lundi 17 décembre 2018

Lundi Librairie : Piège nuptial - Douglas Kennedy



Journaliste, Nicholas Hawthorne, trente-huit ans, sans attaches ni passion, a passé sa carrière à travailler comme pigiste pour la presse régionale. Désabusé, las de sa vie insipide, il décide sur un coup de tête de réunir ses maigres économies pour partir à l’aventure dans le bush australien. Si l’idée est romanesque, à Darwin où il atterrit, il est très rapidement rattrapé par la réalité sordide. Nick se décide plutôt pour le road trip et achète alors un combi Volkswagen à un couple d’illuminé afin de traverser les étendues désertiques jusqu’à l’Océan indien. Après un accident avec un kangourou qui endommage son véhicule, il est contraint de faire une pause dans un bled où il fait la connaissance d’une plantureuse autostoppeuse du cru, Angie. La robuste créature, rustique mais appétissante, l’entreprend très rapidement. Il se laisse faire mais alors qu’ils arrivent sur la côte, elle se fait plus pressante. Après une dispute et une réconciliation athlétique, elle lui administre une dose massive de tranquillisant. Nick se réveille trois jours plus tard au fin fond de l’outback dans le village de Wollanup, marié pendant son coma à la furieuse Angie et retenu contre son gré dans ce cloaque sordide. Rayé de la carte par les autorités lors de la fermeture de la mine qui le faisait vivre, ce bled improbable a été reconstitué clandestinement par quatre familles d’affreux, sales et méchants. Les chefs de clans y imposent leur propre loi dans un idéal collectiviste déviant. La population gangrénée dès le plus jeune âge par l’alcoolisme survit grâce aux revenus de l’équarrissage de kangourous destinés à une usine d’aliments pour animaux. Et ici, on ne divorce pas !

samedi 15 décembre 2018

Paris : Cour de l'Industrie, perpétuation d'une tradition artisanale et artistique, renaissance d'une cour industrielle du XIXème siècle - XIème



La Cour de l’Industrie, dans le quartier Sainte Marguerite à deux pas du Faubourg Saint Antoine, témoigne avec charme du passé industriel de la Capitale. Lieu patrimonial, social et culturel, au 37 bis rue de Montreuil, elle porte le souvenir vivace du vieux Paris. Ce site exceptionnel datant de la deuxième moitié du XIXème a bien failli disparaître emporté par la vétusté. La Mairie de Paris lui a offert une véritable renaissance en rachetant l’ensemble. Le chantier de réhabilitation aura duré six ans pour rendre la cour de l’Industrie à sa vocation originelle. C’est ainsi que se perpétuent aujourd’hui encore les gestes ancestraux de l’artisanat. Bordés de 6000m2 d’ateliers, ces espaces ont conservé l’identité singulière des cours dédiées à l’industrie du meuble et des métiers du bois. Au rez-de-chaussée les ateliers bruissent d’activité tandis qu’en étage des logements demeurent. Lieu de vie et de lien social, la cour de l’Industrie rend hommage à la solidarité d’une communauté riche de compétences. Les cinquante-cinq ateliers occupés par des artisans et des artistes s’affirment comme les belles vitrines des savoir-faire.

vendredi 14 décembre 2018

Expo : Un rêve d'Italie, la collection du marquis Campana - Musée du Louvre - Jusqu'au 18 février 2019



Le Louvre en partenariat avec le musée de l’Ermitage de Saint Pétersbourg présente une exposition événement autour de la collection d’une figure énigmatique et romanesque, le marquis Giampetro Campana (1808-1880), homme d’affaires, philanthrope, archéologue amateur voire même pilleur de sites. Porté par une curiosité insatiable, cet aristocrate romain à la réputation sulfureuse, rassemble en l’espace de trente ans, principalement de 1830 à 1850, la plus grande collection privée du XIXème siècle. Cette passion dévorante le mène à la ruine. En partie recomposé - 500 pièces sur les 12 000 que comptait la collection complète - le trésor du marquis Campana, tel que lui-même ne l’a jamais vu, dévoile ces plus beaux attraits. Au Louvre, cette exposition exceptionnelle souligne la volonté encyclopédique d’un collectionneur qui à travers l’accumulation d’objets rares a cherché à illustrer la virtuosité de l’art italien sous toutes ses formes, l’originalité d’une civilisation qui a dominé le bassin méditerranéen. 

jeudi 13 décembre 2018

Music : Neneh Cherry - Shotgun Shack



Just fun and games
Took my name in vain
Nothing is the same
Just another day now
Fun and playgrounds
Bend the rules now
Know the rules now
Play the rules now

mercredi 12 décembre 2018

Théâtre : Souliers rouges, de Aurélie Namur d'après Andersen - Avec Aurélie Namur, Claire Engel, Yannick Guégan - Théâtre Paris-Villette



Une orpheline adoptée par une marâtre autoritaire ne parvient pas à faire le deuil de « sa maman chérie adorée ». La femme qui l’a recueillie a des idées bien précises sur l’éducation et multiplie les interdits, interdiction de marcher pieds nus, de danser ou de porter du rouge. Elle lui impose une nouvelle garde-robe de petite fille sage et des brodequins blancs tout neufs qui la font souffrir. Elle cache les anciens, cadeaux de la mère défunte. La petite fille les retrouve, les chausse à nouveau malgré les menaces de la marâtre. Celle-ci ne pouvant se faire obéir se résout à brûler les vieux godillots rouges. Dévastée la fillette est abordée par un étrange camelot qui lui offre une paire de souliers rouges. Elle ne résiste pas à ce mystérieux présent qui révèle bientôt son pouvoir.

mardi 11 décembre 2018

Cinéma : Nous, les coyotes, de Hanna Ladoul et Marco La Via - Avec Morgan Saylor, McCaul Lombardi, Betsy Brandt



Déterminée, pleine de projets, dotée solide bagage universitaire, Amanda est très éprise de Jake, un rêveur beaucoup plus bohème. Malgré la réprobation de la famille de celle-ci, le couple décide de quitter l’Illinois pour aller tenter sa chance à Los Angeles, où les deux jeunes gens rêvent de se réinventer. La tante d’Amanda doit les héberger le temps qu’ils trouvent un logement mais très vite, les relations se tendent quand celle-ci refuse, parce qu’ils ne sont pas mariés, que Jake et Amanda dorment ensemble. Ils se retrouvent à la rue. Tandis que Jake distribue des CV au gré de ses déambulations et préfère se laisser vivre en fumant des joints, Amanda a déjà décroché un entretien. C’est la désillusion quand les recruteurs lui proposent un stage non rémunéré qui pourrait éventuellement déboucher à long terme sur une embauche. Leur voiture est saisie par la fourrière. Trouver un job et un appartement se révèle plus difficile que prévu. Les déconvenues sont nombreuses. Si le manque d’argent met en péril leur futur, ils ne perdent pas espoir. 

lundi 10 décembre 2018

Lundi Librairie : Confessions d'une cleptomane - Florence Noiville



Confessions d’une cleptomane - Florence Noiville : Respectable épouse du très intègre nouveau ministre des Finances Pierre-Antoine Berg, Valentine de Lestrange experte en art réputée. Epanouie professionnellement, elle regrette un peu d’avoir abandonné ses ambitions de sculptrice. Cette grande bourgeoise d’un certain âge, bien sous tous rapports, insoupçonnable, s’ennuie dans son quotidien de grand confort. Afin de rompre la monotonie, elle a développé ce qu’elle désigne comme une lubie, une manie, pas un drame en somme. Elle est cleptomane. Une histoire de famille puisque la lignée des femmes, sa mère comme sa grand-mère, semble avoir hérité du poignet leste. Son premier larcin remonte à l’enfance, un vol de Malabar avec son cousin. Aujourd’hui Valentine exerce son art de la prestidigitation selon un code d’honneur, une stricte règle de conduite, dans les belles boutiques, les opulents magasins. Objets luxueux, vêtements de prix mais aussi des babioles ici et là, un Yop vanille à la station-service, une barre chocolatée au point presse. La compulsion s’affirme de plus en plus irrépressible. La manie devient incontrôlable. Valentine craint de se faire prendre et de causer du tort à son époux.