lundi 31 juillet 2017

Lundi Librairie : Les blondes - Emily Schultz



Les blondes - Emily Schultz : Isolée dans un chalet à la frontière canadienne, Hazel Hayes, très enceinte, raconte à son ventre les événements qui l'ont conduite à cette situation. Quelques mois auparavant, étudiante à Manhattan, Hazel peine sur une thèse qui ne progresse pas. Son sujet, le rapport des femmes à l'esthétique et les contraintes imposées par la société au travers de leur apparence. Entretenant une vague liaison avec son directeur de recherche, un homme marié, elle découvre qu'elle attend un enfant alors que de mystérieuses attaques se multiplient à New York. Frappées par un virus inconnu, des femmes, toutes blondes, naturelles ou décolorées, se transforment en tueuses sanguinaires. "La furie blonde" se propage rapidement dans le monde entier. Centre de rétention, fermeture des frontières, désinformation médiatique, les mesures prisent par les autorités pour tenter d'éradiquer l'épidémie ne font qu'accentuer la misogynie ambiante tandis que les droits des personnes sont révoqués. 

vendredi 28 juillet 2017

Théâtre : Oui ! de Pascal Rocher - Avec Ariane Zantain, Pascal Rocher, Benoît Thiebault - Café de la Gare



En couple depuis huit ans, Valérie et Stéphane décident de se marier. La jeune femme rêve de faire de la noce le plus beau jour de sa vie. Monsieur qui s'est résolu à passer devant le maire pour faire plaisir à sa campagne préférait profiter de ses week-ends avec son pote JP plutôt que de consacrer son temps libre à dresser liste d'invités et plan de table. Sur les conseils de Christiane, la mère de Valérie, débordés par la tâche, Lapin et Chaton comme ils se surnomment, font appel à Walter Craig, wedding planner parisien de renom, snob accompli. C'est pour lui tout une aventure de débarquer au-delà du périphérique dans le petit pavillon de banlieue des deux tourtereaux. D'autant qu'il s'avère être surtout spécialisé dans les mariages gay aux budgets mirobolants. Les ambitions plus modestes de Valérie et Stéphane représentent un véritable défi pour lui.

jeudi 27 juillet 2017

Music : L - Petite



Ma p'tite ma douceur
Je me souviens de tout
Ces talons crève-coeur
Et l'odeur de ton cou
Les trottoirs qui luisaient
Parce qu'il avait plu
Ta peau de nacre noir
La courbe de ton cul
Ce bruit des bracelets

mercredi 26 juillet 2017

Paris : Il faut se méfier des mots, une installation de Ben au coeur de Belleville - Place Fréhel - XXème



Deux ouvriers en bleu de travail tentent de redresser une monumentale ardoise d'écolier apposée sur un grand mur aveugle. L'un juché assis sur le rebord de l'immeuble et l'autre suspendu dans une nacelle semblent indéfiniment mettre en place ce tableau noir sur lequel une main a tracé d'une ronde écriture reconnaissable entre toute cette singulière maxime, Il faut se méfier des mots, titre d'une exposition de l'artiste à la galerie de Catherine Issert à Saint-Paul-de-Vence en 1992. [Edit] Selon une photographie prise en 1989, les premiers mots affichés à cet endroit ont été : N'importe qui peut avoir une idée. L'installation artistique dont l'aphorisme actuel date de 1993 est l'oeuvre de Ben (Vautrier) artiste niçois d'origine suisse né en 1935 à Naples en Italie, auteur d'aphorismes au parfum d'enfance, souvenirs de fournitures scolaires que tous les gamins ont connues et acteur majeur de l'avant-garde artistique post-moderne.

mardi 25 juillet 2017

Cinéma : Peggy Guggenheim, la collectionneuse - Un documentaire de Lisa Immordino Vreeland



Mécène, collectionneuse, le nom de Peggy Guggenheim (1898-1979) est indissociable de l'histoire de l'art moderne. Cette héritière, rejeton d'une importante dynastie new-yorkaise, grande amoureuse non-conformiste, amie des artistes et des puissants, aura vécu une existence d'audaces portée par sa passion pour la création. De la jeune orpheline qui perd son père lors du naufrage du Titanic lorsqu'elle a treize à l'excentrique vieille dame du palazzo vénitien où se trouve aujourd'hui la fondation qui porte son nom, son parcours a été marqué par les drames personnels et par l'avant-garde.

lundi 24 juillet 2017

Lundi Librairie : Le Ciel t'aidera - Sylvie Testud



Le Ciel t'aidera - Sylvie Testud : Peur de dormir seule, des ombres, des autres, des serial killers qui sont partout aux infos, d'un possible destin forcément sinistre. Sylvie Testud a peur de tout.  Lorsqu'elle quitte les plateaux, seul lieu où elle se sent en sécurité, son quotidien est fait de terreurs perpétuelles plus ou moins loufoques. Pour surmonter ses angoisses générées par une imagination un peu trop fertile, elle s'invente des remèdes burlesques. Aux cambrioleurs potentiels, monte-en-l'air acrobates qui s'introduiraient par le velux, elle laisse des mots. Elle disperse des couteaux sous les matelas qu'elle oublie lorsque sa grand-mère fait un séjour chez elle puis est prise d'angoisse que celle-ci se blesse en pleine nuit. Comme son chien Tiago est trop gentil pour la défendre contre d'éventuels agresseurs, elle s'entraîne au maniement du sabre japonais sur les ficus. 

vendredi 21 juillet 2017

Théâtre : La petite fille de Monsieur Linh d'après Philippe Claudel - Adapté et interprété par Sylvie Dorliat - Le Lucernaire



Après un long voyage éprouvant, Monsieur Linh, sa petite fille serrée contre son cœur, arrive dans un port français, un glacial matin d'hiver. Il a fui son pays ravagé par la guerre après la mort de son fils et de sa belle-fille. Logé avec le paisible, trop paisible nourrisson, dans un foyer de transit, Monsieur Linh se souvient avec nostalgie de la douceur de vivre de sa terre natale. Alors que le vieil homme se risque à quelques promenades, il fait la connaissance de Monsieur Bark. Malgré la barrière de la langue, un profond lien d'amitié se noue. Rencontre de deux solitudes.

jeudi 20 juillet 2017

Music : Lou Reed - Satellite of love



Satellite's gone up to the skies
Things like that drive me out of my mind
I watched it for a little while
I like to watch things on TV

Satellite of love
Satellite of love
Satellite of love
Satellite of

mardi 18 juillet 2017

Cinéma : Dunkerque de Christopher Nolan - Avec Fionn Whitehead, Tom Hardy, Mark Rylance - Par Lisa Giraud Taylor



Mai 1940, des centaines de milliers de soldats anglais, français, et belges sont encerclés par les forces ennemies. Ils sont bientôt pris en étau entre la mer et les Allemands et attendent une évacuation. Destins croisés de pilotes, soldats, marins et civils anglais durant l'opération Dynamo dont trois hommes qui parviennent à embarquer sous les bombes grâce à leur ingéniosité.

lundi 17 juillet 2017

Lundi Librairie : Karoo - Steve Tesich



Karoo - Steve Tesich : Ivrogne impénitent, Saul Karoo, la cinquantaine bedonnante est script doctor. Son rôle de consultant consiste à réécrire les scénarios bancals pour les transformer en succès commerciaux bien lisses, bien aseptisés, aux normes d'Hollywood. Sa carrière florissante s'épanouit à l'instar de son alcoolisme. Egoïste et cynique, Karoo traîne son mal de vivre et ses névroses familiales entre un fils adoptif Billy qu'il tient à distance, incapable de lui donner l'amour paternel dont celui-ci a besoin et une ex-femme avec laquelle il a du mal à couper les ponts. Frappé soudain d'un drôle de mal, Karoo ne parvient plus à atteindre l'ébriété consolatrice quel que soit le nombre de verres qu'il ingurgite. Ce menteur invétéré se sent alors dans l'obligation de feindre l'ivresse en société afin de tenir son personnage. Lorsque Jay Cromwell, redoutable producteur, lui demande d'intervenir sur le film testament du génial cinéaste Arthur Houseman, Karoo songe d'abord à refuser, l'art étant la dernière chose à laquelle il croit. Mais quand il découvre que Leila Millar, petite actrice sans grand talent, second rôle de ce long-métrage est la mère biologique de Billy, Saul décide d'accepter le travail dans l'espoir un peu tordu d'expier ses fautes envers ses proches, quitte à saccager le chef-d'œuvre. Il choisit de le remonter entièrement pour le transformer en bluette romantique et lucrative en faisant de Leila, la star du film.   

samedi 15 juillet 2017

Expo : Zach Harris - Purple Cloud - Galerie Perrotin - Jusqu'au 29 juillet 2017



Première exposition hors des Etats-Unis de l'artiste américain Zach Harris, Purple Clouds à la galerie Perrotin Paris dévoile l'univers singulier d'un peintre inspiré à la fois par l'histoire de l'art, notamment la peinture européenne, Pierre Bonnard ou encore Gustave Moreau, et par les univers spirituels du psychédélisme californien. Le large éventail de ses références s'étend jusqu'au symbolisme des miniaturistes, à la plasticité ludique de l'Op Art. Le geste abstrait et le mouvement narratif figuratif s'ordonnent dans une représentation du monde qui s'exprime par le biais d'un vocabulaire plastique idiosyncrasique très personnel. Comme des mandalas peints, Zach Harris, en quête d'une forme de sublime, ouvre les espaces spirituels de sa géographie mentale en cherchant à dépasser les limites physiques et psychiques.

vendredi 14 juillet 2017

Théâtre : 12 millimètres de Vincent Juillet et Melissa Drigeard - Avec Julien Boisselier - Théâtre de l'Oeuvre



Fils d'un grand chef, Jean-Jacques Detoque a prolongé la lignée. Il a embrassé l'héritage familial devenant une sorte de double moderne de son père et mentor sans jamais s'interroger sur ses véritables désirs profonds. Star des programmes culinaires télévisés, il a tout pour être heureux, une belle famille, la réussite professionnelle, la popularité. Très caustique, autoritaire, il est exaspérant de suffisance et mène ses équipes à la baguette. Une émission spéciale de Bonjour la France ! doit célébrer ses vingt-cinq ans de carrière. Durant celle-ci, Jean-Jacques Detoque, très nerveux, a prévu de préparer six recettes de bécasses en même temps mais lors du tournage, en pleine crise existentielle, le chef dont la santé mentale vacille peu à peu, sombre dans un délire névrotique.

jeudi 13 juillet 2017

Music : Queens of the Stone Age - No One Knows



We get some rules to follow
That and this, these and those
No one knows
We get these pills to swallow
How they stick in your throat
Taste like gold
Oh what you do to me
No one knows

mercredi 12 juillet 2017

Mes Adresses : Le Bar Arrosé, apéritif estival à la terrasse de la brasserie Champeaux - Paris 1



Brasserie contemporaine signée Alain Ducasse, lieu de vie aux multiples facettes, Champeaux dont je vous parlais ici, développe différentes atmosphères tout au long de la journée. Et quand sonne l'heure de l'apéritif, la belle terrasse ensoleillée sous la Canopée est l'endroit idéal pour siroter un cocktail. Afin de célébrer le retour des beaux jours, l'équipe a imaginé une carte éphémère tout en rose, sur le thème du Bar Arrosé - attention, jeu de mot ! Planche de charcuterie, assortiment goûteux et grignotis salés s'accordent avec une sélection de vins aux notes estivales pour un moment de détente élégant et convivial. Jusqu'au mois de septembre, "Champeaux boit la vie en rose !"

mardi 11 juillet 2017

Cinéma : Song to song de Terrence Malick - Avec Ryan Gosling, Michael Fassbender, Rooney Mara, Natalie Portman



Au festival South by Southwest à Austin, Texas, se retrouvent grands noms du rock et jeunes talents, entre esprit de bohème et liberté de création, rêves de gloire et illusions perdues. Dans l'espoir de percer, Faye une bassiste talentueuse qui survit en faisant du dog-sitting et BV chanteur de country idéaliste, compositeur naïf qui cherche sa voie, concluent un pacte faustien avec Cook, un producteur de musique tourmenté. Aussi riche qu'influent, celui-ci les introduit dans un monde d'argent, de fête, de paillettes en contradiction avec leurs aspirations profondes aussi bien artistiques que philosophiques. Se forme alors un trio amoureux destructeur jusqu'à ce que Cook tombe sous le charme de Rhonda, ancienne institutrice devenue serveuse dans un dinner.

lundi 10 juillet 2017

Lundi Librairie : Purity - Jonathan Franzen



Purity - Jonathan Franzen : Purity Tyler, une californienne de vingt-quatre ans, qui déteste son nom et se fait appeler Pip, végète dans un petit boulot de démarchage téléphonique pour lequel elle n'a ni goût, ni talent. Totalement fauchée car elle a contracté un prêt de 130 000 dollars lors de ses études, la jeune femme habite dans un squat communautaire à Oakland entre un schizophrène à l'humour acide, un aimable simple d'esprit pour lequel elle a des attentions de grande sœur et un couple de néo-hippies dont le mari ne la laisse pas indifférente. Pip rêve de retrouver son père pour qu'il l'aide notamment à rembourser son emprunt. Mais Pénélope, sa mère fantasque voire un peu givrée, a changé d'identité pour fuir son ancienne vie et refuse de lui révéler son identité. Avec l'aide d'une militante anti-nucléaire, Pip est recrutée par le célèbre lanceur d'alerte berlinois Andreas Wolf. Fondateur réfugié en Bolivie de Sunshine Project, une organisation du type WikiLeaks, celui-ci lui promet de l'aider dans ses recherches si elle accepte de jouer les taupes auprès de Tom Aberrant, un journaliste d'investigation à l'ancienne qui dirige une agence de presse irréprochable.

samedi 8 juillet 2017

Expo : Daniel Richter, Le Freak - Galerie Thaddaeus Ropac Marais - Paris 3



Dans la continuité de la série Hello, I love you présentée en 2015 qui marquait une rupture radicale avec le style développé par l'artiste depuis une dizaine d'années, Daniel Richter poursuit son travail de déconstruction de la narration. S'éloignant de la théâtralité du récit pictural qu'induit la pure figuration, il oriente sa peinture sur la voie d'une représentation plus libre qui tend vers l'abstraction. La galerie Thaddaeus Ropac Marais accueille jusqu'au 29 juillet, un ensemble d'œuvres réunies sous le titre Le Freak, clin d'œil au tube disco des années 80 du groupe Chic. Style expressionniste, vocabulaire plastique organique, manière picturale charnelle, Daniel Richter bouscule les codes pour s'approprier la dimension d'étrangeté et de provocation dérivée de l'imagerie pornographique. Son questionnement artistique puise sa source dans le sentiment de trouble que provoque ces représentations déshumanisées des corps.

vendredi 7 juillet 2017

Théâtre : Rupture à domicile, de Tristan Petitgirard - Avec Benoît Solès, Anne Plantey, Jean-Baptiste Martin - Le Splendid



Eric a monté une agence très particulière, Rupture à domicile, qui propose un service pour rompre à la place de ses clients. Armé de ses formules toutes prêtes, ce porte-parole des séparations délicates se charge du sale boulot, larguer les conjoints de ses commanditaires, selon un cahier des charges bien rôdé, prestation complète et options variées. Hyppolite, pubard volage, effrayé de la relation monogame qu'il entretient avec Gaëlle décide de faire appel à Eric. Lorsque celui-ci se rend chez elle, il découvre que Gaëlle est en réalité sa propre ex, partie il y a sept ans sans explications. Troublé, Eric qui est toujours amoureux ne révèle pas à la jeune femme la véritable raison de sa visite. Dans le même temps, Hyppolite l'indécis a changé d'avis et se précipite pour tenter de mettre fin à cette mission commando dans l'espoir de sauver son couple. Mais Eric, le professionnel de la rupture, a l'intention de profiter de la situation pour reconquérir Gaëlle.

jeudi 6 juillet 2017

Music : Donna Summer - I feel love



Ooh, it's so good, it's so good
It's so good, it's so good
It's so good

Ooh, I'm in love, I'm in love
I'm in love, I'm in love
I'm in love

mercredi 5 juillet 2017

Expo : Xu Zhen - Civilization Iteration - Galerie Perrotin - Jusqu'au 29 juillet 2017



Tête de fil d'une nouvelle génération d'artistes chinois, Xu Zhen interroge la réalité de l'art contemporain, valeur refuge et terrain de jeu des puissances de l'argent à travers son statut ambigu de créateur-entrepreneur. Entre provocation et détournement des codes, il pousse dans le cadre de son entreprise très wahrolienne la MadeIn Company, une réflexion collective sur la confrontation entre intérêt esthétique et principes éthiques. La galerie Perrotin parisienne présente jusqu'au 29 juillet, une séries d'oeuvres réalisées depuis 2013, date à laquelle l'artiste a lancé une marque à son nom au sein de sa société. Civilization Iteration questionne l'identité culturelle mondialisée et ses nouveaux standards dysfonctionnels auxquels l'artiste répond par une redéfinition de ses propres repères.

lundi 3 juillet 2017

Lundi Librairie : American Gods - Neil Gaiman



American Gods - Neil Gaiman : Pour une sale affaire qui a mal tourné, Ombre Moon (Shadow Moon en version originale) a écopé de six ans de prison. Après une remise de peine pour bonne conduite, il n'en a tiré que trois, cet adepte des tours de magie ne rêve que de retrouver sa femme Laura pour mener une nouvelle vie tranquille. A quelques jours de sa sortie, elle décède dans un accident de voiture en compagnie de l'un des meilleurs amis d'Ombre. Lors du vol qui doit le ramener chez lui, Moon fait la connaissance d'un mystérieux borgne qui se fait appeler Voyageur. Escroc assez doué, celui-ci tient absolument à engager Ombre, comme chauffeur et garde-du-corps. Tout d'abord réticent, il se laisse convaincre car après tout il n'a plus rien à perdre. Alors que Laura revenue d'entre les morts veille jalousement sur la sécurité d'Ombre, les deux hommes sillonnent les routes des Etats-Unis pour retrouver un certain nombre d'individus étranges. Ces drôles de personnages pourraient être d'une nature tout à fait surnaturelle malgré leur apparence banale. Voyageur tente de les persuader de s'engager dans un grand combat, celui entre les Anciens et les Modernes, les dieux des panthéons oubliés et les idoles profanes contemporaines que sont les Médias, la Technologie, la Télévision, la Ville. 

samedi 1 juillet 2017

Théâtre : Des souris et des hommes - D'après John Steinbeck - Avec Jean-Philippe Evariste et Philippe Ivancic - La Michodière



Au lendemain du krach boursier de 1929, l'Amérique est frappée par la Grande Dépression. Sur les routes de Californie, George et Lennie, deux ouvriers agricoles, vont d'exploitations en exploitations pour louer leur force de travail à la semaine. George débrouillard et protecteur veille sur Lennie, le colosse simple d'esprit qui a une passion enfantine pour les choses douces, comme les souris mortes qu'il garde dans ses poches. Les deux amis rêvent de mettre suffisamment d'argent de côté pour s'offrir une petite ferme où ils élèveraient des lapins. Lorsqu'ils parviennent à se faire embaucher dans un ranch, Lennie est moqué par les autres employés, provoqué par Curley le fils du patron, ancien boxeur amateur qui aime se confronter à plus grand que lui. Ce petit chef colérique et vaniteux est maladivement jaloux du regard que les hommes portent sur son épouse. La jeune femme qui voulait devenir actrice se sent infiniment seule dans ce monde rude de travailleurs. Elle trompe son ennui en flirtant avec les ouvriers saisonniers.