mercredi 28 février 2018

Mes Adresses : Le Duc, les nouveaux menus déjeuner-découverte d'un restaurant de poissons mythique - Paris 14



Bar, rouget, sole, thon rouge, turbotin, Saint Jacques, homard en saison, Le Duc célèbre depuis cinquante ans le goût et la fraîcheur, la vérité toute nue des produits de la mer. La vénérable institution spécialiste du poisson de haute volée n'a rien perdu de son dynamisme. Portée par des embruns aux saveurs iodées, elle perpétue l'héritage d'une belle histoire, celle d'une famille les Minchelli. Coquillages, crustacés, poissons de ligne pêchés au large des côtes françaises sur des petits bateaux trouvent ici leur pleine expression dans des compositions déclinées a minima, moins d'apprêt, moins de cuisson. Le chef Pascal Hélard, breton de Saint-Brieuc animé par un amour des beaux produits et la sincérité d'une philosophie exigeante, oeuvre aux fourneaux depuis plus de trente ans et dirige les cuisines depuis 1995. Au Duc, la simplicité magnifie les saveurs. Si la qualité a un prix certain, voire un certain prix, au déjeuner, deux nouveaux menus invitent à découvrir le poisson en majesté sans se ruiner. La rédaction décline toute responsabilité en cas de coup de foudre.

mardi 27 février 2018

Cinéma : Call me by your name, de Luca Guadagnino - Avec Timothée Chalamet, Armie Hammer - Par Lisa Giraud Taylor



Elio Perlman se souvient de son adolescence et de son premier amour. En 1983, il a alors dix-sept ans. Dans la torpeur du plein été, en Italie du Nord, Elio passe ses vacances en compagnie de son père, éminent universitaire, spécialiste de la civilisation gréco-romaine et de sa mère traductrice. Le cadre est idyllique, la nature sauvage, la maison du XVIIème siècle magnifique. Oliver, un sémillant doctorant, les rejoint pour travailler avec le père d'Elio. Balades à bicyclette dans la campagne italienne, baignades dans la rivière, longues après-midi paresseuses au bord de la piscine, entre Elio, farouche et séducteur, et Oliver, nonchalant et insouciant, naît une intimité de non-dits, de désirs muets, un jeu amoureux qui les marquera à jamais.

lundi 26 février 2018

Lundi Librairie : La panthère - Stéphanie des Horts



La panthère - Stéphanie des Horts : A la fin du XIXème siècle, Jeanne Toussaint, petite flamande née à Charleroi, grandit à Bruxelles où sa mère dentellière brode toute la journée des pièces que le père marchand ambulant vend sur les marchés avec un certain succès. Mais lorsque ce dernier tombe malade, la mère s'éprend d'un vagabond allemand. Il devient son amant et fait main basse sur la petite entreprise familiale. L'homme abuse tout d'abord de Charlotte, la sœur aînée qui s'enfuit à Paris. Il s'en prend alors à la petite Jeanne qui à l'âge de 13 ans fugue à son tour. Jeanne fait alors la connaissance de Pierre de Quinsonas, un jeune fils de famille, élève officier déserteur de l'armée française qui mène la grande vie en Belgique. Il lui promet de l'épouser une fois de retour à Paris mais la famille de celui-ci, lui ayant trouvé une riche héritière avec qui convoler, s'y oppose formellement. En France, Jeanne installée par le jeune homme dans un hôtel particulier, devient une irrégulière, une femme entretenue. Elle retrouve sa sœur Charlotte qui assume pleinement son statut de demi-mondaine, de courtisane que le Tout-Paris s'arrache. Sur les traces de son aînée, Jeanne multiplie les amants fortunés, va de fête en fête, fréquentant artistes et grands de ce monde. Elle s'éprend cependant de Pierre Hély d'Oissel, baron d'industrie, futur directeur de Saint-Gobain. Il envisage de l'épouser mais sous la pression de sa famille, renonce. Un soir, chez Maxim's, il lui présente Louis Cartier, le joaillier des rois, le célibataire le plus en vue de la Capitale. Une complicité amoureuse, intellectuelle et artistique naît entre eux. Louis apprend à Jeanne les pierres précieuses et les métaux. Il lui confie la direction de la boutique du 13 rue de la Paix où elle va imposer son génie de la modernité et traverser les époques.

samedi 24 février 2018

Paris : Passage d'Enfer, l'une des premières cités ouvrières réalisées sous le Second Empire - XIVème



Le passage d'Enfer, voie privée formant un coude, est situé à deux pas de Montparnasse. Dans sa typologie, cette ancienne cité ouvrière fermée par des grilles, garde la trace de l'histoire des premiers logements sociaux. Sa construction de 1855 à 1857 découle de la mise en application du décret de 1852 relatif à l'amélioration des habitations ouvrières dans les grandes villes manufacturières. Sous le Second Empire, avec la diffusion des théories hygiénistes, de nombreuses expérimentations subventionnées par l'Etat ont été menées afin de fournir des logements sains, aérés, à des prix inférieurs à ceux payés par les populations les plus modestes pour une seule chambre dans des maisons insalubres. Un cahier des charges rigoureux - bonne qualité des matériaux, taxation des loyers limitée, importance des services communs tels que lavoir, chauffoir, bain, garderie d'enfant - a contribué à rendre attractives ces réalisations économiques. Environ 1 500 logements ont été créés à Paris sous le règne de Napoléon III dont certains ont bénéficié des innovations technologiques de l'Exposition universelle de 1867. Le passage d'Enfer, à l'origine Cité Cazaux du nom du propriétaire, puis Cité d'Enfer, fait partie des toutes premières opérations parisiennes.

vendredi 23 février 2018

Mes Adresses : Spoon 2, les voyages d'Alain Ducasse - Paris 2



Depuis le mythique Spoon de la rue de Marignan, restaurant fondé par Alain Ducasse dans les années 1990, une dizaine d'adresses ont été ouvertes sous cette enseigne à travers le monde. Aux quatre coins d'une planète à portée de fourchette, le concept Spoon célèbre les terroirs d'ici et d'ailleurs sous la forme d'escapades culinaires certifiées sans décalage horaire. Début octobre, le Spoon a fait un retour fracassant à Paris, se lovant dans ce curieux espace de l'entresol du Palais Brongniart, en lieu et place de l'ancien Terroir Parisien de Yannick Alléno. Puisant son inspiration au fil de ses voyages, le chef Alain Ducasse explore les saveurs internationales qu'il décline en assiettes ludiques à l'exécution irréprochable. Les horizons lointains s'encanaillent dans des recettes au plus près des goûts originels. Plancha, wok, tandoor, cru, les techniques subliment les produits. Les épices sont reines et les parfums élégants. Le succès au rendez-vous, le Spoon 2 est désormais également ouvert le samedi midi en plus du soir et le dimanche pour le déjeuner et le dîner.

jeudi 22 février 2018

Music : Franz Ferdinand - Lazy boy



I'm a lazy boy
I'm a lazy boy
Never gettin' up in time, I enjoy
Being a lazy boy
Lying in your bed
Thinking of how
A lazy boy loves you

mercredi 21 février 2018

Théâtre : Le Lauréat, de Terry Johnson d'après le roman de Charles Webb - Avec Anne Parillaud, Arthur Fenwick - Théâtre Montparnasse



Etudiant brillant, Benjamin Braddock, vingt-et-un ans, vient d'obtenir son diplôme de fin de cycle. Il a rejoint ses parents en Californie pour prendre quelques jours de vacances. Ceux-ci ont organisé en son honneur une petite fête à laquelle Benjamin ne semble pas très heureux de participer, troublé par l'idée du destin tout tracé qui s'ouvre devant lui. Il se tient à l'écart des convives quand Mrs Robinson, troublante amie de la famille, vient lui demander de la raccompagner chez elle. Il accepte mais se trouve très embarrassé lorsque cette femme qui a deux fois son âge lui fait des avances.

mardi 20 février 2018

Cinéma : La Forme de l'eau, de Guillermo del Toro - Avec Sally Hawkins, Doug Jones, Michael Shannon



En 1962, en pleine Guerre Froide, dans un laboratoire gouvernemental ultra-secret de Baltimore, est détenue une mystérieuse créature, un amphibien humanoïde capturé par l'armée en Amazonie où il était vénéré comme un dieu. La discrète Elisa Esposito travaille comme femme de ménage dans ce complexe militaire. Jeune femme muette, pleine de fantaisie, elle mène une vie solitaire. Elle entretient une relation filiale avec son voisin Giles, un vieil homme homosexuel, auteur de bandes dessinées qui n'ont jamais rencontré le succès. Ils partagent une passion pour les comédies musicales et rêvent ensemble devant ces films. Lorsqu'au laboratoire, Elisa découvre la créature maintenue captive, elle est prise de compassion, émue par son triste sort. Une compassion qui se change bientôt en sentiments amoureux alors que le terrible Richard Strickland en charge du projet scientifique menace de mener à bout de cruelles expériences puis de dépecer l'amphibien pour mieux l'étudier. 

lundi 19 février 2018

Lundi Librairie : La Fille du train - Paula Hawkins



La Fille du train - Paula Hawkins : Rachel a tout perdu à cause de l'alcool, son mariage, son boulot, ses amis. Depuis son divorce, elle a atterri chez Cathy à qui elle n'a pas annoncé son licenciement et prétend chaque matin se rendre à Londres pour travailler en empruntant le train de banlieue de 8h04. Train qui marque un arrêt à proximité de l'endroit où elle a habité avec Tom, où, depuis deux ans, il habite toujours avec Anna, sa nouvelle compagne et le bébé que Rachel n'a jamais pu avoir. Dépressive, jalouse, obsédée par son ancien mari, Rachel se rassérène dès le matin à grandes lampées de gin et sa mémoire souvent lui fait défaut. Elle ne sait plus bien ce qu'elle a fait, ce qu'elle a dit lorsqu'elle était ivre. A côté de la maison de Tom et Anna, de nouveaux voisins se sont installés. Depuis le train d'où Rachel les observe à chaque aller-retour, ils ont l'air très amoureux. Sans connaître leur véritable identité, elle les a surnommés Jess et Jason leur inventant une vie parfaite. Jusqu'au jour où Rachel aperçoit furtivement Jess dans les bras d'un autre homme. Le lendemain, elle découvre dans le journal que celle-ci a disparu et qu'elle s'appelle en réalité Megan. Témoin peu fiable mais persuadée d'avoir vu quelque chose d'important, Rachel se met en relation avec la police et s'immisce dans l'enquête.

samedi 17 février 2018

Paris : Quartier Didot, promenade du côté de Plaisance, le long des villas de la rue Didot - XIVème



Le quartier Didot-Sud, au coeur de Plaisance, déploie, le long de la rue Didot, son paysage urbain pittoresque. Les façades haussmanniennes de pierre blonde y conversent avec les immeubles de tailles réduites en brique rouge ou grise dans la pure tradition faubourienne. Artère commerçante vivante, squares, écoles, jardins, cet environnement chaleureux attire les familles parisiennes séduites par la vie de quartier. De part et d'autre de la rue Didot, s'étirent selon un plan en arête de poisson de nombreux villas et cités ouvrières devenues aujourd'hui petit luxe pour les citadins. Planquées à l'abri de ces venelles en impasse, de nombreuses maisons individuelles, vieilles bicoques des faubourgs restaurées avec soin et nouvelles constructions respectueuses de l'esthétique générale, rappellent l'histoire des villages parisiens. De bâti ancien, cet ilot préservé, vestige du Petit Montrouge village intégré à Paris lors de l'annexion des communes de 1860, date de la seconde moitié du XIXème siècle. Le quartier Didot-Sud délimité par les rues d'Alésia, des Suisses, des Plantes, les hôpitaux Broussais et Saint Joseph, la Petite Ceinture, a su résister à une certaine forme de l'urbanisme moderne. Les grands travaux des années 1970 n'ont pas atteint cette partie du XIVème arrondissement. Et la vie y semble bien douce.

vendredi 16 février 2018

Paris : Musée Jacquemart-André, un musée hommage à l'histoire des grands collectionneurs du XIXème siècle - VIIIème



Le Musée Jacquemart-André, souvent comparé à la Frick collection de New York, a conservé cette atmosphère singulière de grande maison du Second Empire. Cette demeure privée devenue musée selon le souhait posthume de ses propriétaires, Edouard André et son épouse Nélie Jacquemart, possède la particularité de présenter un ensemble d'oeuvres exceptionnelles dans le cadre originel imaginé par ces grands collectionneurs du XIXème siècle. La disposition des lieux jamais modifiée éclaire à la fois la passion commune pour l'art qui liait le couple et le faste de la haute bourgeoisie de la Belle Epoque. Salons d'apparat où se déroulaient de grandioses réceptions, escalier d'honneur monumental, coquet jardin d'hiver, appartements privés figés dans le temps ont trouvé de nos jours une nouvelle vocation, celle d'espaces d'exposition publique. Peintres toscans, artistes de la Renaissance florentine et vénitienne, primitifs flamands, mobilier du XVIIIème siècle aux estampilles prestigieuses, Edouard André et Nélie Jacquemart ont consacré leur vie et leur fortune à réunir ces oeuvres. Légué à son décès en 1912 par Nélie Jacquemart-André à l'Institut de France, le Musée Jacquemart-André est géré par la société Culturespaces depuis 1995. Organisant de nombreuses expositions sur le thème des grandes collections d'hier et d'aujourd'hui, il est devenu aujourd'hui le troisième musée privé le plus important de Paris.

jeudi 15 février 2018

Music : David Bowie - Cat people



See these eyes so green
I can stare for a thousand years
Colder than the moon
Well it's been so long

Feel my blood enraged
It's just the fear of losing you
Don't you know my name
Well, you been so long

mercredi 14 février 2018

Théâtre : Art, de Yasmina Reza - Avec Charles Berling, Jean-Pierre Darroussin, Alain Fromager - Théâtre Antoine



Serge, un dermatologue qui a bien réussi, vient de faire un achat dispendieux qui flatte son ego d'esthète autoproclamé : un tableau monochrome, blanc parcouru de fins liserés blancs. Son ami Marc, ingénieur dans l'aéronautique, ne revient pas qu'il ait pu dépenser 30 000 euros pour une toile blanche. Il soupçonne l'admiration excessive de Serge pour cette oeuvre d'être feinte, de n'être que snobisme. Marc a l'impression que Serge a trahi leur complicité de plus de trente ans en se laissant aller à cette tocade et réagit par une colère démesurée. Le troisième larron de ce triumvirat masculin, Yvan, représentant dans une papeterie, assiste à la dispute, impuissant, se refusant à prendre parti. Ce tableau, il n'en pense rien tout préoccupé qu'il est par son futur mariage.

mardi 13 février 2018

Cinéma : Le retour du héros, de Laurent Tirard - Avec Jean Dujardin, Mélanie Laurent



Lorsque le capitaine Neuville part rejoindre les armées napoléoniennes, il promet à sa fiancée Pauline qu'il lui écrira. Mais il ne tient pas ses engagements. Sans nouvelles de lui, la jeune femme dépérit. Sa sœur Elisabeth décide alors de prendre la plume en se faisant passer pour l'officier. A travers ses missives enflammées, elle créé un personnage de héros éclatant multipliant les faits d'armes. Si Elisabeth prend goût à cet échange épistolaire fictif, elle décide néanmoins de faire mourir son personnage afin que Pauline puisse passer à autre chose. Jusqu'au jour où Elisabeth recroise par hasard le chemin du capitaine Neuville, crasseux, hirsute. Celui-ci a déserté. Apprenant les affabulations d'Elisabeth, il compte bien en profiter pour retrouver sa place dans la société et endosse la défroque du glorieux soldat qu'elle a inventé. Dépassée par sa créature, Elisabeth ne cache pas son agacement face à l'imposture qu'elle a contribué à créer.

lundi 12 février 2018

Lundi Librairie : Au revoir là-haut - Pierre Lemaître



Au revoir là-haut - Pierre Lemaître : Le 2 novembre 1918, dix jours avant l'armistice, le lieutenant Henri d'Aulnay-Pradelle, aristocrate désargenté, arriviste qui rêve encore de gloire, déclenche un incident afin de lancer ses troupes à l'assaut dans l'espoir de se faire un nom. Au cours de cette bataille de trop, cette dernière boucherie, Edouard Péricourt sauve la vie d'Albert Maillard mais est défiguré par un éclat d'obus qui lui arrache le bas du visage. Entre Edouard, rejeton rebelle de la haute bourgeoisie, étudiant aux Beaux-Arts et Albert, simple employé de banque, naît une amitié indéfectible. A la démobilisation, tandis qu'Edouard atrocement mutilé refuse de retrouver sa riche famille et préfère se faire passer pour mort, Albert doit trouver une solution pour assurer leur subsistance à tous les deux. Mais le retour des vétérans à la vie civile est difficile, la Nation préférant rendre hommage aux glorieux disparus plutôt que de prendre soin des survivants aux gueules cassées, aux esprits détruits par l'horreur de la guerre. Edouard convainc Albert de s'associer dans un projet d'escroquerie aux monuments aux morts. Henri qui a pris du galon et épousé une riche héritière, la sœur d'Edouard, poursuit sa carrière dans l'ignominie en s'impliquant dans le commerce des cimetières militaires dans l'idée de faire fortune grâce aux contacts de son beau-père. 

samedi 10 février 2018

Mes Adresses : Hôtel Parister, le corps et l'esprit pour un lieu de vie résolument contemporain - Paris 9



Lieu de vie et d'échanges, placé sous le signe des arts et du sport, l'Hôtel Parister, inauguré il y a peu, est le fruit d'un projet un peu fou mené par Nicolas Nonon et son associé Maxime Brabant, déjà propriétaires de l'Hôtel Verneuil. Epaulés par le cabinet d'architecture Beckmann N'Thépé, les deux entrepreneurs se sont lancés dans une véritable aventure architecturale au cœur du Paris faubourien, celui des rues étroites et des petites cours cachées derrière d'austères façades. L'Hôtel Parister en quelques mois d'existence a su se faire une place dans la vie de quartier du Faubourg Montmartre ouvrant ses activités aussi bien aux clients de ce boutique hôtel qu'aux riverains. Philosophie développée dans un esprit de famille, l'établissement joue la carte des vocations hybrides, entre convivialité et cachet parisien. L'offre variée proposée par les équipes du Parister, son design audacieux, son luxe sans ostentation font de cet hôtel mené avec passion par sa directrice Sandrine Troccaz, un lieu de bien-être raffiné. Visite en mots et en images.

vendredi 9 février 2018

Paris : Carrefour Curie, un ensemble architectural d'inspiration Louis XIII, quai de Conti, dans le prolongement du Pont Neuf - VIème



Le Carrefour Curie, au débouché rive gauche du Pont-Neuf, quai de Conti, est un curieux ensemble de bâtiments qui ouvre en l'enjambant sur la rue de Nevers, l'une des plus étroites de Paris. Inaugurée en 1932, cette combinaison de trois immeubles d'habitations est l'œuvre de l'architecte Joseph Marrast (1881-1971). On lui doit notamment le palais de justice et la place de France (actuelle place Mohammed V) à Casablanca pour le cabinet Henri Prost, datant de 1915-20 et le siège de la BNP, 16 boulevard des Italiens, réalisation monumental Art déco courant babylonien, de 1931. Chantier d'envergure de l'entre-deux-guerres, le Carrefour Curie a vu le jour en même temps que son vis-à-vis, la Samaritaine signée par Henri Sauvage. Son architecture d'inspiration Louis XIII, marquée par l'utilisation de la brique et la pierre, rappelle celle des immeubles du début du XVIIème siècle, situés à l'entrée de la place Dauphine dont je vous parlais ici. Ce souci de cohérence esthétique est emblématique de l'oeuvre de Joseph Marrast, très tôt engagé dans ce projet. Un peu d'histoire si vous le voulez bien.

jeudi 8 février 2018

Music : Kasabian - You're in love with a psycho



You know it's the place I need
But you got me walking circles like a dog on a lead
And the doctors say I'm crazy, that I'm eight miles thick
I'm like the taste of macaroni on a seafood stick
And you got me switched on, baby, like electric eel
And I'm tight with Axel Foley, that's just how I feel
Like a grapefruit and a magic trick, the prodigal son
I'm walking, I'm walking, I'm walking, I walk so quick

mercredi 7 février 2018

Théâtre : Douce-amère, de Jean Poiret - Avec Michel Fau, Mélanie Doutey - Bouffes Parisiens



Philippe, brillant mondain, manipulateur un peu pervers est marié depuis huit ans avec Elisabeth. Elle éprouve une lassitude envers leur couple qui ressemble au désamour. Elle ne supporte plus cette vie à deux. Alors que les sentiments s'étiolent, elle va chercher ailleurs l'émotion et le désir qui lui manquent. Sa quête illusoire de liberté prend le visage de ses amants. Philippe, délaissé, contemple le bal des prétendants qui gravitent autour de sa femme. Il use de stratagèmes pour se donner l'impression qu'il est encore maître de la situation, s'abuse lui-même tandis qu'il tend des pièges, s'arrange pour croiser le chemin de ceux qui retiennent sa femme dans leur bras.

mardi 6 février 2018

Cinéma : England is mine, de Mark Gill - Avec Jack Lowden, Jessica Brown Findlay, Jodie Comer



En 1976, à Manchester, Steven Patrick Morrissey a dix-sept ans. Le talent de ce jeune homme inquiet sont entravés par l'anxiété et la confusion. Cet être asocial est d'une timidité maladive qui l'empêche de chanter. Solitaire, dépressif mais convaincu d'avoir un don, il s'ennuie dans un boulot de bureau soporifique. Stephen habite avec sa mère, une femme empathique mais lassée des flottements de son fils, traîne dans les cimetières avec son amie Linder Sterling, une artiste punk. Fan des New York Dolls et de Lou Reed, il se passionne pour Oscar Wilde, le Glam rock, Shangri-la, Rita Tushingham. Il assiste à tous les concerts de la scène locale, croise les Sex Pistols, Patti Smith. Il passe beaucoup de temps à rédiger des critiques lapidaires qu'il envoie à des magazines musicaux tels que Melody Marker, New Musical Express.

lundi 5 février 2018

Lundi Librairie : Faire mouche - Vincent Almendros



Faire mouche - Vincent Almendros : A l'occasion du mariage de sa cousine Lucie, le narrateur revient à contrecœur dans son village natal de Saint-Fourneau. En compagnie de Claire, une amie, qu'il fait passer pour Constance sa fiancée enceinte, absente pour une raison mystérieuse, il s'installe dans la vieille maison de famille inhabitée. Juste à côté, sa mère, qui a tendance à déjanter, vit avec son oncle malade, depuis la mort du père dont la rumeur dit qu'elle l'a empoisonné. Rumeur renforcée par le fait qu'elle a donné à boire de l'eau de javel au narrateur lorsqu'il était enfant. Dans la touffeur de l'été, le sinistre hameau est le théâtre des non-dits, des souvenirs dont on ne parle pas, des mensonges.

samedi 3 février 2018

Mes Adresses : Buddha Bar Hotel Paris, l'invitation au voyage



Le Faubourg Saint-Honoré, quartier des maisons de couture, des ateliers du luxe, accueille depuis 2013, le Buddha Bar Hotel Paris. Cet écrin zen, lieu de vie d'une piquante modernité a trouvé sa place dans un environnement d'exception marqué par un héritage historique. Entre boutique hôtel et palace, établi dans un hôtel particulier du XVIIème siècle, le Buddha Bar Hotel Paris a su développer une atmosphère intimiste auquel répond un service haut de gamme qui séduit une clientèle internationale. Portée par une idée forte, "le voyage dans le voyage", cette enclave insolite dépasse les codes figés de l'hôtellerie de luxe pour toucher à un art de vivre décliné comme une philosophie. Au Buddha Bar Hotel Paris, l'Orient rencontre l'Occident. Halte sereine, harmonie ludique, dépaysement enchanté.

vendredi 2 février 2018

Paris : Passage du Caire, de l'imprimerie à la confection, destinée singulière de l'un des plus vieux passages parisiens - IIème



Le passage du Caire, village labyrinthique de longs corridors, déploie ses ramifications suivant trois suivent trois axes principaux, trois galeries, Saint-Denis, Sainte-Foy, du Caire. Ouvert sur six entrées, ce passage, inauguré fin 1798, revendique le titre de plus ancien de Paris en tant que premier passage couvert édifié hors des galeries du Palais Royal. Relativement étroit - 2,60mètres de large -  il est néanmoins le plus long de la capitale. Son ensemble structuré autour des trois ailes titre à 370 mètres. Son histoire qui a débuté avec une industrie liée à l'imprimerie est de nos jours intimement liée à celle de la confection.

jeudi 1 février 2018

Music : Ella Fitzgerald- It Don't Mean A Thing



It don't mean a thing if it ain't got that swing
(Doo wah, doo wah, doo wah, doo wah)
(Doo wah, doo wah, doo wah, doo wah)
It don't mean a thing, all you got to do is sing
(Doo wah, doo wah, doo wah, doo wah)
(Doo wah, doo wah, doo wah, doo wah)