jeudi 31 octobre 2019

Music : Tupac ft Dr Dre - California love



California love
California knows how to party
California knows how to party
In the city of L.A
In the city of good ol' Watts
In the city, the city of Compton
We keep it rockin', we keep it rockin'

mercredi 30 octobre 2019

Paris : Reclining Figure, une oeuvre emblématique du sculpteur Henry Moore au Jardin des Tuileries - Ier



Reclining figure, figure couchée, est un bronze monumental, du sculpteur britannique Henry Moore (1898-1986), artiste majeur du XXème siècle. Incarnation du modernisme de l’après-guerre, il a participé du renouveau de la sculpture au lendemain des deux conflits mondiaux. Cette statue appartient aux Collections du Centre Pompidou, musée d’Art moderne / Centre de création industrielle. La version de Reclining figure, exécutée par le fondeur Gaskin foundry à Londres et acquise par l’Etat en 1951, a été déposée au jardin des Tuileries en 1998 à l’occasion des transformations du jardin des Tuileries avant l’an 2000. Le vaste projet mené par Alain Kirili avait pour objectif de faire entrer l’art moderne et contemporain dans ce jardin d’Etat et de nos jours, de nombreuses œuvres intégrées à ce musée à ciel ouvert témoignent de la réussite de l’entreprise. Lors de son installation, Reclining figure remplace au pied de l’escalier menant à l’Orangerie une oeuvre d’Aristide Maillol déplacée à quelques mètres dans les jardins du Carrousel consacrés désormais à cet artiste. 

mardi 29 octobre 2019

Cinéma : Mon chien Stupide, de Yvan Attal - Avec Charlotte Gainsbourg, Yvan Attal



Ecrivain, Henri Mohen a connu un gros succès de librairie il y a une vingtaine d’années. Depuis mis à part quelques scénarios sans intérêt et trois romans médiocres éreintés par la critique, il n’a pas su se renouveler. En pleine crise de la cinquantaine, il tient sa famille et plus particulièrement ses quatre enfants pour responsables de ses échecs, de son inspiration envolée et sa libido chancelante. Cécile, sa femme, se rassérène à coups de petits verres de blanc agrémentés d’anti-dépresseurs. Henri fait la guerre à ces gamins, guéguerre mesquine afin de les pousser à quitter la belle maison familiale. Raphaël l’aîné qui passe ses journées à fumer des joints s’est entiché d’une stripteaseuse. Pauline, la fille de la fratrie, file le parfait amour avec un militaire décérébré. Gaspard le cadet ne pense qu’au surf tandis que le benjamin, Noé s’est fait militant écologique et passe ses week-ends à faucher les champs d’OGM. Un soir, lors d’un orage dantesque, Henri découvre un énorme molosse abandonné dans son jardin. Au grand dam de sa famille qui déteste l’encombrante bestiole, il décide de le garder et lui donne pour nom : Stupide. Les excès de ce chien mal élevé vont bouleverser la routine trop bien ancrée. 

lundi 28 octobre 2019

Lundi Librairie : Soif - Amélie Nothomb



Soif - Amélie Nothomb : Dans sa geôle à la suite du procès expéditif orchestré par Ponce Pilate, Jésus se souvient de son existence dans la terrible solitude de la nuit précédant la Passion. Il y a les miracles qu’il se remémore avec plaisir, ceux qu’ils regrettent, les noces de Cana, le lac de Tibériade. Il y a aussi la mémoire vive des ingrats, guéris, sauvés, qui viennent de témoigner contre lui mais à qui il ne reproche rien. En sage, Jésus porte un regard lucide sur cette vie, l’enseignement prodigué mais aussi sur les hommes en général. Et au matin vient le supplice, les quatorze stations du chemin de croix jusqu’au mont Golgotha, la douleur immense. Le temps de la Passion réveille les souvenirs, les rencontres marquantes. Et puis Jésus pense aux siens, à sa mère Marie, à Marie-Madeleine, aux apôtres ceux qui l’ont trahi, les fidèles. Porté par l’expérience de la soif, symptôme ultime de l’incarnation, supplice parmi les autres qui se fait point d’ancrage de l’esprit, et permet de supporter les autres tourments, il va vers la crucifixion, la mort et la résurrection. 

samedi 26 octobre 2019

Paris : Place du Tertre à Montmartre, nostalgie cupide et tourisme de masse - XVIIIème



La place du Tertre, dévolue au tourisme, désertée par les Parisiens, peinte par Utrillo, photographiée par Doisneau, est un lieu réputé dans le monde entier. Site historique de la Commune de Paris, elle porte encore le souvenir de la bohème 1900, celles des peintres aux noms bientôt célèbres, celles des cabarets, des poètes et des chansonniers. A deux pas de la Basilique du sacré Cœur, la nostalgie fait commerce et le mythe rapporte gros dans un enchevêtrement de chevalets et de tables à nappes vichy. Au cœur de l’ancien village de Montmartre, cette vieille place communale a su conserver le charme architectural des maisonnettes à deux ou trois étages datant du XVIIIème et du début du XIXème siècle. Le marché des peintres où se pressent portraitistes, caricaturistes et autres barbouilleurs sans talent accrédités par la Mairie, fait recette. Ces "artistes" sont en guéguerre permanente avec les restaurateurs qui tendent à déployer toujours plus avant leurs terrasses à la belle saison. Les cantines à touristes, pimpantes à l’extérieur, détestables dans l’assiette, profitent largement du pittoresque de ce site unique. Le folklore séduisant de l’endroit en a fait l’un des lieux les plus visités de Paris. Il faut aimer les bains de foule. La cohue permanente y est compacte de mars à octobre. Un peu comme à Venise, le tourisme de masse y tue le tourisme. La place du Tertre ne retrouve la quiétude que tard dans la nuit et il faut bien avouer qu’au petit matin, elle a encore bien du chien. 

vendredi 25 octobre 2019

Ailleurs : Les Jeudis vin, dégustation des crus bourguignons dans les plus beaux lieux du patrimoine dijonnais - Dijon



Tous les jeudis à la belle saison, plus quelques dates exceptionnelles tout au long de l’hiver, les Jeudis vin proposent une dégustation de vins bourguignons dans les plus beaux lieux du patrimoine dijonnais. L’endroit précis où se déroule la dégustation n’est révélé qu’à la dernière minute lors du rendez-vous à l’Office du Tourisme de Dijon Métropole. Un guide accompagne le temps d’une promenade commentée à travers la ville jusqu’au lieu de dégustation privatisé exceptionnellement pour l’occasion. Réunissant des publics variés, habitants curieux et touristes enthousiastes, autour d’une visite liée à l’histoire du vin, cet événement œnologique et culturel associe l’héritage patrimonial dijonnais et les crus de Bourgogne.

jeudi 24 octobre 2019

Music : The Strokes - Last Nite



Last night, she said
"Oh, baby, I feel so down
Oh, it turns me off
When I feel left out"
So I, I turned 'round
Oh, baby, don't care no more
I know this for sure
I'm walking out that door

mercredi 23 octobre 2019

Expo : Raymond Depardon, photographe militaire 1962-1963 - Musée du Service de Santé de l'Armée - Jusqu'au 30 janvier 2020



Figure emblématique de la photographie contemporaine, auteur d’une importante oeuvre cinématographique et documentaire, d’ouvrages où dialoguent textes et photos, Raymond Depardon avait, de son propre aveu, oublié les images prises lors de son service militaire entre juillet 1962 et août 1963. Appelé sous les drapeaux à vingt ans, il est affecté à la rédaction du magazine des armées TAM (Terre Air Mer), surnommé le Paris Match militaire. Rolleiflex objectif grand angle en main, il affûte son regard en collaborant à cette revue et fait montre déjà d’un œil que les évolutions techniques et technologiques ne modifieront pas. Déjà dans ces images d’une armée qui se veut professionnelle et moderne, l’humour et le sens du cadrage du jeune photographe s’affirment. Durant un an, Raymond Depardon parcourt la France. Il réalise cinquante-et-un reportages, plus de deux mille clichés. Il va faire neuf couvertures et cent-trente-cinq photographies seront publiées. Au sein de TAM, il collabore avec Philippe Labro, Jacques Séguéla. L’exposition présentée au Musée du Service de Santé des Armées Genèse met en lumière ce pan méconnu d’une longue carrière. Témoin sensible, engagé et inspiré de son époque, Raymond Depardon possédait déjà il y a soixante ans tous les talents qui ont fait de lui cet immense photographe reconnu dans le monde entier.  

mardi 22 octobre 2019

Cinéma : Sorry we missed you, de Ken Loach - Avec Avec Kris Hitchen, Debbie Honeywood, Rhys Stone, Katie Proctor



Ricky, Abby et leurs deux enfants Seb et Liza Jane habitent un quartier populaire de Newcastle. Les Turner forment une famille unie. Abby travaille comme aide à domicile pour les personnes âgées. Ricky ouvrier intérimaire dans le bâtiment, enchaîne les petits boulots mal payés. Les fins de mois sont difficiles. Leurs rêves de devenir propriétaires de leur pavillon paraît inatteignable. Et la modestie de leurs moyens repousse progressivement leurs espoirs d’avoir les moyens de payer l’université pour le fils, ceux de donner l’éducation qu’elle mérité à la cadette si douée. Les nouvelles technologies et la révolution numérique pourraient changer la donne. La famille s’endette pour permettre à Ricky d’acheter une camionnette afin qu’il puisse devenir chauffeur-livreur à son compte. Mais sous couvert d’indépendance et d’entreprenariat, Ricky va travailler pour une grosse plateforme de livraison qui impose des cadences infernales aux auto-entrepreneurs. L’illusion de la liberté se révèle aliénation. De petites humiliations en compromis, la vie quotidienne de la famille Turner est bouleversée.  Sans horaires, sans repos fixe, sans emploi du temps nettement déterminé, nouvelle forme d’exploitation, Ricky et Abby se sacrifient pour couvrir leurs dettes. Entre les absences, le manque de temps et la fatigue, ils n’accordent plus assez d’attention à leurs enfants.

lundi 21 octobre 2019

Lundi Librairie : La Maison - Emma Becker



La Maison - Emma Becker : En 2013, Emma Becker a choisi à des fins littéraires de rejoindre un lupanar en Allemagne où la prostitution est légale. Ancienne élève d’un collège catholique, ex étudiante en lettres à la Sorbonne, autrice d'un premier livre remarqué en 2011, un deuxième sera publié en 2015, elle fait alors ce choix sans autre nécessité qu’une forme de curiosité, par bravade aussi, assumant pleinement sa fascination pour la figure mythologique de la vénus mercenaire. Elle a en tête les mots de La Maison Tellier et Boule de Suif de Maupassant, de Nana de Zola, de Louis Calaferte ou encore Belle de jour de Joseph Kessel. Avec une certaine nostalgie, Emma Becker relate cette expérience de la prostitution, ces deux années durant lesquelles elle a été heureuse au sein d’une sororité sensuelle. Sous le pseudonyme de Justine, elle a vendu son corps auprès de femmes puissantes et vulnérables, adultes consentantes ayant sciemment choisi cette profession. En Allemagne, les prostituées sont des travailleuses indépendantes légales qui paient leurs impôts comme tout un chacun. 

samedi 19 octobre 2019

Ailleurs : Musée des Beaux-Arts de Dijon, entrée dans le XXIème siècle de l'un des plus anciens et des plus beaux musées de France



Le 17 mai 2019, le musée des Beaux-Arts de Dijon entièrement rénové a été inauguré après quinze ans de travaux durant lesquels il n’avait pas fermé. A Dijon, maisons à colombages, tuiles vernissées des toits bourguignons, anciens palais, transportent le visiteur à travers les siècles dans une promenade hors du temps. Etabli dans l’ancien palais des Ducs de Bourgogne, exceptionnel écrin de pierre érigé au fil des siècles et des attributions, le musée est l’un des plus anciens et des plus beaux de France. Sa nouvelle métamorphose annonce une entrée dans le XXIème siècle dans le respect d’un patrimoine architectural unique. Ce monument historique, épicentre de la ville, s’affirme à nouveau comme l’étape culturelle incontournable au sein d’un secteur préservé. 

vendredi 18 octobre 2019

Expo : Le Rêveur de la forêt - Musée Zadkine - Jusqu'au 23 février 2020



Le Rêveur de la forêt, oeuvre emblématique d’Ossip Zadkine (1890-1967) réalisée entre 1943 et 1944 qui a donné son nom à l’exposition, évoque intensément l’attachement intime de l’artiste franco-russe au monde sauvage de la nature, à la forêt en particulier, espace de fantasmes, de peurs. La silhouette majestueuse, arrachée directement à la matière d’un tronc monumental, personnifie le double psychique du sculpteur. Elle appartient au lieu nourricier de la forêt, domaine sacré de l’innocence originelle d’où jaillit la vie des créatures non-domestiquées. Une quarantaine d’artistes, du XXème siècle à nos jours, sont réunis au musée Zadkine afin de célébrer la puissance créatrice de la forêt. Cet ensemble remarquable réuni grâce à de nombreux prêts de musées et de collections privées, place en exergue la vivace interaction entre les arts, poésie, philosophie, sciences. Au-delà de la beauté plastique du motif végétal, la juxtaposition éclaire sous un nouveau jour le lien organique, essentiel, d’Ossip Zadkine avec la nature, tout en convoquant les préoccupations écologiques contemporaines. L’exposition ouvre une réflexion nécessaire sur l’importance et la fragilité de la forêt, la place de l’homme dans son environnement, le fonctionnement des écosystèmes.

jeudi 17 octobre 2019

Music : Naive New Beaters ft Izia - Heal tomorrow



Today you hurt me
Gonna heal tomorrow
And if you leave me
I can do it solo
Today you hurt me
Gonna heal tomorrow
And if you leave me
I can do it solo

mercredi 16 octobre 2019

Mes Adresses : Hubris, bar à vin convivial et cave inspirée sur les hauts de Ménilmontant - Paris 20



Bar à vin convivial, restaurant aimable, cave inspirée, accroché au point le plus élevé de Paris, Hubris est une halte chaleureuse sur les hauteurs de Ménilmontant. Benoît Chavanne, le patron, prolonge ici depuis novembre 2017, la philosophie de son agence éponyme lancée en 2005 et dédiée à la création d’évènements sur mesure autour du vin. A sa passion pour l’œnologie, il associe un goût prononcé pour la transmission, passeur de goûts, héraut des plaisirs liquides. Dans cet affable établissement, il fait découvrir des crus intéressants repérés chez les vignerons, incite sa clientèle à l’audace, celle notamment de s’ouvrir à des régions méconnues pour leur vin. Les beaux flacons habilement choisis se déploient en une ample carte comptant plus de trois cents références, à l’ardoise une vingtaine de vins au verre et des bouteilles à déguster au bouchon sur place. La sélection privilégie les vins natures, raisonnés, bio, en biodynamie, des vins propres, peu soufrés, produits dans le respect des vignes, de la nature et des consommateurs. Ces élixirs de caractère comme autant de trouvailles pointues répondent à un cahier des charges strict, loin des vins standardisés. Et pour vivre pleinement l’expérience, chaque week-end à l’Hubris, plus exactement au bar secret en sous-sol, le Socrate, sont organisés des cours de dégustation et des dîners œnologiques. 

mardi 15 octobre 2019

Cinéma : Fahim, de Pierre-François Martin-Laval - Avec Assad Ahmed, Gérard Depardieu, Isabelle Nanty



Le Bangladesh est secoué par des guerres civiles fratricides et des troubles idéologiques violents. Fahim, jeune prodige des échecs, fuit le pays avec son père Nura, un opposant politique. Ils laissent derrière eux la mère et la jeune sœur de Fahim. Malgré le déchirement de la séparation et la douleur de l’exil, ils arrivent à Paris plein d’espoir. Mais sans-papiers, leur parcours pour obtenir l’asile politique et une régularisation se révèle des plus difficiles. Le père et le fils vivent dans la rue, dans des foyers d’accueil, perpétuellement menacés d’expulsion. Fahim est accueilli au club d’échecs de Créteil où enseigne Sylvain Charpentier, un entraîneur bourru très réputé. Tout d’abord méfiants Fahim et Sylvain apprennent à se connaître et se lient d’amitié. Pour le petit garçon, la clé de ses rêves se trouve dans le Championnat de France d’échecs des moins de 12 ans. Et peut-être une carte de séjour au bout. 

lundi 14 octobre 2019

Lundi Librairie : Le coeur battant du monde - Sébastien Spitzer



Le cœur battant du monde - Sébastien Spitzer : Dans les années 1860, Londres est la capitale du puissant l’Empire où le soleil ne se couche jamais. La misère la plus noire y côtoie le luxe le plus insolent. Alors que la révolution industrielle bat son plein, le monde ouvrier peine dans les nouvelles usines. L’insurrection enfle. Charlotte, une modeste Irlandaise, a fui la famine pour atterrir dans les bas-fonds de l’East End. Son fiancé s’est embarqué sur un navire pour l’Amérique, la laissant seule, enceinte. Mais à la suite d’une agression, Charlotte perd l’enfant. Le Dr Malte, médecin sans diplôme qui la soigne, décide de lui confier, Freddy, l’enfant illégitime de l’un de ses patients, un homme célèbre qui vit dans la semi-clandestinité. Il s’agit de Karl Marx grande figure du socialisme qui tendit qu’il théorise la Révolution vit bourgeoisement aux crochets de son ami Friedrich Engels, lui-même fils d’une riche famille d’industriels, également en exil et riche patron d’usines de textile. Charlotte mère d’adoption, mère courage, sacrifie tout pour élever le petit.

samedi 12 octobre 2019

Paris : Bouquet of Tulips de Jeff Koons, controverse artistique sur les Champs Elysées, entre le Petit Palais et la Concorde - VIIIème



Bouquet of tulips de Jeff Koons, oeuvre monumentale commémorative, réaffirme l’amitié franco-américaine en rendant hommage aux victimes des attentats de 2015. Inaugurée officiellement le 4 octobre 2019 en préambule à la Nuit Blanche, elle a été installée de façon pérenne dans les jardins des Champs-Elysées, derrière le Petit Palais, après de nombreuses polémiques au sujet notamment de son emplacement. A deux pas du Pavillon Ledoyen, cette étrange attraction n’incite pas exactement au recueillement tant la controverse a été vive. A la suite des attaques terroristes, Jane Hartley, alors ambassadrice des Etats-Unis en France, sollicite le plasticien américain le plus coté au monde, Jeff Koons, afin qu’il se penche sur un projet dédié aux victimes. Symbole d’amitié entre les deux peuples, la réalisation se veut emblématique. Mais si l’artiste fait don des plans à la Ville de Paris, les frais de réalisation et d’installation sont alors estimés à 3,5 millions d’euros qu’il reste à financer.  Ce sera donc le mécénat privé. Cadeau empoisonné, les tulipes dédiées à Paris sont qualifiées de fleurs de la discorde. La taille gigantesque de l’oeuvre ainsi que son poids, son esthétique trop pop, les coûts de production, le choix de l’emplacement, les soupçons de coup médiatique vis à vis de l’artiste star, trois ans de polémiques s’ensuivent. Mais l’espace public parisien est coutumier du fait. Il suffirait de se rappeler de la grogne générée par la création de la Tour Eiffel, des colonnes de Buren jusqu’à la pyramide du Louvre

vendredi 11 octobre 2019

Expo : Bacon en toutes lettres - Centre Pompidou - Jusqu'au 20 janvier 2020



Grande figure de l’art du XXème siècle, Francis Bacon (1909-1992) était un lecteur vorace. L’importance de sa bibliothèque personnelle, près de 1300 ouvrages et publications diverses, illustre ce goût immodéré des lettres. Son amour de la littérature fut un puissant stimulus créatif, pierre angulaire de son processus artistique. Lors d'un entretien en 1979, avec le critique d'art Franck Maubert, Bacon se confiait : « Comment imaginer la vie sans la littérature ? Sans les livres ? C'est une source fabuleuse, un puits pour l'imaginaire ». Au Centre Pompidou, une vaste exposition, Bacon en toutes lettres, conduite par Didier Ottinger, directeur du Musée national d’art moderne et commissaire de l’évènement, propose par un angle inédit, d’éclairer les œuvres produites durant les vingt dernières années de sa vie à la lumière de ses lectures. Par le biais d’une scénographie intéressante, la démarche plastique de Bacon semble s’inscrire dans la même lignée philosophique que les mots de Joseph Conrad, de Georges Bataille, de Nietzsche, de TS Eliot, d’Eschyle ou de Michel Leiris, les six auteurs retenus pour refléter le lien qu’entretenait le peintre avec la littérature. Les univers poétiques entrent en résonance. Puissance littéraire et modernisme pictural. 

jeudi 10 octobre 2019

Music : Lizzo - Cuz I love you



I'm crying 'cause I love you, oh
(Ya ya ya, ya ya, ya ya)
Never been in love before
What the fuck are fucking feelings yo?
Once upon a time, I was a ho
I don't even wanna ho no mo'
Got you something from the liquor store
Little bit of Lizzo and some Mo
Tryna open up a little more
Sorry if my heart a little slow

mercredi 9 octobre 2019

Paris : Fontaine des Quatre Parties du Monde dite aussi fontaine de l'Observatoire - VIème



La fontaine des Quatre Parties du Monde dite aussi fontaine de l’Observatoire est l’une des plus célèbres et des plus belles de Paris. Cœur du jardin des Grands Explorateurs Marco Polo et Cavelier-de-la-Salle, le long de l’avenue de l’Observatoire, tout au bout du jardin du Luxembourg, elle frappe par sa beauté plastique évidente, son homogénéité, sa puissance symbolique et son dynamisme. L’énergie de l’eau ajoute aux effets suggérant le mouvement du groupe principal, quatre figures allégoriques qui semblent danser autour d’un d’une sphère tenue à bout de bras. Cet ensemble de Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875) intitulé Les Quatre Parties du Monde soutenant le globe céleste a donné son nom à la fontaine. Oeuvre collective réunissant en son sein les talents outre de Carpeaux, d’Emmanuel Frémiet ou d’Eugène Legrain, elle est ornée de sculptures au style d’une grande modernité pour l’époque. Lors de son inauguration en 1874, la fontaine suscitera une forte contestation. Inscrite au titre des Monuments historiques, depuis 1926, la fontaine des Quatre Parties du Monde fait désormais l’unanimité. 

mardi 8 octobre 2019

Cinéma : On va tout péter, un documentaire de Lech Kowalski



En mai 2017, débute le combat des ouvriers de GM&S, un équipementier automobile. Leur usine de La Souterraine dans la Creuse est menacée de liquidation judiciaire à la suite d’une gestion malheureuse menée par les propriétaires successifs. Lorsqu’un repreneur se manifeste, il établit un plan social drastique. Sur les 277 salariés plus de 150 partiront au chômage. Ses travailleurs ont passé 10, 20, 30 ans dans la même entreprise et se retrouvent démunis face à la situation. L’amertume devient le moteur d’un combat à la violence plus ressentie que réalisée, contre les groupes industriels et le gouvernement. Dans le respect de la loi, les ouvriers de l’usine entrent en lutte afin de sauver leurs emplois. Ils multiplient blocages, sit-in, chaînes humaines, des actions désespérées à chaque fois repoussées par les forces de l’ordre.

lundi 7 octobre 2019

Lundi Librairie : Une bête au Paradis - Cécile Coulon



Une bête au Paradis - Cécile Coulon : Depuis le décès de son mari puis de sa fille et de son gendre dans un tragique accident, malédiction familiale dit-on au village, Emilienne exploite seule le Paradis. Dans cette ferme à l’ancienne avec ses bêtes, ses champs, ses bosquets, ses étangs, elle mène une vie rude de labeur au rythme des saisons et des animaux. Femme de caractère, Emilienne élève ses deux petits-enfants, Blanche et Gabriel à qui elle tente de redonner le goût de vivre depuis la disparition de leurs parents. Elle a pris Louis sous son aile, un adolescent paumé, maltraité par un père violent, et lui enseigne le travail de la terre. Bientôt, Blanche, adolescente, s’éprend d’Alexandre, un camarade de lycée. Premier amour chargé d’espoir et de passion. Mais tandis que Blanche, brillante élève à qui tous les avenirs seraient ouverts, rêve de reprendre l’exploitation familiale, de mener une existence paisible au milieu de ses bêtes, Alexandre, le charmeur qui ne souhaite que partir, nourrit des fantasmes d’aisance matérielle, de réussite immédiate et facile loin de la campagne. 

samedi 5 octobre 2019

Ailleurs : Château de Marsannay, dégustation au domaine sur la route des Grands Crus du vignoble de Bourgogne



Aux portes de Dijon, Marsannay-la-Côte est le premier village sur la route des grands crus du vignoble de Bourgogne et le Château de Marsannay, un heureux prélude. Ce dernier a été créé en 1990 par la famille Boisseau, fondatrice des Maisons Kircher et Patriarche, alors propriétaire depuis 1973 du Château de Meursault, domaine historique datant du XIème siècle en Côte de Beaune. Associé à un domaine de trente-quatre hectares sur le vignoble de la Côte de Nuits, répartis de Marsannay-la-Côte à Vosne-Romanée, du Bourgogne de Montre-Cul à Dijon au Nord aux vignes du Clos-Vougeot au Sud, la richesse de son patrimoine viticole a fait sa réputation. Sur les vingt-huit hectares en appellation Marsannay, treize lieux-dits qui comptent parmi les meilleurs Climats de l’appellation ont fait l’objet d’une récente demande de classement premier cru.

vendredi 4 octobre 2019

Expo : Le monde selon Roger Ballen - La Halle Saint Pierre - Jusqu'au 31 juillet 2020



Roger Ballen, photographe sud-africain d’origine américaine, explore depuis plus de trente ans les arcanes de l’inconscient à travers des clichés en noir et blanc, saisis dans l’instant, sans jugement, ni prise de position politique. Ses images documentent la vie des populations marginalisées des territoires ruraux de l’Afrique du Sud. Diversifiant sa pratique, Roger Ballen, peintre, dessinateur, sculpteur, réalisateur, scénariste, metteur en scène a fait connaître son travail photographique sur le plan international grâce à sa collaboration avec le groupe Die Antwoord. En tant que plasticien, en prise direct avec la spontanéité des origines, celle de l’art brut, il échappe à la norme culturelle. Inlassablement, il interroge la condition humaine, le sens ou le manque de sens de l’existence, le sentiment de confusion d’être au monde. La Halle Saint Pierre, lieu d’exposition atypique, dédié aux créateurs hors normes, accueille une grande rétrospective de son oeuvre troublante, Le monde selon Roger Ballen.

jeudi 3 octobre 2019

Music : Sampa the Great - Final Form



The lace lady, travel with grace baby
I can't afford to cover the costs of course maybe
Settle that one in court 'cause judging by the basics
Y'all already comfortable stuck up in the matrix

mercredi 2 octobre 2019

Paris : Energies, une oeuvre de Pierre-Yves Trémois au coeur de la station de métro Châtelet les Halles - Ier



Energies ou La Lumière nous arrive du fond des âges, bas-relief monumental légèrement concave orne, à l’orée de la sortie porte Lescot, la salle des échanges de la station Châtelet-les-Halles. L'oeuvre signée Pierre-Yves Trémois créée en 1977 convoque sur huit mètres de long et trois de haut certains motifs récurrents de cet artiste figuratif. Tête d’homme, fœtus dans un utérus, poissons, squelettes, comme autant d’interrogations sur l’origine de l’être humain imposent leurs formes dans un bronze patiné et poli sur fond noir ardoise. Au centre de la composition, sous les rayons d’un astre solaire primitif une raie est inscrite au centre d’un cercle creusé. Ce disque est marqué de symboles qui représentent l’équation de Schrödinger, une équation fondamentale en mécanique quantique, conçue par le physicien autrichien Erwin Schrödinger en 1925 et deux expressions des inégalités de Heisenberg, le principe d’incertitude et la dualité onde-particule. Les lettres, les mots, les formules qui parcourent la fresque ont été imprimés dans la matière avec des caractères historiques en plomb issus des collections de l’Imprimerie Nationale. Energies interroge, surprend mais ne parvient pourtant pas à ralentir l’affluence pressée des usagers.