vendredi 20 octobre 2017

Expo : Les Forêts natales - Musée du quai Branly Jacques Chirac - Jusqu'au 21 janvier 2018



L'exposition Les Forêts natales, dont le titre est emprunté à un vers d'Apollinaire extrait du poème Les Fenêtres, célèbre l'importante pratique artistique d'une aire culturelle, berceau d'une impulsion créatrice. Vaste panorama des arts de l'Afrique équatoriale atlantique, à la fois contexte géographique et milieu naturel unique, cet événement met en lumière le génie plastique, hérité de la tradition bantoue, d'une région qui s'étend à travers le Gabon, la Guinée Equatoriale, le Cameroun, le Congo. La statuaire religieuse liée aux cultes domestiques des ancêtres et les masques, évocations des nombreux aspects des entités spirituelles dans le fonctionnement des sociétés, sont les deux manifestations les plus fortes, les plus emblématiques d'un art qui fascina les artistes européens au début du XXème siècle. Inspirant les avant-gardistes du siècle dernier, tels Picasso, Derain, Braque, les œuvres originaires de l'Afrique équatoriale apparaissent, de nos jours, comme un élément clé pour mieux appréhender la constitution du regard moderne.

jeudi 19 octobre 2017

Music : Futuro Pelo feat. La Flaca - Hands



Hey man
J'ai pas fini de danser
Slow down
Toujours sur le même thème
Hey man
J'suis l'a meuf du DJ
Ce soir

mercredi 18 octobre 2017

Théâtre : Dans la solitude des champs de coton, de Bernard-Marie Koltès - Avec Mata Gabin et Charles Berling - Manufacture des Oeillets, Théâtre des Quartiers d'Ivry



Quartier chaud d'une grande ville, une ruelle sombre, propice aux rencontres licencieuses, aux étreintes furtives, aux trafics illicites. Au cœur de la nuit trouée de néons tristes, s'élèvent des voix. Une silhouette se découpe dans l'ombre d'une passerelle à moitié écroulée. Un dealer en attente. Il affirme pouvoir satisfaire tous les désirs d'un client, hésitant, fébrile. Client qui dit ne pas avoir de désir, aurait bien voulu qu'on le lui suggère, qu'on le lui restitue. Entre le dealer qui n'a rien à vendre et le client qui n'a pas d'envies, le jeu de la transaction sans objet, étrange commerce, fouille les  coeurs et les reins, dans une danse qui ressemble à des préliminaires.

mardi 17 octobre 2017

Cinéma : The Square, de Ruben Östlund - Avec Claes Bang, Elisabeth Moss, Terry Notary



Conservateur d'un grand musée d'art contemporain de Stockholm, Christian prépare activement la mise en place d'une nouvelle installation. Intitulée The Square, elle devrait inviter les visiteurs à s'interroger sur l'altruisme et la confiance entre les hommes. Christian en attend d'importantes retombées médiatiques. Ambitieux, séducteur, cynique, ce quadragénaire divorcé qui se voit en père modèle, a une haute idée de lui-même et flatte sa bonne conscience en revendiquant des idées humanistes et écologiques. Lorsqu'il est victime d'une mascarade montée par des pickpockets dans le but de lui dérober son portefeuille et son portable, le vernis se craquelle. Obsédé par l'incident, Christian en néglige la campagne de communication qui doit entourer la nouvelle exposition et laisse l'agence qu'il a engagé gérer le clip promotionnel. Celui-ci, diffusé sur Youtube, est d'une telle violence qu'il génère immédiatement l'opprobre et le scandale.

lundi 16 octobre 2017

Lundi Librairie : Minuit, Montmartre - Julien Delmaire



En 1909, la bohème montmartroise est sur le déclin, la Belle Epoque ne sera bientôt plus qu'un souvenir. Un soir d'été, alors que les chats amoureux vagabondent au clair de lune, Masseïda, une jeune sénégalaise qui a quitté son pays en quête d'une vie meilleure, erre dans les ruelles mal famées de la Butte à la recherche d'un abri pour la nuit. Elle trouve refuge au cabaret Le Lapin Agile, rendez-vous des artistes et des noctambules. Vénus mercenaires et souteneurs s'y retrouvent en compagnie de Guillaume Apollinaire, Pablo Picasso ou encore, fait plus étrange, le préfet Casimir de Selves incognito. Portée par une soudaine nostalgie, Masseïda entonne un chant de son pays et subjugue de sa voix, de sa danse ce public difficile. Si elle attire la bienveillance des artistes, elle se fait aussi remarquer par les julots proxénètes. Sur les trottoirs de Paris tous les dangers attendent les jeunes femmes seules. Suivant le conseil d'un violoniste, elle décide de se présenter chez le peintre Théophile Alexandre Steinlen, afin de lui proposer ses services en tant que modèle. Le vieil homme, anarchiste suisse naturalisé français, célèbre pour avoir signé l'affiche du Chat Noir en tournée, a croqué tout au long de son existence les scènes de la vie quotidienne des habitants de Montmartre. Il survit aujourd'hui en vendant des caricatures aux journaux satiriques et ne consacre plus ses toiles qu'aux chats. La beauté de Masseïda va le faire changer d'avis. Elle deviendra sa muse et sa confidente.

samedi 14 octobre 2017

Mes Adresses : MaSa, la gastronomie étoilée du chef Hervé Rodriguez - Boulogne-Billancourt



Cuisine d'auteur, élégance d'une partition singulière, les compositions du chef étoilé Hervé Rodriguez racontent des histoires dont le maître mot est plaisir. Coiffé du titre de "manipulateur de saveurs" dont l'acronyme MaSa a donné son nom à l'établissement de Boulogne-Billancourt, ce maître des variations inspirées décline un répertoire très personnel. Au fil des saisons, il cultive l'art des paradoxes avec panache. Chaque jour, il se renouvelle en fonction du marché troussant des assiettes précises aux associations audacieuses, aux équilibres malicieux. Une précision qui sait faire place, à la faveur d'un arrivage, à l'inspiration du moment. Au MaSa, pas de carte, les plats ne figurent pas au menu. Le chef se laisse carte blanche afin de dépasser en douceur les réticences des titres et que la surprise soit absolue. Exigence ramassée, caractère ludique, cette belle table connaît bien des sortilèges. Difficile de ne pas succomber.

vendredi 13 octobre 2017

Expo : Au rapport - François Boisrond - Galerie Louis Carré & Cie - Jusqu'au 21 octobre 2017



De mystérieuses jeunes femmes en cuirasses martiales, coiffées de casques à pointe, de képis, brandissent des instruments de jardinage incongrus. Dans l'arsenal de ses amazones, les taille-haies et les tondeuses à gazon ont remplacé les sabres et les mousquets. Sur les costumes de hussard, l'or des galons répond au bleu marine des étoffes, au vermillon de l'uniforme.  Elles posent armes horticoles à la main. L'une promène une vache, l'autre un âne. Elles semblent ici réunies pour un conciliabule guerrier, là pour un interrogatoire sévère. Ces portraits de femmes en uniformes anciens et modernes interrogent dans leur traitement les compositions de la peinture classique. L'artiste se renouvelle, investit de nouveaux territoires de création porté par l'idée forte d'une évolution plastique que sous-tend une progression technique. Les vingt-cinq tableaux réunis à la galerie Louis Carré & Cie dans une exposition dont le titre, Au rapport, claque comme une injonction militaire, prolongent la réflexion du peintre sur le costume.

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