La rédaction a réuni les 20 maisons parisiennes les plus insolites. Liste non-exhaustive et très subjective. Le paysage parisien révèle parfois au détour de la promenade des pépites architecturales. Elles tranchent avec l’homogénéité du tissu urbain, contrastent avec l’alignement sage des façades en pierre de taille.. Les maisons aux dimensions modestes tranchent avec l’homogénéité d'un tissu urbain marqué par la touche haussmannienne
Lieux chargés d’histoire, ces édifices ont été préservés du fait de leur intérêt patrimonial grâce la passion des riverains, l’engagement citoyen ou simplement l’intervention des pouvoirs publics. Ces belles surprises offrent le plaisir de l’inattendu, la couleur, les formes en décalage. L’originalité de ces 20 maisons insolites signe le goût d’une époque, le style d’un architecte, la personnalité d’un commanditaire, la vocation d’un commerce. Parfois même, vestiges des Expositions Universelles du 19e et du début du 20e siècles, leur exotisme convoque les lointains et les horizons plus vastes. Leur histoire n’est jamais banale. Une facette différente de Paris, florilège des 20 maisons les plus insolites.
103 rue de Meaux - Paris 19
Métro Laumière ligne 5
Le chalet du 103 rue de Meaux impose avec humour son incongruité architecturale au cœur d’un quartier radicalement modernisé dans les années 1970. Cette bicoque de bois haute d’une dizaine de mètres illustre la diversité patrimoniale du XIXe arrondissement. Depuis 150 ans, depuis sa construction à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1867 et sa restauration rue de Meaux, le chalet joue les curiosités piquantes dans un paysage urbain pas toujours souriant. Volontiers qualifié de chalet alpin, son esthétique n’est pas exactement savoyarde. Le petit pavillon ressemble plutôt aux chalets roumains des Carpates avec découpes et festonnages typiques.
7 impasse Marie-Blanche - Paris 18
Métro Blanche ligne 2
La Maison Eymonaud, villa néo-gothique, ancienne propriété de l’antiquaire Ernest Eymonaud passerait presque inaperçue tant sa parcelle originelle a été grignoté par les promoteurs. Dans le quartier des Grandes-Carrières à Montmartre, l’ancienne impasse Constance devenue passage Sainte-Marie puis impasse Sainte-Marie-Blanche avant de prendre le nom impasse Marie-Blanche en 1873 est une coquette voie publique à peine accessible. La Maison Eymonaud est construite entre 1892 et 1897 sur les plans de l’architecte Joseph Charles Guirard de Montarnal selon les goûts d’une époque à l’esthétique marquée par les travaux de Viollet-le-Duc.
1 rue des Ursins - Paris 4
Métro Hôtel de Ville ligne 1,11
La maison pseudo-médiévale de la rue des Ursins, tourelles et fenêtres à meneaux, dresse une silhouette digne de la grande histoire de l’île de la Cité. Allure trompeuse, contrefaçon délectable. L’apparence actuelle de la maison est l’expression du talent de l’architecte Fernand Pouillon (1912-1986). En 1958, il acquiert une parcelle à l’angle de la rue des Chantres et de la rue des Ursins, l’une des rares venelles du quartier rescapée des grands travaux d’Haussmann. A l’emplacement même de l’ancien hôtel de Jean de Jouvenel des Ursins, prévôt des marchands en 1388, construction rasée en 1637 dont il ne demeure aucun vestige, Fernand Pouillon se laisse porter par son imagination. Il s’empare de la vieille bâtisse sans intérêt historique qui occupe la place pour réinventer un pastiche médiéval. Il associe des éléments anciens d’origines diverses, portes rivetées, chambranles ouvragés, à la nouvelle structure plus sage, plus classique. Parfaitement intégrée dans son environnement, la maison des Ursins se fond idéalement dans le paysage urbain, copie plus vraie que nature, reconstitution inspirée.
169 boulevard Lefebvre - Paris 15
Métro Porte de Vanves ligne 13
Au 169/169 bis boulevard Lefebvre, une insolite maison à petits loyers attribuée à l’architecte Jules Lavirotte (1864-1929) impose sa marque dans un quartier dévolu à la contemporanéité brutaliste du béton. Briques maillées, décor peint coloré, porte surmontée d’un entablement aux courbes Art Nouveau, cette oeuvre charme par son originalité. L'environnement n'en demeure pas moins peu avenant. Achevée en 1906, elle a subi des rénovations d’un goût parfois discutable. La façade a été récemment repeinte dans un rose pâle étrange. La matière pèle désormais abondamment laissant une impression de façade lépreuse. La porte en bois originelle a été remplacée par une porte vitrée dont les éléments de métal peints en vert évoquent les anciens motifs de celle disparue. La restauration des fresques a néanmoins permis de raviver les couleurs de frises aux motifs floraux stylisés.
53 avenue Reille - Paris 14
Métro Porte d'Orléans ligne 4
La Maison atelier Ozenfant ou Villa Reille, première oeuvre parisienne de l’architecte Le Corbusier (1887-1965), en collaboration avec son cousin Pierre Jeanneret (1896-1967), dresse sa silhouette blanche moderniste à l’angle du square de Montsouris et de l’avenue Reille. L’édifice réalisé entre 1922 et 1923 a subi d’importantes modifications en 1946 avant de faire l’objet d’une inscription partielle, façades et couvertures, aux Monuments historiques par arrêté du 15 janvier 1975. Cette construction témoigne des prémices du style Le Corbusier et de ses expérimentations formelles.
15 square Vergennes Paris 15
Métro Vaugirard ligne 12
Véritable incursion verdoyante dans la ville, l'accès au square Vergennes, du nom d'un ministre de Louis XVI, se fait depuis la très urbaine rue Vaugirard. Entre l'ambassade du Honduras et de coquettes maisons de ville, survivances d'un XVe arrondissement post-moderne, la charmante impasse dissimule un secret architectural, un superbe bâtiment réalisé par Robert Mallet-Stevens (1886-1945) entre 1931 et 1932 pour son ami Louis Barillet (1880-1948), maître-verrier, peintre, mosaïste. À la fois atelier et appartement, l'esthétique de cet édifice singulier est marqué par sa double fonction, lieu de travail, de production industrielle et domicile.
15-17 rue Léon Delhomme Paris 15
Métro Vaugirard ligne 12
À l'angle des rues Léon Delhomme et Yvart, dans le XVe arrondissement, une curieuse maison de briques brunes se distingue par une façade pittoresque rehaussée de mosaïque. Constituée d'un étage sur rez-de-chaussée, la bâtisse semble évoquer l'ancien village de Vaugirard par ses dimensions modestes. Elle a pourtant été édifiée en 1922, pour un certain M. Colomb qui obtient un permis de construire le 8 septembre 1921, sur les plans de l'architecte Clément Feugueur. Celui-ci installé à Paris et particulièrement actif entre 1906 et 1936 dans le XVe arrondissement, s'illustre au tournant du siècle. Il traduit dans ses constructions l'évolution de l'éclectisme Belle Époque à l'Art Nouveau puis l'Art Déco de l'entre-deux-guerres.
32 rue Eugène Flachat - Paris 17
Métro Pereire ligne 3
Au 32 rue Eugène Flachat, la Maison Dumas fait de l’ombre aux hôtels particuliers voisins. Sa fantaisie colorée accapare toute l’attention. Le revêtement turquoise de faïence rutilante contraste joyeusement avec la brique rouge. La frise de l’archivolte en carreaux de céramique déploie de somptueux motifs méditerranéens, branches de citronnier de Sorrente chargées de fruits. L’architecte Paul Sédille (1836-1900), auteur de l’édifice, a fait appel au céramiste Jules Loebnitz, son collaborateur de longue date, afin de réaliser ensemble cette remarquable façade. Lorsque la rue Eugène Flachat est créée en 1879, François Guillaume Dumas (1847-1819), journaliste, critique d’art et écrivain, fait l’acquisition d’un terrain vierge qui court entre la nouvelle voie et le boulevard Berthier. Il souhaite que sa demeure reflète son succès et son goût pour la modernité esthétique. Paul Sédille, ses idées innovantes, ses expérimentations ambitieuses, apparaît comme l’homme providentiel.
79 rue Madame - Paris 6
Métro Notre Dame des Champs ligne 12
Au numéro 79 de la rue Madame, à l’angle de la rue d’Assas, un petit immeuble de rapport coquet attire les regards par sa remarquable loggia bow-window à armature métallique soutenue par une cariatide et un atlante. L’édifice protégé au titre du PLU a été édifié pour la famille Gillot, imprimeurs d’art réputés. La campagne de construction semble s’être déroulée en plusieurs étapes. La construction à proprement dit est intervenue vers 1860/70. Par la suite deux projets de modification ont été menés par l’architecte Félix Werlé pour le compte de Charles Gillot, en 1887 pour une extension sur cour puis en 1892 avec la surélévation du corps de bâtiment sur rue. Le plan de façade originel de la maison Gillot reprend certaines dispositions classiques de l’hôtel particulier. De remarquables décors signés Eugène Grasset trois grands vitaux et des moulures du plafond à caissons ont été préservés ainsi qu’un élégant escalier à balustres en bois de la fin du XIXe siècle.
134 et 136 rue de Bagnolet - Paris 20
Métro Alexandre Dumas ligne 2 ou Porte de Bagnolet ligne 3
Au 134 et 136 rue de Bagnolet dans le XXe arrondissement, demeurent deux maisons de vignerons, bâtisses édifiées vers 1801-1850. Elles témoignent de l'histoire de la commune de Charonne annexée au territoire de la ville de Paris en 1860. Les deux pavillons d'un étage ont été conçus sur le modèle d'un rez-de-chaussée surélevés par un soubassement qui compensent le dénivelé naturel de la chaussée. Au XIXe siècle, la pente a été adoucie afin de faciliter le trafic routier à travers le village en pleine urbanisation. Les maisons jumelles se distinguent par la présence pittoresque d'escaliers en fer à cheval à double volée. Des soupiraux donnent un accès direct aux caves, utiles pour le commerce des premiers propriétaires, certainement vignerons et négociants en vins.
2 rue de l'Abreuvoir - Paris 18
Métro Lamarck Caulaincourt ligne 12
La Maison Rose, au carrefour des rues des Saules, Cortot et de l'Abreuvoir, est l'une des haltes picturales les plus célèbres de Montmartre. Elle doit notamment sa renommée aux tableaux de Maurice Utrillo, peintre des paysages urbains de la Butte. Annexée à Paris en 1860, la commune champêtre de Montmartre, entre vignes et moulins à vent fut au XIXème siècle, l'un des centres de la vie artistique parisienne. Jean-Baptiste Corot, Théodore Géricault, Auguste Renoir, Edgar Degas, Paul Cézanne, Max Jacob, Guillaume Apollinaire, Juan Gris, Maurice de Vlaminck, Georges Braque, Pablo Picasso, Suzanne Valadon, Maurice Utrillo, tous ont fréquenté la Butte célébrée dans de nombreuses œuvres.
39 rue du Château d'Eau - Paris 10
Métro Jacques Bonsergent ligne 5 ou République lignes 3, 5, 8, 9, 11
La plus petite maison de Paris, construction relativement récente, livre peu de secrets quant à ses origines. Malgré ses proportions particulièrement étriquées, la construction indépendante, comprimée entre deux immeubles de six étages beaucoup plus banals, possède bien son propre numéro de rue. Au 39 rue du Château-d’Eau dans le Xe arrondissement, elle passerait presque inaperçue, minuscule édifice rencogné dans une brèche. Ses dimensions, 1m40 de largeur en façade, 5 mètres de hauteur, 3 mètres de profondeur, en font la détentrice d’un record incongru, celui de maison la plus petite de la Capitale. L’espace commercial au rez-de-chaussée, un magasin de prêt-à-porter, est surmonté d’un étage, une pièce de même volume dont la modeste fenêtre ouvre sur la rue. Cette chambrette qui ne communique pas avec l’échoppe est accessible par les appartements situés au 41 rue du Château-d’Eau. Du fait de son extrême exigüité, la plus petite maison de Paris ne peut être habitée.
39 boulevard Exelmans - Paris 16
Métro Exelmans ligne 9
L’Atelier Carpeaux à Auteuil est le dernier vestige de la grande propriété de la famille Carpeaux qui occupait tout l’angle de la rue Boileau et du boulevard Exelmans. Le style pré Art Nouveau marque une façade hétéroclite, symétrique et d’une grande sobriété. Fruit d’une série de remaniements, l’édifice actuel se distingue par une surélévation de briques rouges, oeuvre d’Hector Guimard (1867-1942) qui appose sa signature sur un rez-de-chaussée en pierre dont il n’est pas l’auteur. Il conçoit le second étage caractérisé par la forme des ouvertures, huit baies à lancettes, ainsi qu’une frise en grès. L’ouvrage de la fille de l’artiste, Louise Clément-Carpeaux, « La vérité sur l'oeuvre et la vie de J.-B. Carpeaux (1827-1875) » publié en 1934 et les archives familiales ont permis de retracer l’histoire rocambolesque de cet atelier, de la propriété disparue et d’une famille dans la tourmente.
20 bd des Italiens - Paris 9
Métro Richelieu Drouot ligne 9
La Maison Dorée au 20 boulevard des Italiens, attire le regard par sa façade de style Louis-Philippe, foisonnement de motifs, minutie du détail, beauté des ferronneries. Une frise sculptée, scène de chasse extravagante, ceinture tout le bâtiment. Oeuvre de l'architecte entrepreneur Victor Lemaire sur les plans des frères Kaufman, la bâtisse est édifiée vers 1839 sur la rue tandis qu'à l'arrière se déploie dans le même temps la Cité des Italiens. Sous la Monarchie de Juillet, la Maison Dorée, célèbre établissement gastronomique ouvert vers 1841, lieu de bonne chère et de plaisirs, réunit dans ses salons privés, mondains, artistes, politiciens, aristocrates, et courtisanes. Aujourd'hui, malgré les apparences, la Maison Dorée a fait l'objet d'une transformation radicale. Exemple troublant de "façadisme", seule la façade néo-renaissance d'origine a été préservée.
48 rue de Courcelles Paris 8
Métro Courcelles ligne 2
La Maison Loo dresse sa silhouette singulière d’inspiration chinoise en plein cœur d’un quartier à l’esthétique très haussmannienne. Haute demeure de quatre étages, elle est l’héritage architectural légué à la Plaine Monceau par Ching Tsai Loo (1880-1957), marchand et collectionneur d’art asiatique. Lorsque l’homme d’affaires achète la bâtisse originelle en 1922, il s’agit d’un très classique hôtel particulier Napoléon III, établi sur seulement deux niveaux. Monsieur Loo qui a le sens de la communication confie la transformation de cet édifice à l’architecte Fernand Bloch (1864-1945). Il souhaite offrir un écrin à ses collections personnelles et faire rayonner son commerce, des galeries spécialisées dans l’art extrême-oriental.
68 rue Condorcet - Paris 9
Métro Pigalle ligne 2
Au 68 rue Condorcet, immeuble inscrit aux Monuments historiques le 16 décembre 2014, le Grand-Duc veille, perché sur le meneau de deux grandes baies, de l'avant-dernier étage. Motif de rapace repris pour le pavement en mosaïque du vestibule. Oeuvre de l'architecte, Eugène Viollet-le-Duc (1814-1879), cette maison, construite en 1862, fut son domicile, durant dix-sept ans, jusqu'à la fin de sa vie. Le cabinet de l'architecte se trouvait au troisième, là où niche le rapace de pierre, sous le sous le balcon filant de l'attique. La protection patrimoniale concerne l'ensemble des façades sur rue et cour, le passage cocher, son décor peint, le hall d'entrée, son décor peint, le pavement de mosaïque au sol, l'escalier principal, sa cage et son décor peint ainsi que l'escalier de service.
10 rue Mallet-Stevens Paris 16
Métro Jasmin ligne 9
L’atelier Martel, au 10 rue Mallet-Stevens est le seul édifice de cette voie inaugurée en 1927, exempt de toute modification. La bâtisse a conservé ses lignes et ses volumes strictement d’origine. L’impasse dont les cinq hôtels particuliers et la maison de gardien ont été pensés par Robert Mallet-Stevens (1886-1945), illustre les préceptes architecturaux du Mouvement Moderne, véritable manifeste personnel. Dessiné pour les frères Martel, Joël et Jan (1896-1966), sculpteurs avec qui l’architecte collabora à de nombreuses reprises, le bâtiment a été réalisé entre 1926 et 1927. Jeux de cubes blancs, décrochés, gradins, ouvertures, baies vitrées, auvents, la maison se conçoit à l’instar d’un bloc sculpté, une expérience plastique idéale.
19 rue de l'Ermitage - Paris 20
Métro Jourdain ligne 11
Au 19 rue de l'Ermitage, une maison de style néogothique s'invite dans un ensemble où les constructions faubouriennes modestes côtoient les expressions contemporaines de l'architecture à bon marché. Incongru dans le quartier populaire de Ménilmontant, le petit immeuble de trois étages possède néanmoins un frère pas très loin, au 70 rue des Cascades. En effet, le style néogothique, développé en France au XIXe siècle, serait plutôt l'apanage des quartiers de l'Est parisien, la Plaine Monceau, Auteuil et Passy, quartiers urbanisés tardivement. Dans ces nouveaux arrondissements, fruits de l'annexion des communes limitrophes au territoire de Paris en 1860, les nouvelles fortunes du XIXe siècle font édifier des hôtels particuliers, manifestation d'une certaine fantaisie. Bourgeoisie issue de l'industrie, de la banque, artistes variés, peintres à la mode, sculpteurs académiques, comédiennes et chanteuses lyriques, ou même grandes hétaïres, cette clientèle aisée prise le style troubadour, expression d'un intérêt inédit pour l'imaginaire médiéval idéalisé.
3bis/5/7 rue Cassini Paris 14
Métro Denfert Rochereau lignes 4, 6
Rue Cassini, dans le XIVe arrondissement de Paris, trois villas, maisons-ateliers édifiées pour des artistes entre 1903 et 1906, préfigure dans leur conception le mouvement Art déco, qui connait ses premières occurrences architecturales dès 1910. Elles sont construites sur un terrain en bordure de l'Observatoire, rue dont la dénomination de 1790 rend hommage à une famille d'astronomes, directeurs successifs de cette institution. Les hôtels particuliers aux numéros 3bis, 5 et 7 rue Cassini, se distinguent par leurs styles contrastés, oeuvres d'un même duo d'architectes Paul Huillard (1875-1966) et Louis Süe (1875-1966), représentant majeur de l'Art déco, auteur précédemment d'une série d'ateliers d'artistes au 126 boulevard du Montparnasse. Le vocabulaire plastique éclectique 1900 tend alors vers un dépouillement progressif, en réaction au foisonnement Belle Époque. Les trois villas mitoyennes de la rue Cassini témoignent de l'âge d'or de Montparnasse, quartier qui prend son essor sous l'impulsion des avant-gardes artistiques.
47 rue Raynouard - Paris 16
Métro La Muette ligne 9
La Maison de Balzac, accessible depuis l'escalier du 47 rue Raynouard, est l'un des quatorze musées de la Ville de Paris. L'institution est dédiée au grand écrivain, résident de 1840 à 1847. Curieuse bicoque accrochée aux coteaux de Passy, elle donne sur son versant opposé vers la rue Berton dont les réverbères et les sinuosités de sentier champêtre semble conter l'histoire de l'ancien village. Cette venelle bucolique longeant ce qui fut la propriété de la princesse de Lamballe, aujourd'hui ambassade de Turquie est évoquée ici. L'histoire de la Maison de Balzac, musée pittoresque au charme bucolique, ne manque pas d'un certain rocambolesque, propre à la personnalité de son illustre hôte.






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