samedi 19 janvier 2019

Paris : Place des Vosges, les grandes destinées d'une place royale - IVème



La place des Vosges, établie par la volonté du roi Henri IV, à deux pas de la Bastille, sous le nom de place Royale, est la plus ancienne de Paris. Tracée juste avant la place Dauphine dont je vous parlais ici, sœur de la place Ducale de Charleville Mézières, construite celle-ci en 1606 par Clément Métezeau, frère de Louis Métezeau l’un des architectes de la place parisienne, elle présente un exemple rare d’unité de style préservé. Elle constitue lors de son édification une ouverture dans le tissu urbain compact du Marais médiéval aux limites de la ville. L’idée originelle portée par Henri IV est de créer une enclave marchande et artisanale autour de manufactures censées concurrencer celles de Lyon et Milan. Mais propriétaires de terrains et aristocrates en décident autrement. Ils transforment cette place publique en enceinte résidentielle à caractère privé. Depuis ses origines, la place Royale devenue place des Vosges accueille sur ses rives personnalités du monde politique, médiatique et artistique. Madame de Sévigné, Bossuet, Victor Hugo, le duc de Sully, Colette, Isadora Duncan, Georges Simenon, Francis Blanche, Jean-Edern Hallier, DSK, Jack Lang, depuis peu Xavier Niel, la place des Vosges est le rendez-vous des puissants et des célèbres.

vendredi 18 janvier 2019

Paris : L'Heure de tous et Consigne à vie, deux oeuvres signées Arman sur le parvis de la Gare Saint-Lazare - IXème



L’Heure de tous, côté cour du Havre, et Consigne à vie, côté cour de Rome, sont deux œuvres signées Arman installées symétriquement sur le double parvis de la gare Saint Lazare depuis 1985. Points de rendez-vous, éléments repères, ces sculptures monumentales à la mesure de l’architecture répondent au principe d’accumulation cher à l’artiste dans la lignée du ready-made duchampien. Les deux réalisations en bronze patiné et émaillé sont l’expression d’une importante politique de commandes publiques lancées par l’Etat au milieu des années 1980. Dans le cadre de projets d’aménagement urbain et de transports publics, cette vaste opération menée par le ministère de la Culture et de la Communication ainsi que le CNAP, le Centre national des arts plastiques, a permis de renouer le dialogue avec les artistes vivants et de tisser des liens entre la création contemporaine et le public. Le plasticien Arman, s’emparant du thème du voyage sous une forme métaphorique, a choisi de traiter la représentation de la vie quotidienne de façon allégorique et grandiose à l’instar des vies héroïques des personnages de la mythologie. Hormis la beauté évidente des éléments, L’Heure de tous et Consigne à vie renvoient par leur forme et le traitement de leur sujet à l’idée de statuaire classique.

jeudi 17 janvier 2019

Music : The White Stripes - Jolene



Jolene, Jolene, Jolene, Jolene
I'm begging of you please don't take my man
Jolene, Jolene, Jolene, Jolene
Please don't take him even though you can

mercredi 16 janvier 2019

Spectacle : Marina Rollman - Un spectacle drôle - La Nouvelle Eve - Jusqu'au 28 mars 2019



Auteur, humoriste, comédienne, Marina Rollman maîtrise l’art délicat de la réflexion sociétale et du détail piquant dans un seul en scène intelligent porté par une jolie insolence mâtinée de poésie. Dans un aller-retour entre l’intime et l’universel, assumant pleinement son côté « bobo de gauche », elle se place à bonne distance pour disséquer les lubies de sa génération et ses contradictions. Cette trentenaire énergique pose un regard lucide mais bienveillant sur notre société. Ce réquisitoire souriant contre nos travers partagés déploie son champ de réflexion sociétale des situations les plus triviales du quotidien jusqu’aux sujets plus vastes, tels que le féminisme, le racisme, l’écologie, la dépression. Disséquant la réalité, verve véloce et acuité du regard, elle s’interroge sur le sens de la vie, questions existentielles abordées avec un franc-parler malicieux.

mardi 15 janvier 2019

Cinéma : Une jeunesse dorée, d'Eva Ionesco - Avec Galatéa Bellugi, Isabelle Huppert, Melvil Poupaud, Lukas Ionesco



En 1979, Rose a seize ans. Retirée à la garde de sa mère et confiée à la Ddass, elle rêve d’émancipation. Avec l’accord d’un juge aux enfants et sous la condition qu’elle poursuive ses cours dans un lycée technique, Michel son fiancé, un jeune peintre romantique de vingt-deux ans, devient son tuteur. Ensemble ils vivent au jour le jour, irrésistiblement attirés par les exubérantes nuits parisiennes du Palace. Existences dévouées à la fête, ils s’installent chez des amis dans un grand appartement peuplés de gamins à leur image, dont le seul souci semble n’être que leur tenue du soir, leur parure de créatures de la nuit. Lors d’une soirée costumée, Rose et Michel font la connaissance d’un couple de riches oisifs plus âgés, Lucille et Hubert. Ces derniers les prennent sous leur aile et les invitent à demeurer dans leur château en banlieue. Lucille, excentrique, vénéneuse, s’intéresse particulièrement à Michel qu’elle souhaite aider dans sa carrière artistique. Tandis qu’Hubert, dandy décadent et écrivain en panne d’inspiration, se rapproche de Rose. Une relation toxique à quatre se noue.

lundi 14 janvier 2019

Lundi Librairie : Les racines du mal - Maurice G. Dantec



Les racines du mal - Maurice G. Dantec : Andréas Schaltzmann est un être très perturbé. Depuis sa prime jeunesse où il calmait ses angoisses en provoquant des incendies, il a multiplié les séjours en hôpital psychiatrique. Aujourd’hui, en 1993, il est persuadé que des Aliens de la planète Vega se sont alliés aux Nazis pour conquérir la planète et que ce complot généralisé s’étend jusqu’aux plus hautes sphères de l’Etat. Sa mère, une femme abusive, vient de décéder mais continue de l’appeler au téléphone pour lui faire des reproches. Son père ne veut rien avoir à faire avec lui. Laissé à lui-même, Andréas, dans sa logique délirante, voit des signes du grand complot « alienazi » partout. La télévision lui envoie des images subliminales, des rayons cosmiques tentent de l’atteindre depuis l’espace. Il se convainc alors qu’il a été contaminé par un virus extra-terrestre qui le fait pourrir de l’intérieur et décide d’entrée en résistance en s’en prenant à tous les faux humains qui croisent son chemin. Porté par sa furie paranoïaque, celui qui est désormais surnommé le vampire de Vitry, débute une cavale sanglante à travers la France.