jeudi 31 mars 2016

Music : Rachid Taha - Ya Rayah



Ya rayah win msafar trouh taâya wa twali
Ch'hal nadmou laâbad el ghaflin qablak ou qabli
Ch'hal nadmou laâbad el ghaflin qablak ou qabli

Ch'hal cheft al bouldan lâamrine wa lber al khali
Ch'hal dhiyaât wqat ch'hal tzid mazal ou t'khali
Ya lghayeb fi bled ennas ch'hal taâya ma tadjri
Tzid waâd el qoudra wala zmane wenta ma tedri


mercredi 30 mars 2016

mardi 29 mars 2016

Cinéma : Five de Igor Gotesman - Avec Pierre Niney, François Civil, Margot Brancilhon, Igor Gotesman, Idrissa Hanrot - Par Prune



Five raconte les aventures parisiennes et trépidantes de cinq amis unis comme les cinq doigts de la main, d’où Five. Entre colocation à cinq - Five donc - petits boulots et grands tracas, nos héros vont ils préserver leur amitié antédiluvienne malgré les obstacles qui jalonnent leur aventure ?

lundi 28 mars 2016

Lundi Librairie : Dans la peau de Coventry - Sue Townsend



Dans la peau de Coventry - Sue Townsend : Coventry Dakin, une très belle femme au foyer des Midlands britanniques, mène une existence sans reliefs aux côtés de Derek, son terne mari plus âgé, obnubilé par les tortues et ses deux enfants adolescents trop gâtés, John et Mary. Cette vie sans aspérités de ménagère modèle est rythmée par un train-train quotidien d'une rare platitude. Cadenassée dans son rôle de mère et d'épouse idéale mais introvertie au point d'en devenir transparente, Coventry en a oublié qui elle est. Son voisin Gérald Fox, un ivrogne bas de plafond, fait courir le bruit infondé qu'ils entretiennent une liaison. Lorsqu'elle le surprend en train de tenter d'étrangler sa femme, elle court au secours de l'épouse molestée et frappe le soûlard avec une figurine Action Man. Celui-ci s'écroule, raide mort. Prise de panique, sans un sou en poche, Coventry fuit la scène du crime et se réfugie à Londres où elle ne connaît personne. Errant dans les rues de la métropole, devenue sans-abris du jour au lendemain mais libérée de son carcan et des conventions, elle fait la connaissance de personnages hauts en couleurs, de la demeure d'aristocrates excentriques au bas-fonds de Cartonville où survivent les mendiants de la ville jusqu'à une soirée mondaine de la haute société. Pendant ce temps, l'inspecteur Sly part à sa recherche bien décidé à la débusquer.

samedi 26 mars 2016

Expo : Animalement vôtre, dAcRuZ et Marko93, le street art de la rue à la toile - Espace Loft du 34 - Paris 6



La percée du street art dans les galeries et les musées est le symbole des contradictions qui tiraillent une sous-culture devenue mainstream. La reconnaissance du mouvement passe par une forme de schizophrénie, une intégration, une institutionnalisation nécessaire. Alors que toute pièce réalisée dans la rue est amenée à disparaître, la création en atelier accompagne la recherche de légitimité et de crédibilité menant à un décloisonnement des pratiques. Entrepris dans la rue, l'art urbain facteur d'intensification culturelle change le réel et inversement dans un processus de réciprocité et de catalyse. La projection des murs de la cité à la toile, support vierge et réduit, induit une réinvention du vocabulaire plastique, une nouvelle façon de penser qui vise à créer des passerelles entre les deux principes d'expression. Un grand écart abouti pour les artistes Marko 93 et dAcRuZ qui présentent une exposition commune, Animalement vôtre, jusqu'au 3 avril à l'espace Loft du 34.

vendredi 25 mars 2016

Nightlife : La nouvelle collection printemps-été des cocktails du bar E7 - Hôtel Edouard 7 - Paris 2



Retour du côté de l'Opéra, quartier des affaires mais également du divertissement et du luxe où les banques côtoient restaurants, théâtres et cinémas. Tandis que les flâneurs amoureux de la Ville Lumière savoure l'esthétique d'un Paris réinventé au XIXème siècle par Napoléon III et le baron Haussmann, les élégantes butinent de boutiques en grands magasins et les hommes en costume sombre vaquent à leur industrieuse activité. Avenue de l'Opéra, au coeur de l'hôtel Edouard 7 dont je vous parlais plus en détails ici, se love un bar à cocktails repère de jolies filles, fréquenté par une clientèle anglo-saxonne dont nous connaissons le flair infaillible en matière de mixologie. J'ai eu le plaisir de découvrir en exclusivité la collection de cocktails de la nouvelle saison, une carte inspirée créée par la talentueuse Evy Daumen, bartender en chef de l'E7.

jeudi 24 mars 2016

Music : Get Well Soon - It's love



Three years of sunshine, no winters or a call
But you know I'm not showing, I get to all
The usual growing pains, my first "I love you" made her cry
I still don't know if those were tears of joy

She said she'd keep these knickers
That blood's a souvenir of love
And that whirlwind summer, on and on

It's love, love
And I can't get rid of it

mercredi 23 mars 2016

Expo : From Heaven to Hell, les photographies ambiguës et sensuelles de Stéphane Thévenon - BAB's galerie - Paris 7

Crédit Stéphane Thévenon

Loin des studios, Stéphane Thévenon promène son objectif à travers des univers contrastés, d'usines désaffectées inquiétantes en paysages normands idylliques. Alors qu'une inquiétude presque imperceptible semble planer sur ses clichés, la magnificence de la nature devient prétexte d'expression, les corps féminins, puissants et sensuels, réflexion contemplative. Images surprenantes, provocantes, à l'érotisme ambiguë, son goût de la mise en scène, de la stylisation déploie les interrogations du spectateur qui devient acteur en imaginant histoire et contexte. Il expose, jusqu'au 2 avril, une série intitulée From Heaven to Hell à la BAB's Galerie.

mardi 22 mars 2016

Cinéma : #Concours #Keeper - Tentez de gagner l'une des 5 invitations pour deux personnes



Aujourd'hui, je vous propose de tenter de gagner l’une des cinq invitations pour deux personnes mises en jeu afin d'aller voir Keeper, un film intelligent et émouvant, aux personnages attachants, dans la lignée des réalisations signés par les frères Dardenne. Keeper sortira en salle demain, mercredi 23 mars et vous pouvez d'ors et déjà lire la chronique de Didier à son sujet ici.

Cinéma : Keeper de Guillaume Senez - Avec Kacey Mottet Klein, Galatéa Bellugi - Par Didier Flori



Deux adolescents s’embrassent longuement en gros plan. Maxime (Kacey Mottet Klein) et Mélanie (Galatéa Bellugi) sont heureux, profitant de l’insouciance de leur jeunesse. Ils semblent en osmose, à l’écoute l’un de l’autre. Ainsi lorsque la jeune fille refuse de faire une fellation à son partenaire, avouant qu’elle n’aime pas ça, ce dernier s’excuse auprès d’elle. Leur bel équilibre va cependant se trouver bouleversé avec l’annonce de la grossesse de Mélanie. Que faire face à la perspective de la responsabilité d’être parents quand on a seulement 15 ans ?

lundi 21 mars 2016

Lundi Librairie : La lamentation du prépuce - Shalom Auslander



La lamentation du prépuce - Shalom Auslander : Juif américain élevé dans une communauté orthodoxe hassidique de Monsey appliquant les principes du Zohar, une interprétation rigoriste de la Thora, Shalom a passé toute son enfance sous la menace d'un Dieu vengeur et colérique. Vie codifiée, interdictions et obligations pléthoriques ont fait naître en lui frustrations et obsessions pour ce qui n'est pas cacher, pour la transgression. Entre rébellion et soumission vis à vis d'un Dieu tyrannique qu'il envisage comme une sorte de père fouettard mesquin, il entretient des rapports très familiers avec Lui, présence menaçante et railleuse qu'il passe son temps à agonir d'injures quand il ne supplie pas pour Son pardon. Devenu adulte, Shalom a pris des distances avec sa famille et la religion dans une tentative d'émancipation que ses névroses héritées de son éducation rendent difficiles. Paranoïaque, il imagine continuellement les scénarios catastrophes que Dieu pourrait lui infliger pour le punir de ses manquements. Lorsqu'il apprend que sa femme Orli est enceinte d'un garçon, les angoisses de futur père et les complexes de l'enfant se polarisent sur la question de la circoncision.

samedi 19 mars 2016

Paris : Cité ouvrière en fleur, 140 rue de Belleville - XXème



Poursuivons, aujourd'hui, la chronique bellevilloise. Véritable village auquel ses habitants vouent un attachement profond, Belleville a su conserver malgré les transformations architecturales drastiques des années 60/70, un esprit communautaire et un fort sentiment d'appartenance. Le spectacle permanent de la rue, lieu de mixité populaire, contraste avec le sentiment de quiétude qui règne derrière les portes codées, là où de jolies surprises attendent le flâneur curieux. Les secrets dissimulés au regard s'épanouissent nombreux rue de Belleville. Arrière-cours, cours industrielles, cités ouvrières, autant de merveilles qui ne se rendent accessibles qu'aux chanceux. Au numéro 140, sous un vaste porche dont le code est parfois désactivé, entre une boulangerie célèbre pour sa baguette élue meilleure de Paris en 2001 et la Brûlerie de Jourdain, échoppe embaumée par les effluves de café, un ensemble d'immeubles de petit gabarit se serrent autour d'une jolie cour arborée inondée de lumière.  

jeudi 17 mars 2016

Music : Claude Nougaro - Rimes



J'aime la vie quand elle rime à quelque chose
J'aime les épines quand elles riment avec la rose
J'aimerais même la mort si j'en sais la cause

Rimes ou prose

J'aime ma chanson quand elle rime avec ta bouche
Comme les ponts de Paris avec bateau-mouche
Et la perle des pleurs avec l'œil des biches

Rimes tristes

mercredi 16 mars 2016

Paris : 145 rue de Belleville, une cour industrielle typique du vieux Belleville - XIXème



La rue de Belleville qui marque la frontière entre le XXème et le XIXème arrondissement est, jusqu'à l'annexion de la commune de Belleville à Paris en 1860, la rue principale du village qui se regroupe autour de la vieille église. Sur les traces du funiculaire dont la ligne ouverte en 1891 ferme en 1924 en raison des nombreux accidents provoqués par la circulation anarchique des voitures à bras, remontons vers Jourdain. Quartier vivant et populaire, le Plateau garde, malgré le bétonnage radical et les profondes transformations datant des années 1970, quelques traces de l'ancien tissu bellevillois. Au début du XXème siècle, se développe à Belleville une nouvelle industrie liée à l'activité des abattoirs de la Villette. Dans les ateliers situés en arrière-cours, se travaillent cuir et corne afin de confectionner des chaussures, des ceintures, des boutons, des peignes comme dans l'ancien atelier des peignes A. Mermet rue Clavel dont je vous parlais par là. Au 145 rue de Belleville, passé le porche d'un classique immeuble de rapport, l'une de ces cours industrielles datant de 1906 se dévoile dans la candeur d'un charme préservé.

mardi 15 mars 2016

Cinéma : The Lady in the van de Nicholas Hytner - Avec Maggie Smith et Alex Jennings



Alan Bennett, dramaturge londonien, s'installe, en 1973, dans le quartier bobo avant l'heure de Camden Town. Il croise le chemin de Mary Shepperd, une sans-abri âgée qui squatte la rue dans une improbable fourgonnette au grand dam des résidents. La vieille dame, acariâtre misanthrope à l'hygiène corporelle douteuse, déteste les enfants et pique des crises dès qu'elle entend une note de musique.  Malgré cette irascibilité, le voisinage, travaillé par une certaine culpabilité sociale, charitable pour se donner bonne conscience, prend soin d'elle, répondant à ses exigences avec patience. Une générosité qu'elle accueille, impériale, comme allant de soi sans aucune gratitude. Alors que son van est menacé d'enlèvement pour stationnement illégal, Miss Shepperd convainc l'aimable Alan de la laisser se garer dans l'allée de sa maison pour quelques semaines. Elle y demeurera durant quinze ans.

lundi 14 mars 2016

Lundi Librairie : Home - Toni Morrison



Home - Toni Morrison : A la veille de la lutte pour les droits civiques dans une Amérique ségrégationniste, sur la côte ouest des Etats-Unis, Frank Money, de retour de la guerre de Corée est un vétéran traumatisé, pétri d'angoisses et de rage qui trouve refuge dans l'alcool. En plein désarroi moral, il se reproche d'avoir commis le pire et d'avoir survécu alors que ses amis sont morts. Alors qu'il reçoit une lettre inquiétante au sujet de sa jeune sœur, Ycidra, surnommée Cee, il quitte Lily la femme qui l'avait recueilli pour un retour amer au pays natal. Issus d'une famille chassée du Texas par le Ku Klux Klan, Cee et Frank ont fui la maison familiale de Lotus en Géorgie pour tenter d'échapper à la misère d'un destin déjà écrit. Cee a épousé un séducteur escroc qui l'a rapidement abandonné, tandis que Frank a été incorporé dans l'armée. Tous deux doivent faire face à la solitude, la précarité et le déracinement. A Seattle, Frank s'enfuit d'un hôpital psychiatrique où il a été enfermé à la suite une crise psychotique et part sur la route en suivant le Green Book, un guide de voyage destiné à la communauté noire permettant de savoir quels établissements sont ouverts aux afro-américains. Hasard des rencontres, entraide inattendue, il traverse le pays de Portland à Chicago jusqu'à Atlanta pour sauver sa sœur, victime d'un médecin blanc eugéniste.  

samedi 12 mars 2016

Théâtre : Traîne pas trop sous la pluie, de et avec Richard Bohringer - Théâtre de l'Atelier - Paris 18



Acteur, réalisateur, mais également écrivain et poète, Richard Bohringer dit et lit des textes dont il est l'auteur, réinventant chaque soir le voyage de la vie au pays de la mémoire. Derrière son pupitre sur lequel reposent les extraits de ses propres livres parus chez Flammarion, notamment Traîne pas trop sous la pluie qui a donné son nom à ce seul en scène et C'est beau une ville la nuit, le comédien se fait passeur d'histoires, griot africain dans la grande tradition orale de transmission. Entre souvenirs, émotion et malice, cet homme sensible et libre fait entendre la voix d'un artiste sincère, généreux. Traversé par une prodigieuse énergie vitale malgré la maladie qui l'a diminué, il évoque avec tendresse et intelligence, les épreuves, les joies, l'amitié, l'Afrique, les femmes, les enfants. 

vendredi 11 mars 2016

Nightlife : Experimental Cocktail Club, la pépinière à bartenders - Paris 2



Bar pionnier de la tendance mixologie, l'Experimental Cocktail Club a ouvert ses portes en 2007. Alcools rares, spiritueux premium, jus de fruits frais, cet établissement discret de Montorgueil connaît un succès qui ne se dément pas depuis neuf ans au point d'avoir fait de nombreux émules. Rares sont les barmen parisiens à n'avoir pas fait leurs armes en ces lieux presque mythiques. Au delà des lourds rideaux de velours qui dissimulent l'entrée, la décoration baroque chic signée par le new-yorkais Koko Black est à la fois chaleureuse et raffinée. Poutres apparentes, murs de pierre, bar bois sombre verni, majestueux lustres Philippe Starck, nous sommes bien au cœur de Paris. Dans les profonds canapés de velours capitonné et les fauteuils en cuir, se retrouvent expat' anglophones, touristes de passage et habitués des lieux. L'ambiance feutrée romantique jazzy en semaine attire une clientèle de trentenaires bon chic bon genre tandis. Plus festif le week-end, avec mix de DJ, l'Expé devient repère de noctambules, haut lieu de la vie nocturne hipsterique.

jeudi 10 mars 2016

Music : Zazie et Vincent Baguian - Je ne t'aime pas



Vincent :
J'étais à l'hôtel Beau Rivage 
Un nid douillet face à la plage 
J'aurai pu croire au paradis 
Tout seul au fond de ce grand lit  

Zazie :
Mais voilà j'ai ouvert les yeux 
Et par malheur on était deux
Je rêvais de vivre sans toi 
Mais tu étais nu sous mes draps  

Vincent : 
Je ne t'aime pas 
C'est plus fort que moi 
J'aimerais crier que je t'aime 
Je crois bien que j'ai un problème

mercredi 9 mars 2016

Paris : Passage Charles Albert, souvenirs villageois du quartier de la Moskova - XVIIIème



Le quartier de la Moskova, du nom d'une bataille, également appelée bataille de Borodino, remportée par les troupes de Napoléon le 7 septembre 1812 en Russie sous le commandement des maréchaux d'Empire, Davout et Ney, a fait l'objet de profondes transformations depuis les années 70. Enserréeentre le tracé des anciennes fortifications de Thiers et le talus du chemin de fer de la Petite Ceinture, il offre aujourd'hui un paysage urbain contrasté entre ruelles étroites bordées de jolis pavillons et grands ensembles contemporains. Le passage Charles-Albert, petit coin de campagne à Paris illustre cette mutation du bâti tout en ressuscitant pour les flâneurs le souvenir d'une autre époque.

mardi 8 mars 2016

Cinéma : Célibataire mode d'emploi de Christian Ditter - Avec Dakota Johnson, Rebel Wilson - Par Sand



Alice (Dakota Johnson) est passée de la maison de  ses parents, directement dans la chambre de son petit ami, alors avant de s’engager pour la vie, elle veut faire un break, être célibataire, être seule comme une grande, pour se prouver qu’elle peut s’assumer, s’éprouver.  Direction New-York, où, à peine arrivée dans son nouveau boulot, elle rencontre, Robin, une pétulante nymphomane déjantée qui la prend en main et décide de lui enseigner les codes du célibat à la mode new-yorkaise, à savoir : du sexe, du fric, beaucoup d’alcool : objectif 100% plaisir-0% sentiments. Mais Alice est avant tout une romantique, et loin de chercher à vivre en célibataire, elle cherche avidement l’amour, le grand frisson. 

lundi 7 mars 2016

Lundi Librairie : Les grands singes - Will Self



Les grands singes - Will Self : Plasticien renommé, Simon Dykes prépare une prochaine exposition dont le vernissage est pressenti comme un événement mondain des plus chics. Divorcé, père de deux enfants qu'il ne voit pas assez souvent, il lutte contre une dépression sous-jacente à grand coup de cachets. Malgré son succès, Simon ne va pas très bien. L'artiste londonien traîne son spleen de raouts branchés sous stupéfiants en nuits de débauche alcoolisées au bras de sa nouvelle compagne, la sublime Sarah. A la suite de l'une de ces soirées d'excès, il se réveille dans un monde où les hommes sont devenus des chimpanzés. Un univers où les singes ont gagné la course à l'évolution et les humains sont des animaux sauvages exhibés dans des zoos. Simon est rapidement interné dans un hôpital psychiatrique sous la surveillance d'un grand chimpanzé de science, le Dr Zachary Busner, psychanalyste phénoménologue, fasciné par ce cas d'étrange psychose.

samedi 5 mars 2016

Paris : Maison fond, une installation de Leandro Erlich - Gare du Nord - Xème



Oeuvre inaugurée le 3 octobre lors de la Nuit Blanche 2015 en amont de la COP21, Maison fond est une allégorie de notre monde, métaphore de notre habitat à tous menacé par les changements climatiques. Cette installation monumentale pérenne imaginée par l'artiste argentin Leandro Erlich a été commandée par la Ville de Paris dans le cadre du projet "Les œuvres d'art investissent la ville". S'inspirant des univers familiers du quotidien qu'il subvertit, le plasticien reprend ici les lignes architecturales d'un immeuble de style Directoire qui se trouve rue de Grenelle. Il exploite une approche sensorielle immersive afin de créer une situation singulière en interaction avec le public, situation qui se formalise par le biais d'une expérience narrative à vivre et à interpréter. Avec Maison fond, un immeuble qui fond à l'instar de la banquise, Leandro Erlich utilise l'architecture symbole des civilisations pour évoquer la mise en péril du foyer humain, la fragilité du monde et la vulnérabilité du patrimoine. Afin d'interpeller les passants, il emploie l'image simple et puissante d'un bâtiment en pleine déliquescence pour souligner l'immédiateté des conséquences des dérèglements climatiques, l'urgence des choix déterminants pour notre avenir.

vendredi 4 mars 2016

Paris : La villa des Tulipes, une oasis urbaine - XVIIIème



Caracolant depuis Montmartre vers Saint-Ouen, la rue du Ruisseau franchit d'un saut l'ancienne voie ferrée de la Petite Ceinture pour se terminer boulevard Ney. Au niveau du numéro 101, un jardinet cache l'entrée d'une charmante impasse pavée typiquement parisienne. Accueilli par une fresque représentant des enfants brandissant des fleurs, le flâneur curieux découvre un ancien chemin qui desservait de modestes cultures, une étroite bande de terrain nichée entre l'ancienne ligne de chemin de fer au sud et le boulevard au nord.  La villa des Tulipes, étroite ruelle bucolique où la brique contraste avec la pierre de meulière et les enduits chamarrés, est bordée de petits immeubles et de pavillons qui disparaitraient presque dans la luxuriance végétale. Bambous et rosiers en pot sur la chaussée rivalisent avec les envolées gracieuses de la glycine et l'exubérance des cerisiers. Balcons, terrasses, jardins et courettes abondamment fleuris donnent de pimpantes allures champêtres à ce havre de quiétude pourtant si proche de la trépidante porte de Clignancourt. Les lampadaires coudés façon becs de gaz à l'ancienne pour le cachet rétro, les volets aux couleurs vives pour la gaieté, et si nous n'étions plus tout à fait à Paris ?

jeudi 3 mars 2016

Music : Bob Dylan - Like a Rolling Stone



Once upon a time you dressed so fine
Threw the bums a dime in your prime, didn't you?
People call say 'beware doll, you're bound to fall'
You thought they were all kidding you
You used to laugh about
Everybody that was hanging out
Now you don't talk so loud
Now you don't seem so proud
About having to be scrounging your next meal

How does it feel, how does it feel?
To be without a home
Like a complete unknown, like a rolling stone

mercredi 2 mars 2016

Nightlife : L'Orphée Privé, bar de nuit musical - 7 rue Fontaine - Paris 9



Derrière la porte très ordinaire d'un immeuble anonyme, se cache incognito un bar de nuit musical au passé sulfureux. Durant trente-sept ans au 7 rue Fontaine, un sauna libertin a attiré une clientèle en quête d'émotions fortes. Depuis 2011, ce lieu s'est métamorphosé en un bar à cocktails, tout ce qu'il y a de plus moral, évolution emblématique du Pigalle des peep shows et des vénus mercenaires. L'Orphée Privé, nommé en hommage à Jean Marais et Cocteau qui auraient partagé une garçonnière à ce numéro, satisfait à bon compte les envies d'aventure des Parisiens adeptes d'endroits insolites, jouant avec humour sur les codes libertins. Minuscule adresse qui s'échange entre initiés, en sonnant à l'entrée où patte blanche il faut montrer, on ne sait pas trop à quoi s'attendre. L'Orphée sait ménager ses effets.

mardi 1 mars 2016

Cinéma : The Revenant de Alejandro Gonzáles Iñárritu - Avec Leonardo DiCaprio, Tom Hardy - Par Lisa Giraud Taylor



Dans le Missouri du début du XIXème siècle, en plein conflit avec les tribus indiennes, une expédition composée, notamment, de trappeurs est attaquée violemment. Rescapé de la charge, Hugh Glass, un trappeur, se retrouve laissé pour mort. Il est quasi enterré vivant par deux de ses compagnons de route, après son combat avec une femelle grizzly qui l’a sauvagement meurtri. Ayant survécu à ses blessures, il part en quête de vengeance et de rédemption lors d’un voyage de plus de trois cent kilomètres dans des conditions extrêmes au coeur d'un milieu hostile.