samedi 13 octobre 2018

Expo : Caricatures, Hugo à la une - Maison de Victor Hugo - Jusqu'au 6 janvier 2019



Art de la subversion, la caricature fait de nos jours intrinsèquement partie du langage politique. Au XIXème siècle, les progrès techniques de l’impression permettent le développement des périodiques illustrés. Illustrant l’histoire du siècle, les images satiriques et les dessins polémiques connaissent un âge d’or. Les ambitions et les engagements de Victor Hugo (1802-1885), homme de lettres peu consensuel, donnent rapidement prise aux caricaturistes de son époque. Il devient l’un de leur sujet de prédilection. Interrogeant l’image publique du grand homme, l’exposition Caricatures, Hugo à la Une retrace sa carrière de 1830 aux funérailles de mai 1885 auxquelles assistèrent 3 millions de personnes. En fil rouge, l’évènement met en valeur le dynamisme de la presse d’opinion au XIXème siècle, ses rapports difficiles avec le pouvoir et l’importance de la caricature dans la vie politique. De l’écrivain ambitieux au sage renommé, les 180 œuvres rassemblées par la Maison de Victor Hugo forment une galerie où le respect le dispute à la férocité, où la sévérité des jugements est à la hauteur de la bienveillance dont Hugo a été l’objet.

vendredi 12 octobre 2018

Paris : L'Accueillant, une oeuvre monumentale de Jean Dubuffet - Hôpital Robert Debré - XIXème



Figure caractéristique du cycle de l’Hourloupe, L’Accueillant est une sculpture monumentale haute de 6 mètres, réalisée en 1988, trois ans après le décès de Jean Dubuffet (1901-1985), d’après une maquette originale datant de 1973. Cette oeuvre a été commandée par l’Assistance Publique Hôpitaux de Paris lors de la construction menée par l’architecte Pierre Riboulet de l’Hôpital Robert Debré dans le XIXème arrondissement. Placé face au service des enfants malades, L’Accueillant veille en terrasse, symbole de connexion à la vie, de lien entre les êtres. La statue appartient au même ensemble que Le Bel Costumé exposé dans les jardins des Tuileries. Ces deux personnages font partie des études originelles menées par Jean Dubuffet autour de dix-sept figures différentes. Celles-ci étaient destinées à composer un groupe monumental de cinq sculptures. La combinaison initiale intitulée Welcome Parade aurait dû trouver place dans le hall d’entrée de la National Gallery à Washington, un bâtiment réalisé par l’architecte IM Pei à qui l'on doit la pyramide du Louvre.

jeudi 11 octobre 2018

Music : Cat Power ft Lana Del Rey - Woman



Woman, woman, woman
Woman, woman, woman

If I had a dime for every time
Tell I'm not what you need
If I had a quarter I would pull it together
And I would take it to the bank and then leave
Yes, I would take it to the bank and then leave

mercredi 10 octobre 2018

Mes Adresses : Les Délices de Théodora, divines viennoiseries et pains de caractère pour une boulangerie-pâtisserie de quartier précieuse



Les Délices de Théodora célèbre une histoire de transmission, d’enfance retrouvée et de passion partagée. La boulangerie artisanale du 127 rue de Reuilly porte crânement le prénom d’une grand-mère gâteau, celle de Rudy Rigelo, l’homme au fournil. Installée récemment dans le XIIème arrondissement où ce dernier a passé son enfance, cette belle enseigne dispense chaque jour ses bienfaits, pains et viennoiseries tout simplement impeccables. Aux commandes de cette petite entreprise, il y a Rudy bien sûr, son tour de main généreux, mais également Aude, son épouse, à la personnalité aussi attachante que dynamique. Ces artisans du goût conjuguent à deux l’exigence jusqu’à l’excellence et l’amour des beaux produits. Ici la pâte feuilletée relève du grand art et les saveurs marquées du pain au levain lente fermentation assument des arômes authentiques.

mardi 9 octobre 2018

Cinéma : Dilili à Paris, de Michel Ocelot - Avec les voix de Prunelle Charles-Ambron, Enzo Ratsito, Natalie Dessay



Originaire de Nouvelle-Calédonie, Dilili est une petite orpheline métisse, père français et mère kanak, qui a eu pour institutrice Louise Michel laquelle a été déportée au bagne pour son implication dans l’insurrection de la Commune en 1871. Envoyée à Paris pour figurer dans un "village indigène", sorte de musée anthropologique qui se révèle être un zoo humain, Dilili s’échappe désireuse de visiter la ville. La fillette aussi curieuse qu’intelligente fait la connaissance d’Orel, jeune garçon qui travaille comme livreur en triporteur. Il se propose comme cicérone et lui présente la grande cantatrice Emma Salvé qui connaît le tout Paris. Mais la promenade est troublée par l’écho d’événements inquiétants. Depuis quelques jours, dans les rues de Paris, les petites filles disparaissent dans de mystérieuses conditions. On soupçonne les Mâles-Maîtres, une société secrète sectaire, d’être à l’origine de ses kidnappings. Dilili et Orel se lancent dans une enquête, aidés par les plus beaux esprits de l’époque.

lundi 8 octobre 2018

Lundi Librairie : Le guetteur - Christophe Boltanski



Le guetteur - Christophe Boltanski : Six mois après le décès de leur mère Françoise, Christophe et Ariane Boltanski se rendent dans son appartement de la place d’Italie afin de le désencombrer. Grande fumeuse de Gauloises bleues emportée par un cancer, amatrice de romans policiers, la vieille femme vivait en recluse avec son chien pour seul compagnon et ne sortait plus que la nuit. Dans une compulsion d’amassement névrotique, elle avait amoncelé vieux journaux, papiers divers et déchets qu’elle ne prenait plus la peine de descendre. Peu à peu tout à fait désociabilisée, elle souffrait d’un délire de persécution, persuadée que ses voisins l’épiaient. Elle avait développé des troubles nerveux qui se traduisaient physiquement. Dans des carnets intimes, elle tenait un décompte obsessionnel du nombre de cigarettes, de verres d’alcool, une triste comptabilité du quotidien. Lorsque Christophe Boltanski découvre dans une pochette bleue des ébauches de manuscrits, des polars, il se rend compte que sa mère est une inconnue pour lui. Afin de faire son deuil, il se lance dans une enquête, rassemblant les maigres indices laissés dans l’appartement délabré. A la fin des années 1950, étudiante à la Sorbonne, Françoise L. milite pour un groupe d’extrême gauche et distribue des tracts en faveur de l’indépendance de l’Algérie. Bientôt engagée dans un réseau de « porteurs de valises » du FLN, sous le pseudonyme de Sophie, elle cache l’un des chefs du réseau.