samedi 30 janvier 2016

Paris : La Ruche, cité d'artistes bourdonnante et souvenirs piquants de Montparnasse - passage de Dantzig - XVème



En trottinant vers le parc Georges Brassens dont je vous parlais ici, à travers un XVème arrondissement à l'urbanité minérale, s'ouvre au numéro 48 de la rue de Dantzig un passage éponyme où se dresse dans l'abondance flamboyante de la vigne vierge automnale d'insolites constructions. Au 2, La Ruche, une cité d'artistes dissimulée derrière une vaste grille en fer forgé, inaugurée en 1902 par le ministre de l'Instruction publique grâce au mécénat du sculpteur Alfred Boucher (1850-1934), réserve de belles surprises dans la splendeur de ses singularités architecturales préservées. Cet édifice étonnant aux airs de pagode ou de chapiteau fût considéré comme une annexe de Montparnasse, haut lieu de la vie artistique parisienne du début du XXème siècle. Cité des arts, elle était à l'origine distribuée en plus de cents ateliers destinés aux peintres et sculpteurs démunis, lieu d'accueil qui devint le centre névralgique de l'Ecole de Paris.

vendredi 29 janvier 2016

Théâtre : Ah ! le grand homme de Pierre et Simon Pradinas - Avec Yvan Le Bolloc'h, Jean-Luc Porraz, Jean-Jacques Vanier, Serena Reinaldi - Théâtre de l'Atelier - Paris 18



Quatre comédiens sont convoqués sur le plateau d'un théâtre par le grand metteur en scène Gilbert Loiseau. Alors qu'il se fait attendre, la vedette, un acteur de cinéma narcissique, la pimpante jeune première, les deux ringards de service font connaissance. Lorsque Loiseau paraît flanqué de son assistant, il annonce à la troupe qu'ils ont une journée pour monter un spectacle qui se jouera le soir-même, le tout sans texte et sans la moindre idée du sujet. A force de gesticulations, ils finissent par se décider pour un hommage à Jean Vilar. Sans aucune préparation, ils se lancent dans un Cid improvisé. Alors que l'intrusif directeur du théâtre, homme d'argent libidineux peu concerné par la création artistique, vient ajouter son grain de sel, c'est toute la pièce qui vrille.

jeudi 28 janvier 2016

Music : Georges Moustaki - Il faut voyager



Il faut voyager
Il faut s'en aller
Là où l'on est personne
Là où l'on ne sait rien  

Parler une autre langue
Entendre d'autres bruits
Goûter à d'autres fruits
Vivre d'autres légendes  

Il faut voyager
Il faut s'en aller
Se perdre au bout du monde
Et se retrouver seul  

mercredi 27 janvier 2016

Théâtre : A tort et à raison de Ronald Harwood - Avec Michel Bouquet, Francis Lombrail - Théâtre Hébertot - Paris 17



En 1946, dans le bureau des Forces Alliées, le commandant américain Steve Arnold, obtus et colérique mais sincère dans sa démarche, est chargé de l'instruction des dossiers de la commission de dénazification. L'officier qui a participé à la libération des camps de concentration est hanté par l'horreur de ce qu'il a vu. Il est chargé d'interroger le chef d'orchestre Wilhelm Furtwängler, directeur de la Philharmonie de Berlin, soupçonné de collusions avec les Nazis et d'antisémitisme pour avoir notamment joué devant les dignitaires du régime. Convaincu de la culpabilité du maestro, le commandant Arnold ne comprend pas que celui-ci ait préféré rester en Allemagne au nom du respect et de la continuité de la charge artistique, de l'amour de son peuple et de la culture. Emmi, sa secrétaire et le jeune lieutenant qui l'assiste sont choqués par la brutalité du commandant envers le chef d'orchestre. Tandis que la comparution du deuxième violon, un personnage veule et faible semble conforter les soupçons, l'apparition d'Eva Muller qui vient témoigner que Furtwängler a aidé son gendre, un pianiste virtuose et sa fille à fuir l'Allemagne remet en cause toutes les certitudes.

mardi 26 janvier 2016

Cinéma : Experimenter réalisé par Michael Almereyda - Avec Peter Sarsgaard, Winona Ryder - Par Lisa Giraud Taylor



Stanley Milgram, professeur en relations humaines à l’Université de Yale organise, en 1961, en plein procès Eichmann, des expériences sur la volonté de cobayes à accepter des ordres malgré leur propre morale. Ces tests, autant décriés que cités en référence par ses pairs, vont faire de Milgram un expert mondial reconnu et renommé. Son expérience consiste à demander à des inconnus d’infliger des décharges électriques, presque mortelles, à une autre personne qui n’était autre, en réalité, qu’un acteur, complice du scientifique, et ne recevait aucune « punition ».

lundi 25 janvier 2016

Lundi Librairie : Le manteau de Greta Garbo - Nelly Kaprièlian



Le manteau de Greta Garbo - Nelly Kaprièlian : En décembre 2012 à Los Angeles, les petits-neveux de Greta Garbo organise une vente aux enchères de ses effets personnels, une garde-robe pharaonique de plus de huit cents pièces ainsi que des objets usuels lui ayant appartenus. Et la dispersion de cette collection de vêtements que la Divine ne portait même pas est comme une seconde mort, une curée mystique. Première femme moderne, éprise de liberté dans un monde, une époque où les hommes dominent, la mythique actrice suédoise aurait été toute sa vie d'une indépendance insolente. Nelly Kapriélian, journaliste responsable des pages littéraires de Vogue et des Inrocks, assiste à cette cérémonie térébrante pour les besoins d'un documentaire. Alors que se déroule la dispersion des reliques, elle achète le lot 492, Pink Ialongo Coat 1956, un manteau rouge cerise qui n'est pas vraiment son style. L'occasion de s'interroger à travers le prisme du vêtement, ce fétiche transitoire, sur la féminité, le désir vestimentaire imposé par l'homme à la femme, la mort, l'anticonformisme et surtout sur l'identité.

samedi 23 janvier 2016

Mes Adresses : Les Piaules, l'auberge de jeunesse réinventée - 59 boulevard de Belleville - Paris 11



Paysage urbain en pleine évolution, lieu connecté et central, quartier populaire multiculturel - oui c'est le mien donc je l'aime - à Belleville, s'offre une nouvelle vision de la ville aux voyageurs. Derrière une belle façade art déco surplombant le boulevard, un immeuble de bureaux réhabilité vient changer la donne des auberges de jeunesse à Paris. Mode d'hébergement privilégié des étudiants fauchés et des routards du monde entier, elles ne faisaient pas encore exactement partie de la culture parisienne où s'étaient plutôt développés les lieux associatifs. Depuis quelques années, les groupes anglo-saxons, Generator et Saint-Christopher ont investi la place créant de vastes ensembles un peu froids pour accueillir les jeunes globetrotters. Aujourd'hui, découvrons l'auberge de jeunesse à la mode frenchy, Les Piaules, un hostel convivial - il faut absolument que le terme cesse de me faire penser à Eli Roth - dont l'esthétique léchée, l'ambiance cosmopolite séduisent touristes de passage et Parisiens en goguette.

vendredi 22 janvier 2016

Paris : Villa Gabriel, anciens ateliers d'artistes réenchantés - 9 rue Falguière - XVème



Derrière une grille peu avenante et rarement ouverte, une petite impasse, vestige du passé artistique de Montparnasse, dévoile le charme de ses attraits champêtres. Survivance d'un vieux quartier disparu à la suite des grands travaux de transformation datant des années 1960-70, nouvelle gare et érection de tours vertigineuses, sans âme mais résolument modernes, la villa Gabriel a, pour le plus grand bonheur des arpenteurs de Paris, survécu aux changements radicaux du paysage urbain. Passage typique d'un autre temps, ouverte en 1895 sur les ruines d'une briqueterie, cette allée pavée où les ateliers rénovés ont trouvé une nouvelle vie est un secret préservé précieux. Elle porte le prénom du fils du propriétaire originel du terrain. Quiétude heureuse, végétation abondante et floraison idoine, cette venelle bucolique, à l'ombre de la Tour Montparnasse, vaut bien quelque détour.  

jeudi 21 janvier 2016

Music : The Kills - Black Balloon



Elevator straight into my skull
The escalator rises as it falls
I swear our jet is crashing in my mind
You can hold on but I wouldn't waste your time

And farewell, my black balloon
Farewell, my black balloon

I've stood in a thousand street scenes
Just around the corner from you
On the edge of a dream that you have
Has anybody ever told you it's not coming true?

mercredi 20 janvier 2016

Théâtre : Amok de Stefan Zweig, adapté et interprété par Alexis Moncorgé - Théâtre de Poche Montparnasse



Mars 1922, sur le pont d'un paquebot qui le ramène en Europe, un jeune homme fébrile livre le lourd secret qui le ronge. Une confession dans la pénombre à un inconnu, le récit d'une passion folle. Il y a cinq ans, déshonoré pour avoir été confondu lors d'un vol par amour dans l'hôpital où il exerçait, il est parti comme médecin colonial en Malaisie. Situé loin de la ville, son cabinet peu fréquenté est comme isolé du monde. Il ne lui reste que deux ans à tenir pour parvenir au terme de son contrat lorsqu'une bourgeoise de la colonie, femme hautaine, superbe et glaciale vient exiger de lui un service. Irrésistiblement attiré par cette beauté aristocratique, le médecin cherche à la faire plier, la faire supplier. Ce duel d'orgueil signe le destin tragique des deux protagonistes lorsque la femme s'en va sans lui laisser le temps de se reprendre. Pris de folie, il part à sa poursuite dans une course effrénée, course contre la mort, emporté par le tumulte d'une fièvre démente.

mardi 19 janvier 2016

Cinéma : Creed : l'héritage de Rocky Balboa réalisé par Ryan Coogler - Avec Michael B. Jordan et Sylvester Stallone - Par Sand



Un adolescent dans un centre de redressement. Il se prénomme Adonis, sa mère est morte, il n’a pas connu son père, mort avant sa naissance. Un gentil garçon au fond, mais il ne parvient à s’exprimer qu’avec ses poings, la rage au ventre, il se bat à longueur de temps. Banal. Sa vie bascule quand une femme se propose de l’adopter, elle dit être la veuve de son père, qu’il est né d’un amour extraconjugal, qu’il est le fils du plus grand boxeur de tous les temps, le célèbre Apollo Creed. 12 ans plus tard, Adonis contemple sa vie toute tracée : cadre supérieur, belle voiture, belle maison. Mais l’appel de la boxe gronde dans ses veines, plaquant tout, il décide de retrouver Rocky Balboa, l’adversaire et ami de son père pour lui demander de l’entrainer, de faire de lui un champion, un héritier.  

lundi 18 janvier 2016

Lundi Librairie : Profession du père - Sorj Chalandon



Profession du père - Sorj Chalandon : Début des années 60, dans une ville jamais nommée mais qui fait songer à Lyon, Emile Choulans, douze ans, collégien malingre et asthmatique, gamin sensible passionné de dessin et surnommé Picasso, vit sous le joug d'un père tyrannique et violent, un mythomane qui revisite l'histoire du XXème siècle à l'aune de sa folie. Alain Choulans a soi-disant été parachutiste dans une unité d'élite, footballeur, espion, pasteur pentecôtiste, conseiller du général De Gaulle. Pour faire plaisir au parrain d'Emile que l'adolescent n'a jamais vu, Ted héros américain de la guerre, membre de la CIA, responsable de la sécurité de Kennedy, l'enfant se plie aux caprices du père. Lorsque celui-ci lui annonce qu'il est temps qu'il rejoigne l'OAS afin d'aider le chef, Raoul Salan, responsable du putsch des généraux à Alger en 1961, à maintenir la présence française en Algérie et surtout à organiser l'assassinat de De Gaulle, Emile accepte tous les délires paternels. Série de pompes en pleine nuit afin d'en faire un homme, un vrai, mission improbables comme tracer des slogans à la craie sur les murs, déposer des lettres de menace dans la boîte aux lettres du maire, Emile essaie désespérément d'être le fils dont son père rêve. Le gamin fasciné et terrifié par ce père dément est entraîné dans son délire tandis que la mère soumise, à moins qu'elle ne soit indifférente, vit dans le déni.

samedi 16 janvier 2016

Théâtre : La médiation, une pièce de Chloé Lambert - Avec Julien Boisselier, Chloé Lambert, Raphaëline Goupilleau, Ophélia Kolb - Théâtre de Poche Montparnasse



Pierre, un brillant paléontologue immature et Anna, une styliste vaguement névrosée se sont aimés. Six mois après la naissance de leur fils Archimède, Pierre a brusquement quitté Anna. Trois ans plus tard, rongés par les ressentiments, incapables de renouer le dialogue, ils sont contraints de se retrouver lors d'une médiation familiale afin de prendre des décisions concernant la garde du petit garçon. Isabelle et Jeanne, les deux médiatrices liées bien au-delà de leur travail semblent avoir du mal à préserver leur neutralité tandis que l'ancien couple va trouver, à contrecoeur, une forme de catharsis dans cette conciliation imposée par un juge.

vendredi 15 janvier 2016

Nightlife : Moonshiner, le bar à cocktails bien caché, ambiance fredaine et speakeasy - 5 rue Sedaine - Paris 11



Dans la série des bars cachés, planqué derrière une petite pizzeria de quartier, Da Vito, dont on m'a dit le plus grand bien mais parfaitement prise d'assaut donc jamais testée - je ne perds pas espoir, sachez-le ! - le Moonshiner est la star incontestée des speakeasies parisiens. Marilou à l'accueil du restaurant nous désigne au fond du minuscule établissement, la porte de la chambre froide. Elle ouvre vers un bar à cocktails pianotant sur le thème prohibition. Le Moonshiner n'a pas grand chose d'illégal mais joue avec humour sur la sulfureuse idée de clandestinité. La moonshine, alcool de contrebande fabriqué au clair de lune par des aventuriers de la biture, n'est pas exactement au programme de cet antre de la mixologie, interlude hors du temps, véritable bonne adresse. Ici se sirotent des breuvages inspirés parfaitement maîtrisés.

jeudi 14 janvier 2016

Music : Modern Love - David Bowie



I know when to go out
And when to stay in
Get things done (spoken)

I catch a paper boy
But things don't really change
I'm standing in the wind
But I never wave bye-bye
But I try I try

mercredi 13 janvier 2016

Paris : Villa de l'Adour, l'esprit du vieux Belleville - XIXème



A Belleville, autour du quartier du Plateau, l'un des sommets de l'arrondissement, aux abords des Buttes Chaumont, le paysage urbain, rues en pente et nombreux escaliers, s'est adapté à la topographie singulière des collines. Les sous-sols fragilisés par les anciennes carrières ont longtemps limité la hauteur du bâti. Maisons faubouriennes, immeubles de rapport, nombreux ateliers, cours d'artisan dissimulées au regard derrière les façades, cité ouvrière bordées de jardins où paraissent les chats sont autant de précieux secrets qui ravissent les flâneurs attentifs. Au 13 rue de la Villette, derrière une vaste grille peu avenante mais souvent ouverte, se cache la villa de l'Adour, un passage bellevillois typique, venelle champêtre enchanteresse.

mardi 12 janvier 2016

Cinéma : Mistress America de Noah Baumbach avec Greta Gerwig, Lola Kirke - Par Didier Flori



C’est plein d’enthousiasme que Tracy (Lola Kirke) s’installe sur un campus de New York. Mais elle se retrouve vite confrontée à la solitude de la nouvelle arrivée. Sa compagne de chambre est démoralisante et elle a bien du mal à trouver sa place parmi les étudiants qui l’entourent. Recherchant désespérément à être intégrée et reconnue, elle rêve de se faire sélectionner par un club littéraire qui accueille ses membres en les entartant dans leur sommeil. En désespoir de cause, elle contacte Brooke (Greta Gerwig), jeune trentenaire sur le point de devenir sa demi-sœur. Elle tombe vite sous le charme de cette new-yorkaise délurée à la vie trépidante.

lundi 11 janvier 2016

Lundi Librairie : La cache - Christophe Boltanski




La cache - Christophe Boltanski : Christophe Boltanski, grand reporter à l'Obs, a vécu à partir de l'âge de treize ans chez ses grands-parents au sein d'une tribu anticonformiste soudée autour d'un lieu où cohabitaient trois générations. Avec une tendresse admirative, non dénuée d'une pointe d'ironie, il raconte sa famille aux talents protéiformes, la liberté d'esprit et les peurs transmises. Il mène son enquête généalogique, puzzle intime au sein de la forteresse protectrice de la rue de Grenelle, explorant les lieux et les vies dont le fil rouge, la description de l'hôtel particulier, permet de tracer un inventaire habilement construit, vivant, atypique, grave et cocasse marqué par un humour omniprésent et la proximité de la tragédie.

samedi 9 janvier 2016

Mes Adresses : Valentin, dépaysement complet pour un bistrot de quartier - 64 rue Rébeval - Paris 19



Depuis près de vingt ans rue Rébeval, une adresse discrète fait mentir ses allures modestes. Pris d'assaut par les habitués et les riverains, Valentin, bistrot parigot qui verse dans la fusion rocambolesque, fait salle comble tous les jours. Restaurant fondé par un argentin, le fameux Valentin qui devait certainement s'appeler Valentino si vous voulez mon avis, puis repris par Michel, né à Paris mais originaire de Saint-Flour en Auvergne, cuisinières thaïlandaises aux fourneaux, les trois cultures culinaires se retrouvent dans une carte hybride, ode à la diversité et aux voyages. Les grillades de bœuf argentin y côtoient dans la bonne humeur, poulet au cacao mexicain, salades thaï, plats du terroir français tels que tripoux et cou de canard, coquetteries italiennes comme le provolone al horno, métissage improbable entre l'Amérique du sud, l'Asie et l'Europe.

vendredi 8 janvier 2016

Paris : Villa Léandre, faux airs britanniques à Montmartre - XVIIIème



La Villa Léandre, au 23 ter avenue Junot dans le quartier des Grandes Carrières, est un petit paradis fleuri à la quiétude heureuse. Impasse bordée de maisons au style anglo-normand, cette venelle pavée dont le calme est à peine troublé par l'animation du récent bar-restaurant so trendy Marcel, est un lieu privilégié qui ravit les amoureux du Paris insolite. Si les riverains installés depuis des générations, mi-figue mi-raisin devant ce regain de popularité, ne se plaignent pas trop, c'est que la douceur de vivre y est incomparable. Le cadre singulier de la ruelle attire de nombreux tournage cinéma et télévision. Côté numéros pairs, pavillons de briques aux toits d'ardoise, maisonnettes blanches aux volets colorés, bows-windows très britanniques, façades abondamment fleuries rappellent le style architectural londonien. Les minuscules jardinets entretenus avec amour rivalisent d'exubérance verdoyante tout à fait champêtre. Du côté des numéros impairs de petits immeubles plus récents ont été édifiés sur une partie de parcelle appartenant au site du Vieux Montmartre. Si à l'origine, celle-ci n'était pas censée être constructible, il semblerait que quelques magouilles aient permis l'édification de ces bâtiments.

jeudi 7 janvier 2016

Music : Fairytale of New York - The Pogues ft Kirsty MacColl



It was Christmas Eve babe 
In the drunk tank 
An old man said to me, won't see another one 
And then he sang a song
The Rare Old Mountain Dew
And I turned my face away
And dreamed about you

mercredi 6 janvier 2016

Paris : Chemin du Montparnasse, la mémoire artistique de Montparnasse - 21 avenue du Maine - XVème



A deux pas de la trépidante gare Montparnasse, une impasse discrète abondamment fleurie, petite allée bordée d'ateliers rustiques, se révèle impromptue dans l'exubérance de la vigne vierge et de la glycine. Cité des arts miraculeusement préservée, vestige des riches heures du Montparnasse des artistes, survit ici un peu de l'esprit de bohème des années folles. Larges baies vitrées et panneaux de bois, édifices patinés par le temps, pavés disjoints, acacias et lilas, chats paressant sur les auvents, il y règne une douceur de vivre d'un autre temps. Ce lieu de mémoire, carrefour des mixités où résident encore peintres, sculpteurs et photographes, est un joli secret parisien pleine de charme. Poursuivant son destin dédié à la création, le Chemin du Montparnasse accueille l'Espace Krajcberg, du nom du sculpteur polonais naturalisé brésilien Frans Krajcberg et bientôt la Villa Vassilieff, nouvel espace culturel de la Ville de Paris qui ouvrira ses portes en février 2016. Sous l'impulsion des artistes et intellectuels du monde entier qui ont fréquenté les lieux, la diversité et le foisonnement créatif ont marqué l'histoire du Chemin du Montparnasse.

mardi 5 janvier 2016

Cinéma : Janis, un documentaire réalisé par Amy J. Berg



Grandeurs et misères d'une étoile de la musique, Janis, documentaire riche d'images d'archives et de témoignages de proches, retrace le parcours mouvementé de la première femme à être devenue une star du rock. Janis Joplin, la bête de scène, l'artiste éblouissante à la sublime voix rauque, à la rage sensuelle. Derrière le mythe, les excès et la jeunesse éternelle des disparus du Club des 27, Amy J. berg la réalisatrice s'attache à dresser un portrait intime centrée sur la vie personnelle turbulente de la chanteuse. Née dans une petite ville du Texas, Janis Joplin grandit rejetée par ceux de son âge, marginale, vilain petit canard mais déjà rebelle lorsqu'elle est renvoyée de la chorale pour sa forte personnalité. Au début des années 60, fuyant sa famille, elle quitte son bled natal où elle étouffe pour San Francisco. Dès 1967, elle est la révélation du festival de Monterey. Le début du succès. Derrière l'image de la rock star, la célébrité, les paradis artificiels jusqu'à la perdition, Janis révèle les fulgurances et les failles d'une jeune femme vulnérable en conflit avec elle-même.

lundi 4 janvier 2016

Lundi Librairie : Comment rater complètement sa vie en onze leçons - Dominique Noguez



Comment rater complètement sa vie en onze leçons - Dominique Noguez : Caustique fantaisie, Comment rater complètement sa vie en onze leçons est un manuel de développement personnel satirique, une farce provocatrice pour expliquer en détails les arcanes de l'échec aux aspirants ratés. A défaut de succomber aux injonctions de succès imposées par la société, tournons le dos à ces vils impératifs et pour réussir notre vie, ratons-la tout à fait. Dominique Noguez explore les mécanismes du malheur à travers un précis paradoxal et désopilant dans lequel il porte le ratage au rang d'art, de philosophie et de science, inventant dans un seul mouvement débridé, la ratologie. Se planter sur toute la ligne, oui, mais pour réussir son échec, il faut l'envisager dans la modestie pour ne pas atteindre fortuitement le sublime à force de trop en faire. Il est nécessaire d'avoir le gâchis médiocre sous peine de frôler l'exceptionnel. La méthodologie est pointue, la persévérance sans éclat essentielle, la patience de rigueur. Tout un programme.

samedi 2 janvier 2016

Paris : Maison du maître-verrier Louis Barillet signée par l'architecte Robert Mallet-Stevens - Square Vergennes - XVème



Véritable incursion verdoyante dans la ville, l'accès au square Vergennes, du nom d'un ministre de Louis XVI, se fait depuis la très urbaine rue Vaugirard. Entre l'ambassade du Honduras et de coquettes maisons de ville, survivances d'un XVème arrondissement post-moderne, la charmante impasse dissimule un secret architectural, un superbe bâtiment réalisé par Robert Mallet-Stevens (1886-1945) entre 1931 et 1932 pour son ami Louis Barillet (1880-1948), maître-verrier, peintre, mosaïste. A la fois atelier et appartement, l'esthétique de cet édifice singulier est marqué par sa double fonction, lieu de travail, de production industrielle et domicile. Inscrit au titre des Monuments historiques par arrêté du 7 juin 1993, il a été entièrement rénové au début des années 2000 par un mécène passionné d'Art déco et de modernisme, l'industriel Yves Poulain qui y a inauguré un premier musée dédié aux arts et au design avant qu'il ne devienne en 2014 le musée Mendjisky - Ecoles de Paris. Malheureusement, celui-ci a fermé définitivement ses portes laissant l'avenir de ce beau bâtiment incertain.

vendredi 1 janvier 2016

Une belle et heureuse année 2016 !



Chers lecteurs,

A tous, une merveilleuse année ! Que 2016 réalise vos rêves les plus chers, vous apporte la santé, le bonheur, l'amour et l'amitié de vos proches. Que l'imprévu soit lumineux, la route pleine de surprises. Que les réussites soient radieuses ! Je vous souhaite la confiance en vous, la générosité et le courage de surmonter les épreuves, la joie et la douceur, l'humour et l'audace, le goût des choses nouvelles.

Très bonne année. Meilleurs voeux.

Je vous embrasse.

Caroline