mardi 24 avril 2018

Cinéma : La route sauvage, de Andrew Haigh - Avec Charlie Plummer, Chloë Sevigny, Steve Buscemi



Charlie, quinze ans, vit seul avec son père, Ray, depuis que sa mère a quitté le foyer familial. De ville en ville, d'un job à l'autre, sans attache, Ray traîne son gamin à sa suite dans une vie d'inconstance. Tout occupé de ses plaisirs, la fête, l'alcool, les femmes, ce père négligent n'accorde que peu d'attention à son fils. Alors qu'ils viennent de s'installer dans la banlieue de Portland, Oregon, Charley trouve un petit boulot sur un champ de course voisin, auprès de Del, propriétaire et entraîneur de chevaux. Celui-ci fait courir sur les hippodromes régionaux des pur-sang en fin de carrière. Mais Bonnie, jockey désabusée, prévient Charley, il ne faut pas s'attacher aux animaux. Ils sont revendus à des abattoirs mexicains dès qu'ils cessent d'être rentables. Charley noue un lien particulier avec Lean on Pete, un quarter horse qui bientôt se blesse. Lorsqu'un accident frappe Ray, Charley se retrouve totalement livré à lui-même et il décide de sauver Lean on Pete. Il embarque le cheval dans un van et s'enfuit dans l'idée de retrouver sa tante Margy, perdue de vue, qui habite le Wyoming.

lundi 23 avril 2018

Lundi Librairie : Claustria - Régis Jauffret



Claustria - Régis Jauffret : En mars 2009, Josef Fitzl est condamné par la justice autrichienne à la prison à vie pour séquestration, viol, meurtre. Durant vingt-quatre ans, de 1984 à 2008, il a séquestré Elisabeth / Angelika, sa fille dans une cave sous la maison familiale, un abri antiatomique transformé en bunker prison aménagé avec un soin maniaque. Esclave sexuelle, martyre, la jeune femme a donné naissance à sept enfants issus de l'inceste dont trois ont grandi dans la cave avec leur mère, un cachot insalubre dans lequel la télévision était le seul lien avec l'extérieur. La femme de Fritzl, la famille, les voisins, les locataires ont prétendu n'avoir rien remarqué, ont préféré ne pas voir, ne sont pas intervenus.

samedi 21 avril 2018

Expo : Enfers et fantômes d'Asie - Musée du quai Branly Jacques Chirac



En Asie, la représentation des spectres s'est développée en marge de la religion par le biais d'un art populaire profane aux innombrables nuances locales. Dès le Xème siècle jusqu'à nos jours, croyances et folklores ont su traduire une véritable fascination pour l'idée de la vie après la mort. Chine, Thaïlande, Japon, Vietnam, Laos sont les riches berceaux de mythes et légendes relatifs au monde des esprits infernaux. Pour preuve de cet aspect particulier de la culture populaire, la grande diversité de la production artistique illustre avec force un patrimoine hanté par les créatures fantastiques. Le Musée du quai Branly Jacques Chirac présente jusqu'au 15 juillet, une vaste exposition sous la forme d'un parcours muséographique immersif évoquant Enfers et fantômes d'Asie dont la forme érudite et patrimoniale est contrebalancée par une rafraîchissante dimension ludique où la pop culture tient la vedette. 

vendredi 20 avril 2018

Paris : Galerie Colbert, l'original et la copie, histoire d'une restauration impossible, d'une reconstruction polémique - IIème



La galerie Colbert construite en 1826 établit dès son origine une relation de rivalité avec son aînée de trois ans, la galerie Vivienne dont le succès va inspirer la société Adam et Compagnie. Ces spéculateurs décident d'ouvrir en parallèle de cette dernière une nouvelle galerie qui la dépassera par son luxe et ses attraits commerciaux. Pour concurrencer la galerie Vivienne et lui ravir la vedette, le projet mise sur la créativité de son architecture néoclassique, l'opulence de ses décors pompéiens. Les promoteurs achètent la propriété mitoyenne, une parcelle à l'angle rues des Petits-Champs et Vivienne. Sur celle-ci se trouve notamment l'hôtel Colbert qui donnera son nom à la galerie édifiée sous la houlette de l'architecte Jacques Billaud. La façade de l'hôtel particulier est préservée pour être assimilée à la nouvelle construction. Une spectaculaire rotonde surmontée d'un dôme vitré dispense une abondante lumière le long des travées. Les boutiques conçues pour accueillir des commerces de luxe s'emploient à satisfaire les exigences en matière de dimension de tels magasins. Malheureusement pour les propriétaires, la galerie Colbert ne rencontrera jamais réellement son public. Délaissée, malgré un classement à l'inventaire des Monuments historiques en 1974, son délabrement est tel qu'elle ne pourra pas être sauvée. En 1983, la galerie Colbert originelle est démolie pour être reconstruite à l'identique par l'architecte Louis Blanchet. Aujourd'hui, centre universitaire et siège de l'INHA, elle n'a plus grand chose d'un passage commerçant mais demeure intéressante pour son histoire.

jeudi 19 avril 2018

Music : Nina Simone - Feeling good



Birds flying high you know how I feel 
Sun in the sky you know how I feel 
Breeze driftin' on by you know how I feel 
It's a new dawn, 
It's a new day, 
It's a new life
For me, yeah
It's a new dawn
it's a new day
It's a new life
For me
And I'm feeling good

mercredi 18 avril 2018

Théâtre : Le jardin d'Alphonse de Didier Caron - Reprise jusqu'au 28 avril 2018 - Théâtre Michel



En Bretagne, toute la famille Lemarchand est réunie dans la maison d'Alphonse, le patriarche qui vient de mourir, pour lui rendre un dernier hommage. Jean-Claude, le père de la fratrie réunie, et sa seconde femme, Michelle, annoncent que la maison va être léguée aux enfants. Troublée par le passé trouble du grand-père Alphonse, certaines relations louches pendant la Seconde Guerre Mondiale, Magali, la fille aînée soutenue par sa petite amie Zoé qui parle aux arbres, ne veut pas de cet héritage. Le partage entre les enfants est à réexaminer ce qui met de l'huile sur le feu de la bisbille entre les frères, Serge, le fils raté et Fabien le trader infatué de lui-même qui est venu en compagnie de Nadège fausse blonde évaporée et vraie femme vénale qui se trouve être l'ex de Serge. Sous l'œil d'un couple d'amis proches, le caustique Daniel et son épouse Suzanne, bourgeoise parisienne décalée, la famille se livre aux règlements de compte dans un grand déballage des névroses et des doutes. Au jeu des vérités fracassantes, personne ne sort vainqueur.

lundi 16 avril 2018

Lundi Librairie : Priez pour nous - Lionel Duroy



Priez pour nous - Lionel Duroy : Lorsque mademoiselle Grangemarre, rejeton d'une bourgeoise famille bordelaise, épouse le baron Raoul Guidon de Repeynac, elle compte bien tenir son rang. Aristocrate désargenté, celui que l'on surnomme Toto prend le parti de satisfaire tous les desiderata de sa femme et de mener grand train. La situation ne dure qu'un temps. Les illusions soigneusement entretenues par Toto s'effondrent comme château de carte. William le narrateur a dix ans quand la famille Guidon de Repeynac est expulsée manu militari de leur superbe appartement de Neuilly. Suivis par Thérèse, la bonne ils sont relogés en banlieue ouest, dans des HLM flambant neuves, Cité du Bois Brûlé. Toto, criblé de dettes, signe pléthore de chèques sans provision, multiplie les petits boulots et les combines douteuses pour se sortir de la panade. Les huissiers sont à la porte de l'HLM, l'électricité et le gaz sont coupés. A chaque dispute entre les deux époux, naît un nouvel enfant. Six, puis sept, huit, neuf. La mère sombre dans la dépression, leur fait vivre un cauchemar.