vendredi 24 mai 2019

Théâtre : Kean, d'Alexandre Dumas - Adaptation Jean-Paul Sartre - Mise en scène Alain Sachs - Avec Alexis Desseaux, Sophie Bouilloux - Théâtre de l'Oeuvre



A Londres au XIXème siècle, Kean brûle les planches, adulé par les foules, accueillit au sein de la plus haute société. Cabotin mondain, libertin excessif, il est le camarade de débauche du prince de Galles. Il passe ses nuits à offenser les bonnes mœurs, creusant toujours plus ses dettes. Entre l’homme et l’artiste, parfois Kean se perd et ne sait plus trop où finit le jeu, où s’arrête le personnage. Charismatique séducteur qui se laisse parfois rattraper par la tendresse, les femmes se jettent à son cou. Mais c’est la très sage comtesse Elena, épouse de l’ambassadeur du Danemark, qui attire son attention. Anne Damby piquante ingénue rêve de devenir comédienne. Elle supplie Kean de devenir son mentor. Sous les apparences d’une vie dissolue le comédien, en proie à ses démons, est tenaillé par le doute, miné par des failles sensibles. Un soir lors d’une représentation d’Othello, sur scène, pour ses fantasques histoire de coeur,s il va perdre le contrôle et provoquer un scandale, véritable suicide social.

jeudi 23 mai 2019

Music : Koffee - Burning



Come wid di fyah di city burning
Now mi jus a tun it up higher and keep it burning
It a bun like a tire mi have a burning sound
And if wi try fi retire mi leave dem yearning
Nuttn cyaah out my flame, no it cyaah quench, cyaah cool, cyaah tame
Since the devil nuh like it, him say fi turn it down
So mi jus give him the fyah and mek it burn him

mercredi 22 mai 2019

Paris : Vertebrata, une oeuvre de Quentin Garel, curieux vestiges d'un cétacé imaginaire - Jardin des Plantes - Vème



Vertebrata, oeuvre en fonte de fer, imaginée en 2016 par l’artiste français Quentin Garel figure une vertèbre de baleine aux mensurations hors normes. Installée sur l’esplanade du Muséum national d’Histoire naturelle à l’occasion de l’exposition organisée en 2016 sous le titre le Magicien d’os, cette sculpture semble établie de manière plus pérenne. Le plasticien s’est penché sur l’idée de confrontation et de dialogue entre ses propres projections fantasmatiques, bestiaire onirique surdimensionné et la réalité des squelettes de l’institut eux aussi monumentaux. Cet ensemble d’œuvres suggère un croisement interdisciplinaire et lance des passerelles entre art et science. La mise en scène au cœur même du Muséum met en exergue la recherche plastique d’une corrélation, d’une évidence.

mardi 21 mai 2019

Cinéma : The Dead don't die, de Jim Jarmusch - Avec Bill Murray, Adam Driver, Tilda Swinton, Chloë Sevigny



L’humanité toujours en quête d’énergie fossile a lancé des opérations de forage à la recherche de gaz de schiste sur les pôles. Ce qui a désaxé la planète. Les scientifiques s’inquiètent. A Centerville, 738 habitants, bourgade américaine à la frontière de la Pennsylvanie et l’Ohio, les phénomènes étranges se multiplient. Il fait grand jour à 23h, la nuit tombe en plein milieu de la journée. Les animaux adoptent des comportements insolites. C’est alors que les morts s’échappent de leurs tombes. Les revenants pas aimables obsédés par leurs passions d’antan, le café, le wifi, les bonbons, le Chardonnay, envahissent la ville pour dévorer les vivants. Cliff Robertson, chef de la police flegmatique et son adjoint Ronnie Peterson tout aussi placide, tentent de remédier à cette invasion.

lundi 20 mai 2019

Lundi Librairie : Héloïse, ouille ! - Jean Teulé



Héloïse, ouille ! - Jean Teulé : En 1113, Pierre Abélard, philosophe et théologien dont la renommée s’étend dans toute la chrétienté, est mandé par le chanoine Fulbert pour devenir le précepteur de sa nièce Héloïse. La jeune femme, belle, lettrée, sensuelle et son célèbre professeur se prennent de passion aussi bien intellectuelle que physique. Lorsque Fulbert découvre le pot aux roses, Héloïse est enceinte. Abélard l’épouse aussitôt mais en secret et décide pour la protéger de son oncle de la cacher dans un couvent. Fulbert croit à une répudiation. En guise de représailles, il envoie trois sbires émasculer Abélard. Meurtri dans sa chair, ne pouvant plus enseigner à la suite de sa mutilation, ce dernier décide pour préserver son honneur d’entrer dans les ordres après avoir convaincu Héloïse de prendre elle-même le voile. Après des décennies sans contact, les lettres échangées à la fin de leur vie vont devenir un monument de la littérature amoureuse. 

samedi 18 mai 2019

Paris : Hommage à Saint-John Perse, une oeuvre signée Patrice Alexandre - Jardin des Plantes - Vème



Hommage à Saint-John Perse, l’une des rares oeuvres d’art contemporain présente au Jardin des Plantes, célèbre l’idée de processus créatif littéraire. En 1985, le sculpteur Patrice Alexandre reçoit commande de la part du ministère de la Culture. Il s’agit d’honorer la mémoire de Saint-John Perse, pseudonyme d’Alexis Léger (1887-1975), poète, écrivain et diplomate français, prix Nobel de littérature en 1960. Il imagine trois plaques de bronze patiné, gravées de trois versions différentes du poème Nocturne, une oeuvre aux accents testamentaires datant de 1973, qui convoquent par la reproduction monumentale de l’écriture manuscrites de l’auteur, le cheminement cognitif de la création. Ratures, annotations, brouillons jusqu’au texte final tapuscrit se déploient sur 2,7 mètres de haut et 1,26 mètres de large. Cette pièce appartenant aux collections du Centre national des arts plastiques a été exécutée en 1989 dans les ateliers de la fonderie d’art milanaise Mapelli. A première vue, la sculpture se compose de monolithes plantés dans le sol, tablettes gravées qui ne sont pas sans rappeler la pierre de Rosette. En regardant de plus près, le motif de la feuille d’arbre s’impose tandis qu’au verso de l’oeuvre se dévoile un curieux réseau de nervures.

vendredi 17 mai 2019

Théâtre : Les élucubrations d'un homme soudain frappé par la grâce - De et avec Edouard Baer - Théâtre Antoine



Il arrive de l’extérieur, manteau encore sur le dos, traverse l’orchestre du théâtre Antoine et monte sur scène. Ce comédien jouait dans le théâtre d’à côté et soudain, manque d’assurance, vague d’angoisse, regard agressif d’un spectateur, il a été pris de panique.  En fuite, il a trouvé refuge ici. Il est accueilli sur le plateau par le régisseur d’une pièce intitulé Dernier bar avant la fin du monde. C’est dans le décor de cet autre spectacle que le cabotin mélancolique, charmeur truculent, amuseur doué et artiste sensible se rêve autre. Il convoque ses idoles, écrivains, musiciens, acteurs, Boris Vian, Georges Brassens, Thomas Bernhardt, Casanova, Charles Bukowski, Romain Gary, Jean Rochefort, Jean-Louis Trintignant, Jean-Pierre Marielle. Il interroge le sens de la vie et les paradoxes du métier de comédien, questionne le libre-arbitre et ses propres choix, évoque des souvenirs d’enfance.