samedi 31 octobre 2015

Théâtre : Poésie ? Fabrice Luchini



Fresque exaltée, intensément vivante jusqu’au vertige obsessionnel des ruminations, Fabrice Luchini nous invite à une causerie littéraire au cours de laquelle il explore son panthéon poétique. Convoquant Arthur Rimbaud, Victor Hugo, Paul Valéry, Molière, rendant hommage à Louis Jouvet, Michel Bouquet, Laurent Terzieff, il interroge l’énigme des grands textes, partage son amour de la langue, passion des mots et de la splendeur du style, mystère du verbe et de la création, grâce de l’interprétation habitée. Luchini démontre qu’il ne faut pas chercher à comprendre les poèmes tels que le Bateau Ivre mais au contraire y succomber, se laisser emporter par la musicalité de la littérature, sa substance sonore et ses grands silences. La poésie, au delà de la versification, trouve sa voie dans la prose de Flaubert, Céline ou dans une scène de Labiche. Unique, fascinant, un récital porté par un immense talent.

vendredi 30 octobre 2015

Paris : Cité Florale, la parenthèse enchantée - 36-38 et 50-54 rue Brillat-Savarin - XIIIème



Entre les quartiers Maison Blanche et Glacière, il y a peine un siècle, s’épanouit une vaste étendue champêtre, une campagne marquée par le profond sillon de la Bièvre aujourd’hui comblé. La présence de la rivière et l’implantation des carrières déterminent le mode d’urbanisation du quartier. A la fin du XXème siècle, la vallée est remblayée sur 12 à 20 mètres de profondeur l’équivalent d’un immeuble de quatre à six étages. Ce terrain meuble bon marché attirent de petits investisseurs qui dans un premier temps misent pour des raisons techniques sur des constructions de hauteur modérée. Au début du siècle dernier, entre 1900 et la Première Guerre Mondiale, de nombreuses petites maisons individuelles sont érigées sur la zone de comblement de la vallée même, des ilots résidentiels dont il reste peu de choses de nos jours. Les grandes opération d’urbanisme menée dans les années 1960-70 ont donné au XIIIème arrondissement de Paris le visage singulier d’un tissu urbain tout en verticalité.

jeudi 29 octobre 2015

Music : Etienne Daho - Paris ailleurs



Paris, où ça ?
Paris, ici.  Paris, où ça ?
Ailleurs... te perdre, me perdre...
Quoi... tu m'railles ?
Alors, bye...
Enchanté, welcome, vous prenez ?
Pas-sion-nant !

mercredi 28 octobre 2015

Street Art : Les nouvelles fresques 2015 du XIIIème, le prolongement du parcours parisien d'art urbain, Street Art 13



Alors que le front de Seine flambant neuf allie modernité et innovation dans la recherche d’une cohérence architecturale humanisée, la partie la plus ancienne du XIIIème est moins favorisée. Beaucoup de logement sociaux, un paysage urbain peu souriant, l’esthétique particulière des tours se prête avec bonheur à une revalorisation par l’art entamée grâce au projet Street Art 13. Un projet soutenu par la Mairie, les bailleurs sociaux, les galeries Itinerrance et Mathgoth. Les grandes fresques du parcours réalisées par des street artists invités du monde entier permettent de dynamiser un environnement à travers des propositions artistiques fortes s’inspirant du contexte des lieux. Tout en redonnant une identité à un quartier longtemps délaissé, cette initiative poétique unique, passerelle entre l’univers créatif des artistes et le quotidien des citadins, outil de promotion de la culture pour tous, envisage une scénographie à l’échelle de la ville. Le parcours Street Art 13 véhicule une nouvelle idée de l’espace urbain, offre à penser différemment la sinistrose de l’asphalte. Musée à ciel ouvert, les œuvres disséminées dans tout l’arrondissement transforment le XIIIème. Les murs, supports d’expression et éléments de prélèvement du réel, interpellent le public grâce à des réalisations surprenantes. Je vous avais déjà parlé des premières fresques ici, voici les nouvelles œuvres réalisées depuis deux ans. 

mardi 27 octobre 2015

Cinéma : Seul sur Mars réalisé par Ridley Scott - Avec Matt Damon, Jessica Chastain - Par Lisa Giraud Taylor



Dans un futur proche, en mission sur Mars, l’équipage d’une expédition de la NASA doit décoller d’urgence laissant pour mort un des leurs, happé par une antenne satellite et emporté au loin. L’astronaute et botaniste Mark Watney, abandonné mais bien vivant, s’organise avec les moyens du bord et les équipements laissés sur place bien décidé à survivre dans cet environnement martien et essaie de contacter la Terre. Après avoir été repéré par les images satellitaires, les secours, engagés par la NASA, et les scientifiques mondiaux travaillent sans relâche pour trouver la meilleure solution possible pour un sauvetage, aidé en cela par l’équipage rescapé en route pour la Terre.

lundi 26 octobre 2015

Lundi Librairie : Ann - Fabrice Guénier



Ann - Fabrice Guénier : Approchant la soixantaine, en rupture de ban, un Français à bout de souffle croise, au cours de ses errances sexuelles en Asie du Sud-est, un amour improbable au cœur de la fange. Le narrateur s’éprend d’une jeune prostituée thaïlandaise rencontrée sur la Soï 6 à Pattaya, Ann, vingt ans, fille de bar, lumineuse créature, Lolita qui collectionne les peluches Hello Kitty. Son histoire sordide, de dénuement le plus complet, de traumatismes ne semble pas avoir entamer sa joie de vivre, sa grâce, sa générosité. Dès l’âge de sept ans, son père alcoolique essaie de la tuer à chaque fois qu’il boit. A onze ans, elle est violée par son beau-père. A quinze, elle se prostitue pour subvenir aux besoins de sa famille. Entre deux aller-retours de la France à la Thaïlande, le narrateur trouve du réconfort auprès de cette jeune fille qui lui apporte douceur et tendresse. Héroïne d’un récit d'ombre et de lumière, Ann décède trois ans plus tard d’une tuberculose causée par sa séropositivité, une mort brutale à vingt-trois ans, un déchirement pour le Français qui demeure inconsolable et décide de lui rendre hommage en rédigeant le roman de sa vie.

samedi 24 octobre 2015

Paris : Musée de Montmartre et les jardins Renoir, la Butte bucolique - 12 rue Cortot - XVIIIème




Le Musée de Montmartre est perché tout en haut de la Butte, accroché à la pente naturelle qui dévale vers Paris. La plus ancienne maison de Montmartre, située au 12 rue Cortot, abrite depuis 1961 un musée en hommage à l’héritage culturel unique des lieux, délicieux gardien de la mémoire montmartroise, de son histoire, sa bohème artistique, ses grands événements politiques et de ses cabarets. Construction typique, elle est l’un des derniers exemples de villégiature bourgeoise traditionnelle du XVIIème siècle dont le toit de tuiles est percé de lucarnes en chien-assis. Témoin des grandes heures de Montmartre de 1870 à 1914, acheté par la Ville de Paris en 1922, l’ensemble architectural est au début des années 50, une maison en ruines promise à la démolition. La vigilance de de l’architecte Claude Carpentier permet de la sauver. Dès 1958, une restauration minutieuse redonne tout son lustre à la longue bâtisse blanche qui s’étend du 8 au 14 rue Cortot. Ce lieu mythique de la vie artistique, a été une nouvelle fois entièrement rénové de 2011 à 2014 dans l’esprit de la Butte. L’occasion pour les curieux de redécouvrir ce sanctuaire dans un écrin de verdure et la vue exceptionnelle sur les vignes de Montmartre jusqu’à la plaine au nord de Paris.

vendredi 23 octobre 2015

Théâtre : Le poisson belge de Léonore Confino - Avec Géraldine Martineau et Marc Lavoine - La Pépinière - Paris 2



Un soir d’automne, un vieux garçon rugueux paré de boucles d’oreille est assis sur un banc à côté d’une gamine qui l’aborde en lui affirmant qu’elle vient d’être abandonnée par ses parents. Il a rendez-vous avec un homme croisé sur internet et elle le dérange. La fillette a froid, elle a faim, il faut qu’il s’occupe d’elle puisqu’elle est seule au monde. Alors que l’attente se prolonge, pris de pitié, il accepte qu’elle le suive chez lui dans l’idée de contacter ses parents pour qu’ils puissent venir la chercher, bien décider à s’en débarrasser au plus vite. Mais l’enfant ne l’entend pas ainsi et menace de l’accuser d’horreurs s’il refuse de la garder pour le week-end au moins.

jeudi 22 octobre 2015

Music : Emilie Simon - Paris j'ai pris perpète



Paris, j'ai pris perpète
Paris, j'ai perdu la tête pour toi
Ah ah ah  

Paris, quelle comédienne
Paris, quelle mise en scène de choix
Ah ah ah  

Ah ah ah
Paris, tu prends tes airs de diva
Avec moi, Paris, Paris
Ah ah ah  

mercredi 21 octobre 2015

Paris : Cité des Fleurs, quiétude heureuse d'un lieu préservé - 154 avenue de Clichy et 59 rue de la Jonquière - XVIIème



Dans le triangle formé par les avenues de Clichy et de Saint-Ouen et la rue Guy Môquet, à quelques pas de l’effervescente place de Clichy et des conviviales Batignolles, le quartier des Epinettes, entre transformations récentes et préservation du patrimoine, surprend le flâneur par la tranquillité provinciale de ses ruelles paisibles. L’un de ses joyaux est une intéressante cité accessible par les 154 avenue de Clichy et 59 rue de la Jonquière. La Cité des Fleurs, fermée à la circulation et interdite aux chiens, coquette voie privée, semble suspendu dans le temps. Un lieu magique préservé qui nous transporte jusqu’au Second Empire puis à la Belle Epoque. Hôtels particuliers dévorés de lierre et de vigne vierge surgissant parmi les arbres centenaires, belles constructions bourgeoises abondamment fleuries, tocades d’inspiration méditerranéenne à l’ombre mêlée des palmiers, tamaris et des oliviers côtoient des pavillons aux jardinets plantés de cerisiers et de bambous, plus modestes mais tout aussi charmants. Disparité architecturale et luxuriance d’une nature épanouie insolite en ville s’expliquent par l’histoire de la Cité. Les deux conventions fondatrices ont permis de préserver l’atmosphère singulière d’harmonie grâce aux règles d’urbanisme de la villa originelle.

mardi 20 octobre 2015

Cinéma : Mon Roi réalisé par Maïwenn - Avec Emmanuelle Bercot et Vincent Cassel



En convalescence dans une clinique après s’être gravement blessée le genou lors d’une chute de ski, Tony, une avocate réservée, se remémore les grandes étapes de sa relation avec Georgio, dix ans de passion amoureuse tumultueuse. Au cours d’une soirée en boîte de nuit, alors trentenaire fraîchement divorcée, elle tombe sous le charme de cet oiseau de nuit, flambeur, hâbleur. Animal social, il est l’excès, la flamboyance, le charisme, l’indépendance. Introvertie, elle est mesurée, fidèle, raisonnable, réaliste, solitaire. Leur histoire ne devrait pas durer plus d’un soir et pourtant ils s’éprennent l’un de l’autre. Rapidement, Georgio veut un enfant d’elle, le mariage mais surtout pour la faire sienne totalement. Avec la grossesse, les premières tensions apparaissent et il dévoile peu à peu son vrai visage. Menteur invétéré sincèrement amoureux de sa femme malgré les tromperies, les sorties, la drogue, il la délaisse pour mieux la retrouver dans un enchaînement de déchirements, de ruptures et de retrouvailles qui laissent Tony exsangue et désespérée. Au bout de dix ans, d’une passion destructrice, elle prend la décision de la séparation. Au centre de rééducation, la relation amicale que Tony lie avec des jeunes sportifs lui fait réaliser la nécessaire ouverture aux autres pour échapper à l’emprise de cet homme. Autopsie d’une histoire d’amour, chronique d’une émancipation.

lundi 19 octobre 2015

Lundi Librairie : D'après une histoire vraie - Delphine de Vigan



D'après une histoire vraie - Delphine de Vigan : Ecrivain en proie au doute après un grand succès de librairie, Delphine vit mal les prix et les hommages de la critique. Lettres anonymes menaçantes, exigences de son nouveau statut, son désarroi s'accroît de jour en jour. Alors qu’elle plonge peu à peu dans une dépression qui l’empêche d’écrire, elle fait la rencontre lors d’une soirée de la séduisante L, nègre littéraire qui rédige dans l’ombre des autobiographies de célébrités. Coup de foudre amical. Très vite cette femme mystérieuse, s’immisce dans sa vie puis dans sa manière de travailler. Omniprésente, envahissante, elle se rend indispensable à Delphine. Se met en place un dangereux jeu de séduction et de manipulation mené par une L oppressante, un piège qui isole tout à fait l’écrivain dans une relation fusionnelle malsaine. Une emprise psychologique que rien ne semble contrebalancer. Les enfants de Delphine sont grands et partent faire leurs études au loin. Son compagnon, très pris par ses émissions littéraires, est peu présent. Les amis éparpillés. Vulnérable, la romancière se retrouve seule face à L qui a une idée très précise de ce que devrait être son prochain ouvrage. Mais qui est-elle vraiment ? Fan dérangée, double obscur ?

samedi 17 octobre 2015

Paris : Tu me fais tourner la tête, le manège enchanté de Pierre Ardouvin - Porte d'Aubervilliers - XIXème



Les grands travaux de restructuration des voies de circulation, les espaces piétons et le mail arboré de la Porte d’Aubervilliers se sont accompagnés de la création du jardin Anaïs Nin dans lequel le plasticien Pierre Ardouvin a planté une drôle d’œuvre, spectaculaire et baroque, joyeusement kitsch. Intitulée Tu me fais tourner la tête en hommage à la chanson d’Edith Piaf, Mon manège à moi, cette installation teintée d’humour met en scène des éléments de manège détachés de leur carrousel. Cette installation singulière fait parti du projet artistique financé par la Mairie de Paris et la RATP afin d’agrémenter le prolongement entre porte d’Ivry et porte de la Chapelle du parcours du tramway des Maréchaux sur les lignes T3a et T3b. Ce projet ambitieux vise à intégrer l’art contemporain dans l’espace urbain, le faire sortir des galeries pour en faire un élément du quotidien afin qu’il devienne accessible au plus grand nombre, que le public puisse se le réapproprier.

vendredi 16 octobre 2015

Paris : Cité du Midi, Montmartre aux couleurs de la Méditerranée - 48 boulevard de Clichy - XVIIIème



Sur le boulevard de Clichy, vaste voie divisée par une allée arborée récemment rénovée, la circulation est dense et les passants hâtifs. Boutiques souvenirs moroses aux devantures criardes, néons des sex-shops et des peep-shows, ici s’illustre un Pigalle turbulent, interlope, pas toujours des plus agréables entre le flot constant des touristes et une faune douteuse attirée par les établissements coquins. Loin du flot tapageur de la ville, le 48 boulevard de Clichy, dans le quartier des Grandes Carrières appartenant à Montmartre, s’ouvre sur un joli secret parisien à peine discernable depuis la rue. Une impasse verdoyante, longue d’à peine cent mètres, certainement une ancienne cité ouvrière autrefois habitée par une petite communauté provençale qui baptisa la voie Cité du Midi, paresse dans une heureuse abondance végétale. Fleurs, arbrisseaux, lauriers, oliviers nains, roses trémières en pot sur les pavés polis par le temps. Derrière les murs se cachent des jardinets dont la présence  se manifeste par les hautes cimes de quelques arbres saluant, par dessus les grilles en fer forgé, les visiteurs dans un froufrou feuillu.

jeudi 15 octobre 2015

Music : Paris Extrême - Schlauberg



Paris c’est la magie d’un soir, un conte de fée sans histoire, comme une image people, un porno social. 
Comme un arlequin sur une échelle, qui fixe la lune sur la tour Eiffel et cache le soleil au milieu des étoiles. 
Paris c’est la croisette des blasés, un carnaval de festivaliers, comme les clients d’un camion de passe, comme une pute au talent sans talon qui te pompe ton pognon et te botte le cul avec une certaine classe.  

Paris pas net, Paris urgence, Paris sunset et Paris danse, Paris voilée, Paris Migraine, Paris Blessé, Paris pas d’veine, Paris milite, Paris pas con, Paris s’excite, Paris fripon, Paris sommaire, Paris des princes, Paris amer, Paris Province.   

mercredi 14 octobre 2015

Paris : Cour Saint Pierre, joli secret des Batignolles - 47 bis avenue de Clichy - XVIIème



Le XVIIème arrondissement que nous connaissons aujourd’hui fut pendant longtemps le domaine privilégié des chasses royales où la présence de l’homme se manifestait par les seuls cultures maraîchères et vignobles. A partir du XVIIème siècle, les Batignolles régulièrement mentionnés dans les actes officiels désignent un grand champ situé à l’emplacement de l’actuel quartier des Epinettes. La Fourche, qui fait frémir bon nombre d’usager de la ligne 13, se nomme le carrefour de la croix de « l’orme Montmoyen ». Les Parisiens s’y rendent lors de leurs congés pour boire quelque petit vin frais dans les guinguettes, à l’ombre du Mur des Fermiers Généraux élevé en 1787, barrière douanière honnie par la population. Ils y rêvent de villégiature paisible et champêtre loin du tumulte et des remugles de la Capitale. Le succès de ces établissements perdure tout au long des XVIIIème et XIXème siècles assurant celui des Batignolles alors rattachés à la ville de Clichy. La séparation se fait en 1830. Au début du XIXème siècle entre Batignolles et Ternes, s’étend une vaste étendue verdoyante à travers la plaine fertile où les champs maraîchers ne cèdent la place qu’à de petits bois préservés. Les chemins de terre rarement empierrés sont fréquentés par les porteurs d’eau et les muletiers. La commune des Batignolles se composent alors de petits pavillons entourés de jardins, de modestes immeubles mais un théâtre y a déjà vu le jour, le chemin de fer et une usine flambant neuve ne tardent pas à donner à la ville une réputation de modernité.

mardi 13 octobre 2015

Cinéma : Sicario réalisé par Denis Villeneuve - Avec Emily Blunt, Benicio Del Toro - Par Sand



A la recherche de disparus, Kate, jeune agent du FBI émérite, va découvrir, non seulement que  la guerre des cartels de la drogue fait rage, mais qu’elle a passé les frontières mexicaines, pour s’installer, sereinement, sur le sol américain, à Phoenix. Recrutée par un groupe d’intervention d’agents du gouvernement, elle décide de fermer les yeux sur son idéalisme pour attaquer le mal à la racine. Mais jusqu’où pourra-t-elle aller sans trahir son sens de la justice ? Sans devenir comme ceux qu’elle traque ?

lundi 12 octobre 2015

Lundi Librairie : Le crime du comte Neville - Amélie Nothomb



Le crime du comte Neville - Amélie Nothomb : Le comte et la comtesse Neville, aristocrates belges originaux, s’apprêtent à vendre le château familial de Pluvier, faute de pouvoir l’entretenir. Mais pas avant d’avoir donné une ultime fête, la célèbre garden-party annuelle des Neville, à laquelle ils consacrent leurs derniers deniers. Tandis que leurs deux aînés Oreste et Electre brillent en société, leur benjamine Sérieuse est une adolescente éteinte qui semble ne s’intéresser à rien. Un soir, quelques jours avant la réception, prise d’une lubie, elle décide de passer la nuit, seule dans la forêt, au risque de périr de froid. Elle est alors recueillie par une étrange chiromancienne. Persuadée que la jeune fille a fait une fugue, la voyante admoneste copieusement le comte lorsqu’il vient chercher son enfant au petit matin puis lui prédit qu’il tuera un invité au cours de la garden-party à venir. Impair inenvisageable pour le comte Neville issu d’une famille ayant porté le sens de l’hospitalité au rang d’art. Alors que le malheureux homme tergiverse sans fin cherchant un moyen de réaliser ce funeste augure sans contrevenir à l’étiquette, Sérieuse se propose comme victime afin de préserver l’honneur familial.  

samedi 10 octobre 2015

Théâtre : Danser à la Lughnasa de Brian Friel - Mise en scène Didier Long - Théâtre de l'Atelier - Paris 18



Michael Mundy, un sexagénaire, se souvient de l’été 1936, dernier été de bonheur à Ballybeg en compagnie de sa mère et de ses tantes, du lunaire père Jack, l’oncle missionnaire atteint de paludisme et revenu d’Ouganda totalement amok. C’est histoire d’une famille avant les drames de l’existence, avant la guerre, dans une Irlande ravagée par le chômage et la précarité. Les cinq femmes font face avec courage. Au son d’une capricieuse TSF Maroni qui diffuse sporadiquement jazz américain et chansons irlandaises, la vie s’écoule morose ponctuée par les tâches ménagères, la débrouille des gens simples manquant de tant de choses. Alors que les sœurs tentent tant bien que mal de cacher la pauvreté de leur foyer au petit Michael, le gamin de sept ans voit tout, comprend tout ce qu’on voudrait lui dissimuler. A l’occasion de la fête des moissons, la Lughnasa, fête de la déesse celte Lugh, un bal est donné. Il pourrait bien égayer la solitude du quotidien, cela fait si longtemps qu’elles ne se sont pas accordé le droit de s’amuser. Dans la touffeur de l’été, les cinq femmes célibataires rêvent d’amour, s’interrogent sur les désirs inassouvis, les regrets, les frustrations de cette existence faite de renoncement.

vendredi 9 octobre 2015

Parisian Shoe Gals participe aux Golden Blog Awards dans la catégorie Paris - Soutenez le blog en votant une fois par jour jusqu'au 26 octobre

http://www.golden-blog-awards.fr/blogs/parisian-shoe-gals.html



Chères lectrices, chers lecteurs !

C’est le retour des GBA. ParisianShoeGals participe une nouvelle fois aux Golden Blog Awards dans la catégorie Paris. Galvaudée par votre enthousiasme des années passées, votre fantastique soutien je retente ma chance. Je ne lâche pas l’affaire en somme. On y croit, nom de Zeus !


Mes Adresses : Le Clan des Jules, la brasserie sans chichis du Parrain des Batignolles - 7 rue Brochant - Paris 17



Chaque restaurant du groupe La Bonbonnière - Le Club des Cinq, Le Ptit Resto dans la Prairie, Les Fils à Maman pour ne citer qu’eux - a développé sa propre ambiance dans un décor décalé sur un thème assumé à chaque fois jusqu’au bout. Je ne suis pas loin de songer aux soirées des Ambassadeurs si vous voyez ce que je veux dire… Aux commandes du Clan des Jules, dans le quartier des Batignolles, Julien Hemmerdinger et Julien Perret nous embarquent au pays de la pègre dans une atmosphère de bar clandestin façon speakeasy et repère de mafieux. Fans de Boardwalk Empire, vous serez comme un poisson dans l’eau. Atlantic City, Chicago, New York des années 30, Le Clan des Jules nous emmène pour de rire sur les terres de la cosa nostra avec une cuisine de brasserie tendance d’inspiration italo-américaine mâtinée de bistrot français. 

mercredi 7 octobre 2015

Paris : Passage de la Sorcière, son rocher, ses légendes montmartroises et la polémique autour de la privatisation - XVIIIème



Bordé de belles résidences privées et d’un terrain fleuri occupé par les boulistes du quartier, le passage M18 dit passage de la Sorcière sinue parmi les arbres, pittoresque chemin pavé de frais, caché derrière une grille depuis le 23 avenue Junot jusqu’à un petit escalier typiquement montmartrois duquel il caracole jusqu’au 65 rue Lepic. Les deux entrées sont préservées par des digicodes à la suite d’une polémique autour de la sécurité de cette voie privée aujourd’hui fermée au public. Derniers vestiges du Maquis de Montmartre prisé des artistes, écrin de végétation luxuriante, ces allures de belle endormie d’un autre temps, donnent à l’imagination l’occasion de vagabonder. Nombreuses sont les légendes, fantasques les contes et merveilleux les mythes qui entourent le passage de la Sorcière, bien loin des querelles de voisinage au sujet la privatisation de la voie.

mardi 6 octobre 2015

Cinéma : Asphalte réalisé par Samuel Benchetrit - Avec Isabelle Huppert, Gustave Kervern, Valeria Bruni-Tedeschi, Jules Benchetrit



Quelque part en France, dans une cité HLM décatie bordée de barres sans âme, l’horizon est bas et la grisaille morose. Dans l’un des immeubles, l’ascenseur en panne fait le lien entre trois rencontres improbables, enchevêtrant le destin de six personnages isolés. Sternkowitz qui a refusé de participer aux frais d’entretien de cet ascenseur se retrouve à la suite d’un accident en fauteuil roulant. Il se faufile la nuit afin de ne pas croiser ses voisins. Seule solution pour se nourrir : les distributeurs d’un hôpital voisin. Il tombe sous le charme d’une infirmière de nuit mélancolique. Se faisant passer pour un photographe, il la retrouve tous les soirs pendant sa pause. Charly, un adolescent livré à lui-même, découvre que sa nouvelle voisine Jeanne Meyer, actrice dépressive, est une ancienne gloire des années 80. Entre eux naît une amitié singulière. Madame Hamida dont le fils est en prison, recueille, chez elle, John McKenzie, un astronaute américain tombé du ciel. En attendant que la NASA vienne le récupérer, entre hospitalité et couscous maison, ils nouent, malgré la barrière de la langue, des relations quasi filiales.

lundi 5 octobre 2015

Lundi Librairie : Les Années Foch - Jean-Pierre Montal




Les Années Foch - Jean-Pierre Montal : Hiver 1995, les grèves, les manifestations, période chaotique. Pierre, Stéphanois de vingt ans, monte à Paris pour mollement poursuivre des études de journalisme. Il tente de retrouver Anne, son amie d’enfance qui semble avoir disparu du côté de l’avenue Foch. Arpentant les contre-allées avec un jeune marginal, bouteille de whisky en main et Prince dans les oreilles, il découvre la face cachée de cette belle adresse, un univers crépusculaire peuplé d’une faune interlope où vénus mercenaires et oiseaux de nuit croisent riverains fortunés et employés d’ambassade. Entre quête identitaire et chasse aux souvenirs, Pierre, flottant, incertain, en pleine confusion de la jeunesse, mène une enquête parmi ces êtres éthérés, aidé par Hélène, prostituée vieillissante au grand cœur et Michel Damborre ancien publicitaire désabusé.

samedi 3 octobre 2015

Théâtre : Une laborieuse entreprise de Hanokh Levin - Mise en scène Myriam Azencot - Avec Yann Denécé, Luciana Velocci Silva - Poche Montparnasse

Crédit Pascal Gély


Au cœur de la nuit, tourmentée par la chaleur de l’été, Levina, ne parvenant pas à dormir, a trouvé refuge sur la terrasse en quête d’une illusoire fraîcheur. Elle ronflote doucettement alors que son mari Yona, en pleine crise existentielle, s’agite et vitupère, maudissant les trente années de mariage qui les unissent, la trivialité du quotidien, les rêves déçus et les grandes aspirations défuntes. Il la réveille pour lui annoncer qu’il la quitte et part refaire sa vie ailleurs. Mais Levina ne compte pas se laisser abandonner aussi facilement. S’en suit une épique scène de ménage durant laquelle chacun se jette au visage mufleries et méchancetés, frustrations et désillusions. Seule l’apparition subite du voisin, Gounkel, un vieux garçon misérable, en quête d’une aspirine et d’un peu de chaleur humaine, parviendra à séparer les belligérants. 

vendredi 2 octobre 2015

Mes Adresses : Roy's Pub, la convivialité entre deux rives - 73 rue Blanche - Paris 9



A l’angle des rues Douai et Blanche, au 73 de cette dernière, se dresse un bel immeuble à l’abondant décor floral, aux balcons de pierre à balustre en rosace. Au dessus des fenêtres du premier étage, sur le bandeau qui court le long de la façade, les douze mois de l’année gravés en latin rythment les douze travées. Au dessous des baies du troisième étage, les signes du zodiaque sculptés dans des médaillons reprennent le schéma - voir en fin de billet. Au rez-de-chaussée de cette curieuse construction, est niché un établissement tout de bleu paré. Il s’agit du Roy’s Pub, lieu hybride à mi-chemin entre le pub londonien et la brasserie parisienne. Bar chaleureux où la bière artisanale est reine, bistrot à la bonne franquette sachant décliner plats terroir et burgers épatants, c’est la bonne adresse du jour à laquelle j'ai été conviée. Direction Pigalle.

jeudi 1 octobre 2015

Music : Les Prénoms de Paris - Jacques Brel



Le soleil qui se lève
Et caresse les toits
Et c'est Paris le jour
La Seine qui se promène
Et me guide du doigt
Et c'est Paris toujours
Et mon cœur qui s'arrête
Sur ton cœur qui sourit
Et c'est Paris bonjour
Et ta main dans ma main
Qui me dit déjà oui