jeudi 28 février 2019

Music : Barbara - Si la photo est bonne



Si la photo est bonne
Juste en deuxième colonne
Y a le voyou du jour
Qui a une petite gueule d'amour

mercredi 27 février 2019

Spectacle : Gérémy Crédeville, en vrai le titre on s'en fout - Comédie des Boulevards - Jusqu'au 30 mars 2019



Verve irrévérencieuse, rythmique au cordeau, Gérémy Crédeville pratique avec mordant l’autodérision, art réjouissant qu’il pousse très loin. Entre états d’âme et mésaventures cocasses, il sait imposer avec charme un univers personnel piquant, une ironie acide portée par un second degré efficace. Charisme évident, générosité idoine, l’humoriste a créé un personnage attachant puisant avec une impertinence joyeuse dans son propre vécu. Il s’amuse des clichés sur les Hauts de France, sa région natale, « Dans le Nord, on a inventé le meilleur contraceptif : l'accent. », s’inspire de sa famille et de son père tout particulièrement. Si les grands classiques tels que les relations homme-femme trouvent naturellement leur place dans ce seul-en-scène c’est dans ses obsessions et délires plus personnels que Gérémy Crédeville trouve véritablement sa voie, de ses interrogations sur la réalité du métier de réparateurs d’ascenseur, les manipulations des ostéopathes, les surprises des trajets en BlaBlaBla, les affres de la profession d’humoriste.

mardi 26 février 2019

Cinéma : Nice girls don't stay for breakfast, de Bruce Weber - Avec Robert Mitchum, Dr John, Benicio Del Toro



Photographe de mode et documentariste, Bruce Weber dresse un portrait nuancé d’une icône hollywoodienne, un homme complexe difficile à résumer, le mythique Robert Mitchum (1917-1997). Symbole de l’âge d’or du cinéma américain, l’interprète de La nuit du chasseur, La rivière sans retour, La griffe du passé, au total plus de 130 films, s’impose dans ce documentaire nostalgique comme l’incarnation une époque révolue. Figure d’une certaine masculinité, image de mauvais garçon monolithique, l’acteur mais aussi chanteur se révèle et dévoile la silhouette du grand artiste et du poète sensible, fou de musique. Dans cette capsule temporelle cinéphile, Bruce Weber s’attache à cerner la personnalité d’un être insaisissable, déroutant.

lundi 25 février 2019

Lundi Librairie : Success Story - Romain Ternaux et Johann Zarca



Success Story - Romain Ternaux et Johann Zarca : La petite trentaine, Anna Jocelin, professeur de français dans un collège de banlieue, se comporte déjà comme une vieille fille. Revêche avec ses élèves qu’elle terrorise, odieuse avec ses collègues qu’elle prend de haut, elle entretient une misanthropie désabusée. Solitaire, elle filtre consciencieusement les appels de son seul parent, son grand-père qui l’a élevée et vit désormais dans un Ehpad. Voilà plus de sept ans qu’elle n’a pas eu de mec, le dernier remonte à ses années de fac. Anna fantasme sans aucun espoir sur Julien le prof d’anglais sexy. Elle aimerait bien écrire un roman mais n’arrive à rien. Pas d’inspiration, pas de sujet. Aigrie par des perspectives d’avenir plus que restreintes, elle traîne son amertume comme un mauvais bourdon. Son existence morose est alors bouleversée par une rencontre. Elle tombe par hasard sur une vieille copine de lycée, perdue de vue depuis longtemps. Aussi délurée, qu’avertie en matière de drogues, la très inconséquente Carine l’initie presque malgré elle aux paradis artificiels. Alcool, coke, MDMA, acide… les verrous sautent. La petite prof de banlieue se décoince. Anna se découvre une nouvelle personnalité, de nouveaux talents et une baraka d’enfer…

samedi 23 février 2019

Paris : Prométhée, une oeuvre signée Ossip Zadkine - place Saint-Germain-des-Prés - VIème



Le Prométhée signé Ossip Zadkine (1890-1967) se dressant sur la place Saint-Germain-des-Prés, est une épreuve monumentale en bronze, haute de trois mètres, coulée à la Fonderie Susse et Frères d’après une sculpture originale en bois réalisée entre 1955 et 1956. La statue qui fut tout d’abord placée à l’entrée du quartier de l’Horloge lors de son inauguration en 1979 a été déplacée dans le VIème arrondissement à la fin des années 2000. Le Grand Assistant de Max Ernst dont je vous parlais ici a depuis pris sa place rue Rambuteau en face du Centre Pompidou. L’oeuvre évoque une scène de la mythologie grecque. Le Titan Prométhée vient tout juste de dérober le feu divin de l’Olympe. Il veut l’offrir aux mortels contre l’avis de Zeus. Courroucé par ce larcin, le roi des dieux sera sans pitié envers ce protecteur de l’humanité. Par la suite, Prométhée est condamné à être enchaîné à un rocher où chaque jour un aigle vient lui dévorer le foie, organe qui chaque nuit se régénère afin que son supplice soit éternel. Dans cette représentation de Prométhée serrant le feu sacré sur sa poitrine, le vol n’a pas encore été découvert. La forme très stylisée de cette figure longiligne laisse transparaître l’évolution du processus créatif de Zadkine, sa passion pour la matière, sa quête d’expressivité, la force des émotions.

vendredi 22 février 2019

Expo : Vasarely, le partage des formes - Centre Pompidou - Jusqu'au 6 mai 2019



Le Centre Pompidou consacre une grande rétrospective à Victor Vasarely (1906-1997), père de l’Op Art (optical art ou art optique), théoricien de l’esthétique du mouvement, figure majeure du cinétisme. Hérault de la société de consommation en expansion, de la modernité selon les années 1970, il est l'artiste des Trente Glorieuses. Vasarely a su imposer un univers graphique marqué par les illusions d’optique et les formes géométriques abstraites, orientant de façon radicale l’imaginaire visuel de son temps. Peintures, sculptures, intégrations architecturales, publicité, arts décoratifs, l’exposition retrace, en trois-cents pièces, sa quête de nouvelles réalités plastiques à travers un parcours chronologique et thématique. Sur les chemins d’une forme de création populaire et universelle, démocratique, accessible à tous, Victor Vasarely tente d’abolir la frontière entre l’art et la vie, entre les beaux-arts et les arts appliqués. Porté par l’idée d’une dissémination de la forme artistique dans le quotidien, il revendique la production de masse, la reproductibilité de ses œuvres afin qu’elles puissent être diffusées le plus largement possible hors des institutions. Cette poursuite d’un idéal d’expression populaire, ces convictions et l’omniprésence de ses motifs auront nui à sa carrière et à sa postérité. Vingt-deux ans après son décès, alors que la dernière grande exposition consacrée à Vasarely remonte à 1963 au musée des Arts décoratifs, le Centre Pompidou rend hommage à cet artiste incontournable des années 1970.

jeudi 21 février 2019

Music : Séverin - En vacances



Ton boulot on s'en balance je voudrais qu'on se tire en vacances 
Mater des séries toute la nuit sous réserve qu'il y ait du wifi 
À nous les correspondances vol de nuit sans turbulences 
Je veux te voir tout dépenser dans ses souvenirs à fabriquer 

mercredi 20 février 2019

Paris : 5 façons originales de visiter la Ville Lumière



Lorsqu’il s’agit de se déplacer à Paris, il y a les grands classiques, les transports en commun, métro et bus en tête, qui laissent souvent les visiteurs un peu désemparés. Le glamour parisien, fantasme planétaire hautement instagramable, semble bien loin. Autre option traditionnelle, les incontournables taxis parigots et leurs frères ennemis les VTC s’ils sont toujours efficaces pêchent par leur manque d’imagination. En quête d’un petit supplément d’âme, il est nécessaire de lorgner du côté de services un peu différents comme le taxi scooter pour les pressés férus d’efficacité, les BlackCabs, des taxis londoniens échappés dans les rues de la Ville Lumière ou encore la compagnie Femme au volant, un VTC 100% féminin. Afin d’accéder à la fois aux jolis endroits discrets, aux pépites hors des sentiers battus et aux grands monuments, je vous ai préparé une petite sélection très personnelle, en cinq suggestions insolites pour découvrir Paris, avec ou sans guide.

lundi 18 février 2019

Lundi Librairie : La prophétie de John Lennon - Louis-Henri de la Rochefoucauld



La prophétie de John Lennon - Louis-Henri de la Rochefoucauld : En 1966, John Lennon annonçait dans l’Evening Star : « Le christianisme s’en ira. Je n’ai pas besoin de débattre de cela. J’ai raison et l’avenir le prouvera. Aujourd’hui, nous sommes plus populaires que Jésus. » De nos jours, alors que les idoles rock vivent leur crépuscule, le religieux fait un véritable retour. Le premier album solo de Louis de Calville, aka Clovis, Roi des Francs a laissé largement indifférent public et critique. Le musicien désabusé peine à retrouver l’inspiration quand il est touché par une révélation divine, investi d’une mission par les voix qu’il entend. « Je n’ai jamais été Tina Turner et je ne comprenais pas pourquoi : c’est parce que j’étais Bernadette Soubirous. » Louis doit donner naissance à la musique sacrée moderne. Mais les muses se dérobent, c’est l’impasse artistique. Tandis qu’il s’interroge - la prophétie de John Lennon ne serait pas en train de trouver un renversement spectaculaire - il se rapproche des acteurs de la culture pop et rock afin d’éclairer son chemin. Producteurs, journalistes, stars du rock, pas adaptés aux évolutions de l’époque peinent à lui venir en aide.

samedi 16 février 2019

Paris : La Poésie, Hommage à Guillaume Apollinaire, péripéties rocambolesques autour d'une oeuvre de Picasso



La Poésie, oeuvre allégorique de Pablo Picasso, hommage à Guillaume Apollinaire, joue les discrètes dans le square Laurent Prache au nord de l’église Saint-Germain-des-Prés. Le moule original créé en 1941, dédié par la suite au poète, représente un buste de femme. Dora Maar, pseudonyme de Henriette Theodora Markovitch (1907-1997) photographe, peintre, compagne et muse de Picasso de 1935 à 1943, a servi de modèle. En 1957, alors que la Ville de Paris cherche à honorer une nouvelle fois la mémoire de Guillaume Apollinaire après avoir en 1951 rebaptisé à son nom la rue de l’Abbaye, Pablo Picasso offre l’un des quatre exemplaires originaux en bronze réalisés à la fonderie Valsuani. L’artiste catalan compense alors une vive frustration datant de plus de trente ans. Il a, en effet, été évincé en 1921 du projet de monument funéraire dédié par ses amis au poète mort de la grippe espagnole en 1918. Les ébauches successives de Picasso toutes rejetées, c’est finalement le peintre et décorateur Serge Férat qui dessine ce monument.

vendredi 15 février 2019

Théâtre : Premier Amour, de Samuel Beckett - Mise en scène et interprétation Sami Frey - Théâtre de l'Atelier



Méchantes frusques, pardessus élimé, besace en bandoulière, couvre-chef hors d’âge hérité d’un parent, un homme se souvient. Il ressasse sans cesse les souvenirs de plus en plus incertains de sa première histoire d’amour. Après l’enterrement de son père, il est chassé de la maison paternelle. Le jeune homme d’alors débute une vie d’errance. Il hante les cimetières préfère la compagnie des morts à celles des vivants. Il trouve finalement refuge sur un banc sur lequel il s’allonge. Un jour, une femme Lulu s’assoit à ses côtés, s’intéresse à lui. Elle le dérange, elle louche. Il préférait sa solitude. Elle le convainc néanmoins de la suivre et l’installe chez elle sans contrepartie. Indifférent, impavide, il se laisse faire. Peu causante, elle ne trouble pas ses ruminations. Lulu, qu’il rebaptise Anne, reçoit beaucoup d’hommes en journée. Bientôt, elle se dit enceinte de ses œuvres. A la naissance de l’enfant, il fuit le domicile conjugal pour échapper aux hurlements du nourrisson. Mais plus il s’éloigne, plus il réalise qu’il aimait cette femme.

jeudi 14 février 2019

Music : Kodak Black ft Travis Scott & Offset - Zeze



D.A. got that dope!
Ice water, turned Atlantic (Freeze)
Nightcrawlin' in a Phantom (Skrrt, skrrt)
Told them, "hold it, don't you panic"
Took an island, (Yeah) flood the mansion (Big water)
Dropped the roof, more expansion
Drive a coupe you can stand in (It's lit)

mercredi 13 février 2019

Coup de Coeur : Prix du Grand Chef de Demain 2019, célébration de l'avenir de la gastronomie parrainée par la Maison de Champagne Billecart-Salmon

De gauche à droite : Gérard Gilbert, Vincent Noce, Jean-Claude Ribaut, Yannick Alléno, Clément Van Peborgh, Jimmy Desrivières, Alexandre Bader,
Jean-Edern Hurstel, Dominique de Rabaudy, Nicolas de Rabaudy, Gilles Brochard

Depuis dix-neuf ans, le Prix du Grand Chef de Demain récompense de jeunes chefs prometteurs et célèbre le parcours de passionnés. Ces entrepreneurs plein d’avenir qui osent l’avant-garde tout en magnifiant l’authenticité ont su par leur discipline, leur détermination, leur savoir-faire et leur insatiable curiosité faire d’une visite dans leur restaurant une véritable expérience de vie. La remise des prix parrainée par le chef étoilé Yannick Alléno et la Maison de Champagne Billecart-Salmon, représentée ce soir-là par Alexandre Bader, son dynamique directeur général, s’est tenue le 11 février 2019 dans les salons du Pavillon Ledoyen. Lors d’une soirée placée sous le signe des rencontres et des découvertes, un jury de chroniqueurs gastronomiques, experts en bonnes tables parisiennes, Dominique de Rabaudy, Nicolas de Rabaudy, Gilles Brochard, Vincent Noce, Jean-Claude Ribaut et Gérard Gilbert, ont rendu leur verdict et distingué ces jeunes pépites. Le Prix du Grand Chef de l’année a été décerné à Jean-Edern Hurstel, chef du restaurant Edern tandis que le Coup de Coeur du Jury revenait à Jimmy Desrivières et Clément Van Peborgh, chefs du restaurant Pleine Terre. 

mardi 12 février 2019

Cinéma : L'illusion verte, de Werner Boote - Avec Werner Boote et Kathrin Hartmann - Voix française Manu Payet



Les citoyens alertés par les menaces qui pèsent sur l’environnement se soucient de plus en plus de leur propre impact écologique. Les multinationales de l’industrie agro-alimentaire, plutôt que de réformer leurs pratiques afin de préserver la planète, ont choisi d’investir temps et argent dans le marketing vert, le greenwashing ou éco-blanchiment. Le procédé consiste à s’acheter une image vertueuse par une forme de communication basée essentiellement sur les omissions. Alors qu’ils brandissent la bannière du développement durable, ces industriels profitent de l’absence de régulation politique pour multiplier les arguments purement marketing prêtant volontairement à confusion. Développement durable, éco-responsable, équitable sont autant de labels mensongers, créés par les industriels eux-mêmes, au service d’une unique obsession celle du profit. Même leurs mentions bio sont à remettre en question. Sous ces étiquettes de propagande qui cherchent à déculpabiliser les consommateurs, les rassurer, ces grands groupes continuent de polluer et de vendre des produits qui contribuent à la dégradation de l’environnement. Le réalisateur autrichien Werner Boote et la journaliste Kathrin Hartmann spécialiste de l’environnement et écologiste engagée dénoncent cette hypocrisie. A travers ce documentaire, ils passent de l’autre côté du miroir pour démasquer les tricheurs et tentent de confronter l’image, les idées reçues et la réalité de la situation. 

lundi 11 février 2019

Lundi Librairie : Le lambeau - Philippe Lançon



Le lambeau - Philippe Lançon : Le 7 janvier 2015, deux hommes en noir, cagoulés, lourdement armés, font irruption dans les locaux du journal satiriste Charlie Hebdo. Les frères Kouachi tirent à vue sur les personnes présentes. L’attentat dure deux minutes, douze personnes perdent la vie, les dessinateurs Charb, Cabu, Wolinski, Honoré, Tignous, Wolinski, l’économiste Bernard Maris, la psychanalyste Elsa Cayat, Michel Renaud journaliste invité à la rédaction, le correcteur Mustapha Ourrad, deux policiers, Franck Brinsolaro chargé de la protection de Charb et Ahmed Merabet qui patrouillait dans le secteur du journal, Frédéric Boisseau, agent de maintenance. Critique dramatique et littéraire à Libération, chroniqueur à Charlie Hebdo, Philippe Lançon qui était présent, gravement blessé aux bras et aux jambes, est défiguré, la mâchoire emportée par une balle de kalachnikov. Hospitalisé à la Pitié Salpêtrière où il subit dix-sept interventions, puis à l’hôpital des Invalides, le journaliste retrace son long parcours médical vers la reconstruction physique et morale. 

samedi 9 février 2019

Expo : Roux ! De Jean-Jacques Henner à Sonia Rykiel - Musée national Jean-Jacques Henner - Jusqu'au 20 mai 2019



Réputé de son vivant pour ses talents de portraitiste et de dessinateur, le peintre Jean-Jacques Henner (1829-1905), est, de nos jours, surtout connu pour ses nombreux nus féminins à la chevelure flamboyante. En 1872, il peint sa première rousse dans un tableau intitulé Idylle. Dès lors, cette rousseur devient le motif emblématique de son oeuvre. La Comtesse Kessler, La Liseuse, Hérodiade, jusqu'à ses singuliers Christ roux, une couleur plutôt associée au traître Judas, l’artiste développe une forme de fétichisme qu’il n’est pas le seul à nourrir. De Manet à Degas, cet intérêt pour les crinières de feu est assez répandu chez les peintres au XIXème siècle. Objet de fascination mais aussi de répulsion, symbole de séduction ou paradoxalement de pureté, la rousseur perçue comme sulfureuse provoque les réactions ambiguës. L’exposition Roux ! De Jean-Jacques Henner à Sonia Rykiel questionne magnétisme et stigmatisation de la rousseur. Tableaux, dessins, croquis, affiches, photographies, masques, films, une centaine d’œuvres réunies en un ensemble éclectique, convoque les imaginaires, les symboles et préjugés associés à cette couleur de cheveux à travers différentes cultures, différentes époques. Le parcours en cinq sections évoque la rousseur dans ces représentations et donne des clés de réflexion sur son omniprésence dans l’art et la culture populaire alors que les roux ne représentent qu’un à deux pour cent de la population mondiale (5% en France, 10% en Irlande, 15% en Ecosse). 

vendredi 8 février 2019

Mes Adresses : Umaway, le take away gastronomique du chef Lucas Felzine, le déjeuner des gourmets malins chez UMA



Le chef Lucas Felzine, qui a affûté ses armes aux fourneaux de L’Arpège ou encore de Ze Kitchen Galerie, dispense, dans son restaurant, une cuisine Nikkei au croisement des influences. Chez UMA, cette gastronomie du bout du monde célèbre l’héritage culinaire des migrants japonais installés au Pérou à partir du XIXème siècle. Les produits d’Amérique du Sud y croisent les techniques nippones dans une quête de l’umami, la cinquième saveur, et du sazòn péruvien, le juste équilibre des saveurs. Le savoir-faire à la française du chef parfait la recette. Harmonies audacieuses, les compositions de haute précision abordent avec panache leurs intentions ciselées. Et depuis peu cette cuisine des sens et des émotions se déguste au gré de formules déjeuner futées sur place ou à emporter dans des lunch boxes façon origami. Assurément, celles-ci feront leur petit effet au bureau. Poké Bowls, ceviches, empanadas, tacos, gyozas, les incontournables de la maison et les déclinaisons au gré des saisons font le show pour une première rencontre avec le talent du chef Lucas Felzine. La carte du midi joliment rebaptisée Umaway (of life), c’est le take away gastronomique à prix tout doux.

jeudi 7 février 2019

Music : Véronique Sanson - Chanson sur ma drôle de vie



Tu m'as dit que j'étais faite
Pour une drôle de vie
J'ai des idées dans la tête
Et je fais ce que j'ai envie
Je t'emmène faire le tour
De ma drôle de vie
Je te verrai tous les jours

mercredi 6 février 2019

Paris : Monet à la Gare Saint Lazare, célébration de la modernité en douze oeuvres impressionnistes



En 1877, Claude Monet réalise une série de douze toiles représentant la Gare Saint Lazare sous divers points de vue. A cette époque, il quitte Argenteuil à la suite de problèmes financiers et s’installe provisoirement rue d’Edimbourg avec sa famille. Le quartier de l’Europe aménagé à l’aune du développement de la Gare Saint Lazare et de la ville nouvelle désirée par Napoléon III et le baron Haussmann, fascine les artistes. A l’instar de Caillebotte, Degas et Manet, les peintres de la vie moderne, Monet cherche à élargir son inspiration dans des thématiques plus urbaines. Il obtient l’autorisation officielle du directeur de la Compagnie des Chemins de fer de l’Ouest de poser son chevalet au cœur de la Gare Saint Lazare. Selon les exhortations de Louis-Edmond Duranty et Emile Zola, deux défenseurs de la première heure du mouvement impressionniste, il souhaite peindre son temps. Plutôt que de concentrer son travail sur la réalité des lieux, les lignes et volumes de l’architecture ou la représentation des machines, Monet s’attache plutôt à rendre les effets de lumière, les variations de couleur, l’animation d’une foule pressée. Les douze tableaux expriment une vision sensible quasiment abstraite. 

lundi 4 février 2019

Lundi Librairie : Cliente - Josiane Balasko



Cliente - Josiane Balasko : Mariés depuis quatre ans, Marco et Fanny rencontrent des difficultés financières. Fanny s’est endettée pour acquérir avec une amie un modeste salon de coiffure en banlieue qui peine à décoller. Marco travaille sur des chantiers. Ils ont tellement de mal à joindre les deux bouts qu’ils ont été obligés d’emménager avec Maggy, la mère de Fanny, et la petite sœur, Karine, en pleine crise d’adolescence. Traites de plus en plus difficiles à régler, promiscuité et tensions liées aux problèmes d’argent, Marco a décidé en secret de devenir escort boy pour aider financièrement Fanny et tenter de s’en sortir. Sur des sites spécialisés où il se fait appeler Patrick, il vend ses charmes à des femmes aisées d’un certain âge. Il y rencontre Judith, présentatrice vedette d’une émission de télé-achat. La cinquantaine séduisante, divorcée, elle n’a pas refait sa vie, échaudée par les relations amoureuses. Au grand désarroi, d’Irène sa sœur, célibataire de longue date qui croit encore au prince charmant malgré un premier mariage désastreux, elle lui confie qu’elle s’offre les services de jeunes hommes, relations tarifées, sans lendemain, sans attaches. Malgré cette liberté revendiquée, sa froideur affichée, Judith apprécie de plus en plus la compagnie de Patrick, son charme simple, sa gentillesse. Fanny découvre alors la vérité.

samedi 2 février 2019

Paris : Gare Saint Lazare, le défi de la modernité, une vocation historique - VIIIème



La Gare Saint Lazare, plus ancienne gare parisienne, fut tout d’abord un embarcadère construit en 1837 devant la place de l’Europe, tête de ligne du réseau ferré issu de la Compagnie des Chemins de fer de l’Ouest, point de départ d’une ligne originelle Paris-Saint-Germain-en-Laye. Depuis sa création, elle n’a cessé de se transformer, de se réinventer afin de s’adapter au nombre croissant de voyageurs et aux enjeux de la modernité. Aujourd’hui, deuxième gare de la Capitale en termes de trafic, deuxième en Europe également, elle est fréquentée chaque jour par 450 000 voyageurs. Aux heures de pointe, un train en part toutes les vingt-huit secondes. La Gare Saint Lazare dispose d’un vaste éventail de lignes qui desservent la Normandie et la banlieue parisienne de Pontoise à Ermont au nord jusqu’à Versailles au sud. Implantée dans un environnement urbain très dense, inscrite au titre des monuments historiques, elle a entamé en 2009 une nouvelle mue, sous l’impulsion du projet pharaonique Demain Saint Lazare. Une modernisation qui prolonge sa vocation historique à la pointe du progrès.

vendredi 1 février 2019

Expo : Mobile / Immobile - Musée des Archives Nationales - Jusqu'au 29 avril 2019



L’exposition Mobile / Immobile qui se tient au musée des Archives Nationales questionne les enjeux et manifestations de la mobilité contemporaine. Durant sept ans, le Forum vies mobiles, think tank soutenu par la SNCF, a mené des travaux sur ce sujet. Chercheurs en sciences sociales et artistes contemporains invités à s’exprimer autour des conclusions de cette étude, dévoilent aujourd’hui un travail commun fascinant. S’appuyant notamment sur une importante documentation issue des fonds des Archives nationales, le parcours imaginé par les commissaires, Hélène Jagot directrice du musée de La Roche-sur-Yon et François Michaud, conservateur au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, interroge les modes de vie actuels. Leur rythme semble déterminé par les transports et leurs contraintes. L’exposition s’inquiète de leur devenir à l’heure d’une accélération délétère. En effet, nos déplacements, jusqu’à présent synonymes de liberté, ont atteint un point d’ambivalence en devenant des sources d’aliénation. La question de la mobilité entre désormais en résonance avec les grands enjeux de notre temps, qu’ils soient politiques, sociaux ou écologiques.