jeudi 31 janvier 2019

Music : J.S. Ondara - American Dream



It was just an American dream 
It was just an American dream 
It was just an American dream 
It was just an American dream 

mercredi 30 janvier 2019

Spectacle : Monsieur Fraize - L'Européen - Jusqu'au 23 février 2019



Polo rouge, pantalon trop court, remonté trop haut, Monsieur Fraize l’alter ego de Marc Fraize débarque sur scène en ovni des planches. Timide maladif aussi ingénu que gauche, aussi misanthrope que déconnecté du monde réel, ce drôle de petit bonhomme qui passe son temps à éplucher les catalogues des supermarchés est capable de sortir les pires énormités avec une franchise déconcertante. Personnage lunaire, il convoque à ses côtés les anti-héros maladroits et attachants de Jacques Tati et Bourvil, enchaîne gaffes et faux à la manière de Mister Bean. A rebours des codes du stand-up, ni provocation ni vannes frénétiques, Monsieur Fraize mise sur l’économie de mots et une gestuelle clownesque. A contrepied, il reformate le temps à la mesure de sa performance. Il ose les silences de trois minutes, créé des longueurs, joue sur les murmures, les répétitions. La mécanique classique du divertissement se dérègle provocant les fous rires nerveux. Adepte du non-dit, du comique de répétition poussé à l’extrême, il teste les limites de son auditoire. Empruntant au théâtre expérimental un sens pointu de l’absurde, il lance des interrogations muettes, laisse ses phrases inachevées, joue sur les moments de malaise, de sidération. Dans ce seul en scène moderne, mélancolique et déroutant, véritable laboratoire surréaliste du clown, Monsieur Fraize distille les micro-effets, alchimiste jusqu’au-boutiste qui laisse le spectateur interloqué, désarçonné et ravi.

mardi 29 janvier 2019

Cinéma : Si Beale Street pouvait parler, de Barry Jenkins - Avec Kiki Layne, Stephan James, Regina King



Dans les années 1970, à Harlem, Fonny, vingt-deux ans, artiste prometteur, aime Tish, dix-neuf ans, modeste vendeuse.  Ils se connaissent depuis l’enfance, leur idylle a la pureté des premières amours. Ils sont sur le point d’emménager ensemble, lorsque Fonny est accusé par un policier haineux d’un crime, le viol d’une jeune Portoricaine, qu’il n’a pas commis. Il est incarcéré. Tish lui annonce qu’elle attend un enfant. Déjà, elle se pose la question d’une grossesse sans lui tandis que les familles du jeune couple se battent et espèrent que l’innocence de Fonny sera rapidement reconnue. Mais le procès est expédié et il est condamné.

lundi 28 janvier 2019

Lundi Librairie : Les violettes de l'avenue Foch - Simon Liberati



Les violettes de l'avenue Foch - Simon Liberati : Les violettes de l’avenue Foch rassemble une quarantaine de textes signés Simon Liberati, publiés dans la presse entre 2013 et 2017.  Portraits, entretiens, rencontres, nouvelles ont fait les riches heures des journaux et revues les plus dignes d'intérêt, Le Monde, Libération, Vogue, Lui, Transfuge, Madame Figaro, Vogue, L’Observateur, Les Inrocks, Vanity Fair, Purple, Numéro, L’Officiel, la NRF, Psychologies.  La photo de couverture Cuki au BB gun (pistolet à air comprimé reproduction du Magnum 357), un Polaroid d’Edo Bertoglio pris en juillet 1979 à New York, donne le ton du recueil, reflet des dispositions particulières de l’auteur. Au cœur de ces chroniques à l’érudition éclectique, se manifeste un singulier autoportrait en creux. Simon Liberati y exprime un goût prononcé pour le rare, l’incongru, le décrépit. Hormis les articles directement autobiographiques tels que Le Journal de Wulfran écrit pour le supplément de Libération et les commandes à la sortie du livre Eva, il expose sa collection de mythologies modernes, véritable cabinet de curiosités aux reliques comme autant de résurgences surannées. 

samedi 26 janvier 2019

Paris : Rendez-vous à l’angle des rues de Belleville et Julien Lacroix, fresque de Jean Le Gac, place Fréhel - XXème



Rendez-vous à l’angle des rues de Belleville et Julien Lacroix est une fresque monumentale signée Jean Le Gac, peintre et plasticien, représentant du mouvement de la Nouvelle Figuration ou figuration narrative. Déployée sur une façade aveugle de la place Fréhel, cette oeuvre y côtoie une réalisation de Ben, Il faut se méfier des mots dont je vous parlais ici. Un genou à terre, un mystérieux détective tient dans une main une feuille de papier marquée d’une croix noire. Les lettrages qui l’entourent, suggérant là une affiche du film Fantômas, ici une publicité pour des chocolats ou encore une Une de journal semblent évoquer la présence d’un cinéma. D’ailleurs, l’image d’ensemble a des allures de film noir des années 1940. Avec sa légende, "Habitué au style allusif du peintre, le jeune détective comprit que le message lui indiquait de continuer la poursuite par la rue Julien-Lacroix", Jean Le Gac ouvre quelques pistes. Suivons-le !

vendredi 25 janvier 2019

Art : L’évolution des expressions créatives, les nouveaux outils de l’art contemporain



L’art contemporain qui existe par lui-même en tant que tel s’emploie à hybrider les pratiques remettant en question les notions d’outil et de matériau. Le pinceau et le burin ont été supplantés. Le plasticien se donne une liberté nouvelle, celle de piocher dans son sac à outils, au gré de son inspiration. Toutes les techniques sont susceptibles d’entrer dans le champ de la création artistique, peinture, sculpture, collage, photographie, vidéo, performance, assemblage, ready-made. Répondant à deux principes, l’intention et la reconnaissance, l’oeuvre d’art se définit comme telle si l’artiste reconnu par ses pairs la désigne ainsi. La photographie a libéré les impressionnistes de la quête de réalisme pour accéder à une dimension nouvelle celle de l’impression, du sentiment. L’art moderne a débarrassé la statue de son socle, la toile son cadre et Marcel Duchamp, en 1919, avec son célèbre urinoir, Fontaine a atteint le point de rupture du ready-made. L’art a abandonné l’idée de représentation exhaustive pour se faire création d’environnements et de performances, art du récit, de l’interprétation. 

jeudi 24 janvier 2019

Music : Louis Prima - Just a gigolo



I'm just a gigolo and everywhere I go
People know the part I'm playing
Paid for every dance, selling each romance
Ooh, and they're sayin'

mercredi 23 janvier 2019

Spectacle : Nora Hamzawi - Nouveau Spectacle - Théâtre Le République



Sur la scène du théâtre Le République, Nora Hamzawi est de retour avec un nouveau spectacle à l’humour décapant. Grosses lunettes chignon coiffé-décoiffé, la silhouette est la même, la faconde véloce aussi mais son personnage de trentenaire parisienne embourbée dans son quotidien a évolué. Elle a coché les cases, en couple, un enfant mais elle n’a cependant toujours pas trouvé la stabilité et vit mal son passage à l’âge adulte. Mauvaise foi, remise en question, déplacement des névroses, cette féministe par nature déculpabilise les femmes en pratiquant une autodérision décomplexée et salutaire. Nora Hamzawi suit les méandres de sa pensée, ausculte doutes et contradictions car elle croit aux vertus cathartiques de la parole. Affres de la maternité, usure du couple trop bien installé, quête absurde de conformité à la norme, peur panique de la routine, les péripéties de cette grande angoissée s’ancrent, sans fausse pudeur, dans un réel pas très rutilant, le sien, le nôtre, la vie, la vraie. Et en douce, l’air de rien, elle nous apprend comment nous détacher des injonctions absurdes à l’épanouissement et aux formes de féminité surréalistes. 

mardi 22 janvier 2019

Cinéma : Green Book : sur les routes du Sud, de Peter Farrelly - Avec Mahershala Ali, Viggo Mortensen



En 1962, Tony Lip, un italo-américain du Bronx, gros bras d’une boîte de nuit, baratineur plutôt bourrin et vaguement raciste, se retrouve au chômage. Afin de remédier à ces problèmes d’argent, il est embauché comme chauffeur et garde-du-corps de Don Shirley, célèbre pianiste africain-américain, le temps d’une tournée particulière. En effet, Shirley a accepté de donner une série de concerts dans le Sud des Etats-Unis, où Ségrégation et lois Jim Crowe, légalisent les discriminations contre les personnes de couleur. Homme en lutte pour les droits civiques, il cherche à changer le monde et les mentalités les plus ancrées par son art. Tony, le prolo roublard sans éducation et Don le brillant artiste, docteur en psychologie, polyglotte, partent pour huit semaines sur la route vers l’Alabama dans une Cadillac DeVille vert lagon. En poche, ils emportent avec eux "The Negro Motorist Green Book" guide touristique destiné aux Africains-américains recensant toutes les adresses du Sud raciste où sont acceptés les clients noirs.

lundi 21 janvier 2019

Lundi Librairie : Bloody Miami - Tom Wolfe



Bloody Miami - Tom Wolfe : A Miami, Nestor Camacho, jeune flic bodybuildé d’origine cubaine, vient d’être promu à la Patrouille Maritime, une unité d’élite. Dans la baie de Biscayne, un clandestin cubain qui se prétend dissident tente d’échapper aux autorités américaines. Il se réfugie sur un bateau de plaisance, hors d’atteinte en haut d’un mât de 20 mètres. Nestor dont les parents sont arrivés aux Etats-Unis sur un bateau de fortune avec des parasols en guise de voiles, est sommé par son chef, au péril de sa vie, d’aller récupérer le malheureux. La fin du voyage pour ce dernier. Lorsque Nestor rentre chez lui, dans la petite ville de Hialeah la véritable Little Havana, il devenu un traître aux yeux de sa communauté et de sa famille. Son action héroïque pour les uns est une trahison pour les autres. C’est le moment que choisit sa fiancée, Magdalena, une jeune infirmière qui rêve d’ascension sociale, pour le quitter. Maîtresse de son nouveau patron, un très médiatique psychiatre, spécialiste de la porno-dépendance, un drôle d’obsédé qui abuse plus qu’il ne traite des plus grands nababs de la ville, elle pense naïvement sortir du ghetto hispanique en usant de ses charmes. 

samedi 19 janvier 2019

Paris : Place des Vosges, les grandes destinées d'une place royale - IVème



La place des Vosges, établie par la volonté du roi Henri IV, à deux pas de la Bastille, sous le nom de place Royale, est la plus ancienne de Paris. Tracée juste avant la place Dauphine dont je vous parlais ici, sœur de la place Ducale de Charleville Mézières, construite celle-ci en 1606 par Clément Métezeau, frère de Louis Métezeau l’un des architectes de la place parisienne, elle présente un exemple rare d’unité de style préservé. Elle constitue lors de son édification une ouverture dans le tissu urbain compact du Marais médiéval aux limites de la ville. L’idée originelle portée par Henri IV est de créer une enclave marchande et artisanale autour de manufactures censées concurrencer celles de Lyon et Milan. Mais propriétaires de terrains et aristocrates en décident autrement. Ils transforment cette place publique en enceinte résidentielle à caractère privé. Depuis ses origines, la place Royale devenue place des Vosges accueille sur ses rives personnalités du monde politique, médiatique et artistique. Madame de Sévigné, Bossuet, Victor Hugo, le duc de Sully, Colette, Isadora Duncan, Georges Simenon, Francis Blanche, Jean-Edern Hallier, DSK, Jack Lang, depuis peu Xavier Niel, la place des Vosges est le rendez-vous des puissants et des célèbres.

vendredi 18 janvier 2019

Paris : L'Heure de tous et Consigne à vie, deux oeuvres signées Arman sur le parvis de la Gare Saint-Lazare - IXème



L’Heure de tous, côté cour du Havre, et Consigne à vie, côté cour de Rome, sont deux œuvres signées Arman installées symétriquement sur le double parvis de la Gare Saint Lazare depuis 1985. Points de rendez-vous, éléments repères, ces sculptures monumentales à la mesure de l’architecture répondent au principe d’accumulation cher à l’artiste dans la lignée du ready-made duchampien. Les deux réalisations en bronze patiné et émaillé sont l’expression d’une importante politique de commandes publiques lancées par l’Etat au milieu des années 1980. Dans le cadre de projets d’aménagement urbain et de transports publics, cette vaste opération menée par le ministère de la Culture et de la Communication ainsi que le CNAP, le Centre national des arts plastiques, a permis de renouer le dialogue avec les artistes vivants et de tisser des liens entre la création contemporaine et le public. Le plasticien Arman, s’emparant du thème du voyage sous une forme métaphorique, a choisi de traiter la représentation de la vie quotidienne de façon allégorique et grandiose à l’instar des vies héroïques des personnages de la mythologie. Hormis la beauté évidente des éléments, L’Heure de tous et Consigne à vie renvoient par leur forme et le traitement de leur sujet à l’idée de statuaire classique.

jeudi 17 janvier 2019

Music : The White Stripes - Jolene



Jolene, Jolene, Jolene, Jolene
I'm begging of you please don't take my man
Jolene, Jolene, Jolene, Jolene
Please don't take him even though you can

mercredi 16 janvier 2019

Spectacle : Marina Rollman - Un spectacle drôle - La Nouvelle Eve - Jusqu'au 28 mars 2019



Auteur, humoriste, comédienne, Marina Rollman maîtrise l’art délicat de la réflexion sociétale et du détail piquant dans un seul en scène intelligent porté par une jolie insolence mâtinée de poésie. Dans un aller-retour entre l’intime et l’universel, assumant pleinement son côté « bobo de gauche », elle se place à bonne distance pour disséquer les lubies de sa génération et ses contradictions. Cette trentenaire énergique pose un regard lucide mais bienveillant sur notre société. Ce réquisitoire souriant contre nos travers partagés déploie son champ de réflexion sociétale des situations les plus triviales du quotidien jusqu’aux sujets plus vastes, tels que le féminisme, le racisme, l’écologie, la dépression. Disséquant la réalité, verve véloce et acuité du regard, elle s’interroge sur le sens de la vie, questions existentielles abordées avec un franc-parler malicieux.

mardi 15 janvier 2019

Cinéma : Une jeunesse dorée, d'Eva Ionesco - Avec Galatéa Bellugi, Isabelle Huppert, Melvil Poupaud, Lukas Ionesco



En 1979, Rose a seize ans. Retirée à la garde de sa mère et confiée à la Ddass, elle rêve d’émancipation. Avec l’accord d’un juge aux enfants et sous la condition qu’elle poursuive ses cours dans un lycée technique, Michel son fiancé, un jeune peintre romantique de vingt-deux ans, devient son tuteur. Ensemble ils vivent au jour le jour, irrésistiblement attirés par les exubérantes nuits parisiennes du Palace. Existences dévouées à la fête, ils s’installent chez des amis dans un grand appartement peuplés de gamins à leur image, dont le seul souci semble n’être que leur tenue du soir, leur parure de créatures de la nuit. Lors d’une soirée costumée, Rose et Michel font la connaissance d’un couple de riches oisifs plus âgés, Lucille et Hubert. Ces derniers les prennent sous leur aile et les invitent à demeurer dans leur château en banlieue. Lucille, excentrique, vénéneuse, s’intéresse particulièrement à Michel qu’elle souhaite aider dans sa carrière artistique. Tandis qu’Hubert, dandy décadent et écrivain en panne d’inspiration, se rapproche de Rose. Une relation toxique à quatre se noue.

lundi 14 janvier 2019

Lundi Librairie : Les racines du mal - Maurice G. Dantec



Les racines du mal - Maurice G. Dantec : Andréas Schaltzmann est un être très perturbé. Depuis sa prime jeunesse où il calmait ses angoisses en provoquant des incendies, il a multiplié les séjours en hôpital psychiatrique. Aujourd’hui, en 1993, il est persuadé que des Aliens de la planète Vega se sont alliés aux Nazis pour conquérir la planète et que ce complot généralisé s’étend jusqu’aux plus hautes sphères de l’Etat. Sa mère, une femme abusive, vient de décéder mais continue de l’appeler au téléphone pour lui faire des reproches. Son père ne veut rien avoir à faire avec lui. Laissé à lui-même, Andréas, dans sa logique délirante, voit des signes du grand complot « alienazi » partout. La télévision lui envoie des images subliminales, des rayons cosmiques tentent de l’atteindre depuis l’espace. Il se convainc alors qu’il a été contaminé par un virus extra-terrestre qui le fait pourrir de l’intérieur et décide d’entrée en résistance en s’en prenant à tous les faux humains qui croisent son chemin. Porté par sa furie paranoïaque, celui qui est désormais surnommé le vampire de Vitry, débute une cavale sanglante à travers la France. 

samedi 12 janvier 2019

Paris : Square Monceau, enclave privée aux Batignolles - XVIIème



Le square Monceau fait partie des curiosités insoupçonnables depuis la rue. Au 82 boulevard des Batignolles, une élégante porte bleue se fond dans le paysage, à peine surmontée d’un cartouche annonçant la surprise. Elle ouvre sur un vaste passage cocher qui traverse un bel immeuble d’allure néo-classique. Contours rectilignes, rigueur géométrique et symétrie, décor simple se retrouvent dans l’architecture de l’ensemble composant le square, six immeubles disposés autour d’une jolie courette intérieure et quatre hôtels particuliers sagement alignés en fond de parcelle. Cette coquette enclave privée qui doit son nom à la proximité avec le parc Monceau, raconte un peu d’histoire des Batignolles et de leur urbanisation amorcée avec le développement du chemin de fer dès 1830 et l’expansion de l’usine Göuin à partir de 1846.

vendredi 11 janvier 2019

Expo : Grayson Perry, Vanité, Identité, Sexualité - Monnaie de Paris - Jusqu'au 3 février 2019



Plasticien célèbre pour ses céramiques émaillées et ses émissions télévisées, Grayson Perry exerce un art à la frontière de l’artisanat et des arts décoratifs. Au classicisme de la forme, il allie la modernité explicite des sujets, satire sociale inspirée. Le propos est engagé, volontiers corrosif, provocateur. Ses contes pessimistes de la contemporanéité épinglent avec humour le consumérisme galopant, l’omniprésence des marques, soulignent les nouveaux mécanismes de la lutte des classes. Grayson Perry bouscule les genres, s’approprie les clichés pour mieux les détourner, déciller le regard et ouvrir les consciences. Son oeuvre interroge l’identité sexuelle en soutenant l’idée d’une nouvelle masculinité. Afin de prolonger ce propos, il a choisi de ne plus apparaître en public que sous les atours de son alter-ego féminin, Claire, incarnation d’une forme d’excentricité. La fantaisie du travestissement lui permet de mêler le burlesque au sérieux de son propos. Sophistication accessible, profondeur, intelligence du récit, la première grande monographie consacrée à Grayson Perry en France se tient jusqu’au 3 février à la Monnaie de Paris. Mise en place en partenariat avec musée Kiasma d’Helsinki, avec le soutien de la galerie Victoria Miro de Londres, l’exposition Vanité, identité, sexualité déploie en dix chapitres les visages anticonformistes d’un artiste qui nous parle de notre époque.

jeudi 10 janvier 2019

Music : Alain Bashung - Immortels



Je ne t'ai jamais dit
Mais nous sommes sommes immortels
Pourquoi es-tu parti
Avant que je te l'apprenne ?
Le savais-tu déjà ?
Avais-tu deviné ?
Que des dieux se cachaient
Sous des faces avinées

mercredi 9 janvier 2019

Théâtre : Novecento, d'après Alessandro Baricco - Avec André Dussollier - Théâtre de la Porte Saint Martin



Tim Rooney, trompettiste de son état, a dix-sept ans en 1927 lorsqu’il est embauché dans l’orchestre du Virginian, un prestigieux transatlantique. Là, il fait la connaissance du plus grand pianiste au monde, Novecento, un virtuose autodidacte, né sur le paquebot et jamais descendu à terre. Tim raconte l’histoire fantastique de cet homme au destin si singulier. En 1900, un nouveau-né est abandonné dans une caisse frappée du sigle T.D Limoni sur le piano de la salle de bal des premières du Virginian. Découvert par Danny Boodmann, un marin de Philadelphie, l’enfant est baptisé Danny Boodmann TD Lemon Novecento. Alors qu’il grandit sur le bateau, élevé par l’équipage, le petit garçon montre dès l’âge de huit des dons pour le piano. Nourri de toutes les musiques entendues, du classique des premières au folklore populaire des troisièmes classes, les styles naissants le ragtime, le jazz, le blues, Novencento devient rapidement la vedette de l’orchestre et sa réputation fait le tour du monde alors qu’il refuse de descendre à terre. 

mardi 8 janvier 2019

Cinéma : L'ange, de Luis Ortega - Avec Lorenzo Ferro, Chino Darín, Daniel Fanego



Au début des années 1970, à Buenos Aires, Carlitos est un jeune homme apparemment sans histoire de la bonne société argentine. Mais à dix-sept ans, il se découvre un certain talent pour les menus larcins et les effractions dans les villas cossues de la ville. Boucles blondes, regard azur, moue boudeuse de bel indifférent, personne ne lui résiste, surtout pas sa mère qui l’adore. Renvoyé de plusieurs lycées à la suite, il se retrouve dans un établissement technique. Il y fait la connaissance de Ramon, fils d’un malfrat local qui bientôt prend Carlitos sous son aile pour le former à la cambriole de haut vol. L’adolescent au visage d’ange, aussi désinvolte qu’effrayant, se révèle insensible à la souffrance des autres, incapable de faire la différence entre le bien et le mal. Une fois armé, il prend goût au sentiment de puissance que lui procurent les armes à feu.

lundi 7 janvier 2019

Lundi Librairie : Fou de Vincent - Hervé Guibert



Fou de Vincent - Hervé Guibert : Excessif, insaisissable, Vincent est un jeune homme hanté par ses démons familiers, l’alcool, la drogue, le sexe. Lors d’une soirée, il tombe du troisième étage. Mais alors que les pompiers alertés par ses amis arrivent, il les repousse, se redresse et refuse d’aller à l’hôpital. Deux jours plus tard, il meurt des suites d’un éclatement de la rate, victime de sa propre folie. Hervé qui était très épris de Vincent relit les notes de son journal à l’envers, jusqu’au dernier fragment et donc le premier, leur rencontre en 1982. Récit à rebours d’une passion destructrice, d’un désastre amoureux porté par des échanges ambigus. Les deux hommes se voient peu. Vincent se dérobe, exige de l’argent, de la drogue, abuse du pouvoir qu’il exerce sur Hervé auquel il manque cruellement. L’absence est une souffrance, l’incertitude constante, les instants de tendresse aussi rares que fugaces. Hervé se complait dans une adoration qui tourne à la fixation. L’attente exacerbe les désirs, les pulsions se déploient au-delà des corps dans une forme de dévoration des âmes. Hervé se laisse happer par l’autre. Soumis à la volonté de Vincent, il assume cette dépendance volontaire, le déséquilibre de leurs relations. Il ne se retrouve entièrement que dans la torture d’un amour qui n’est pas réciproque.

samedi 5 janvier 2019

Paris : Passage de Clichy, les surprises délicieuses d'un chemin de traverse - XVIIIème



Le passage Clichy actuel, dont l’inscription à la voirie parisienne sous ce nom date du 10 novembre 1873, a rassemblé sous un seul tracé l’ancienne impasse Saint-Pierre ou passage Saint-Pierre ainsi qu’une partie de l’impasse de Clichy. Longue de deux cents mètres, cette ruelle n’est que partiellement ouverte à la circulation publique par arrêté du 23 juin 1959, entre le boulevard de Clichy et le passage Lathuille où elle ne déploie guère d’attraits. Mais au pied de Montmartre, dans le quartier des Grandes Carrières, sur sa partie privée, elle chemine à travers les cours d’immeubles depuis une entrée discrète située au 4 avenue de Clichy, derrière une porte en fer forgé des plus anodines. Sur cette portion si singulière, le passage de Clichy fait revivre l’esprit du vieux Paris dans une atmosphère unique entretenue par les riverains.

vendredi 4 janvier 2019

Spectacle : Haroun - Théâtre Le République - Jusqu'au 29 janvier 2019



Fasciné par le génie humain pour la déraison, dans son seul-en-scène, Haroun décrypte le monde tel qu’il est. Sourire en coin et verbe haut, ce trentenaire à la dégaine de garçon sage nous confronte à nos propres contradictions avec une fausse nonchalance et une bonne dose d’autodérision. Il épingle les petites lâchetés du quotidien, interroge la crédibilité des discours politiques, dénonce l’hypocrisie et les fausses indignations. Jamais dans le jugement, le message est travaillé, le texte ciselé. Acide et percutant, ce spectacle, à contre-courant de la vague nombriliste du stand-up français, ouvre la voie à une forme d’humour qui pousse à la réflexion. Mordant, sarcastique voire très pince-sans-rire, Haroun est à découvrir au théâtre Le République.

jeudi 3 janvier 2019

Music : The Beatles - While my guitar gently weeps



I look at you all see the love there that's sleeping
While my guitar gently weeps
I look at the floor and I see it needs sweeping
Still my guitar gently weeps

I don't know why nobody told you
How to unfold your love
I don't know how someone controlled you
They bought and sold you

mercredi 2 janvier 2019

Expo : Les Nadar, une légende photographique - Bibliothèque nationale de France - Jusqu'au 3 février 2019

Paul Nadar / Stéphane Mallarmé, 1897 BnF, département des Estampes et de la photographie

La Bibliothèque nationale de France consacre une grande exposition aux Nadar, pionniers de la photographie. Véritable saga familiale, l’histoire de l’atelier Nadar est marquée par trois personnalités, Félix Tournachon dit Nadar (1820-1910), son frère Adrien Tournachon (1825-1903) et son fils Paul Nadar (1856-1939). Peintres, dessinateurs, inventeurs, journalistes, chroniqueurs de leur temps, familiers des milieux intellectuels et politiques, ces trois hommes ont su entretenir des relations privilégiées avec les figures emblématiques du XIXème siècle, relations qui ont donné naissance à des portraits devenus iconiques. L’exposition orchestrée par Sylvie Aubenas, directrice du département des estampes et de la photographie de la Bnf, et Anne Lacoste, historienne d’art, retrace sur près d’un siècle l’étonnante légende du plus célèbre des ateliers photographiques. Les trois-cent pièces présentées interrogent l’héritage des débuts de la photographie à l’aube de la modernité. Issues des fonds Nadar de la Bnf, acquis au décès de Marthe Tournachon Nadar, fille de Paul, en 1948, elles ont été complétées par des prêts exceptionnels du Metropolitan Museum de New York, du Getty Museum de Los Angeles et du Musée d’Orsay. Documents d’archives, épreuves photographiques originales, dessin, estampes, peintures, objets divers soulignent à quel point l’innovation technique était au cœur des travaux photographiques des Nadar.

mardi 1 janvier 2019

Belle et heureuse année 2019 ! Meilleurs voeux



Chers lecteurs, 

Pour cette nouvelle année, je vous souhaite les rêves les plus vastes, les réalisations les plus flamboyantes, l’amour le plus tendre et une multitude de surprises ébouriffantes…