vendredi 15 février 2019

Théâtre : Premier Amour, de Samuel Beckett - Mise en scène et interprétation Sami Frey - Théâtre de l'Atelier



Méchantes frusques, pardessus élimé, besace en bandoulière, couvre-chef hors d’âge hérité d’un parent, un homme se souvient. Il ressasse sans cesse les souvenirs de plus en plus incertains de sa première histoire d’amour. Après l’enterrement de son père, il est chassé de la maison paternelle. Le jeune homme d’alors débute une vie d’errance. Il hante les cimetières préfère la compagnie des morts à celles des vivants. Il trouve finalement refuge sur un banc sur lequel il s’allonge. Un jour, une femme Lulu s’assoit à ses côtés, s’intéresse à lui. Elle le dérange, elle louche. Il préférait sa solitude. Elle le convainc néanmoins de la suivre et l’installe chez elle sans contrepartie. Indifférent, impavide, il se laisse faire. Peu causante, elle ne trouble pas ses ruminations. Lulu, qu’il rebaptise Anne, reçoit beaucoup d’hommes en journée. Bientôt, elle se dit enceinte de ses œuvres. A la naissance de l’enfant, il fuit le domicile conjugal pour échapper aux hurlements du nourrisson. Mais plus il s’éloigne, plus il réalise qu’il aimait cette femme.

jeudi 14 février 2019

Music : Kodak Black ft Travis Scott & Offset - Zeze



D.A. got that dope!
Ice water, turned Atlantic (Freeze)
Nightcrawlin' in a Phantom (Skrrt, skrrt)
Told them, "hold it, don't you panic"
Took an island, (Yeah) flood the mansion (Big water)
Dropped the roof, more expansion
Drive a coupe you can stand in (It's lit)

mercredi 13 février 2019

Coup de Coeur : Prix du Grand Chef de Demain 2019, célébration de l'avenir de la gastronomie parrainée par la Maison de Champagne Billecart-Salmon

De gauche à droite : Gérard Gilbert, Vincent Noce, Jean-Claude Ribaut, Yannick Alléno, Clément Van Peborgh, Jimmy Desrivières, Alexandre Bader,
Jean-Edern Hurstel, Dominique de Rabaudy, Nicolas de Rabaudy, Gilles Brochard

Depuis dix-neuf ans, le Prix du Grand Chef de Demain récompense de jeunes chefs prometteurs et célèbre le parcours de passionnés. Ces entrepreneurs plein d’avenir qui osent l’avant-garde tout en magnifiant l’authenticité ont su par leur discipline, leur détermination, leur savoir-faire et leur insatiable curiosité faire d’une visite dans leur restaurant une véritable expérience de vie. La remise des prix parrainée par le chef étoilé Yannick Alléno et la Maison de Champagne Billecart-Salmon, représentée ce soir-là par Alexandre Bader, son dynamique directeur général, s’est tenue le 11 février 2019 dans les salons du Pavillon Ledoyen. Lors d’une soirée placée sous le signe des rencontres et des découvertes, un jury de chroniqueurs gastronomiques, experts en bonnes tables parisiennes, Dominique de Rabaudy, Nicolas de Rabaudy, Gilles Brochard, Vincent Noce, Jean-Claude Ribaut et Gérard Gilbert, ont rendu leur verdict et distingué ces jeunes pépites. Le Prix du Grand Chef de l’année a été décerné à Jean-Edern Hurstel, chef du restaurant Edern tandis que le Coup de Coeur du Jury revenait à Jimmy Desrivières et Clément Van Peborgh, chefs du restaurant Pleine Terre. 

mardi 12 février 2019

Cinéma : L'illusion verte, de Werner Boote - Avec Werner Boote et Kathrin Hartmann - Voix française Manu Payet



Les citoyens alertés par les menaces qui pèsent sur l’environnement se soucient de plus en plus de leur propre impact écologique. Les multinationales de l’industrie agro-alimentaire, plutôt que de réformer leurs pratiques afin de préserver la planète, ont choisi d’investir temps et argent dans le marketing vert, le greenwashing ou éco-blanchiment. Le procédé consiste à s’acheter une image vertueuse par une forme de communication basée essentiellement sur les omissions. Alors qu’ils brandissent la bannière du développement durable, ces industriels profitent de l’absence de régulation politique pour multiplier les arguments purement marketing prêtant volontairement à confusion. Développement durable, éco-responsable, équitable sont autant de labels mensongers, créés par les industriels eux-mêmes, au service d’une unique obsession celle du profit. Même leurs mentions bio sont à remettre en question. Sous ces étiquettes de propagande qui cherchent à déculpabiliser les consommateurs, les rassurer, ces grands groupes continuent de polluer et de vendre des produits qui contribuent à la dégradation de l’environnement. Le réalisateur autrichien Werner Boote et la journaliste Kathrin Hartmann spécialiste de l’environnement et écologiste engagée dénoncent cette hypocrisie. A travers ce documentaire, ils passent de l’autre côté du miroir pour démasquer les tricheurs et tentent de confronter l’image, les idées reçues et la réalité de la situation. 

lundi 11 février 2019

Lundi Librairie : Le lambeau - Philippe Lançon



Le 7 janvier 2015, deux hommes en noir, cagoulés, lourdement armés, font irruption dans les locaux du journal satiriste Charlie Hebdo. Les frères Kouachi tirent à vue sur les personnes présentes. L’attentat dure deux minutes, douze personnes perdent la vie, les dessinateurs Charb, Cabu, Wolinski, Honoré, Tignous, Wolinski, l’économiste Bernard Maris, la psychanalyste Elsa Cayat, Michel Renaud journaliste invité à la rédaction, le correcteur Mustapha Ourrad, deux policiers, Franck Brinsolaro chargé de la protection de Charb et Ahmed Merabet qui patrouillait dans le secteur du journal, Frédéric Boisseau, agent de maintenance. Critique dramatique et littéraire à Libération, chroniqueur à Charlie Hebdo, Philippe Lançon qui était présent, gravement blessé aux bras et aux jambes, est défiguré, la mâchoire emportée par une balle de kalachnikov. Hospitalisé à la Pitié Salpêtrière où il subit dix-sept interventions, puis à l’hôpital des Invalides, le journaliste retrace son long parcours médical vers la reconstruction physique et morale. 

samedi 9 février 2019

Expo : Roux ! De Jean-Jacques Henner à Sonia Rykiel - Musée national Jean-Jacques Henner - Jusqu'au 20 mai 2019



Réputé de son vivant pour ses talents de portraitiste et de dessinateur, le peintre Jean-Jacques Henner (1829-1905), est, de nos jours, surtout connu pour ses nombreux nus féminins à la chevelure flamboyante. En 1872, il peint sa première rousse dans un tableau intitulé Idylle. Dès lors, cette rousseur devient le motif emblématique de son oeuvre. La Comtesse Kessler, La Liseuse, Hérodiade, jusqu'à ses singuliers Christ roux, une couleur plutôt associée au traître Judas, l’artiste développe une forme de fétichisme qu’il n’est pas le seul à nourrir. De Manet à Degas, cet intérêt pour les crinières de feu est assez répandu chez les peintres au XIXème siècle. Objet de fascination mais aussi de répulsion, symbole de séduction ou paradoxalement de pureté, la rousseur perçue comme sulfureuse provoque les réactions ambiguës. L’exposition Roux ! De Jean-Jacques Henner à Sonia Rykiel questionne magnétisme et stigmatisation de la rousseur. Tableaux, dessins, croquis, affiches, photographies, masques, films, une centaine d’œuvres réunies en un ensemble éclectique, convoque les imaginaires, les symboles et préjugés associés à cette couleur de cheveux à travers différentes cultures, différentes époques. Le parcours en cinq sections évoque la rousseur dans ces représentations et donne des clés de réflexion sur son omniprésence dans l’art et la culture populaire alors que les roux ne représentent qu’un à deux pour cent de la population mondiale (5% en France, 10% en Irlande, 15% en Ecosse). 

vendredi 8 février 2019

Mes Adresses : Umaway, le take away gastronomique du chef Lucas Felzine, le déjeuner des gourmets malins chez UMA



Le chef Lucas Felzine, qui a affûté ses armes aux fourneaux de L’Arpège ou encore de Ze Kitchen Galerie, dispense, dans son restaurant, une cuisine Nikkei au croisement des influences. Chez UMA, cette gastronomie du bout du monde célèbre l’héritage culinaire des migrants japonais installés au Pérou à partir du XIXème siècle. Les produits d’Amérique du Sud y croisent les techniques nippones dans une quête de l’umami, la cinquième saveur, et du sazòn péruvien, le juste équilibre des saveurs. Le savoir-faire à la française du chef parfait la recette. Harmonies audacieuses, les compositions de haute précision abordent avec panache leurs intentions ciselées. Et depuis peu cette cuisine des sens et des émotions se déguste au gré de formules déjeuner futées sur place ou à emporter dans des lunch boxes façon origami. Assurément, celles-ci feront leur petit effet au bureau. Poké Bowls, ceviches, empanadas, tacos, gyozas, les incontournables de la maison et les déclinaisons au gré des saisons font le show pour une première rencontre avec le talent du chef Lucas Felzine. La carte du midi joliment rebaptisée Umaway (of life), c’est le take away gastronomique à prix tout doux.