vendredi 17 août 2018

Mes Adresses : Artisan de la Truffe Marais, la truffe dans tous ses états, les mille parfums du précieux tubercule



L’Artisan de la Truffe, après avoir inauguré deux restaurants à Paris et un établissement à Lyon, s’installe rue Rambuteau entre Marais et Beaubourg, dans une nouvelle échoppe toute embaumée des parfums de la truffe. A la fois épicerie fine et restaurant dédié au précieux tubercule, cette nouvelle adresse intimiste d’une trentaine de couvertes célèbre le diamant noir sous toutes ses formes. L’Artisan de la Truffe s’est donné pour mission de rendre accessible un produit d’exception par le biais d’une gamme d’épicerie abordable que complète une offre de restauration aux tarifs plus que cléments. La truffe fraîche, célébrée au gré des saisons et des récoltes dans le monde entier de la France jusqu’à l’Australie, se fait petit luxe au quotidien à prix tout doux. Rue Rambuteau, les joies gourmandes du noble champignon s’expriment dans l’élégance de ses arômes, de l’apéritif au dessert. A la carte, l’harmonie des compositions imaginées par le chef Arnaud Vachet suggère des voluptés épicuriennes, la simplicité et la générosité d’une cuisine bienveillante.

jeudi 16 août 2018

Music : Bon entendeur / Mouloudji - L'amour, l'amour (Remix)



L'amour, l'amour, l'amour
Dont on parle toujours
Ah l'amour, c'est un printemps craintif
Une lumière attendrie, ou souvent une ruine
L'amour, l'amour, c'est le poivre du temps
Une rafale de vent, une feuillée de lune

mercredi 15 août 2018

Spectacle : Réda Seddiki - Deux mètres de liberté - Le Lucernaire



A 17 ans, Réda Seddiki a quitté l’Algérie et son village natal de Tlemcen, afin de poursuivre des études de mathématiques et de cryptographie au sein d’une prestigieuse université parisienne. La France, il en rêvait mais quand l’idéal rencontre la réalité, les désillusions sont nombreuses. Réflexions sur le monde tel qu’il est, sans pathos, ni tabou, ni démagogie, le spectacle de Réda Seddiki s’inscrit dans une mise en perspective élargi de la condition humaine observé par le prisme de sa propre histoire. Le grand jeune homme dégingandé, silhouette longiligne qui a gardé quelque chose de l’enfance, interroge le monde et propose sa vision de notre temps en interprétant un personnage lunaire et sensible qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau. Et c’est grâce à cette part autobiographique que l’humoriste parvient à questionner la capacité de chacun à accepter l’autre qui débute par celle qui consiste à s’accepter soi-même.

lundi 13 août 2018

Lundi Librairie : No smoking - Will Self



Tom Brodzinsky, en vacances avec femme et enfants sur une île continent aux mesures anti-tabac draconiennes, décide d’arrêter de fumer. Accoudé au balcon de son hôtel, il savoure une dernière cigarette en rêvant à l’homme nouveau qu’il deviendra. Tout à ses bonnes résolutions, il jette négligemment son mégot dans le vide. Celui-ci atterrit sur le crâne du voisin du dessous, Reginald Lincoln, un Anglo-saxon sexagénaire marié à une jeune indigène pas commode. Cet acte anodin va le plonger dans un véritable cauchemar kafkaïen. Embringué dans un imbroglio judiciaire, il doit s’en remettre aux lois tribales improbables et tenter de suivre les instructions incompréhensibles de l’administration. Tom est accusé de tentative de meurtre sur la personne de Reginald. Il ne peut plus quitter le pays et se voit soumis à une surveillance étroite le temps de l’instruction criminelle. Tom est condamné par la tribu des Tayswengos à laquelle appartient la femme de la victime, à verser des dommages et intérêt en main propre à l’autre bout du pays. Débute alors un road trip halluciné à travers les paysages grandioses et inquiétants, rythmé par les rites initiatiques ancestraux et les attentats des tribus rebelles. Arrêter de fumer peut être très dangereux.

vendredi 10 août 2018

Expo : Willy Ronis par Willy Ronis - Pavillon Carré de Baudouin - Paris 20

Les amoureux de la Bastille - Willy Ronis - 1957

Neuf ans après le décès du photographe Willy Ronis (1910-2009), une exposition événement, gratuite, célèbre ce poète du quotidien, cet humaniste engagé. Au Pavillon Carré de Baudouin, au cœur de Ménilmontant qui avec Belleville fut son quartier de prédilection, cette grande rétrospective présente près de 200 tirages réalisés entre 1926 et 2002 issus d’une sélection réalisée par Ronis lui-même et accompagnés de ses commentaires soigneux. En 1995, il a alors 85 ans, Willy Ronis plonge dans ses archives et compose à partir de son fond photographique une série de six albums, qu’il considère comme l’essentiel de son oeuvre, une sorte de testament photographique. Les 590 clichés révèlent le portrait intimiste de la société par le prisme d’une vision poétique, un regard empathique. Si l’ordinaire du quotidien vu par Willy Ronis est charmant, le photographe sait également saisir la dureté d’une époque et du monde du travail, les luttes ouvrières. Le regard qu’il porte sur l’instant, l’intimité, est au service d’un engagement social. L’accrochage en noir et blanc ne présente qu’une partie des six albums. La totalité de la sélection est en revanche consultable sur des tablettes qui permettent un affichage sur des grands tableaux numériques accrochés au mur tandis qu'une série de vidéos et de films ponctuent le parcours. 

jeudi 9 août 2018

Music : Eels - Today is the day



Today is the day that I chuck
Everything I thought out the door
Today is the day I ask myself
What the hell was I living for, that's right

Today is the day it starts right here
Don't gotta thing to worry about now
Today is the day it starts right here

mercredi 8 août 2018

Mes Adresses : (V)ivre Canal Saint Martin, le nouveau bistrot tradi réinventée de Caroline Savoy et Bruno Blain - Paris 10



Inauguré début juillet dans le quartier du Canal Saint Martin, (V)ivre, deuxième du nom après celui ouvert du côté de l’Opéra, a emprunté son joli patronyme, qui sonne comme une invitation, à celui d’un album du jazzman français Henri Texier. Ce nouvel établissement imaginé par Caroline Savoy, fille du chef triplement étoilé Guy Savoy, et son compagnon Bruno Blain, se veut lieu de vie et de partage. En proue de ce beau navire, gastronomie et convivialité suggèrent de se faire plaisir autour d’un bon repas. Le restaurant (V)ivre Canal Saint Martin s’inscrit dans une philosophie du bien manger qui s’y ancre avec souplesse. Il s’agit pour cela de sélectionner avec exigence des produits que la brigade travaillera afin de réaliser des assiettes de qualité, et cependant accessibles. Troussées dans l’esprit terroir et tradition des plats familiaux, celles-ci racontent de belles histoires, celles des hommes et des femmes, les producteurs, les petits artisans avec lesquels Caroline Savoy et Bruno Blain travaillent.