Le quartier de Charonne, dans le XXème arrondissement de Paris, héritier de l'ancienne commune, rattachée au territoire de la Capitale en 1860, a conservé une atmosphère villageoise. Entre tissu urbain rural préservé et reconstruction radicale des années 1970, il s'inscrit dans les limites Sud de l'ancien faubourg, le boulevard de Charonne à l'Ouest, la rue de Bagnolet et l'avenue de la Porte-de-Bagnolet au Nord, les limites communales avec Bagnolet, Montreuil et Vincennes à l'Est, l'avenue de la Porte-de-Vincennes et le cours de Vincennes au Sud. Rues pavées, anciennes maisons, jardins secrets offrent un contraste intéressant avec les grands ensembles du dernier tiers du XXème siècle.
Le village de Charonne, accroché au flanc Sud de la colline de Belleville, se développe à partir du XIème siècle, autour de l'église Saint germain de Charonne. Sa rue principale correspond alors à l'actuelle rue Saint Blaise. Terres maraîchères et vignobles constituent les principales ressources de cette bourgade champêtre. À partir du XVIIIème siècle, aristocrates et bourgeois y font construire des maisons secondaires et constituent des propriétés d'envergure. Le modeste village, entre vignes et champs, réputé pour ses vergers, ses asperges et son petit vin, devient lieu de villégiature des privilégiés en mal de nature. Les grands domaines prennent de l'ampleur, château de Bagnolet, Folie Régnault, château de Charonne,
Situé aux portes de Paris, au-delà des fortifications, le territoire de Charonne est exempté de l'octroi. Les guinguettes s'y multiplient, les commerçants et artisans y prospèrent dans une zone défiscalisée. Au cours du XVIIIème siècle, Charonne accueille de nombreuses pensions de nourrices où sont placés les très jeunes enfants des classes populaires.
À la Révolution, les propriétés aristocratiques confisqués, loties et morcelées disparaissent. En 1860, la commune de Charonne est annexée à la Ville de Paris. Progressivement, au cours du XIXème siècle, l'ancien village encore rural s'urbanise. L'essor de l'activité ferroviaire avec la ligne de la Petite Ceinture, ouverte au fret de marchandises à partir de 1855 puis au trafic voyageurs à partir de 1862, marque un tournant. Charonne s'industrialise. La population évolue, plus ouvrière, plus modeste.
Les années 1970 et la création de la ZAC Saint Blaise modifient en profondeur le tissu urbain. Le cœur de l'ancien village est épargné grâce à l'intervention du ministre André Malraux. Depuis les années 2000, la politique de la Ville vise à réhabiliter le quartier afin de lui redonner son lustre résidentiel. La gentrification à l'œuvre prend soin de réhabiliter les vestiges villageois et industriels donnant à Charonne une atmosphère unique.
La rédaction vous propose de découvrir le quartier Charonne en 20 étapes patrimoniales.
6 rue Belgrand - Paris 20
Métro Gambetta lignes 3, 3bis
Le cinéma Gambetta, oeuvre de l'architecte Henri Sauvage (1873-1932), a été édifié en 1920 dans un style Art déco mâtiné de motifs japonisants. La façade en demi-rotonde, évocation d'un grand écran, s'orne en partie supérieure de décors signés Alain Hellé (1871-1945). Ces masques inspirés du théâtre Nô, peints en bas-reliefs, rehaussés d'or à l'origine, ont fait l'objet d'une restauration en 2012. À l'occasion de cette intervention, les vitraux des ouvertures, à motifs de mascarons, disparus dans les années 1970, sont rétablis à l'identique. La salle unique de 1500 places des années 1920 a laissé place à partir des années 1970-80, à un complexe de six espaces de projection, aujourd'hui placé sous la direction du groupe MK2.
66 rue des Orteaux - Paris 20
Métro Maraîchers ligne 9
L'ancien commissariat du quartier de Charonne se caractérise par son gabarit modeste, ses allures villageoises. Au fronton du bâtiment, le blason de la Ville de Paris est l'oeuvre du sculpteur Gaston-Auguste Schweitzer (1879-1962). Jusqu'au la fin des années 2000, chaque quartier administratif du XXème arrondissement disposait de son propre poste de police. En 2009, ils sont réunis dans un même bâtiment, le commissariat central situé au 3 rue des Gâtines, à proximité de la place Gambetta. Désormais, ces locaux désaffectés du 66 rue des Orteaux semblent abandonnés. Pourtant, ils serviraient à l'occasion de bureaux administratifs à divers syndicats de police.
Du 50 boulevard de Charonne au 44 rue des Orteaux - Paris 20
Métro Avron ligne 2
La rue des Vignoles, établie sur les traces d'un vieux sentier rural de l'ancienne commune de Charonne, a conservé un certain charme villageois malgré de nombreuses réhabilitations. En façade sur rue, l'architecture simple des anciens faubourgs se mêle avec bonne intelligence aux nouvelles maisons d'architecte. Mais ce qui fait sa particularité, ce sont les nombreux passages et impasses, une quinzaine au total, disposés perpendiculairement à la voie. Ce tissu urbain original hérité d'une tradition ouvrière et artisanale du XIXème siècle doit la singularité de son parcellaire à l'histoire du quartier qui est intimement liée à la vigne.
Accès 15 rue de Bagnolet - 1 villa Riberolle - 35 rue de Bagnolet- Paris 20
Métro Alexandre Dumas ligne 2 / Gambetta lignes 3, 3bis
La Cité Aubry et la Villa Riberolle témoignent du passé industriel de Charonne tout autant que de l'esprit esprit villageois caractéristique de ce quartier du XXème arrondissement. Sur les pavés fraîchement redéployés, le visiteur se plait à rêver à un certain Paris disparu, populaire et ouvrier. La cité Aubry, mentionnée à partir de 1870, a fait l'objet de grands travaux entre reconstructions respectueuses des gabarits et réhabilitation d'anciennes bâtisses, petits immeubles hauts de deux, trois étages. La Cité Aubry s'achève Villa Riberolle où le tissu industriel a conservé une certaine patine, remises du XIXème siècle, entrepôts, bains douches réhabilités et vieilles maisons de guingois. Créée en 1903, elle porte également le nom d'un ancien propriétaire. Elle se termine en impasse, longue de 108 mètres, et bute alors sur les contreforts du Père Lachaise.
49 rue de Bagnolet - Paris 20
Métro Alexandre Dumas ligne 2
Au numéro 49 de la rue de Bagnolet, un porche de pierre dont le fronton frappé de lettres rouges annonce "Maison Pellissier Jonas & Rivet, fondée en 1847 - Paris - New York", rappelle l’existence d’une ancienne fabrique disparue, vestige émouvant du Paris industrieux. A la fin du XIXème siècle, deux entreprises de l’Est parisien se spécialisent en "coupe de poils de lapin" : Chapal à Montreuil et Pellissier Jeunes & Rivet rue de Bagnolet. Dans les ateliers, le poil animal est traité grâce à des procédés chimique afin d’être amalgamé sous la forme de feutre destiné à la chapellerie. La demande de matière première employée dans la confection des chapeaux est alors très importante. En 1871, Pellissier père originaire du Puy-de-Dôme, implante un atelier en 1871 rue de Bagnolet. C’est le début d’un succès qui prend fin au cours de la seconde moitié du XXème siècle et le déclin de la mode des couvre-chefs.
120 rue de la Réunion - Paris 20
Heures d'ouverture : Du 1er mai au 31 août, du lundi au vendredi, de 8h à 20h30, le week-end à partir de 9h. Du 1er septembre au 30 septembre, du lundi au vendredi de 8h à 19h30, le week-end à partir de 9h.
Métro Alexandre Dumas ligne 2
Le Jardin Naturel Pierre Emmanuel, inauguré en 1995, réserve de biodiversité, se distingue par sa gestion minimaliste propice au développement d'une faune et d'une flore autochtones. La bulle écologique dont le petit bois et la mare où chantent les grenouilles sont les éléments clés, comporte près de deux-cents essences végétales indigènes déployées sur une surface de 6300m2. Son nom rend hommage à Pierre Emmanuel (1916-1984) poète, écrivain, académicien, inhumé au cimetière du Père Lachaise voisin. Le jardin se veut une reconstitution de microcosmes naturels, autour d'une mare et d'un bois.
77-79 rue Alexandre Dumas - Paris 20
Horaires : Ouvert tous les jours de 9h à 18h30
Métro Alexandre Dumas ligne 2
L'Église Saint Jean Bosco, rue Alexandre Dumas dans le quartier de Charonne dans le XXème arrondissement de Paris, témoigne de l'esthétique Art déco adaptée à l'art sacré. Édifiée entre 1933 et 1937, elle se distingue par l'épure des lignes, la géométrie et les influences néogothiques. Démétrius Rotter (1878-1937), architecte roumain, s'est inspiré de l'église Notre-Dame du Raincy, œuvre d'Auguste Perret achevée en 1922, en particulier de son clocher. L'église voit le jour dans le cadre des chantiers du Cardinal. Son financement s'établit sans l’aide du diocèse de Paris. Les commanditaires étant la congrégation des Salésiens de Don Bosco, ordre clérical de droit pontifical, fondé en 1859, approuvé par le Vatican en 1874, l'église est placée sur le vocable de saint Jean Bosco (1815-1880), leur fondateur. L'église Saint Jean Bosco est inscrite aux Monuments historiques par arrêté du 14 mai 2001.
163-165 rue des Pyrénées - Paris 20
Horaires : Ouverture : En semaine à partir de 9H30 - Samedi dimanche et jours fériés à partir de 9h30 / Fermeture : Du 1er octobre à l'horaire d'hiver 18h30 - De l'horaire d'hiver à la fin février 17h - Du 1er mars à l'horaire d'été 17h - De l'horaire d'été au 30 avril 19h30 - Du 1er mai au 30 août 20h30 - Du 1er septembre au 30 septembre 19h30
Métro Gambetta lignes 3, 3bis / Alexandre Dumas ligne 2
Le square Henri Karcher, ouvert en 1933, est accessible par un escalier qui sinue sur les flancs d'une colline. Sa dénomination rend hommage à Henri Karcher (1849-1933), homme politique, maire du XXème arrondissement de 1914 à 1933. Le mur extérieur, le long de la rue des Pyrénées, est géré par Art Azoï, une association dont la mission consiste à ouvrir légalement des espaces d'expression destinés aux street artists. Les fresques réalisées dans ce cadre sont renouvelées tous les deux mois. Jardin accroché à la colline du cimetière du Père Lachaise, le square Henri Karcher, planté de robiniers, d'ifs, de frênes a conservé un aspect naturel. Sur ses pentes, millepertuis, achillées, valérianes blanches parsèment des prairies semi-sauvages. Fauchées seulement trois fois par an, elles deviennent réserves de biodiversité. Les moissons de foin, conservées sur place en meule, servent d'abris aux petits animaux et aux insectes utiles. Au sommet de la colline, une association d'apiculteurs urbains prend soin de cinq ruches protégées par un enclos fermé.
102 rue de Bagnolet - Paris 20
Métro Alexandre Dumas ligne 2
L'ancienne gare de Charonne Voyageurs, station de la Petite Ceinture ouverte aux usagers de 1862 à 1934, puis réservée aux trains de marchandises, est aujourd'hui un lieu culturel et solidaire. La Flèche d'Or originelle, salle alternative de concerts, a vu le jour en 1995. L'établissement fermé en 2016, racheté par la Ville de Paris en 2021, embrasse de nos jours une vocation associative protéiforme. Le site a fait l'objet d'un chantier d'envergure entre février et juin 2024, rénovation des espaces d'accueil du public, mise aux normes de sécurité et restauration des éléments patrimoniaux, menuiseries intérieures, restitution des baies bouchées auparavant, conservation des vestiges variés.
9 rue Monte-Cristo - Paris 20
Tél : 01 58 45 16 97
Horaires : Ouvert du mercredi au dimanche, y compris les jours fériés, de 11h à 18h30 -
Métro Alexandre Dumas ligne 2
L'Espace Monte-Cristo à Paris, ouvert en 2014, se consacre depuis 2018 au rayonnement des collections de la Fondation Villa Datris, fondée en 2010 à L'Isle-sur-la-Sorgue, dans le Vaucluse. Il s'y tient des expositions thématiques temporaires, propices à la présentation des fonds historiques et des acquisitions récentes. Figures majeures et artistes émergents, les collections permanentes reflètent le goût de ses fondateurs, Danièle Kapel-Marcovici, directrice du groupe RAJA, l'un des leaders européens de l'emballage, et Tristan Fourtine (1950-2013), architecte. L'accent porte sur les arts cinétique et optique, les liens entre sculpture et architecture, l'abstraction. Kiki Smith, Thomas Houseago, Nick Cave, Jaume Plensa, Kim Simonsson, Prune Noury, Wang Keping, la collection actuelle compte plus de deux-cents oeuvres associées aux grands courants artistiques du XXème et XXIème siècles. La diversité des oeuvres, des médiums, des artistes trouve un point convergent dans l'œil du collectionneur.
126 rue de Bagnolet - Paris 20
Métro Alexandre Dumas ligne 2 / Porte de Bagnolet ligne 3
Le square Antoine Blondin voit le jour en 1988 dans le cadre du réaménagement de la ZAC Ancien village de Charonne, opération urbanistique d'envergure menée sous la houlette de l'architecte Bertrand de Tourtier. Sa dénomination rend hommage à Antoine Blondin (1922-1991), écrivain, journaliste, auteur notamment du roman "Un singe en hiver" (1959), adapté au cinéma, en 1962, par le réalisateur Henri Verneuil, avec Jean Gabin et Jean-Paul Belmondo. L'homme de lettres est enterré au cimetière du Père Lachaise voisin. Le square Antoine Blondin donne accès au Jardin suspendu, un toit terrasse végétalisé animé par l'association Multicolors, spécialiste de la permaculture. Elle organise des ateliers variés - qui valorisent une forme de reconnexion avec la nature - destinés aux écoles des environs ainsi qu'au grand public.
4 place Saint Blaise / 119 rue de Bagnolet - Paris 20
Métro Gambetta ligne 3 / Alexandre Dumas ligne 2 / Porte de Bagnolet ligne 3
L'Église Saint Germain de Charonne, perchée sur un promontoire, surplombe les rues Saint Blaise et de Bagnolet dans le XXème arrondissement. Édifiée sur la place principale du village, sa typologie caractéristique des anciens faubourgs de Paris distille un charme singulier. L'Église Saint Germain de Charonne a conservé son cimetière paroissial. Il s'agit de l'une des deux seules nécropoles parisiennes, avec le cimetière du Calvaire, mitoyen de l'église Saint Pierre de Montmartre, dans ce cas, la loi impériale de 1804 ayant interdit, pour des raisons d'hygiène publique, les inhumations dans l'enceinte des villes et des bourgs. Réputée parmi les cinéphiles, l'église figure dans la scène finale des "Tontons flingueurs" (1963), de Georges Lautner et Michel Audiard. Elle est classée aux Monuments historiques par certificat du 23 mai 1923.
Accès Place Saint-Blaise / 109 boulevard Davout - Paris 20
Métro Alexandre Dumas ligne 2 / Porte de Montreuil ligne 9 / Porte de Bagnolet ligne 3
La rue Saint Blaise, îlot préservé, a conservé son charme villageois du XIXème siècle. Ancienne voie principale de Charonne, l'une des communes rattachées au territoire de la ville de Paris en 1860, elle évoque les rivages sereins de province, loin des trépidations de la Capitale. Dès le XVIIIème siècle, aristocrates et bourgeois y font construire des maisons secondaires. La modeste bourgade de vignerons, entre vignobles et champs, devient lieu de villégiature des privilégiés en mal de nature. Aujourd'hui, la rue Saint-Blaise joliment pavée et partiellement piétonne, sinue dans la perspective de l'église Saint Germaine de Charonne, cœur de l'ancien village. Bordée de petits commerces, elle se distingue dans sa première portion par ses maisons de ville restaurées avec soin et souvent dotées à l'arrière de courettes ou de jardinets, ses immeubles faubouriens et ses constructions plus récentes, respectueuses du gabarit général.
134-136 rue de Bagnolet - Paris 20
Métro Porte de Bagnolet ligne 3
Au 134 et 136 rue de Bagnolet dans le XXème arrondissement, demeurent deux maisons de vignerons, bâtisses édifiées vers 1801-1850. Elles témoignent de l'histoire de la commune de Charonne annexée au territoire de la ville de Paris en 1860. Les deux pavillons d'un étage ont été conçus sur le modèle d'un rez-de-chaussée surélevés par un soubassement qui compensent le dénivelé naturel de la chaussée. Au XIXème siècle, la pente a été adoucie afin de faciliter le trafic routier à travers le village en pleine urbanisation. Les maisons jumelles se distinguent par la présence pittoresque d'escaliers en fer à cheval à double volée. Des soupiraux donnent un accès direct aux caves, utiles pour le commerce des premiers propriétaires, certainement vignerons et négociants en vins.
Jardin de l'Hôpital Debrousse - 148 rue de Bagnolet - Paris 20
Métro Porte de Bagnolet ligne 3
Le pavillon de l'Ermitage, bâtisse de style Régence, est une ancienne annexe du château de Bagnolet, rasé en 1771, dernier vestige du domaine. Il se déploie dans le jardin l'Hospice Debrousse, ouvert au public en 1982. Le pavillon originel, d'inspiration italienne, construit entre 1723 et 1727, présente un toit plat avec balustrade. Les deux fenêtres latérales disposées de part et d'autre de l'avant-corps sont percées ultérieurement. Aujourd'hui, trois salons sont ouverts à la visite, sur réservation auprès de l'Association des amis de l'Ermitage. En 1761, le nouveau propriétaire Louis-Philippe d'Orléans commande de nouveaux décors néoclassiques à la grecque. Toujours visibles, trois peintures murales en grisailles, attribuées à Jean Valade (1710-1787), représentent des ermites parmi lesquels saint Venert et sainte Azelle ainsi qu'une scène de "La Tentation de saint Antoine". Ce sont elles qui auraient donné leur nom au pavillon.
16 rue Michel de Bourges / rue de la Réunion / rue des Haies - Paris 20
Métro Buzenval ligne 9
Le Jardin Casque d'Or, ouvert en 1972, transformé en 1997, révisé en 2007, fait l'objet de nouveaux travaux d'embellissement au printemps 2025. Son nom rend hommage à Amélie Élie (1878-1933), légende bellevilloise immortalisée sous les traits de Simone Signoret par le cinéaste Jacques Becker, dans le film "Casque d'Or" en 1952. Prostituée, proche des Apaches, les bandes de voyous de l'Est parisien, Amélie fréquente les milieux interlopes de la Belle Époque. Son nom devient célèbre dans le cadre de l'affaire Manda-Leca. Deux hommes liés aux gangs bellevillois se disputent son cœur. Cette histoire de rivalité amoureuse tourne à l'affrontement armé. Lors du procès retentissant qui se tient 1902, ils sont condamnés au bagne.
35-37 rue d'Avron / 51-53 rue de Buzenval - Paris 20
Métro Buzenval ligne 9
De l'ancien cinéma Palais Avron et sa belle façade Art déco, il demeure peu d'éléments. À l'angle des rues d'Avron de Buzenval, dans le XXème arrondissement, un curieux bâtiment sans grâce intrigue par l'intégration d'une station de métro en pied d'immeuble, Buzenval sur la ligne 9. La façade presque aveugle a pourtant connu des heures plus glorieuses, à une époque plus élégante où le septième art était célébré chaque jour au Palais Avron. Aujourd'hui, un supermarché a remplacé les rêves sur grand écran.
30 rue d'Avron / 49 rue de Buzenval - Paris 20
Métro Buzenval ligne 9
À l'angle du 30 rue d'Avron et 49 rue de Buzenval, l'immeuble des Galeries des Nations, ancien grand magasin construit en 1902, abrite aujourd'hui une banque au rez-de-chaussée et des logements dans les étages. L'édifice a été édifié sur les plans de l'architecte Charles-Louis Boileau (1837-1914), fils de Louis-Auguste Boileau et père de Louis-Hippolyte Boileau, auteur de l'Hôtel Lutetia en collaboration avec Henri-Alexis Tauzin, inauguré en 1910 et du Bon Marché, en 1934, en collaboration avec l'ingénieur Armand Moisant. La façade se caractérise par l'emploi du verre et du métal - structure et joints creux passés au fer - qui témoigne de la modernité fonctionnelle et esthétique. L'architecte associe ces matériaux à la brique blanche de Bourgogne et la brique rouge de Vaugirard.
63 boulevard Davout - Paris 20
Métro Porte de Montreuil ligne 9
Le Jardin de la Gare de Charonne, dans le XXème arrondissement de Paris, a été créé en 1986 sur les terrains libérés par la démolition de l'ancienne gare de marchandises de Charonne, station désaffectée au début des années 1980 de la ligne ferroviaire de la Petite Ceinture. Le jardin vaste de 15 310m2 s'inscrit dans un triangle délimité par les rues de Lagny et du Volga et le boulevard Davout. Prisé des familles et des retraités, cet espace vert public dispose d'une aire de jeux destinée aux enfants. Dix bassins d'eau y composent une fontaine contemporaine, parmi lesquels sept accueillent des collections de nénuphars. Bambous, plantes vivaces, plantes de terre de bruyère, rhododendrons et azalées s'associent aux arbustes forsythias, choisyas, deutzias, essences adaptées au climat local à l'instar des arbres, tilleuls, lilas, pin parasol.
Accès : 105 cours de Vincennes - Métro Cours de Vincennes ligne 1 / 63 bd Davout par le Jardin de la Gare de Charonne - Métro Porte de Montreuil ligne 9
Horaires : Du lundi au vendredi de 8h à 20h30 et le week-end de 9h à 20h30 (horaires d’été, du 1er mai au 31 août). Fermeture 17h de l’horaire d’hiver à la fin février, 18h du 1er mars à l’horaire d’été, 19h30 de l’horaire d’été au 30 avril et du 1er au 30 septembre
Le Bois de Charonne a ouvert à la promenade en juillet 2024, nouveau tronçon aménagé de la Petite Ceinture. Lieu rencontre, de convivialité, la promenade longue de 600 mètres, vaste de 3,5 hectares, se déploie entre la rue du Volga et le cours de Vincennes. Le Bois de Charonne débouche directement dans le Jardin de la Gare de Charonne, autre parc imaginé sur les terrains libérés par la disparition de l'activité ferroviaire. La Ville de Paris a souhaité créer, sur les traces de l'ancienne voie ferrée circulaire historique, un espace vert atypique dans un cadre très urbanisé.
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