dessins au fusain ou à la sanguine, des monochromes d’une puissance expressive saisissante. Les figures au modelé contrasté de ces feuilles au noir font sa réputation et attisent l’admiration de ses contemporains. Rodin, en 1914, s’exclame "Dorignac sculpte ses dessins […] Regardez ces mains, ce sont des mains de sculpteurs." De nature indépendante, imperméable aux modes et aux courants dominants, il n’aura cessé toute sa courte vie d’expérimenter la liberté créatrice. Son travail s’illustre par la maîtrise absolue du trait, la radicalité des compositions, la variété des styles et des techniques employées. A la suite des expositions monographiques de Roubaix et Bordeaux en 2016 et 2017, le musée de Montmartre rend hommage aux multiples facettes de cet artiste par le biais d’une exposition qui regroupe 85 œuvres, réalisées de 1901 à 1924. Une grande partie de cet important corpus, disséminé dans des collections privées, des galeries notamment la galerie Malaquais, des musées, est présentée pour la première fois au public. Une occasion merveilleuse de découvrir un très bel artiste.