mardi 15 janvier 2019

Cinéma : Une jeunesse dorée, d'Eva Ionesco - Avec Galatéa Bellugi, Isabelle Huppert, Melvil Poupaud, Lukas Ionesco



En 1979, Rose a seize ans. Retirée à la garde de sa mère et confiée à la Ddass, elle rêve d’émancipation. Avec l’accord d’un juge aux enfants et sous la condition qu’elle poursuive ses cours dans un lycée technique, Michel son fiancé, un jeune peintre romantique de vingt-deux ans, devient son tuteur. Ensemble ils vivent au jour le jour, irrésistiblement attirés par les exubérantes nuits parisiennes du Palace. Existences dévouées à la fête, ils s’installent chez des amis dans un grand appartement peuplés de gamins à leur image, dont le seul souci semble n’être que leur tenue du soir, leur parure de créatures de la nuit. Lors d’une soirée costumée, Rose et Michel font la connaissance d’un couple de riches oisifs plus âgés, Lucille et Hubert. Ces derniers les prennent sous leur aile et les invitent à demeurer dans leur château en banlieue. Lucille, excentrique, vénéneuse, s’intéresse particulièrement à Michel qu’elle souhaite aider dans sa carrière artistique. Tandis qu’Hubert, dandy décadent et écrivain en panne d’inspiration, se rapproche de Rose. Une relation toxique à quatre se noue.

lundi 14 janvier 2019

Lundi Librairie : Les racines du mal - Maurice G. Dantec



Les racines du mal - Maurice G. Dantec : Andréas Schaltzmann est un être très perturbé. Depuis sa prime jeunesse où il calmait ses angoisses en provoquant des incendies, il a multiplié les séjours en hôpital psychiatrique. Aujourd’hui, en 1993, il est persuadé que des Aliens de la planète Vega se sont alliés aux Nazis pour conquérir la planète et que ce complot généralisé s’étend jusqu’aux plus hautes sphères de l’Etat. Sa mère, une femme abusive, vient de décéder mais continue de l’appeler au téléphone pour lui faire des reproches. Son père ne veut rien avoir à faire avec lui. Laissé à lui-même, Andréas, dans sa logique délirante, voit des signes du grand complot « alienazi » partout. La télévision lui envoie des images subliminales, des rayons cosmiques tentent de l’atteindre depuis l’espace. Il se convainc alors qu’il a été contaminé par un virus extra-terrestre qui le fait pourrir de l’intérieur et décide d’entrée en résistance en s’en prenant à tous les faux humains qui croisent son chemin. Porté par sa furie paranoïaque, celui qui est désormais surnommé le vampire de Vitry, débute une cavale sanglante à travers la France. 

samedi 12 janvier 2019

Paris : Square Monceau, enclave privée aux Batignolles - XVIIème



Le square Monceau fait partie des curiosités insoupçonnables depuis la rue. Au 82 boulevard des Batignolles, une élégante porte bleue se fond dans le paysage, à peine surmontée d’un cartouche annonçant la surprise. Elle ouvre sur un vaste passage cocher qui traverse un bel immeuble d’allure néo-classique. Contours rectilignes, rigueur géométrique et symétrie, décor simple se retrouvent dans l’architecture de l’ensemble composant le square, six immeubles disposés autour d’une jolie courette intérieure et quatre hôtels particuliers sagement alignés en fond de parcelle. Cette coquette enclave privée qui doit son nom à la proximité avec le parc Monceau, raconte un peu d’histoire des Batignolles et de leur urbanisation amorcée avec le développement du chemin de fer dès 1830 et l’expansion de l’usine Göuin à partir de 1846.

vendredi 11 janvier 2019

Expo : Grayson Perry, Vanité, Identité, Sexualité - Monnaie de Paris - Jusqu'au 3 février 2019



Plasticien célèbre pour ses céramiques émaillées et ses émissions télévisées, Grayson Perry exerce un art à la frontière de l’artisanat et des arts décoratifs. Au classicisme de la forme, il allie la modernité explicite des sujets, satire sociale inspirée. Le propos est engagé, volontiers corrosif, provocateur. Ses contes pessimistes de la contemporanéité épinglent avec humour le consumérisme galopant, l’omniprésence des marques, soulignent les nouveaux mécanismes de la lutte des classes. Grayson Perry bouscule les genres, s’approprie les clichés pour mieux les détourner, déciller le regard et ouvrir les consciences. Son oeuvre interroge l’identité sexuelle en soutenant l’idée d’une nouvelle masculinité. Afin de prolonger ce propos, il a choisi de ne plus apparaître en public que sous les atours de son alter-ego féminin, Claire, incarnation d’une forme d’excentricité. La fantaisie du travestissement lui permet de mêler le burlesque au sérieux de son propos. Sophistication accessible, profondeur, intelligence du récit, la première grande monographie consacrée à Grayson Perry en France se tient jusqu’au 3 février à la Monnaie de Paris. Mise en place en partenariat avec musée Kiasma d’Helsinki, avec le soutien de la galerie Victoria Miro de Londres, l’exposition Vanité, identité, sexualité déploie en dix chapitres les visages anticonformistes d’un artiste qui nous parle de notre époque.

jeudi 10 janvier 2019

Music : Alain Bashung - Immortels



Je ne t'ai jamais dit
Mais nous sommes sommes immortels
Pourquoi es-tu parti
Avant que je te l'apprenne ?
Le savais-tu déjà ?
Avais-tu deviné ?
Que des dieux se cachaient
Sous des faces avinées

mercredi 9 janvier 2019

Théâtre : Novecento, d'après Alessandro Baricco - Avec André Dussollier - Théâtre de la Porte Saint Martin



Tim Rooney, trompettiste de son état, a dix-sept ans en 1927 lorsqu’il est embauché dans l’orchestre du Virginian, un prestigieux transatlantique. Là, il fait la connaissance du plus grand pianiste au monde, Novecento, un virtuose autodidacte, né sur le paquebot et jamais descendu à terre. Tim raconte l’histoire fantastique de cet homme au destin si singulier. En 1900, un nouveau-né est abandonné dans une caisse frappée du sigle T.D Limoni sur le piano de la salle de bal des premières du Virginian. Découvert par Danny Boodmann, un marin de Philadelphie, l’enfant est baptisé Danny Boodmann TD Lemon Novecento. Alors qu’il grandit sur le bateau, élevé par l’équipage, le petit garçon montre dès l’âge de huit des dons pour le piano. Nourri de toutes les musiques entendues, du classique des premières au folklore populaire des troisièmes classes, les styles naissants le ragtime, le jazz, le blues, Novencento devient rapidement la vedette de l’orchestre et sa réputation fait le tour du monde alors qu’il refuse de descendre à terre. 

mardi 8 janvier 2019

Cinéma : L'ange, de Luis Ortega - Avec Lorenzo Ferro, Chino Darín, Daniel Fanego



Au début des années 1970, à Buenos Aires, Carlitos est un jeune homme apparemment sans histoire de la bonne société argentine. Mais à dix-sept ans, il se découvre un certain talent pour les menus larcins et les effractions dans les villas cossues de la ville. Boucles blondes, regard azur, moue boudeuse de bel indifférent, personne ne lui résiste, surtout pas sa mère qui l’adore. Renvoyé de plusieurs lycées à la suite, il se retrouve dans un établissement technique. Il y fait la connaissance de Ramon, fils d’un malfrat local qui bientôt prend Carlitos sous son aile pour le former à la cambriole de haut vol. L’adolescent au visage d’ange, aussi désinvolte qu’effrayant, se révèle insensible à la souffrance des autres, incapable de faire la différence entre le bien et le mal. Une fois armé, il prend goût au sentiment de puissance que lui procurent les armes à feu.