lundi 31 décembre 2018

Lundi Librairie : Requins, caniches et autres mystificateurs - Jean-Gabriel Fredet



Requins, caniches et autres mystificateurs - Jean-Gabriel Fredet : Essai caustique hautement décapant, Requins, caniches et autres mystificateurs annonce la couleur avec un titre clin d’œil aux œuvres phare des artistes contemporains les plus chers. Journaliste d’investigation, correspondant du Nouvel Obs aux Etats-Unis pendant plus de vingt ans, ayant récemment rejoint la rédaction de Challenges, Jean-Gabriel Fredet signe un brûlot terriblement lucide. Il décortique un certain monde de l’art, terrain de jeu d’une caste très exotique pour le tout-venant, les super-riches. Culture de l’entre-soi, pratiques occultes, cette enquête abondamment documentée dénonce les excès et les dérives d’un microcosme aux codes troubles pour lequel l’art est devenu un marqueur social et son marché une nouvelle sorte de place boursière. 

vendredi 28 décembre 2018

Paris : Arc de Triomphe du Carrousel, monument impérial cherche mécène - Ier



L’Arc de Triomphe du Carrousel, à l’ouest du Musée du Louvre, rend hommage à la Grande Armée de Napoléon Ier et célèbre la victoire d’Austerlitz survenue le 2 décembre 1805, lorsque les troupes napoléoniennes ont pris le dessus sur celles de François Ier, empereur d’Autriche et Alexandre Ier, empereur de Russie. Napoléon, s’inspirant des arcs de triomphe antiques construits à la gloire des empereurs romains, commande son édification en 1805. Ce monument commémoratif, intégré à la place du Carrousel entre le palais des Tuileries et le quartier qui le sépare alors du Louvre, est également destiné à devenir l’entrée principale de la cour du palais. S’il a survécu à la Restauration et au grand incendie qui a détruit les Tuileries en 1871, l’arc de Triomphe du Carrousel fait aujourd’hui grise mine, dégradé par la pollution et le temps qui passe. De ce fait, il ne se visite pas. Afin de lui redonner tout son lustre, le musée du Louvre lance une souscription publique, ouverte jusqu’au 31 janvier 2019, dans le cadre du programme Tous mécènes. Depuis 2011, celui-ci permet à l’institution publique de faire appel au mécénat privé, à la générosité des particuliers et des entreprises, afin de mener à bien des projets d’acquisition d’œuvres ou de restaurations. En 2019, le Louvre souhaiterait se pencher sur le cas de l’arc de Triomphe du Carrousel et pour cela il lui faudrait réunir grâce aux dons, au moins 1 million d’euros sur les 5 prévus pour l’ensemble des travaux.

jeudi 27 décembre 2018

Music : Frankie goes to Hollywood - Relax



Relax don't do it 
When you want to go to it 
Relax don't do it 
When you want to come 
Relax don't do it 
When you want to come 
When you want to come 

mercredi 26 décembre 2018

Paris : Fontaine de Charonne dite Trogneux, point d'eau historique du Faubourg Saint Antoine - XIème



La fontaine Trogneux ou de Charonne a été construite en application de lettres patentes datant de 1719. Cette ordonnance royale envisage alors la création d’un ensemble de cinq fontaines à l’est de Paris, réparties à travers tout le Faubourg Saint Antoine alors dépourvu de points d’eau. Dans le quartier des artisans du meuble où ébénistes, menuisiers, ferronniers se sont établis grâce aux franchises obtenues par l’abbaye de Saint Antoine leurs permettant de travailler en dehors des corporations, l’usage est de s’approvisionner auprès des porteurs d’eau. Maître général triennal contrôleur et inspecteur des bâtiments de la Ville de Paris pour Louis XIV et Louis XV, Jean Beausire (1651-1743) est chargé du projet. Entre 1682 et jusqu’à sa mort à l’âge de 92 ans, il mène à bien un vaste programme de réalisation et de gestion des fontaines parisiennes. Un peu d’histoire si vous le voulez bien.

mardi 25 décembre 2018

Joyeux Noël, Félix !



Hello les gens,

Un petit mot entre deux parts de bûche - je suis littéralement en train de me transformer en motte de beurre - pour vous souhaiter un très bon Noël. J'espère que vous avez passé un agréable réveillon auprès de ceux qui vous sont chers et que vous avez été gâtés. Aller zou, on retourne au caloricide ! Il reste de la dinde...

Je vous embrasse oh ho ho

Caroline

lundi 24 décembre 2018

Lundi Librairie : Jacques de Bascher dandy de l'ombre - Marie Ottavi



Jacques de Bascher dandy de l'ombre - Marie Ottavi : « Jacques de Bascher jeune, c’était le diable fait homme avec une tête de Garbo. Il avait un chic absolu. Il s’habillait comme personne, avant tout le monde. C’est la personne qui m’amusait le plus, il était mon opposé. Il était aussi impossible, odieux. Il était parfait. Il a inspiré des jalousies effroyables. » Karl Lagerfeld. Le sulfureux Jacques de Bascher, homme bien-né, décadent et sublime a consumé son existence entre vice et vertu. Des années 1970 aux années 1980, son charme vénéneux, sa rare érudition, son sens de la fête et de la démesure ont séduit les deux sexes sans distinction, déclenchant passions et scandales dans une époque excessive. Compagnon de Karl Lagerfeld jusqu’à la fin, amant destructeur d’Yves Saint-Laurent qu’il rendit fou d’amour, figure irrésistible des nuits parisiennes, Jacques de Bascher a marqué les esprits sans pour autant n’avoir jamais concrétiser ses multiples dons à travers une oeuvre. Marie Ottavi, journaliste à Libération, retrace son parcours dans un livre-enquête où les acteurs de cette période s’expriment et peignent le portrait d’un homme et de son temps.

samedi 22 décembre 2018

Théâtre : Miss Nina Simone, d'après Gilles Leroy - Avec Jina Djemba, Valentin de Carbonnières - Théâtre de l'Oeuvre



Atteinte d’un cancer du sein, Nina Simone s’est réfugiée dans le Sud de la France. Loin du monde, enfermée dans une maison délabrée, rongée par l’alcool et la maladie, elle rumine une solitude amère. Lorsqu’elle engage Ricardo comme intendant, se noue une relation de confiance et d’amitié. Il sera son dernier confident au crépuscule de sa vie. Auprès de lui, elle se rappelle. Née en 1933 en Caroline du Nord, Eunice Kathleen Waymon qui n’est pas encore Nina Simone, se passionne pour la musique. Elle rêve de devenir pianiste classique, concertiste. Soutenue par des parents aussi stricts qu’exigeants, elle passe le concours de la Julliard School of Music, New York. Malgré son talent, elle n’est pas admise à la prestigieuse académie. Elle est persuadée que ce rejet est dû à sa couleur de peau. Eunice deviendra Nina, la chanteuse à la voix d’or. De ce destin empêché, naîtront engagements et révoltes. Militante pour les droits des noirs, des femmes, Nina Simone aura, toute sa vie, lutté pour la cause des minorités, revendiquant fièrement ses racines.

vendredi 21 décembre 2018

Paris : Impasse Mousset, devenir radieux d'un ancien passage industriel de la rue de Reuilly - XIIème



L’impasse Mousset, dans le quartier Picpus Daumesnil a des allures radieuses de campagne à Paris. Venelle s’échappant de la rue de Reuilly, elle cahote sur des pavés disjoints au charme authentique. Les bicoques colorées pas trop retapées, façades envahies de végatation, joliment conservées dans un certain jus, bordent cette curiosité du vieux Paris toujours vivace. Ici, peu de changements sont survenus depuis le XIXème siècle. L’impasse Mousset est l’une des nombreuses échappées pittoresques qui débouchent sur la rue de Reuilly, ancien chemin médiéval, axe important du commerce de Paris jusqu’à Charenton et Saint-Maur. Passages et courettes, soigneusement planquées derrières des grilles, dissimulés au fond de profonds passages cochers, ne se laissent pas toujours approcher, jalousement gardés. L’impasse Mousset, ainsi que la cour d’Alsace-Lorraine dont je vous parlais ici font exception. Ancien passage industriel typique du faubourg, l’impasse Mousset est toujours largement ouverte sur la voie principale. Si l’activité a évolué, l’animation dans les ateliers perdurent. Aujourd’hui, ils sont occupés par des artisans ou bien ils ont été repensés dans les années 1990, à la suite d’une campagne de réhabilitation, pour devenir des habitations, des lofts et des espaces de travail.

jeudi 20 décembre 2018

Music : MØ ft. Foster The People - Blur



Under the bad, bad moon tonight
Or baby, is it just me?
Or is it something in the air we breathe?
'Cause I'm feeling dizzy, dizzy, ah
How was the party? Was it treating you right?
I wish that I could be there but I'm
Under the bad, bad moon tonight
Baby, can you help me?

mercredi 19 décembre 2018

Paris : Passage du Chantier, réminiscences de l'ancien Faubourg Saint Antoine et histoire des métiers du bois - XIIème



Le passage du Chantier surgit au fond de porches profonds, vestige animé de la grande époque des métiers du bois du Faubourg Saint Antoine. Jetée à travers le pâté de maison jusqu’à la rue de Charenton, cette étroite ruelle pavée perpétue l’héritage de la tradition. S’il n’y a presque plus d’artisans en arrière-boutique, seules les échoppes de restaurateurs résistent, les magasins de meubles eux perdurent joliment achalandés, vifs et colorés. Enseignes en fer forgé, grilles richement ouvragées évoquent la complémentarité des artisanats et la présence des ferronniers auprès des ébénistes. Ouvert en 1842, classé dans la voirie parisienne par arrêté municipal du 9 février 1995, le passage du Chantier sinue à l’ombre des petits immeubles ponctués de courettes pittoresques, arrière-cours, jardinets que les boutiques ont transformé en lieu d’exposition. Son nom fait référence aux chantiers du bois proches des ateliers où étaient entreposés les matériaux nécessaires au travail des métiers du meuble. Lieu de flânerie hors du temps, cette singulière venelle est propice aux découvertes insolites même si son histoire demeure fort simple. Le fait le plus romanesque s’y rapportant remonte à la révolution de 1848, lorsqu’une fonderie de serrurerie situé au numéro 10 s’y fit fabrique clandestine de munitions. Petit détour par le faubourg.

mardi 18 décembre 2018

Cinéma : L'Empereur de Paris, de Jean-François Richet - Avec Vincent Cassel, Denis Ménochet, August Diehl, Denis Lavant



Au début du XIXème siècle, échappé des plus terribles bagnes français, François Vidocq, malandrin multirécidiviste, est porté disparu depuis sa dernière évasion rocambolesque d’une galère en pleine mer. Si les autorités le croient mort, il a en réalité choisi de faire profil bas en endossant le modeste costume de drapier les marchés. Mais le simple commerçant tombe dans un guet-apens tendu par les ennemis de Vidocq. Accusé d’un meurtre dont il est innocent, il négocie sa liberté auprès de la police en proposant ses services comme indicateur. Il espère une grâce prochaine. Les résultats ne se font pas attendre. Grâce à ses méthodes peu conventionnelles et sa connaissance intime des milieux criminels, Vidocq se révèle redoutable à débusquer ses anciens collègues de la voyoucratie. Malgré l’hostilité des forces de police régulières, le préfet le nomme bientôt à la tête d’une brigade singulière composées d’anciens condamnés chargés d’infiltrer la pègre parisienne.

lundi 17 décembre 2018

Lundi Librairie : Piège nuptial - Douglas Kennedy



Piège nuptial - Douglas Kennedy : Journaliste, Nicholas Hawthorne, trente-huit ans, sans attaches ni passion, a passé sa carrière à travailler comme pigiste pour la presse régionale. Désabusé, las de sa vie insipide, il décide sur un coup de tête de réunir ses maigres économies pour partir à l’aventure dans le bush australien. Si l’idée est romanesque, à Darwin où il atterrit, il est très rapidement rattrapé par la réalité sordide. Nick se décide plutôt pour le road trip et achète alors un combi Volkswagen à un couple d’illuminé afin de traverser les étendues désertiques jusqu’à l’Océan indien. Après un accident avec un kangourou qui endommage son véhicule, il est contraint de faire une pause dans un bled où il fait la connaissance d’une plantureuse autostoppeuse du cru, Angie. La robuste créature, rustique mais appétissante, l’entreprend très rapidement. Il se laisse faire mais alors qu’ils arrivent sur la côte, elle se fait plus pressante. Après une dispute et une réconciliation athlétique, elle lui administre une dose massive de tranquillisant. Nick se réveille trois jours plus tard au fin fond de l’outback dans le village de Wollanup, marié pendant son coma à la furieuse Angie et retenu contre son gré dans ce cloaque sordide. Rayé de la carte par les autorités lors de la fermeture de la mine qui le faisait vivre, ce bled improbable a été reconstitué clandestinement par quatre familles d’affreux, sales et méchants. Les chefs de clans y imposent leur propre loi dans un idéal collectiviste déviant. La population gangrénée dès le plus jeune âge par l’alcoolisme survit grâce aux revenus de l’équarrissage de kangourous destinés à une usine d’aliments pour animaux. Et ici, on ne divorce pas !

samedi 15 décembre 2018

Paris : Cour de l'Industrie, perpétuation d'une tradition artisanale et artistique, renaissance d'une cour industrielle du XIXème siècle - XIème



La Cour de l’Industrie, dans le quartier Sainte Marguerite à deux pas du Faubourg Saint Antoine, témoigne avec charme du passé industriel de la Capitale. Lieu patrimonial, social et culturel, au 37 bis rue de Montreuil, elle porte le souvenir vivace du vieux Paris. Ce site exceptionnel datant de la deuxième moitié du XIXème a bien failli disparaître emporté par la vétusté. La Mairie de Paris lui a offert une véritable renaissance en rachetant l’ensemble. Le chantier de réhabilitation aura duré six ans pour rendre la cour de l’Industrie à sa vocation originelle. C’est ainsi que se perpétuent aujourd’hui encore les gestes ancestraux de l’artisanat. Bordés de 6000m2 d’ateliers, ces espaces ont conservé l’identité singulière des cours dédiées à l’industrie du meuble et des métiers du bois. Au rez-de-chaussée les ateliers bruissent d’activité tandis qu’en étage des logements demeurent. Lieu de vie et de lien social, la cour de l’Industrie rend hommage à la solidarité d’une communauté riche de compétences. Les cinquante-cinq ateliers occupés par des artisans et des artistes s’affirment comme les belles vitrines des savoir-faire.

vendredi 14 décembre 2018

Expo : Un rêve d'Italie, la collection du marquis Campana - Musée du Louvre - Jusqu'au 18 février 2019



Le Louvre en partenariat avec le musée de l’Ermitage de Saint Pétersbourg présente une exposition événement autour de la collection d’une figure énigmatique et romanesque, le marquis Giampetro Campana (1808-1880), homme d’affaires, philanthrope, archéologue amateur voire même pilleur de sites. Porté par une curiosité insatiable, cet aristocrate romain à la réputation sulfureuse, rassemble en l’espace de trente ans, principalement de 1830 à 1850, la plus grande collection privée du XIXème siècle. Cette passion dévorante le mène à la ruine. En partie recomposé - 500 pièces sur les 12 000 que comptait la collection complète - le trésor du marquis Campana, tel que lui-même ne l’a jamais vu, dévoile ces plus beaux attraits. Au Louvre, cette exposition exceptionnelle souligne la volonté encyclopédique d’un collectionneur qui à travers l’accumulation d’objets rares a cherché à illustrer la virtuosité de l’art italien sous toutes ses formes, l’originalité d’une civilisation qui a dominé le bassin méditerranéen. 

jeudi 13 décembre 2018

Music : Neneh Cherry - Shotgun Shack



Just fun and games
Took my name in vain
Nothing is the same
Just another day now
Fun and playgrounds
Bend the rules now
Know the rules now
Play the rules now

mercredi 12 décembre 2018

Théâtre : Souliers rouges, de Aurélie Namur d'après Andersen - Avec Aurélie Namur, Claire Engel, Yannick Guégan - Théâtre Paris-Villette



Une orpheline adoptée par une marâtre autoritaire ne parvient pas à faire le deuil de « sa maman chérie adorée ». La femme qui l’a recueillie a des idées bien précises sur l’éducation et multiplie les interdits, interdiction de marcher pieds nus, de danser ou de porter du rouge. Elle lui impose une nouvelle garde-robe de petite fille sage et des brodequins blancs tout neufs qui la font souffrir. Elle cache les anciens, cadeaux de la mère défunte. La petite fille les retrouve, les chausse à nouveau malgré les menaces de la marâtre. Celle-ci ne pouvant se faire obéir se résout à brûler les vieux godillots rouges. Dévastée la fillette est abordée par un étrange camelot qui lui offre une paire de souliers rouges. Elle ne résiste pas à ce mystérieux présent qui révèle bientôt son pouvoir.

mardi 11 décembre 2018

Cinéma : Nous, les coyotes, de Hanna Ladoul et Marco La Via - Avec Morgan Saylor, McCaul Lombardi, Betsy Brandt



Déterminée, pleine de projets, dotée solide bagage universitaire, Amanda est très éprise de Jake, un rêveur beaucoup plus bohème. Malgré la réprobation de la famille de celle-ci, le couple décide de quitter l’Illinois pour aller tenter sa chance à Los Angeles, où les deux jeunes gens rêvent de se réinventer. La tante d’Amanda doit les héberger le temps qu’ils trouvent un logement mais très vite, les relations se tendent quand celle-ci refuse, parce qu’ils ne sont pas mariés, que Jake et Amanda dorment ensemble. Ils se retrouvent à la rue. Tandis que Jake distribue des CV au gré de ses déambulations et préfère se laisser vivre en fumant des joints, Amanda a déjà décroché un entretien. C’est la désillusion quand les recruteurs lui proposent un stage non rémunéré qui pourrait éventuellement déboucher à long terme sur une embauche. Leur voiture est saisie par la fourrière. Trouver un job et un appartement se révèle plus difficile que prévu. Les déconvenues sont nombreuses. Si le manque d’argent met en péril leur futur, ils ne perdent pas espoir. 

lundi 10 décembre 2018

Lundi Librairie : Confessions d'une cleptomane - Florence Noiville



Confessions d’une cleptomane - Florence Noiville : Respectable épouse du très intègre nouveau ministre des Finances Pierre-Antoine Berg, Valentine de Lestrange experte en art réputée. Epanouie professionnellement, elle regrette un peu d’avoir abandonné ses ambitions de sculptrice. Cette grande bourgeoise d’un certain âge, bien sous tous rapports, insoupçonnable, s’ennuie dans son quotidien de grand confort. Afin de rompre la monotonie, elle a développé ce qu’elle désigne comme une lubie, une manie, pas un drame en somme. Elle est cleptomane. Une histoire de famille puisque la lignée des femmes, sa mère comme sa grand-mère, semble avoir hérité du poignet leste. Son premier larcin remonte à l’enfance, un vol de Malabar avec son cousin. Aujourd’hui Valentine exerce son art de la prestidigitation selon un code d’honneur, une stricte règle de conduite, dans les belles boutiques, les opulents magasins. Objets luxueux, vêtements de prix mais aussi des babioles ici et là, un Yop vanille à la station-service, une barre chocolatée au point presse. La compulsion s’affirme de plus en plus irrépressible. La manie devient incontrôlable. Valentine craint de se faire prendre et de causer du tort à son époux. 

vendredi 7 décembre 2018

Ailleurs : Le Grand Réfectoire et L'Officine, découverte au Grand Hôtel Dieu de Lyon, à l'invitation de la Maison de Champagne Billecart-Salmon



Vaisseau aux trois dômes, accosté à la presqu’île de Lyon, le Grand Hôtel Dieu est entré en travaux pour aborder le nouveau siècle sous les auspices de la métamorphose. L’ensemble classé dont les premiers éléments ont vu le jour au XIIème siècle, s’épanouit à travers un dédale de cours et de jardins à l'architecture patrimoniale ébouriffante. Le chantier de restauration a trouvé inspiration dans l’histoire séculaire de ces vénérables édifices afin d’accueillir des commerces exceptionnels et très prochainement un hôtel prestigieux ainsi qu’un centre d’affaires et la Cité internationale de la Gastronomie, des halles dédiées aux commerces de bouche sous la houlette de Meilleurs Ouvriers de France. Tout juste inauguré dans une aile du XVIIIème siècle, Le Grand Réfectoire s’est niché au cœur de l’ancienne cantine des sœurs du Grand Hôtel Dieu, redonnant au lieu sa vocation originelle. L’élégante brasserie aux volumes spectaculaires réserve quelques surprises A l’invitation de la Maison de Champagne Billecart-Salmon, j’ai eu la chance d’assister à l’inauguration de ces toutes nouvelles adresses. Paris la douce en virée à Lyon !

jeudi 6 décembre 2018

Music : Led Zeppelin - Immigrant Song



We come from the land of the ice and snow
From the midnight sun, where the hot springs flow
The hammer of the gods
W'ell drive our ships to new lands
To fight the horde, and sing and cry
Valhalla, I am coming!

mercredi 5 décembre 2018

Coup de Coeur : Créations de Noël Le Chocolat Alain Ducasse, une collection de fêtes intensément cacaotée



A la Manufacture de Chocolat Alain Ducasse, l’empreinte olfactive de la torréfaction des fèves éveille les réminiscences heureuses de l’enfance. Le savoir-faire des grands maîtres chocolatiers et la modernité d’une inspiration sans cesse renouvelée sont célébrés. Dans l’atelier traditionnel ouvert sur la boutique, l’artisan dispense son grand art, de la torréfaction des fèves au façonnage, sous l’œil fasciné des visiteurs. Ce lieu magique et singulier tout embaumé des parfums de cacao nous révèle des secrets de confection, dans un ballet rigoureux, ode aux sens. Le Chocolat Alain Ducasse revendique la singularité du travail à la main dont les bonbons et autres divines créations gardent le souvenir dans l’imperfection des formes. Moment privilégié, les fêtes de fin d’année sont l’occasion de redécouvrir la virtuosité des artisans de la gastronomie, d’aiguiser nos curiosités en s’ouvrant aux délectations des nouveautés. Pour Noël, Le Chocolat Alain Ducasse dévoile une collection aux lignes épurées placée sous le signe d’une intense gourmandise.

mardi 4 décembre 2018

Cinéma : Leto, de Kirill Serebrennikov - Avec Irina Starshenbaum, Teo Yoo, Roman Bilyk



Au début des années 1980, en Union soviétique, une nouvelle génération de musiciens voit le jour alors qu’émerge une scène rock underground florissante. A Leningrad, Viktor Tsoi chanteur très inspié par le glam-rock cherche à se faire un nom. Il rejoint une communauté de rockeurs rêveurs qui prônent le collectif plutôt que l’individu et se réunissent autour de disques de contrebande. Lou Reed, Iggy Pop, david Bowie, Led Zeppelin sont leurs idoles. Leader charismatique du groupe Zoopark, Mike Naumenko et sa muse Natasha prennent Viktor sous leur aile. Mike s’implique tellement dans son rôle de mentor, qu’il met sa propre carrière de côté pour se dévouer à celle de Viktor dont la personnalité magnétique trouble Natasha.

lundi 3 décembre 2018

Lundi Librairie : Avec toutes mes sympathies - Olivia de Lamberterie



Avec toutes mes sympathies - Olivia de Lamberterie : En plein été 2015, Olivia de Lamberterie passe ses vacances à Cadaquès avec la grande famille recomposée qui est la sienne. Un matin, Florence, sa belle-sœur l’appelle du Québec où elle habite, rongée par l’inquiétude. Alexandre, le frère cadet d’Olivia, un être solaire dévoré par les ombres intérieures, a disparu laissant une note inquiétante sur son ordinateur. Charismatique, doué, généreux, fantasque, ce graphiste de talent, directeur artistique Ubisoft éditeur de jeux vidéo, mène une vie paisible à Montréal, aux côtés de, Florence sa femme, son indéfectible soutien et de Juliette leur fille. Toute sa vie, Alexandre a lutté contre une dépression rampante. A l’annonce de cette disparition, Olivia imagine le pire car il a déjà essayé de se mettre fin à ses jours des années auparavant. Elle saute dans un avion pour le Québec. Alexandre est retrouvé, interné dans un hôpital psychiatrique, abruti par les médicaments. Florence et Oliva partage le même sentiment d’impuissance et la même volonté d’aller le chercher jusqu’au fond des abîmes. Mais ce n’est qu’un sursis. Alexandre de Lamberterie se donne la mort le 14 octobre 2015 en se jetant du pont Jacques Cartier à Montréal. Comment surmonter l’épreuve du deuil ?

samedi 1 décembre 2018

Expo : Ron Amir - Quelque part dans le désert - Musée d'Art moderne de la Ville de Paris - Jusqu'au 6 janvier 2019



Photographe israélien, citoyen engagé, Ron Amir présente à l’occasion de sa première exposition en France, Quelque part dans le désert, une série réalisée au centre de détention de Holot en Israël. Pendant trois ans, documenter les conditions de vie des réfugiés érythréens et soudanais dans le désert de Néguev, à l’ouest de la péninsule du Sinaï et de la bande de Gaza, zone aride inhospitalière, glaciale en hiver, torride en été. S’impliquant toujours dans la communauté dans laquelle il intervient, Ron Amir a choisi ici de mettre en lumière la réinvention d’une vie commune, fût-elle imposée. A travers ses clichés, il s’attache à saisir la réalité de ces hommes qui ont fui la guerre, la dictature en quête de liberté et se retrouvent cantonnés dans un camp avec l’autorisation de quitter le centre de 6h à 22h mais interdiction de travailler et obligation de pointer chaque soir. Sa démarche, démarche différente de la photographie de presse classique ou du simple documentaire, s’affirme comme double, à la fois artistique et politique. Les trente photographies grand format en couleur et six vidéos, réalisés entre 2014 et 2016, ne sont pas neutres. Elles expriment un point de vue, un engagement et cherchent à provoquer une prise de conscience, un débat.