lundi 30 avril 2018

Lundi Librairie : J'adore la mode mais c'est tout ce que je déteste - Loïc Prigent



J'adore la mode mais c'est tout ce que je déteste - Loïc Prigent : Journaliste spécialiste de la mode , Loïc Prigent croque régulièrement ce milieu à part dans des documentaires originaux - Signé Chanel, Karl Lagerfeld se dessine, Le jour d'avant - ou dans des émissions au succès incontesté sur Arte et Canal + - Habillé( e )s pour… avec Mademoiselle Agnès. Depuis 2013, il publie sur son compte Twitter les bons mots piquants et les gaffes hilarantes glanés dans les couloirs des maisons de couture, les rédactions des magazines de mode, les coulisses des défilés de la fashion week. L'oreille à l'affût, Loïc Prigent entend des réflexions merveilleuses de loufoqueries. Perfidie des remarques, malice des coups de griffe, rosserie des saillies drolatiques, J'adore la mode mais c'est tout ce que je déteste offre un florilège de ses petites phrases en 140 caractères, un recueil de tweets qui accèdent ainsi aux dimensions redoutables de l'aphorisme définitif. "Bienvenue dans l'asile psychiatrique à ciel ouvert le mieux habillé du monde."

samedi 28 avril 2018

Expo : Diane et Actéon - Gérard Garouste - Musée de la Chasse et de la Nature - Jusqu'au 1er juillet 2018



Ce printemps à Paris, trois expositions Gérard Garouste se déroulent en même temps. La première aux Beaux-Arts se déploie autour des textes de Rabelais et de Dante, la deuxième à la galerie Templon dont je vous parle ici explore avec humour le thème du Talmud et la troisième au musée de la Chasse et de la Nature a pour point d'ancrage le mythe de Diane et Actéon. Peintre, graveur, sculpteur, Gérard Garouste qui fête cette année ses 72 ans, est familier des grands textes de référence aussi bien sacrés que profanes dans lesquels il trouve prétexte à développer ses thèmes de prédilection, à creuser ses obsessions personnelles. Son oeuvre figurative à l'expressivité tourmentée, trouble par sa fougue, séduit par sa précision. Il peut sembler paradoxal de découvrir Gérard Garouste, végétarien et défenseur de la cause animale en invité d'honneur au musée de la Chasse et de la Nature mais l'histoire de cette exposition est celle d'une rencontre entre le mythe gréco-romain et l'artiste. Le mythe de Diane et Actéon, motif cruel et sensuel extrait du récit des Métamorphoses d'Ovide Livre 3, 138-252, inspire les artistes depuis la Renaissance et Garouste y place un plaidoyer contre la maltraitance animale.

jeudi 26 avril 2018

Music : Barbara - Du bout des lèvres



Dites-le-moi du bout des lèvres.
Moi, je l'entends du bout du coeur.
Moins fort, calmez donc cette fièvre.
Oui, j'écoute.

Oh, dites-le-moi bien doucement.
Murmurez-le simplement. 
Je vous écouterai bien mieux
Sans doute.

mercredi 25 avril 2018

Théâtre : L'Angoisse du roi Salomon, d'après Romain Gary - Avec Bruno Abraham-Kremer - Théâtre du Petit Saint Martin - Dernière le 28 avril



Vingt-cinq ans plus tard, Jean se souvient. En 1978, chauffeur de taxi, cet autodidacte en quête de sens cherche les réponses à ses interrogations existentielles dans le dictionnaire et passe son temps libre dans les bibliothèques. Lors d'une course, il fait la connaissance de Salomon Rubinstein, élégant vieux monsieur de 84 ans qui a fait fortune dans le prêt-à-porter. Le riche octogénaire consacre une partie de sa richesse à l'association SOS Bénévoles qui vient en aide aux personnes âgées isolées et démunies. Salomon prend Jean en amitié et lui propose de solder le crédit sur sa licence de taxi à condition que Jean accepte de rendre de menus services dans le cadre de l'association. L'étrange mécène de l'humanité l'envoie en mission auprès des bénéficiaires dans le besoin. Jean rencontre alors Cora Lamenaire, ancienne chanteuse réaliste d'avant-guerre dont la carrière s'est brusquement arrêtée à la Libération à cause de ses fréquentations allemandes durant l'Occupation. Mais ce qui lie Cora et Salomon est bien plus profond et douloureux que cette charité dispensée. Ils se connaissent depuis longtemps. Se sont aimés. Jean entreprend de réconcilier ces deux solitudes.  

mardi 24 avril 2018

Cinéma : La route sauvage, de Andrew Haigh - Avec Charlie Plummer, Chloë Sevigny, Steve Buscemi



Charlie, quinze ans, vit seul avec son père, Ray, depuis que sa mère a quitté le foyer familial. De ville en ville, d'un job à l'autre, sans attache, Ray traîne son gamin à sa suite dans une vie d'inconstance. Tout occupé de ses plaisirs, la fête, l'alcool, les femmes, ce père négligent n'accorde que peu d'attention à son fils. Alors qu'ils viennent de s'installer dans la banlieue de Portland, Oregon, Charley trouve un petit boulot sur un champ de course voisin, auprès de Del, propriétaire et entraîneur de chevaux. Celui-ci fait courir sur les hippodromes régionaux des pur-sang en fin de carrière. Mais Bonnie, jockey désabusée, prévient Charley, il ne faut pas s'attacher aux animaux. Ils sont revendus à des abattoirs mexicains dès qu'ils cessent d'être rentables. Charley noue un lien particulier avec Lean on Pete, un quarter horse qui bientôt se blesse. Lorsqu'un accident frappe Ray, Charley se retrouve totalement livré à lui-même et il décide de sauver Lean on Pete. Il embarque le cheval dans un van et s'enfuit dans l'idée de retrouver sa tante Margy, perdue de vue, qui habite le Wyoming.

lundi 23 avril 2018

Lundi Librairie : Claustria - Régis Jauffret



Claustria - Régis Jauffret : En mars 2009, Josef Fitzl est condamné par la justice autrichienne à la prison à vie pour séquestration, viol, meurtre. Durant vingt-quatre ans, de 1984 à 2008, il a séquestré Elisabeth / Angelika, sa fille dans une cave sous la maison familiale, un abri antiatomique transformé en bunker prison aménagé avec un soin maniaque. Esclave sexuelle, martyre, la jeune femme a donné naissance à sept enfants issus de l'inceste dont trois ont grandi dans la cave avec leur mère, un cachot insalubre dans lequel la télévision était le seul lien avec l'extérieur. La femme de Fritzl, la famille, les voisins, les locataires ont prétendu n'avoir rien remarqué, ont préféré ne pas voir, ne sont pas intervenus.

samedi 21 avril 2018

Expo : Enfers et fantômes d'Asie - Musée du quai Branly Jacques Chirac - Jusqu'au 15 juillet 2018



En Asie, la représentation des spectres s'est développée en marge de la religion par le biais d'un art populaire profane aux innombrables nuances locales. Dès le Xème siècle jusqu'à nos jours, croyances et folklores ont su traduire une véritable fascination pour l'idée de la vie après la mort. Chine, Thaïlande, Japon, Vietnam, Laos sont les riches berceaux de mythes et légendes relatifs au monde des esprits infernaux. Pour preuve de cet aspect particulier de la culture populaire, la grande diversité de la production artistique illustre avec force un patrimoine hanté par les créatures fantastiques. Le Musée du quai Branly Jacques Chirac présente jusqu'au 15 juillet, une vaste exposition sous la forme d'un parcours muséographique immersif évoquant Enfers et fantômes d'Asie dont la forme érudite et patrimoniale est contrebalancée par une rafraîchissante dimension ludique où la pop culture tient la vedette. 

vendredi 20 avril 2018

Paris : Galerie Colbert, l'original et la copie, histoire d'une restauration impossible, d'une reconstruction polémique - IIème



La galerie Colbert construite en 1826 établit dès son origine une relation de rivalité avec son aînée de trois ans, la galerie Vivienne dont le succès va inspirer la société Adam et Compagnie. Ces spéculateurs décident d'ouvrir en parallèle de cette dernière une nouvelle galerie qui la dépassera par son luxe et ses attraits commerciaux. Pour concurrencer la galerie Vivienne et lui ravir la vedette, le projet mise sur la créativité de son architecture néoclassique, l'opulence de ses décors pompéiens. Les promoteurs achètent la propriété mitoyenne, une parcelle à l'angle rues des Petits-Champs et Vivienne. Sur celle-ci se trouve notamment l'hôtel Colbert qui donnera son nom à la galerie édifiée sous la houlette de l'architecte Jacques Billaud. La façade de l'hôtel particulier est préservée pour être assimilée à la nouvelle construction. Une spectaculaire rotonde surmontée d'un dôme vitré dispense une abondante lumière le long des travées. Les boutiques conçues pour accueillir des commerces de luxe s'emploient à satisfaire les exigences en matière de dimension de tels magasins. Malheureusement pour les propriétaires, la galerie Colbert ne rencontrera jamais réellement son public. Délaissée, malgré un classement à l'inventaire des Monuments historiques en 1974, son délabrement est tel qu'elle ne pourra pas être sauvée. En 1983, la galerie Colbert originelle est démolie pour être reconstruite à l'identique par l'architecte Louis Blanchet. Aujourd'hui, centre universitaire et siège de l'INHA, elle n'a plus grand chose d'un passage commerçant mais demeure intéressante pour son histoire.

jeudi 19 avril 2018

Music : Nina Simone - Feeling good



Birds flying high you know how I feel 
Sun in the sky you know how I feel 
Breeze driftin' on by you know how I feel 
It's a new dawn, 
It's a new day, 
It's a new life
For me, yeah
It's a new dawn
it's a new day
It's a new life
For me
And I'm feeling good

mercredi 18 avril 2018

Théâtre : Le jardin d'Alphonse de Didier Caron - Reprise jusqu'au 28 avril 2018 - Théâtre Michel



En Bretagne, toute la famille Lemarchand est réunie dans la maison d'Alphonse, le patriarche qui vient de mourir, pour lui rendre un dernier hommage. Jean-Claude, le père de la fratrie réunie, et sa seconde femme, Michelle, annoncent que la maison va être léguée aux enfants. Troublée par le passé trouble du grand-père Alphonse, certaines relations louches pendant la Seconde Guerre Mondiale, Magali, la fille aînée soutenue par sa petite amie Zoé qui parle aux arbres, ne veut pas de cet héritage. Le partage entre les enfants est à réexaminer ce qui met de l'huile sur le feu de la bisbille entre les frères, Serge, le fils raté et Fabien le trader infatué de lui-même qui est venu en compagnie de Nadège fausse blonde évaporée et vraie femme vénale qui se trouve être l'ex de Serge. Sous l'œil d'un couple d'amis proches, le caustique Daniel et son épouse Suzanne, bourgeoise parisienne décalée, la famille se livre aux règlements de compte dans un grand déballage des névroses et des doutes. Au jeu des vérités fracassantes, personne ne sort vainqueur.

lundi 16 avril 2018

Lundi Librairie : Priez pour nous - Lionel Duroy



Priez pour nous - Lionel Duroy : Lorsque mademoiselle Grangemarre, rejeton d'une bourgeoise famille bordelaise, épouse le baron Raoul Guidon de Repeynac, elle compte bien tenir son rang. Aristocrate désargenté, celui que l'on surnomme Toto prend le parti de satisfaire tous les desiderata de sa femme et de mener grand train. La situation ne dure qu'un temps. Les illusions soigneusement entretenues par Toto s'effondrent comme château de carte. William le narrateur a dix ans quand la famille Guidon de Repeynac est expulsée manu militari de leur superbe appartement de Neuilly. Suivis par Thérèse, la bonne ils sont relogés en banlieue ouest, dans des HLM flambant neuves, Cité du Bois Brûlé. Toto, criblé de dettes, signe pléthore de chèques sans provision, multiplie les petits boulots et les combines douteuses pour se sortir de la panade. Les huissiers sont à la porte de l'HLM, l'électricité et le gaz sont coupés. A chaque dispute entre les deux époux, naît un nouvel enfant. Six, puis sept, huit, neuf. La mère sombre dans la dépression, leur fait vivre un cauchemar. 

samedi 14 avril 2018

Mes Adresses : Bistrot Benoît au Louvre, Ducasse Culture investit en mode brasserie le plus grand musée du monde



Au cœur du musée du Louvre, sous la Pyramide, les comptoirs de fast food qui squattent la mezzanine ont longtemps attristé les esthètes gastronomes, amateurs des beaux-arts. Pour les visiteurs de passage trouver à proximité un véritable bistrot parisien de qualité et aux prix raisonnables était devenu une gageure. Sur les chemins touristiques fleurissent, tel du chiendent, piètres enseignes et seigneurs de la malbouffe. Ducasse Culture, filière du groupe Alain Ducasse, spécialiste des services de restauration s'inscrivant dans des lieux culturels, a lancé au début du mois d'avril un tout nouvel établissement qui vient relever le challenge au sein même du plus grand musée du monde. Juste après la sécurité, juste avant la billetterie, le Bistrot Benoît joue la carte du charme parisien en un carrefour stratégique. Si cette nouvelle adresse revendique sa parenté avec l'esprit brasserie du Benoît, le restaurant étoilé installé dans le IVème depuis 1912 et dont les annexes à New York et Tokyo font rayonner la tradition bistrotière dans le monde entier, elle affirme néanmoins avec panache l'accessibilité de sa table. Le Bistrot Benoît s'impose comme une déclinaison abordable destinée à un public élargi. Le petit frère rend hommage aux lieux historiques où il a pris place en célébrant une cuisine bourgeoise aux prix serrés qui répond aux exigences de qualité Ducasse. Menus à 29,50 euros imparables et grands classiques de la brasserie vont épater le chaland ! 

vendredi 13 avril 2018

Expo : Chagall, Lissitzky, Malevitch - L'avant-garde russe à Vitebsk (1918-1922) - Centre Pompidou - Jusqu'au 16 juillet 2018



De 1918 à 1922, à Vitebsk, Marc Chagall (1887-1985), El Lissitzky (1890-1941), Kasimir Malevitch (1879-1935) ont marqué l'histoire de l'art moderne du XXème siècle. Dans l'école d'art populaire où ils enseignent, va éclore l'idée d'activité artistique révolutionnaire. Au-delà de la simple rétrospective monographique, l'exposition présentée au Centre Pompidou interroge l'émergence de l'avant-garde russe, l'aventure de la modernité qui en un lieu, un temps décisif trouva à s'exprimer.  Peintures, dessins, oeuvres d'art graphique, maquettes illustrent quatre ans de création et l'affrontement qui se tint entre deux visions incompatibles, celle de Chagall, chantre de la liberté absolue et celle de Malevitch et Lissitzky, les suprématistes radicaux.  

jeudi 12 avril 2018

Music : Loyle Carner - Ain't nothing changed



Uh, check, uh, I kind of miss my student loan
Uh, I miss sitting in the student home
Sharing stories now I simmer, sipping sorta wrong
Walking like I've been talking the talk but can't afford a phone
Trust, I'm all alone panicking to play it safe
This talk of paper chase is forcing me to stay awake
Living in sake of cake, yeah, others will say you're straight
Say they got my back and that they're praying Imma pave the way
Like it's the great escape brothers doing better than me

mercredi 11 avril 2018

Théâtre : Billie Holiday Sunny Side, de et avec Naïsiwon El Aniou - Essaïon



A la veille de sa disparition, elle a quarante-quatre ans, Billie Holiday se remémore son parcours chaotique, existence tragique marquée par la rage de vivre et les drames. L'artiste se raconte au fil des souvenirs, l'extrême misère de son enfance, élevée par une mère qui lui a donné naissance à treize ans, la prison à quinze ans pour prostitution, la violence de l'Amérique ségrégationniste, celles des hommes, les premières tournées, la drogue, l'alcool. Dans les coulisses des clubs newyorkais de Harlem, elle rencontre Lester Young le saxophoniste qui la surnomme Lady Day, Louis Armstrong son grand ami, Duke Ellington, Count Basie. Succès sur scène et conditions de vie épouvantables, le destin exceptionnel de la grande dame du blues de l'ombre à la lumière se déploie entre épreuves et résurrections.

mardi 10 avril 2018

Cinéma : L'île aux chiens, de Wes Anderson - Avec les voix de Vincent Lindon, Isabelle Huppert, Romain Duris, Louis Garrel



Dans les années 2040, le maire autoritaire de Megasaki, une mégalopole japonaise, lance une alerte contre une épidémie de grippe canine. A l'encontre des avis scientifiques, refusant d'écouter les voix des défenseurs des animaux, il ordonne par décret une quarantaine et condamne à l'exil tous les chiens de la ville. Arrachés à leur famille, les animaux sont déportés sur l'île aux Poubelles, gigantesque décharge à ciel ouvert, où ils survivent difficilement, sans nourriture et sans espoir. Atari Kobayashi, jeune orphelin de douze ans, neveu et pupille du maire, détourne un avion afin de voler jusqu'à l'île devenue île aux Chiens et retrouver Spots, son meilleur ami. Aidé par une meute de chiens, Atari va découvrir une conspiration qui menace la ville.

lundi 9 avril 2018

Lundi Librairie : Babylon Babies - Maurice G. Dantec



Babylon Babies - Maurice G. Dantec : Dans un futur proche (2013, le roman est publié en 1999), Hugo Cornelius Toorop, un mercenaire apatride qui a participé à tous les conflits des Balkans, poursuit son parcours de mort en Asie centrale. Dopé aux amphétamines, à L'art de la guerre de Lao Tseu et à Nietzche, contraint à la clandestinité, il a entamé une dégringolade irréversible mais reste attaché à un système de valeurs. Pour sauver sa peau, Toorop est contraint d'accepter une mission. A la solde d'un colonel russe corrompu, marchand d'armes à ses heures qui travaille pour la mafia sibérienne impliquée dans des trafics biotechnologiques douteux, il doit escorter une jeune femme, Marie Zorn, en compagnie de deux autres barbouzes, de Novossibirsk jusqu'à Montréal. Schizophrène, en partie amnésique, l'identité de celle-ci reste mystérieuse. Enceinte, elle serait porteuse d'un terrible secret, créature mutante génétiquement modifiée ou nouvelle arme biologique. Mafia russe, Yakusas japonais, secte post-millénariste, tous veulent mettre la main sur Marie. Toorop va recevoir l'aide d'un groupe de cyborgs, humains augmentés en étroit lien avec une puissante intelligence artificielle et des pirates informatiques, nouveaux maîtres du monde.

samedi 7 avril 2018

Mes Adresses : Jardin d'hiver à l'Hôtel The Westin Paris Vendôme, déjeuner sous les auspices du printemps nouveau



Entre Tuileries et place Vendôme, l'Hôtel The Westin Paris est célèbre pour sa vue imprenable sur la promenade qui va de la Concorde au Louvre. L'établissement quatre étoiles attirent aussi bien touristes avisés que Parisiens en goguette, alléchés par la discrétion d'une superbe terrasse intérieure, extension du restaurant Le First. Pour résister aux rigueurs de la morne saison tout en profitant de la lumière naturelle, celle-ci a été repensée en jardin d'hiver façon serre Belle Epoque en collaboration avec la maison de champagne Perrier-Jouët. Jusqu'à la fin du mois d'avril, la structure éphémère métamorphose, cette oasis hors de la furie citadine en patio sous verrière. L'adresse gourmande joliment instagramable nous permet de dire au revoir aux derniers frimas et d'accueillir le printemps en douceur. Le chef David Réal a imaginé pour accompagner cette cure de revitalisation une carte dans l'air du temps qui ne boude pas ses classiques. Escale radieuse pour un déjeuner au Jardin d'hiver du Westin Paris Vendôme !

vendredi 6 avril 2018

Expo : Delacroix 1798-1863 - Musée du Louvre - Jusqu'au 23 juillet 2018



"Chef de l'école moderne" selon Baudelaire, Eugène Delacroix aura privilégié tout au long de sa vie la couleur plutôt que le dessin. Les Massacres de Scio (1824), La Liberté guidant le peuple (1830), La Mort de Sardanapale (1827), ses œuvres spectaculaires, les plus connues, peintes comme des coups d'éclat pour se faire remarquer au cours de la première décennie de sa pratique révèlent l'audace, la liberté et la sensualité d'un artiste à part, complexe, prolifique. Le Louvre qui possède dans ses collections la plupart des grands tableaux historiques présente une importante monographie pour un aperçu inédit sur le travail de Delacroix, une vision synthétique de son oeuvre. Tour à tour classique, baroque, romantique, flamand, Eugène Delacroix n'a cessé de se réinventé en changeant radicalement de style, d'orientation plastique jusqu'à se laisser tenter par les courants de mode. A travers des thèmes classiques, la littérature, l'actualité, l'histoire, les paysages, les sujets religieux, les portraits, le peintre a su exprimer toute la diversité de son talent et son originalité. Au Louvre, 180 toiles, estampes, dessins sont réunis en une rétrospective orchestrée par Sébastien Allard et Côme Fabre, les commissaires de l'exposition, qui n'oublie pas l'homme privé avec des journaux intimes, des lettres à ses amis dont George Sand ou encore des carnets de voyage éclairant sa personnalité. L'exposition a pour objectif de présenter également de manière exhaustive des périodes moins connues de son travail afin de changer le regard qui est porté sur le peintre et son oeuvre. 

jeudi 5 avril 2018

Music : Vampire Weekend - Unbelievers (Live on SNL)



Got a little soul
The world is a cold, cold place to be
Want a little warmth
But who’s gonna save a little warmth for me?

We know the fire awaits unbelievers
All of the sinners the same
Girl, you and I will die unbelievers
Bound to the tracks of the train

mercredi 4 avril 2018

Théâtre : Une actrice, de Philippe Minyana - Avec Judith Magre, Pierre Notte, Marie Notte - Théâtre de Poche Montparnasse



Yeux de chat soulignés de noir, lèvres rouges, voix singulière, sensuelle et grave, Judith Magre raconte l'histoire d'Anne-Claire qui tombe amoureuse d'un dos, celui d'un inconnu, celui d'André dit Dédé. Coup de foudre et déconvenues des relations amoureuses. Plus tard, un écrivain désire ardemment écrire la vie de Judith, la comédienne dont le talent a traversé l'histoire des artistes et intellectuels du XXème siècle. Celle-ci se dérobe, elle préfère le présent au passé. Mais à force de questions, le confident bienveillant, l'admirateur enthousiaste parvient à saisir quelques bribes. Alors qu'affleurent les souvenirs, elle se dévoile. Les grands rôles, les grands noms, les rencontres et les amitiés revivent, Céline, Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, Alberto Giacometti, Jean Genêt, Marcel Aymé… Louis Aragon lui écrit des poèmes. Elle refuse une chanson de Serge Rezvani qui sera finalement interprétée par Jeanne Moreau.

mardi 3 avril 2018

Cinéma : Candelaria, de Jhonny Hendrix Hinestroza - Avec Alden Knight, Veronica Lynn



En 1995, la chute du bloc soviétique sonne la fin d'une ère. Entre la disparition des aides et l'embargo américain, Cuba est confronté à une crise économique sans précédent. Rationnement, pannes électriques, quotidien d'expédients, à la Havane, Candelaria et Victor Hugo, un couple de septuagénaires, toujours amoureux malgré les aléas de l'existence, survivent comme ils peuvent. Ils travaillent encore, maigres moyens de subsistance. Victor Hugo roule des cigares dans une petite usine et de temps à autre en subtilise quelques-uns pour améliorer l'ordinaire en les revendant à des touristes. Candelaria est lingère dans un grand hôtel et se produit comme chanteuse dans les bars avec un groupe de musiciens. Un jour, elle découvre un caméscope oublié dans un panier de linge sale. Cette caméra, objet exotique, prohibé, inaccessible, les confronte à un dilemme. Faut-il la garder, la rendre, la revendre ? Entre les deux vieux amants, elle devient l'objet d'un jeu malicieux tandis que se réveillent les anciennes passions et qu'ils se redécouvrent. Un jeune proxénète leur fait une proposition indécente.

lundi 2 avril 2018

Lundi Librairie : Tar Baby - Toni Morrison



Tar Baby - Toni Morrison : A la fin des années 1970, Valerian Street, riche industriel de Philadelphie qui a fait fortune dans la confiserie, prend sa retraite dans les Caraïbes sur l'Isle des Chevaliers. Son épouse Margaret, ancienne reine de beauté, dont le goût des mondanités ne l'a jamais quitté, s'ennuie ferme. Ondine, la cuisinière et Sydney, le majordome, un couple de domestiques africains-américains à leur service depuis toujours, les ont suivis jusque-là. Tandis que Valerian se passionne pour sa serre où il fait pousser des plantes du Nord à l'abri du climat tropical et leur joue de la musique, Margaret vit la situation comme un exil, une relégation, d'autant que leur fils, Michael, fait tout pour éviter de leur rendre visite. A l'approche de Noël, il semble que les festivités se dérouleront en petit comité. Si la femme de Valerian espère toujours que Michael viendra, seule Jadine, la nièce de Sydney et Ondine fait son apparition. La belle jeune femme qui a pu suivre des études grâce à la générosité des Street est aujourd'hui mannequin et partage son temps entre Paris et New York. Quand Fils, un vagabond noir au passé trouble débarque clandestinement sur l'île et trouve refuge dans la propriété, sa troublante présence révèle les tensions raciales larvées sous les apparences idylliques.