Trois soirées avec Dali et Adam Gutseriev, de la Salle Gaveau à Versailles

Crédit Ismail Rzayev

Retour en images sur trois concerts donnés les 23, 24 et 26 avril 2026 entre Paris et Versailles. Avec le Covent Garden Sinfonietta, Dali Gutserieva et Adam Gutseriev ont fait voyager le public de Mozart à Strauss, entre élégance parisienne et décor royal.

Quand avril installe ses soirées plus douces, Paris et Versailles deviennent des décors rêvés pour la musique. Les 23, 24 et 26 avril 2026, Dali Gutserieva et Adam Gutseriev y ont donné trois concerts avec le Covent Garden Sinfonietta, dans une parenthèse élégante portée par DeArt Management. De la Salle Gaveau à l'Opéra Royal du Château de Versailles, le cycle a réuni l'intimité d'un salon musical, l'énergie des concertos romantiques et la beauté d'un grand lieu patrimonial.


Crédit Ismail Rzayev
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Le voyage a commencé le jeudi 23 avril à la Salle Gaveau avec un titre qui sonnait comme une promesse : « De Mozart à Brahms, en toute intimité ». Sur scène, quatre musiciens : Adam Gutseriev au piano, Dali Gutserieva au violoncelle, Akiko Ono au violon et Konstantin Boyarsky à l'alto. Le programme faisait dialoguer Brahms, avec l'Allegro non troppo de la Sonate pour violoncelle et piano n° 1, et Mozart, avec le Duo pour violon et alto K. 423 puis le Quatuor avec piano K. 478. Une soirée sans entracte, concentrée, presque confidentielle, où chaque instrument trouvait sa place dans la conversation.

La même journée avait également accueilli un rendez-vous presse autour du projet. Un temps de rencontre pour présenter les artistes, le Covent Garden Sinfonietta et l'esprit de ce cycle pensé entre Paris et Versailles.


Crédit Ismail Rzayev
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Le lendemain, changement de lumière à la Salle Gaveau. Le vendredi 24 avril, « De Saint-Saëns à Strauss, un voyage romantique » ouvrait la scène au Covent Garden Sinfonietta au complet, dirigé par Emmanuel Plasson. Dali Gutserieva y retrouvait le grand lyrisme du Concerto pour violoncelle n° 1 de Saint-Saëns ; Adam Gutseriev, l'élan immédiatement reconnaissable du Concerto pour piano de Grieg. Après l'entracte, la Suite symphonique d'Ariane à Naxos de Richard Strauss ajoutait une couleur de théâtre et d'opéra, comme un écho à l'univers naturel de cette formation londonienne.

Le dimanche 26 avril, ce même programme orchestral prenait la direction de Versailles. À l'Opéra Royal du Château, Saint-Saëns, Grieg et Strauss trouvaient un autre écrin, plus solennel, plus historique, baigné par l'imaginaire de la scène royale. Le passage de Paris à Versailles donnait au cycle une vraie allure de promenade musicale : deux villes, deux atmosphères, une même célébration du répertoire européen.


Crédit Ismail Rzayev

Réussie et chaleureuse, cette série a trouvé sa place dans le printemps culturel, entre grand répertoire, jeunesse des interprètes et plaisir simple d'un concert partagé. De la proximité de Mozart et Brahms à l'ampleur de Saint-Saëns, Grieg et Strauss, elle raconte une belle idée de sortie culturelle : un moment où Paris et Versailles, chacun à sa manière, deviennent les décors d'une même promenade musicale.