mercredi 17 octobre 2018

Expo : Ossip Zadkine, l'instinct de la matière - Musée Zadkine - Jusqu'au 10 février 2019



"Du dialogue avec la matière naît le geste de l’homme", affirmait Ossip Zadkine (1890-1967) figure majeure de l’Ecole de Paris. Renouvelant le regard porté sur son oeuvre, le Musée Zadkine explore à travers une exposition fascinante les rapports de l’artiste à la matière. Tout au long de sa vie, ce grand sculpteur a cherché à en capter le dynamisme, à exprimer la forme en gestation contenu dans le bloc originel. Sous cet éclairage inédit, les sculptures iconiques mais également une production graphique plus méconnue, avec de nombreux dessins et peintures prêtées par le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, illustrent la forme singulière du processus créatif. 

mardi 16 octobre 2018

Cinéma : Wine Calling, le vin se lève - Un documentaire réalisé par Bruno Sauvard



En Languedoc-Roussillon, plus grande région productrice de vin en France, Bruno Sauvard est allé à la rencontre des vignerons qui dès la fin des années 1990 ont dit non aux modes productivistes du business de la viticulture. Au Jajakistan, comme ces néo-vignerons appellent leur terroir, ils ont choisi d’arrêter de traiter les vignes en chimie pour créer des vins naturels. Leur démarche militante à contre-courant affirme le droit à la différence et s’élève contre une norme où l’usage abusif de la chimie, des pesticides s’est établi durablement. Le mouvement des vins nature s’inscrit dans une idée de retour à la terre à travers un puissant combat idéologique et des revendications engagées. Les nouveaux vignerons, porte-paroles de la contre-culture du vin depuis une dizaine d’année soutiennent une véritable révolution culturelle, celle d’une nouvelle utopie paysanne, d’une agriculture à échelle humaine. Désir d’authenticité, de sincérité, ils ont inventé le vin qu’ils avaient envie de boire et Bruno Sauvard dans un documentaire aussi pédagogique que militant leur rend hommage.

lundi 15 octobre 2018

Lundi Librairie : Une fille, qui danse - Julian Barnes



Une fille, qui danse - Julian Barnes : Tony, le narrateur, la soixantaine, retraité, divorcé, vit seul avec ses souvenirs d’une vie sans grand relief. Il se rappelle sa jeunesse dans les années 1960, ses illusions perdues, ses idéaux oubliés et ses révoltes inachevées. Au lycée, Tony, Alex et Colin forment un clan soudé par ces amitiés adolescentes, teintées d’arrogance et de compétition. Lorsqu’Adrian plus mature, plus brillant, cynique et énigmatique se joint à eux, il devient la figure centrale de leur petit groupe. Séparés par la suite de leurs études à l’université, les quatre garçons vont voir leurs liens peu à peu se distendre. Tony parvient enfin à attirer l’attention d’une fille, Veronica qui le fait lanterner. Mais ils rompent. Et elle lui préfère l’intelligence vive d’Adrian. Tony leur envoie une lettre aigre de petit jeune homme vexé. Peu de temps après Adrian se suicide. Quarante ans plus tard, après un mariage, un enfant, un divorce presque paisible, une vie sans aspérités, Tony apprend par l’intermédiaire d’un avocat que Sara, la mère de Veronica, lui lègue le journal intime d’Adrian. Alors qu’il tente de rassembler ce qu’il a de souvenirs, Veronica, fantôme du passé fantasque, figure troublée et troublante, refuse absolument de lui remettre.

samedi 13 octobre 2018

Expo : Caricatures, Hugo à la une - Maison de Victor Hugo - Jusqu'au 6 janvier 2019



Art de la subversion, la caricature fait de nos jours intrinsèquement partie du langage politique. Au XIXème siècle, les progrès techniques de l’impression permettent le développement des périodiques illustrés. Illustrant l’histoire du siècle, les images satiriques et les dessins polémiques connaissent un âge d’or. Les ambitions et les engagements de Victor Hugo (1802-1885), homme de lettres peu consensuel, donnent rapidement prise aux caricaturistes de son époque. Il devient l’un de leur sujet de prédilection. Interrogeant l’image publique du grand homme, l’exposition Caricatures, Hugo à la Une retrace sa carrière de 1830 aux funérailles de mai 1885 auxquelles assistèrent 3 millions de personnes. En fil rouge, l’évènement met en valeur le dynamisme de la presse d’opinion au XIXème siècle, ses rapports difficiles avec le pouvoir et l’importance de la caricature dans la vie politique. De l’écrivain ambitieux au sage renommé, les 180 œuvres rassemblées par la Maison de Victor Hugo forment une galerie où le respect le dispute à la férocité, où la sévérité des jugements est à la hauteur de la bienveillance dont Hugo a été l’objet.

vendredi 12 octobre 2018

Paris : L'Accueillant, une oeuvre monumentale de Jean Dubuffet - Hôpital Robert Debré - XIXème



Figure caractéristique du cycle de l’Hourloupe, L’Accueillant est une sculpture monumentale haute de 6 mètres, réalisée en 1988, trois ans après le décès de Jean Dubuffet (1901-1985), d’après une maquette originale datant de 1973. Cette oeuvre a été commandée par l’Assistance Publique Hôpitaux de Paris lors de la construction menée par l’architecte Pierre Riboulet de l’Hôpital Robert Debré dans le XIXème arrondissement. Placé face au service des enfants malades, L’Accueillant veille en terrasse, symbole de connexion à la vie, de lien entre les êtres. La statue appartient au même ensemble que Le Bel Costumé exposé dans les jardins des Tuileries. Ces deux personnages font partie des études originelles menées par Jean Dubuffet autour de dix-sept figures différentes. Celles-ci étaient destinées à composer un groupe monumental de cinq sculptures. La combinaison initiale intitulée Welcome Parade aurait dû trouver place dans le hall d’entrée de la National Gallery à Washington, un bâtiment réalisé par l’architecte IM Pei à qui l'on doit la pyramide du Louvre.

jeudi 11 octobre 2018

Music : Cat Power ft Lana Del Rey - Woman



Woman, woman, woman
Woman, woman, woman

If I had a dime for every time
Tell I'm not what you need
If I had a quarter I would pull it together
And I would take it to the bank and then leave
Yes, I would take it to the bank and then leave

mercredi 10 octobre 2018

Mes Adresses : Les Délices de Théodora, divines viennoiseries et pains de caractère pour une boulangerie-pâtisserie de quartier précieuse



Les Délices de Théodora célèbre une histoire de transmission, d’enfance retrouvée et de passion partagée. La boulangerie artisanale du 127 rue de Reuilly porte crânement le prénom d’une grand-mère gâteau, celle de Rudy Rigelo, l’homme au fournil. Installée récemment dans le XIIème arrondissement où ce dernier a passé son enfance, cette belle enseigne dispense chaque jour ses bienfaits, pains et viennoiseries tout simplement impeccables. Aux commandes de cette petite entreprise, il y a Rudy bien sûr, son tour de main généreux, mais également Aude, son épouse, à la personnalité aussi attachante que dynamique. Ces artisans du goût conjuguent à deux l’exigence jusqu’à l’excellence et l’amour des beaux produits. Ici la pâte feuilletée relève du grand art et les saveurs marquées du pain au levain lente fermentation assument des arômes authentiques.