vendredi 22 novembre 2019

Nightlife : La nouvelle carte des cocktails du Blueberry, la version Izakaya du maki bar préféré de Saint-Germain-des-Prés - Paris 6



Blueberry, le maki bar qui fait vibrer Saint-Germain-des-Prés, joue le soir la carte bar à cocktails, bar à tapas selon la grande tradition des izakayas japonais. Les nourritures habiles, joueuses et provocantes s’y déclinent sur le thème du California roll, des makis revisités embrassant la mutation des genres. Les noms délicieux de ces spécialités sont à eux-seuls une promesse de bonheur. Fraîcheur, délicatesse, impertinence joyeuse, l’originalité des assiettes à partager donnent le ton. Joli et chic, tout à fait dans l’air du temps mais avec un sacré caractère, l’établissement navigue à travers les contrées rares de la bienveillance. Les sœurs Marie-Lorna et Florence Vaconsin, entrepreneuses de choc et artistes inspirantes, veillent au grain. Au Blueberry, les ravissements s’expriment, sincères, et le restaurant affiche souvent complet. N’oubliez pas de réserver. J’avais dîner ici il y a quelques temps déjà, j’y retourne à l’occasion du lancement d’une nouvelle carte des cocktails. Mixologie aimable et compositions inattendues au programme !

jeudi 21 novembre 2019

Music : Blur - Song 2



I got my head checked
By a jumbo jet
It wasn't easy
But nothing is
No

mercredi 20 novembre 2019

Paris : L'Obélisque de Louxor place de la Concorde, plus vieux monument de Paris, souvenirs d'un incroyable périple depuis l'Egypte - VIIIème



L’Obélisque de Louxor, plus vieux monument de Paris, domine de ses trente-trois siècles élégants la place de la Concorde. Erigé le 25 octobre 1836, classé au titre des monuments historiques en 1936, le périple rocambolesque qui l’a conduit en France depuis l’Egypte, sa terre natale, alimente encore la légende. Son histoire débute à Thèbes en 1250 avant JC. L’Obélisque en granit rose d’Assouan est dressé avec son double devant le temple de Louxor construit sous Aménophis III. Hommage au dieu Amon, le monolithe, 229 tonnes, et 23 mètres de hauteur, symbolise un rayon de soleil. Au centre de la place de la Concorde, il marque de son ombre les déplacements du soleil, gnomon d’un cadran solaire identifié au sol par des incrustations de métal.

mardi 19 novembre 2019

Cinéma : Les Misérables, de Ladj Ly - Avec Damien Bonnard, Alexis Manenti, Djebril Zonga



Le soir de la victoire des Bleus au Mondial de football, tous se retrouvent dans les rues pour célébrer cette équipe. Au Trocadéro, Issa un jeune de la cité des Bosquets à Montfermeil fête l’évènement avec ses potes. Quand il se retrouve au commissariat du quartier, son père refuse de venir le chercher. Ce dernier se sent impuissant face aux bêtises du gamin qui n'arrête plus. Stéphane, un bleu tout juste muté de Cherbourg, rejoint les unités de la brigade anti-criminalité de Montfermeil. Il est placé sous l’autorité de Chris, un chef de groupe fort en gueule. Ce dernier l’entraîne dans une première patrouille en voiture avec Gwada, un taiseux qui a grandi dans une cité du coin. Trafic de drogue, prostitution, influence des grands frères, prosélytisme des barbus, échec des politiques de la ville, ils font un état des lieux. Lorsqu’ils tombent sur une altercation tendue entre les habitants du quartier, les trois policiers interviennent. Quelqu’un a volé un lionceau dans un cirque tenu par des Tziganes venus jusqu'au quartier pour s’expliquer. Le gamin responsable du larcin est grièvement blessé lors de l’interpellation. Chris voudrait étouffer l’affaire mais la bavure a été filmée par un drone. La colère gronde.

lundi 18 novembre 2019

Lundi Librairie : Rien n'est noir - Claire Berest



Rien n’est noir - Claire Berest : Frida Kahlo a dix-sept ans lorsqu’elle est prise dans un tragique accident de tramway. Le corps en morceaux, la volcanique jeune fille se retrouve prisonnière de son lit d’hôpital, enfermée dans un carcan durant des mois. L’évènement dévastateur et par la suite la reconquête de cette enveloppe de chair désormais source de souffrances terribles seront déterminants. Frida abandonne ses études de médecine pour se consacrer à la peinture. Elle se place sur le chemin de Diego Rivera qu’elle admire, le peintre le plus célèbre du Mexique, l’un des plus grands séducteurs aussi malgré un physique disgracieux. Muraliste, il réalise de gigantesques fresques sur les façades aveugles des immeubles. Il veut offrir un art libre pour tous. Leur rencontre ne doit rien au hasard. Elle veut le conquérir et l’épouser. C’est la passion entre l’éléphant et la colombe, incarnations de deux visions de l’art et de l’engagement. Diego l’infidèle séduit sans relâche, les femmes bien sûr mais aussi les puissants, ceux susceptibles de faire avancer sa carrière. Avide de reconnaissance, Rivera rêve des honneurs et du succès. Membre actif du Parti Communiste mexicain, il accepte de travailler aux Etats-Unis pour Henry Ford et Rockefeller, deux symboles Capitalisme triomphant. Frida la flamboyante, soutenue par Marcel Duchamp et Pablo Picasso, doute constamment de son talent. Pour ne pas être en reste, elle suit son mari dans les méandres de l’adultère multipliant amants et amantes, parfois illustres comme Trotski.  

samedi 16 novembre 2019

Paris : La Moisson, une oeuvre de Léon Deschamps - Place Rhin-et-Danube - XIXème siècle



La Moisson, dite aussi Monument en moisson ou La Moissonneuse dresse sa silhouette décidée sur le terre-plein central de la place Rhin-et-Danube, ilot abondamment fleuri. La figure austère de cette paysanne au travail, oeuvre de Léon Deschamps (1860-1928), trouve un écho savoureux dans l’exubérance de ce petit jardin urbain. Visage fermé, traits élégants, la femme est tendue dans un mouvement de marche énergique, une abondante gerbe de blé sous le bras gauche, dans la main gauche une faucille brisée. L’oeuvre, copie en pierre d’un original créé en 1891, a été inaugurée sur la place en 1933. Elle illustre le goût d’une époque et des édiles pour le réalisme dans la statuaire publique, une idée un peu figée de la monumentalité. La représentation du vêtement, le plissé du tablier noué sur les hanches, le corsage défait, souligne un souci du détail naturaliste que le visage idéalisé, emprunté à la représentation des sujets allégoriques, semble contredire.

vendredi 15 novembre 2019

Expo : Jules Adler, peintre du peuple - Musée d'art et d'histoire du Judaïsme - Jusqu'au 23 février 2020



Oublié malgré ses succès, l’estime de ses contemporains, les honneurs du Salon, Jules Adler (1865-1952) est, de nos, jours très largement méconnu. Ce peintre franc-comtois né à Luxeuil-les-Bains, dans une famille juive d’origine alsacienne, a pourtant poursuivi une carrière parisienne confortable. Au musée d’art et d’histoire du Judaïsme, une rétrospective d'envergure lui est consacrée. Elle rassemble une grande partie des œuvres conservées dans les collections publiques ainsi que des prêts de collections privées. Cet important corpus comprend 170 pièces, peintures, dessins, gravures, documents. Le parcours thématique illustre la diversité de son travail. Influencé par le mouvement esthétique inspiré de l’oeuvre littéraire d’Emile Zola, Jules Adler, indifférent aux avant-gardes artistiques de son temps, impressionnisme, cubisme, demeure fidèle à l’idée de la figuration, de la narration. Naturaliste, sa démarche s’inscrit dans une veine documentaire confinant au réalisme photographique. Entre modernité, académisme et art officiel, il propose une alternative qui séduit les édiles. L’exposition parisienne propose de redécouvrir une oeuvre qui témoigne avec force et sensibilité des conditions de vie du peuple sous la Troisième République.