samedi 22 septembre 2018

Paris : Fontaine de Jarente, curieuse source vive de l'impasse de la Poissonnerie - IVème



La Fontaine de Jarente mais dite aussi de la Poissonnerie ou encore mentionnée comme fontaine de Necker sur un cliché signé Eugène Atget ou bien d’Ormesson est adossée au fond de l’impasse de la Poissonnerie, ancien cul-de-sac médiéval devenu minuscule voie sans issue. Les différents noms de cette insolite invitée empruntent aux rues du quartier créées sur des terrains offerts à la Couronne vers 1773 par une congrégation fondée en 1201, le prieuré de Saint-Catherine-du-Val-des-Ecoliers. En 1767, le couvent tombe en ruines et le noviciat est transféré dans la maison des Jésuites, dont l'ordre vient d'être supprimé. L'église est démolie et les terrains réaménagés. Louis-François-Alexandre de Sénas d'Orgeval de Jarente (1746-1810), coadjuteur de l'évêché d'Orléans et prieur commendataire du prieuré royal de la Couture-Sainte-Catherine de 1746 à 1810, qui décide de faire don des terrains, participe par cette décision à la profonde rénovation du plan du quartier.

vendredi 21 septembre 2018

Expo : Giacometti, entre tradition et avant-garde - Musée Maillol - Jusqu'au 20 janvier 2019



Pureté des formes, symbolisme au modelé nerveux, tension et vivacité, les longilignes sculptures d’Alberto Giacometti (1901-1960) sont désormais iconiques. Les silhouettes étirées fines comme des lames procèdent d’une intemporalité de la ligne en mouvement, comme projetée dans l’espace, où le socle s’affirme primordiale. Grande exposition événement au musée Maillol, Giacometti, entre tradition et avant-garde propose une relecture du travail du sculpteur suisse à travers un parcours chronologique et thématique qui met en regard une cinquantaine de ses œuvres avec la production d’une vingtaine de contemporains. Sur les traces de L’Homme qui marche, se révèlent en majesté la richesse et la diversité du mouvement créatif d’Alberto Giacometti. Ces plâtres, parfois peints, et les bronzes semblent malgré leur puissante singularité et le refus de l’artiste d’appartenir à un mouvement défini, n’avoir jamais rompu le dialogue avec ses prédécesseurs et ses pairs. 

jeudi 20 septembre 2018

Music : Yellow days - The way things change



I can't hear any words they say
I swear I must have lost the frame
Well, my friends think my soul is dead (thanks man)
But I'm just trapped in my own head

And I cry, and you cry
Cause we don't lie
The way things change
And I hold it down but I ain't the same
You keep goin', keep goin'
You have to keep goin', you keep goin'
Well you keep goin', you keep goin', ya
You keep goin', you have to keep goin'

mercredi 19 septembre 2018

Paris : 67 rue de Turenne, ancien décor de boucherie, têtes de boeufs et crochets de fonte incongrus - IIIème



Au 67 rue de Turenne, le rez-de-chaussée d’un immeuble néo-classique datant du Premier Empire conserve un étonnant décor qui signale la présence d’une ancienne boucherie. Deux colonnes doriques et deux pilastres encastrés dans le mur ont trouvé naturellement leur place au fronton d’une boutique de prêt-à-porter. Mais plus marquantes encore, trois têtes de bœufs au-dessus d’un porche soutiennent un petit balcon. Demeurent également, vaguement menaçant, des éléments en fonte, anciens crochets de la boucherie auxquels étaient suspendues en devanture des carcasses. C’est qu’on n’était pas trop bégueule sur la barbaque en ces temps-là.

mardi 18 septembre 2018

Cinéma : Climax, de Gaspar Noé - Avec Sofia Boutella, Romain Guillermic, Souheila Yacoub, Kiddy Smile



Une troupe de danseurs se retrouve dans une salle des fêtes paumée en pleine cambrousse afin de célébrer la fin des répétitions d’un spectacle qui doit les emmener en tournée aux Etats-Unis et vers la gloire. Buffet, platines minimalistes, déco kitsch, ils savourent l’heure et leur formidable énergie collective. Mais à l’insu de la troupe, quelqu’un verse de l’acide dans la sangria. Le psychotrope se fait révélateur des failles individuelles et collectives. De fête animée, la soirée devient célébration orgiaque puis danse macabre.

lundi 17 septembre 2018

Lundi Librairie : La toile du monde - Antonin Varenne



La toile du monde - Antonin Varenne : Journaliste américaine libérée avant l’heure, personnalité anachronique élevée dans les grandes plaines du Nevada par un père aventurier et une mère humaniste, la scandaleuse Aileen Bowman se rend à Paris pour le compte du New York Tribune afin de couvrir l’Exposition Universelle de 1900. Affranchie des conventions, fougueuse et rebelle, la belle rousse a obtenu du préfet une dérogation afin de porter le pantalon alors que la loi l’interdit pour les femmes. Tandis qu’elle livre des articles classiques pour son employeur originel, elle écrit sous pseudonyme dans La Fronde, premier journal féminin et féministe, des papiers qui défraient la chronique. Introduite dans la société parisienne interlope par le sulfureux peintre Julius LeBlanc Stewart, elle visite les maisons closes et fréquente les lieux de mauvaise vie. Dans la Ville Lumière, sous l’impulsion de l’Exposition Universelle, le rêve moderne technologique se fait rêve de liberté. La première ligne du métropolitain reliant la porte de Vincennes à la porte Maillot va bientôt être inaugurée. L’électricité pour tous n’est plus une vague promesse. Rudolf Diesel, l’inventeur du moteur fonctionnant à l’huile d’arachide remporte un prix. Mais si Aileen s’est rendue à Paris, c’est pour résoudre une histoire familiale complexe. Elle est venue rejoindre Joseph, métis indien, fils de son frère adoptif mort de froid dans une réserve Sioux avec sa compagne. Violent, alcoolique, tourmenté par son double héritage, Joseph qui a fui les Etats-Unis, a été engagé comme figurant dans le Pawnee Bill’s Historic Wild West Show.