lundi 30 septembre 2019

Lundi Librairie : Dis, Paris, qu'est-ce que tu fabriques ? - Nathalie Zaouati



Dis, Paris, qu’est-ce que tu fabriques ? : Nathalie Zaouati aka The Parisienne, la plus enthousiaste des amoureuses de Paris, nous enchante de ses chroniques bloguesques depuis de nombreuses années. A travers ses stories Instagram, elle dispense de délicieuses vidéos, prises sur le vif, au gré de ses pérégrinations. Battre le pavé, arpenter les venelles méconnues, cette enthousiaste énergique pose un regard bienveillant sur la ville partageant une curiosité contagieuse et une empathie particulière qui font toute la différence. Nathalie aime les autres, le vivre ensemble, les acteurs du quotidien. Elle se passionne pour les petites entreprises à dimension humaine, synonymes de vitalité, d’économie de proximité. Dans ce guide d’un genre un peu différent, elle rend hommage aux artisans qui font les beaux jours de Paris. Et ce qui ne gâche rien, ce recueil publié par une petite maison d’édition est un très joli livre au doux papier et à la maquette très poétique.

samedi 28 septembre 2019

Coup de Coeur : Polo Party Billecart-Salmon 2019, Night Fever au Polo Club de Paris



La neuvième édition de la Polo Party Night Fever s’est tenue jeudi 19 septembre dernier au Polo Club de Paris. La cuvée 2019 menée par la maison de Champagne Billecart-Salmon, la Banque Palatine, le Groupe GR, Kaviari, la Team Colin Lexus a réuni dans un cadre exceptionnel clients, personnalités des arts, du spectacle, des lettres, de la gastronomie. Sur la Route des Moulins, au bois de Boulogne, les colombages anglo-normands du Club house annoncent un lieu fondé en 1882 par le vicomte de la Rochefoucauld. Ce club sportif, le plus huppé de la Capitale, n’est normalement accessible qu’au cénacle réduit d’un microcosme courtois composé de 6000 membres permanents. Triés sur le volet, ils appartiennent aux plus illustres familles, sont capitaines d’industrie, figures des affaires, hommes et femmes d’influence. Dédié originellement à la pratique du Polo, le sport des rois, le roi des sports, le Polo Club de Paris propose désormais un panel diversifié golf, tennis, équitation, escrime. Et bien entendu, polo sur le terrain qui a accueilli les matchs officiels des Jeux Olympiques de 1900. Placée sous le signe de la convivialité, illuminée par l’or des bulles du champagne Billecart-Salmon, la belle Polo Party a su associer avec esprit, le chic et la décontraction, le divertissement sincère et les relations publiques.

vendredi 27 septembre 2019

Ailleurs : L'Aspérule, la belle étoile du chef Keigo Kimura au coeur de la Bourgogne - Dijon



Cuisine d’auteur, d’émotions, sous la férule du chef Keigo Kimura L’Aspérule enchante de ses métissages savoureux la capitale des ducs de Bourgogne. Depuis 2018, l’inventivité d'un Japonais fou de cuisine française remet au goût du jour la gastronomie dijonnaise. Petite plante savoyarde très odorante aux arômes de vanille, aux notes de foin frais, aux nuances de miel, la singulière aspérule prête son nom à un établissement à l’inventivité irrésistiblement contemporaine. Elle est aussi l’une des herbes signatures du chef Marc Veyrat, l’un des premiers maîtres français auprès duquel le chef Keigo Kimura a fait ses armes durant près de quatre ans à Annecy. Portions délicates, créations originales, soin du détail dans les assiettes comme en salle, à L’Aspérule, la rigoureuse élégance japonaise croise la tradition d’un riche répertoire français. Les accords se précisent dans la technicité de compositions exécutées avec grâce. Dès janvier 2019, l’engagement du chef est récompensé d'une étoile par le guide Michelin. Dijon et sa future Cité internationale de la Gastronomie ont d'ores et déjà trouvé un superbe ambassadeur.

jeudi 26 septembre 2019

Music : Missy Elliott - Throw It Back



This is a Missy Elliott exclusive
Walk up in this thing (Thing)
I be on my game (Game)
If it's competition ('Tition)
I put them to shame (Shame)

mercredi 25 septembre 2019

Ailleurs : Clouet - Le Miroir des Dames - Cabinet d'arts graphiques du Musée Condé - Domaine de Chantilly - Jusqu'au 6 octobre 2019



Le Musée Condé fondé grâce à la passion d’un homme, le duc d’Aumale, a permis de réunir un fond d’arts graphiques exceptionnel. Parmi les chefs-d’œuvre de cette collection unique, 366 portraits féminins dessinés par les deux plus grands portraitistes de la Renaissance française, Jean Clouet (1480-1541) et François Clouet (1520-1572). Père et fils sont aujourd’hui célébrés à travers une exposition unique, Clouet Le Miroir des Dames. Ces deux artistes ont marqué l’histoire du portrait féminin au XVIème siècle. Par leur parti pris esthétique novateur, ils ont fait évoluer la représentation de la figure humaine. Sous leur crayon, ils ne se contentent plus d’évoquer la beauté ou la piété mais cherchent à mettre en lumière le rang, les mérites, les qualités d’esprit du modèle. Cette révolution artistique intervient au moment même où s’affirme le statut des femmes à la cour de France. L’exposition qui se tient au Cabinet d’arts graphiques du musée Condé réunit une quarantaine de dessins, immarcescibles instantanés de la cour des Valois sous la royale autorité de François Ier, Henri II et Catherine de Médicis.

mardi 24 septembre 2019

Cinéma : Les Petits Maîtres du Grand Hôtel, une comédie documentaire et musicale de Jacques Descamps



A Grenoble dans le cadre d’un projet totalement différent, le réalisateur Jacques Deschamps s’installe à l’hôtel Lesdiguières à Grenoble. Très vite, la jeunesse du personnel l’intrigue ainsi que leur maladresse adolescente supervisée par de sévères majordomes eux-mêmes impeccables. Il découvre alors que le lieu est un peu particulier. Il s’agit d’une école hôtelière très réputée. Façade rose chantournée, très Grand Budapest Hotel de Wes Andersen, et vue imprenable sur le Mont Ventoux ainsi que sur le massif de Belledonne, cet établissement de haut standing forme l’élite des métiers de l’hôtellerie. Ici, sous le regard avisé d’impeccables maîtres d’hôtel devenu professeur, de jeunes élèves, entre 16 et 17 ans, découvrent les différentes facettes d’un rituel immuable, celui des palaces et restaurants étoilés. Six ans après le documentaire au sujet du dernier cirque tzigane en France, le cirque Romanès, Jacques Descamps choisit de poser sa caméra au cœur de l’hôtel Lesdiguières afin de suivre durant une année, la formation les étudiants du lycée d’application hôtelière de Grenoble.  A peine sortie de l’adolescence, ceux-ci doivent apprendre le b.a.-ba des grands hôtels, la rigueur mais à exécuter des ordres sans broncher, à grandir en somme.

lundi 23 septembre 2019

Lundi Librairie : Rhapsodie des oubliés - Sofia Aouine



Rhapsodie des oubliés - Sofia Aouine : Abad a treize ans. Avec sa famille, il a fui la guerre du Liban pour se retrouver à La Goutte d’or quartier cosmopolite de l’Est parisien, p’tit môme rendu philosophe par la vie, les horreurs qu’il a vécu qu’il tente d’oublier. Et puis treize ans, c’est l’âge où tout bascule, où le corps revendique une puberté exubérante alors que la gouaille de l’enfance proteste encore vertement. Abad multiplie les bêtises, les petites magouilles. Il est consigné dans sa chambre par ses parents. Alors par la fenêtre il fantasme, sur les seins de la vieille voisine quand elle passe la serpillière, sur le visage angélique de la sœur voilée d’Omar le Salaf qu’il a surnommé Batman, sur les nichons peinturlurés de fleurs des Femen qui tiennent réunion en face. Ça dégénère assez vite, les gamins mateurs, les salafistes rigoristes et les féministes. Abad est envoyé chez la psy, une drôle de bonne femme, Ethel Etterman. Elle aussi on lui a intimé l’ordre de taire son passé pour survivre. Et puis il y a Odette, la vieille dame mélomane qui perd un peu la tête. A Barbès, la misère a jeté les belles d’Afrique sur le trottoir. Elles rêvent d’un avenir meilleur pour leurs enfants restés au pays. Sur les mêmes lieux de L’Assommoir de Zola, à quelques siècles d’écart, se retrouve Gervaise la plus belle de toutes les vénus mercenaires espérant un jour devenir lingère pour laver toute la saleté du monde. Mêmes douleurs, mêmes victimes, l’éternelle tragédie de la condition humaine. A défaut de pouvoir prodiguer sa tendresse à sa gamine Nana demeurée de l’autre côté de la mer, Gervaise a pour ce petit garnement d’Abad des tendresses maternelles. Mais les féroces mères maquerelles n’hésitent pas à briser moralement et physiquement les trop tendres, celles qui ne rapportent pas assez. Les toxicomanes accrochés à leur pipe de crack et les dealers jouent au chat et à la souris. A Barbès, l’enseigne clignotante de Tati a remplacé la Tour Eiffel.

jeudi 19 septembre 2019

Music : Haim - Summer girl



L.A. on my mind, I can't breathe
You're there when I close my eyes, so hard to reach
Your smiles turn into crying, it's the same release
And you always know, and you always know

mercredi 18 septembre 2019

Ailleurs : La Joconde nue, le mystère dévoilé - Musée Condé - Domaine de Chantilly - Jusqu'au 6 octobre 2019



La Joconde nue ou Monna Vanna, énigmatique carton acquis en 1862 comme un original de Léonard de Vinci pour la somme extravagante à l’époque de 7000 francs, est l’un des trésors de la collection du duc d’Aumale. Depuis des siècles, mystère pour les experts, elle soulève de nombreuses interrogations au sujet son authenticité, de sa datation, de son auteur ou encore de son modèle. A l’occasion du 500ème anniversaire de la mort de Léonard de Vinci, le Musée Condé présente une exposition inédite dont elle est le coeur troublant. L’évènement retrace l’enquête scientifique menée en 2017 par le Centre de recherche et de restauration des Musées de France (le C2RMF) mais prend aussi le parti de souligner par le biais de nombreuses oeuvres, l’importance de ce carton dans l’histoire de l’art. Les copies attribuées à Salaï, le portrait de Joos van Cleve, La Dame au bain de François Clouet ou encore le célèbre et pourtant anonyme portrait au bain, présumé de Gabrielle d'Estrées et une de ses sœurs, la duchesse de Villars, illustrent l’idée d’une Joconde nue, source majeure d’inspiration à travers les siècles.

mardi 17 septembre 2019

Cinéma : Kusama : Infinity, la vie et l'oeuvre de Yayoi Kusama - Un documentaire de Heather Lenz



« Ma vie est un pois perdu parmi des millions d'autres pois ». Icône de l’art contemporain, personnalité aussi émouvante qu’énigmatique, à 90 ans ans aujourd’hui, Yayoi Kusama est l’artiste femme la plus reconnue au monde. En 2006, elle se voit décerner le prix Praemuim Imperiale pour sa peinture par l’association japonaise des Beaux-arts. La grande rétrospective de 2007 au Centre Pompidou replace son travail au cœur de la pratique artistique contemporaine dans l’esprit des Français. Yayoi Kusama est l’artiste ayant attiré le plus de visiteurs dans ses expositions en 2014. Les pois et les citrouilles sont les motifs emblématiques d’un acte de création vécu comme un véritable sacerdoce. Elle vit recluse depuis 1977 dans un établissement psychiatrique spécialisé, l’institut Seiwa où elle dispose d’un atelier. Dans cet univers singulier, elle poursuit son oeuvre loin du monde. La réalisatrice Heather Lenz rend hommage cette plasticienne avant-gardiste, artiste féministe, investie pour les droits des homosexuels, dont l’engagement politique notamment contre la guerre du Vietnam a marqué le parcours.

lundi 16 septembre 2019

Lundi Librairie : Par les soirs bleus d'été - Franck Pavloff



Par les soirs bleus d’été - Franck Pavloff : Au cœur des Cévennes, Détélina, singulier prénom bulgare pour une jeune femme du cru, vit seule avec son fils Léo. Ce petit garçon spécial qui ne se laisse approcher par personne entretien une relation particulière avec la nature, les formes et plus particulièrement les couleurs par lesquelles il communique avec sa mère. La journée de Détélina et Léo est rythmée par les rituels. Mais ce lien fusionnel les isole. D’autant que la jeune femme doit aussi veiller sur sa mère, pensionnaire d’un établissement spécialisé, qui a peu à peu perdu la mémoire et ne la reconnaît plus. Elle l’appelle désormais mademoiselle. Détélina travaille dans un gîte mais sa véritable passion est la photographie. Elle est fascinée par l’histoire des anciens mineurs, le courage et la fierté des générations sacrifiées au fond des mines désormais désaffectées. La vie bien cadrée de Détélina et Léo va être bouleversée par l’arrivée d’un étranger qui débarque sur un side-car militaire hors d’âge. Stépan vient de la région du Donbass en Ukraine, un bassin houiller dévasté par la guerre. Il porte les cicatrices physiques et morales du traumatisme de cette violence, de la mort omniprésente. De son père d’origine française, il a hérité un volume de poésie de Rimbaud et une carte postale à peine déchiffrable. Celle-ci représente le lieu-dit la Montagne Perdue. En quête de cet endroit et de ses origines, il va trouver autre chose. Avec une facilité déconcertante, Léo, le farouche, se laisse approcher par Stépan. 

vendredi 13 septembre 2019

Art : Bassin Takis, oeuvre majeure de l'artiste grec Vassilakis Panayotis Takis, poésie aquatique à La Défense



Le Bassin Takis, oeuvre poétique énigmatique aux portes de la Défense, contraste par sa dimension ludique avec le sérieux des transactions qui se déroulent dans les hautes tours glacées du quartier des affaires. Créée in sitù par l’artiste grec Vassilakis Panayotis Takis (1925-2019), cette installation a vu le jour en 1988. Au pied de la tour Athéna et de l’hôtel Melia, à l’extrémité Nord de l’Esplanade de la Défense, le bassin rectangulaire de 2500m2 déploie le foisonnement d’arborescences aquatiques nées de la main de l’homme. La surface miroitante de l’eau est intégrée à la perspective dans l’axe historique du quartier d’affaires. Ces nymphéas synthétiques, joncs artificiels convoquent les puissances cachées d’un singulier territoire minéral. Le geste artistique révèle et donne sens à un quartier si peu fait pour la nature. Jaillissant de l’eau, les 49 feux multicolores clignotants, Les Signaux, se démultiplient dans le reflet des tours qui grimpent jusqu’au ciel, parois de verre puissamment symboliques. Curieuses floraisons aux formes géométriques montées sur des tiges métalliques, ces sortes de phares intensifient la nuit l’émotion d’un spectacle hypnotique. Hauts de 3,5 à 9 mètres, ils forment un ballet doucement bercé par le vent visible de jour comme de nuit. En 1990, Takis a imaginé à l’extrémité Sud de la Défense un pendant terrien à ces étranges fleurs aquatiques en installant dix-sept nouveaux Signaux intitulés Les Arbres Lumineux.

jeudi 12 septembre 2019

Music : Iggy Pop ft Faith Vern - James Bond



[Iggy Pop & Faith Vern]
She wants to be your James Bond
She wants to be your James Bond
Well, it's not for a price and it's not to be nice

mercredi 11 septembre 2019

Paris : Chalet insolite, des Alpes aux Carpates au coeur de la Ville Lumière - 103 rue de Meaux - XIXème



Le chalet du 103 rue de Meaux impose avec humour son incongruité architecturale au cœur d’un quartier radicalement modernisé dans les années 1970. Cette bicoque de bois haute d’une dizaine de mètres illustre la diversité patrimoniale du XIXème arrondissement. Depuis 150 ans, depuis sa construction à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1867 et sa restauration rue de Meaux, le chalet joue les curiosités piquantes dans un paysage urbain pas toujours souriant. Volontiers qualifié de chalet alpin, son esthétique n’est pas exactement savoyarde. Le petit pavillon ressemble plutôt aux chalets roumains des Carpartes avec découpes et festonnages typiques. Il a été sauvé de l’avidité des bétonneurs par l’intervention des riverains et de la Mairie. Une jolie histoire. 

mardi 10 septembre 2019

Cinéma : Une joie secrète, de Jérôme Cassou - Avec la chorégraphe Nadia Vadori-Gauthier



A la suite des attentats contre Charlie Hebdo et le Bataclan en 2015, la chorégraphe Nadia Vadori-Gauthier, bouleversée par ces événements, décide de reprendre la rue à la violence. Chaque jour, elle arpente la ville afin de créer une nouvelle danse en prise directe avec le réel. Exercice de style et de liberté, elle saisit les bribes de la réalité qui l’entoure, y puise l’inspiration. Nadia Vadori-Gauthier imagine une performance sans cesse renouvelée intitulée Une minute de danse par jour dont le sous-titre Un acte de résistance poétique appelle à résister à la haine par la beauté, l’humour et la sensibilité. Le geste artistique spontané, inattendu et gratuit permet de réapprendre à arpenter la rue sans peur. Il s’agit de se réapproprier la ville, de lui redonner du sens et de susciter des émotions positives, optimistes. La chorégraphe, sympathique feu follet, intervient au cœur d’une foule compacte au pas pressé, dans ruelle déserte à l’écart des grandes artères, dans l’atmosphère singulière d’une gare, à l’abri un jardin de ville verdoyant. Sa danse, folie douce, pleine de vie, provoque l’étonnement joyeux, la surprise charmée, le sourire sincère. Et soudain le lien se renoue entre les solitudes et les blessures guérissent.

lundi 9 septembre 2019

Lundi Librairie : Journal d'un amour perdu - Eric-Emmanuel Schmitt



Journal d’un amour perdu - Eric-Emmanuel Schmitt : "Maman est morte ce matin et c'est la première fois qu'elle me fait de la peine", ainsi débute ce journal de deuil, hommage vibrant à sa mère qu’Eric-Emmanuel Schmitt ouvre par une singulière référence à Camus. A la mort, de Jeannine ancienne athlète de haut niveau, championne de sprint, l’être qui lui a appris la joie de vivre, lui a transmis sa flamme pour les arts, le théâtre, la littérature, la musique, l’humour, les voyages, l’écrivain est resté deux ans, replié sur lui-même, terrassé par la douleur. Il y a eu les proches que l’on repousse, les pensées délétères et pour seul confident son journal. Sans le regard aimant qui lui a donné confiance en soi et en la vie, Eric-Emmanuel Schmitt ne parvenait plus à avancer. Afin de surmonter l’incommensurable chagrin, il a lutté avec ses armes d’écrivain, de dramaturge, de comédien, en se noyant dans le travail, comblant le vide par sa passion du théâtre, par l’amitié aussi qu’il a peu à peu laissé le toucher à nouveau, par l’amour inconditionnel des animaux aussi.

samedi 7 septembre 2019

Art : Breathing Flower, une oeuvre de Choi Jeong Hwa - Festival Les Extatiques, parcours d'art contemporain à la Défense - Jusqu'au 6 octobre 2019



Breathing Flower, fleur de lotus monumentale de 7 mètres de diamètre, déploie délicatement ses pétales cannelés au rythme d’un souffle presque vivant. Cette œuvre cinétique motorisée de l’artiste coréen Choi Jeong Hwa, lente éclosion veloutée d'une floraison aussi joyeusement pop qu’inquiétante, donne l’illusion d’une respiration. La fleur s’ouvre et se ferme, sans jamais se faner. Troublante artificialité. La délicate animation suspend le temps dans un moment hors de la frénésie du monde. En insufflant la vie à une fleur artificielle, Choi Jeong Hwa évoque la fragilité de la nature dévastée par l’homme. Les écosystèmes naturels ne pourront jamais trouver de remplaçants synthétiques aussi beaux soient-ils. Sous des abords candides et colorées, la Breathing Flower révèle l’ampleur de l’angoisse de mort et soulève des interrogations sociales, écologiques, existentielles.

vendredi 6 septembre 2019

Paris : Fontaine monumentale du parc de la Butte du Chapeau Rouge et statue d'Eve par Raymond Couvègnes - XIXème



La Fontaine monumentale du parc de la Butte du Chapeau Rouge, située du côté du boulevard d’Algérie, a été réalisée par Léon Azéma (1888-1978), architecte en charge de l’aménagement de ce jardin public qui sera inauguré en 1939. Le buffet d’eau déployé en bassins étagés, gradins de briques rouges rutilants sous le soleil, est surplombé d’une statue signée Raymond Couvègnes (1893-1985). Cette figure dite L’Accueil de Paris, Femme au bain ou encore Eve a été commandée par la Ville au sculpteur le 18 juillet 1938. A cette occasion, l’artiste a repris pour modèle un original dévoilé lors de l’Exposition des Arts et techniques de 1937. Ce grand moulage, probablement en plâtre, décorait alors la porte Delessert au Trocadéro. La réplique en pierre destinée au parc de la Butte du Chapeau Rouge préside désormais aux destinées aquatiques de l’ensemble.

jeudi 5 septembre 2019

Music : Nekfeu ft Vanessa Paradis - Dans l'univers


Dans l'Univers, y a des milliards de vies
Sur Terre, sept milliards d'êtres humains
Peut-être trois milliards de filles mais c'est toi qu'j'veux
T'es obsédé par le vide et j'déteste ton mode de vie
Et puis t'as ta part de vices mais c'est toi qu'j'veux

mercredi 4 septembre 2019

Paris : Eglise Saint Serge, lieu de culte orthodoxe, délicieuse parenthèse hors du temps - XIXème



L’Eglise Saint Serge et l’Institut de théologie orthodoxe se cachent au fond d’une singulière impasse privée du 93 rue de Crimée. Derrière un portail en fer forgé surmonté d’une croix orthodoxe, apparaît tout d’abord une coquette maisonnette peinte de rouge et de blanc. Sa façade est ornée d’une icône chamarrée, cerclée d’inscriptions en caractères cyrilliques. Elle représente Saint Serge de Radonège, grand spirituel et réformateur monastique, thaumaturge et protecteur de la Russie médiévale. A gauche de la maison, invisible depuis la rue, s’ouvre un passage, chemin sinueux qui court sur une colline inattendue où les arbres se déploient librement. Ici se dresse une première construction de bois, l'ancien dispensaire protestant devenu un atelier où sont coulées les cierges, là de modestes ateliers, plus loin une minuscule libraire presque une cabane ou encore des pavillons d’habitation. Les murs sont vieux, la vigne vierge foisonnante. Le temps s’est arrêté. Et au bout de l’allée, surmontant une volée d’escaliers, le spectaculaire porche en bois ouvragé d’une église dédié au culte orthodoxe russe se dévoile tout entier. Surprise délicieuse et pour le moins incongrue.

mardi 3 septembre 2019

Cinéma : Fête de famille, de Cédric Kahn - Avec Catherine Deneuve, Vincent Macaigne, Emmanuelle Bercot



Dans une grande maison à la campagne, toute une famille est réunie le temps des vacances, à l’occasion de l’anniversaire d’Andréa, la matriarche. Sous un arbre centenaire, la table est dressée. Les gamins jouent dans le jardin. En cuisine, on s’affaire aux préparatifs du repas. Jean, le grand-père effacé, veille. Vincent, le fils aîné, banquier qui a réussi professionnellement et n’en est pas peu fier est venu avec son épouse, Marie, une bourgeoise distante et leurs deux enfants. Romain, le cadet un peu paumé, l’artiste de la famille, intermittent du spectacle désargenté, est accompagné de sa dernière fiancée en date, une belle étrangère. Tout le monde se demande ce qu’elle lui trouve. Et puis il y Emma une adolescente boudeuse, confiée à ses grands-parents Andréa et Jean. Elle est la fille de Claire, l’aînée de la fratrie, issue d’un premier mariage, qui est partie vivre en Floride et n’a plus donné de nouvelles depuis trois ans. Le retour inopiné de cette dernière va bouleverser la fête. Elle exige de reprendre son dû, l’héritage de son père décédé depuis longtemps. Mais l’ensemble de la famille semble lui dénier ses droits sur cet argent, sous prétexte de son instabilité mentale. Ils la tiennent pour folle. Andréa tente d’arrondir les angles.

lundi 2 septembre 2019

Lundi Librairie : Eden - Monica Sabolo



Eden - Monica Sabolo : Nita, une adolescente amérindienne, vit avec sa mère dans une réserve en lisière de forêt. Depuis la disparition de son père, happé par les bois, elle ne se sent plus concernée par son héritage culturel ne rêve que de partir loin d’ici. Dans la maison voisine, s’installent un écrivain et sa fille, Lucy. Rigide, obnubilé par la Bible les armes à feu, le père laisse peu d’espace de liberté à Lucy. Celle-ci a pris l’habitude chaque matin avant d’aller en cours, de troquer ses vêtements trop sages pour des tenues plus provocantes. Les garçons lui tournent autour. Ils sont beaux, ils sont libres et cruels. Elle passe beaucoup de temps dans la forêt. Bientôt, lui vient une drôle de réputation. Fascinée par la jeune fille, Nita tente timidement de se lier d’amitié. Un jour, Lucy disparaît. Elle est retrouvée peu de temps après, nue, couverte de sang et de griffures au pied d’un arbre. Et irrémédiablement traumatisée, totalement mutique. En colère contre le monde entier, Nita tente d’élucider le mystère de cette agression, ce viol qui ne dit pas son nom. Avec son amie Nishi, elles jouent à se faire peur en faisant du stop pour se rendre dans un bar de routiers, le Hollywood. Dans cet établissement fréquenté par les ouvriers de la société forestière et tenu par cinq filles à la réputation sulfureuse, Nita pressent qu’elle trouvera les réponses que personne n’est décidé à lui donner.