lundi 22 octobre 2018

Lundi Librairie : La chair - Rosa Montero



Soledad, la soixantaine, est commissaire d’exposition pour la Bibliothèque Nationale de Madrid. Spécialiste de « l’étrange, du marginal, de l’hétérodoxe, du farfelu », elle se passionne pour un nouveau projet d’exposition consacrée aux artistes maudits. Si professionnellement elle est épanouie, cette séductrice qui a toujours refusé de se fixer ou d’avoir des enfants, vient de vivre un revers amoureux. Son amant quadragénaire l’a quittée en apprenant que sa femme était enceinte. Blessée, angoissée par l’idée de vieillir et d’être rejetée, Soledad décide d’apparaître lors d’une soirée à l’Opéra où le couple sera également présent, au bras d’un jeune homme spectaculaire engagé pour l’occasion. Alors qu’elle ne comptait que sur les services d’accompagnateur du gigolo, le choc provoqué par un incident violent va les faire basculer dans un autre type de relations tarifées.

samedi 20 octobre 2018

Paris : Rue de Jarente, cours intérieures secrètes du XVIIème siècle, incursion curieuse aux numéros 4 et 6 - IVème



La rue de Jarente, attrayante voie du Marais, dissimule aux regards, derrière les rigoureuses façades de style Louis XVI de nombreuses petites cours antérieures. La présence de ces enclaves pavées typiques du XVIIème siècle illustre avec charme l’histoire du quartier. En 1773, le prieuré royal de la Couture-Sainte-Catherine sous l’impulsion de son prieur commendataire Louis de Jarente offre d’importants terrains à la Couronne afin que soit notamment créer un nouveau marché couvert. Les travaux débutent en 1781 et la rue de Jarente est ouverte en 1783. La ruelle a peu changé depuis. C’est un vrai plaisir d’y déambuler nez au vent, de se glisser discrètement derrière une porte entrouverte.

vendredi 19 octobre 2018

Paris : Passage Saint Maur, quelques-uns des derniers pavés en bois de Paris au 81 rue Saint Maur - XIème



Le passage Saint- Maur, intrigante voie privée accessible au public en journée par un porche d’immeuble n’est indiquée par aucune mention sur rue. Débutant au 81 rue Saint-Maur et se terminant sur le passage Saint Ambroise, cette ancienne cour industrielle accueillait au XIXème siècle des petites manufactures spécialisées dans la mécanique et la confection. Les anciens ateliers à pans de bois ont été reconvertis dans l’esprit des lieux puisqu’aujourd’hui ils sont occupés par un atelier de céramique, des associations culturelles, un studio d’architecte, un bureau de communication et une boutique dépôt-vente. Les immeubles de ce passage pittoresque joliment pavé n’excèdent pas les deux étages. Au-delà de la porte cochère, le temps semble être suspendu dans la ouate d’une douce atmosphère. Sous le porche par lequel le piéton accède, un intrigant carré de pavés se fait remarquer par la singulière sonorité qu’il renvoie. Les pas sont comme assourdis sur ce morceau de pavement qui à y regarder de plus près semble différent des pavés de grès classiques du reste du passage. Et en effet, préservés des intempéries, des campagnes de renouvellement et des changements d’administration, se trouvent ici l’un des derniers exemples encore visibles de pavement en bois, méthode qui eut son heure de gloire à Paris à la fin du XIXème siècle.

jeudi 18 octobre 2018

Music : Macy Gray - Sugar Daddy



Be my, be my sugar daddy
And provide me with your candy
I will be your sugar, sugar baby
If you'll be my sugar, sugar daddy, sugar, sugar daddy

I think I need a taste, I've been a good girl
Come give me, give me some
'Cause I've been here waiting for you, for you
Why don't you come through? (Why don't you come through?)
My caramel lollipop, my Hershey Kisses
My favorite candy shop
That's what I'm missing is you, is you
Why don't you come through? (Why don't you come through?)

mercredi 17 octobre 2018

Expo : Ossip Zadkine, l'instinct de la matière - Musée Zadkine - Jusqu'au 10 février 2019



"Du dialogue avec la matière naît le geste de l’homme", affirmait Ossip Zadkine (1890-1967) figure majeure de l’Ecole de Paris. Renouvelant le regard porté sur son oeuvre, le Musée Zadkine explore à travers une exposition fascinante les rapports de l’artiste à la matière. Tout au long de sa vie, ce grand sculpteur a cherché à en capter le dynamisme, à exprimer la forme en gestation contenu dans le bloc originel. Sous cet éclairage inédit, les sculptures iconiques mais également une production graphique plus méconnue, avec de nombreux dessins et peintures prêtées par le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, illustrent la singularité du processus créatif. 

mardi 16 octobre 2018

Cinéma : Wine Calling, le vin se lève - Un documentaire réalisé par Bruno Sauvard



En Languedoc-Roussillon, plus grande région productrice de vin en France, Bruno Sauvard est allé à la rencontre des vignerons qui dès la fin des années 1990 ont dit non aux modes productivistes du business de la viticulture. Au Jajakistan, comme ces néo-vignerons appellent leur terroir, ils ont choisi d’arrêter de traiter les vignes en chimie pour créer des vins naturels. Leur démarche militante à contre-courant affirme le droit à la différence et s’élève contre une norme où l’usage abusif de la chimie, des pesticides s’est établi durablement. Le mouvement des vins nature s’inscrit dans une idée de retour à la terre à travers un puissant combat idéologique et des revendications engagées. Les nouveaux vignerons, porte-paroles de la contre-culture du vin depuis une dizaine d’année soutiennent une véritable révolution culturelle, celle d’une nouvelle utopie paysanne, d’une agriculture à échelle humaine. Désir d’authenticité, de sincérité, ils ont inventé le vin qu’ils avaient envie de boire et Bruno Sauvard dans un documentaire aussi pédagogique que militant leur rend hommage.

lundi 15 octobre 2018

Lundi Librairie : Une fille, qui danse - Julian Barnes



Une fille, qui danse - Julian Barnes : Tony, le narrateur, la soixantaine, retraité, divorcé, vit seul avec ses souvenirs d’une vie sans grand relief. Il se rappelle sa jeunesse dans les années 1960, ses illusions perdues, ses idéaux oubliés et ses révoltes inachevées. Au lycée, Tony, Alex et Colin forment un clan soudé par ces amitiés adolescentes, teintées d’arrogance et de compétition. Lorsqu’Adrian plus mature, plus brillant, cynique et énigmatique se joint à eux, il devient la figure centrale de leur petit groupe. Séparés par la suite de leurs études à l’université, les quatre garçons vont voir leurs liens peu à peu se distendre. Tony parvient enfin à attirer l’attention d’une fille, Veronica qui le fait lanterner. Mais ils rompent. Et elle lui préfère l’intelligence vive d’Adrian. Tony leur envoie une lettre aigre de petit jeune homme vexé. Peu de temps après Adrian se suicide. Quarante ans plus tard, après un mariage, un enfant, un divorce presque paisible, une vie sans aspérités, Tony apprend par l’intermédiaire d’un avocat que Sara, la mère de Veronica, lui lègue le journal intime d’Adrian. Alors qu’il tente de rassembler ce qu’il a de souvenirs, Veronica, fantôme du passé fantasque, figure troublée et troublante, refuse absolument de lui remettre.