vendredi 19 janvier 2018

Paris je t'aime, 10 bonnes raisons d'aimer la Ville Lumière



Paris je t'aime ! Touriste en ma propre ville, j'arpente tes quartiers, des plus touristiques aux plus populaires avec l'œil émerveillé du promeneur enamouré. A travers les rues de la Capitale résonne un air familier, qui n'est jamais tout à fait le même ni tout à fait un autre. Entre panorama de carte postale et réalité des habitants, Paname éternelle, en mouvement perpétuel, évolue constamment gardant les traces vivaces de son histoire en son cœur de pierre. Ses monuments, Tour Eiffel, Arc de Triomphe, Louvre, Sacré Cœur, Notre-Dame de Paris, font rêver les voyageurs des quatre coins du globe. La Ville lumière sait se parer des plus indicibles charmes pour séduire ses visiteurs. Les vieux cafés, la gastronomie, les lieux chargés d'histoire, l'effervescence culturelle, elle se fait tendre, enivrante. Source d'inspiration pour le cinéma, la littérature, la musique, Paris est cependant une muse qui ne se laisse pas facilement apprivoiser. Parfois ingrate, la plus belle ville du monde montre les dents. La pollution, le stress, la vitesse, les Parisiens au sourire rare, les incivilités rebutent les moins entreprenants. En se fondant dans ce magma grouillant d'âmes tendues, ne renonce-t-on pas un peu à soi ? A chacun de trouver la clé pour réenchanter Lutèce. Par le biais d'un regard bienveillant, la cité de l'amour retrouve sa magie, son charme sensible. Voici 10 bonnes raisons d'aimer Paris. Et même les clichés. Le tout illustré par des extraits de la galerie Instagram de Paris la douce que vous retrouverez ici.

jeudi 18 janvier 2018

Music : Hollie Cook - Angel fire



We're feeling proud, we make lots of sound
At the foot of the mountain
We dance all around, we're moving the ground
And drink from the fountain
Pouring time from pot to cup
We're drinking it up
Drinking it up

mercredi 17 janvier 2018

Spectacle : Roukiata Ouedraogo - Je demande la route - Le Lucernaire - Paris 6



De Ouagadougou à Paris, Roukiata Ouedraogo met en scène son parcours, celui d'une écolière rêveuse devenue adolescente idéaliste, jeune femme déterminée qui quitte son pays natal à l'âge de vingt ans pour arriver en France désargentée mais pleine d'espoir. Elle se remémore les premières déconvenues d'une comédienne africaine à laquelle ne sont proposés que les mêmes rôles stéréotypés et enfin les planches sur lesquelles elle trouve enfin l'épanouissement. Auteur, interprète, danseuse, conteuse, Roukiata Ouedraogo est tout cela dans un seule en scène généreux et émouvant. Du rire aux larmes, elle porte un regard amusé sur sa propre traversée initiatique. La rue source d'inspiration se mêle à la dimension autobiographique d'un spectacle qui révèle toute la fantaisie d'une personnalité pétillante.

mardi 16 janvier 2018

Cinéma : 3 Billboards, Les Panneaux de la Vengeance, de Martin McDonagh - Avec Frances McDormand, Woody Harrelson et Sam Rockwell



A Ebbing, Missouri, petite bourgade rurale, Mildred Hayes est dévastée par le meurtre d'Angela, sa fille. Alors que l'enquête sur la mort de l'adolescente piétine depuis des mois, Mildred loue trois panneaux publicitaires abandonnés sur une route à la sortie de la ville pour dénoncer l'incompétence des autorités incapables de trouver l'assassin. En interpellant, le chef de la police locale, le très respecté shérif William Willoughby, un père de famille atteint d'un cancer incurable, elle pense relancer les investigations. Mais son initiative controversée provoque un scandale public et les réactions de la communauté oscillent entre critiques, menaces et humiliations. Aussi opiniâtre que revêche, cette mère courage qui se bat pour que justice soit faite n'a pas l'intention de se laisser faire.

lundi 15 janvier 2018

Lundi Librairie : Piège pour Cendrillon - Sébastien Japrisot



Victime d'un grave accident, Michèle Isola dite Micky, 20 ans se réveille dans la chambre d'une clinique très privée. Visage et mains brûlés, elle a perdu la mémoire dans l'incendie qui a coûté la vie à Domenica, une amie d'enfance issue d'un milieu modeste qui avait subitement resurgi après des années d'absence. Micky ne se souvient pas. Alors que la chirurgie réparatrice lui redonne un visage et qu'elle retrouve les mots, son amnésie perdure malgré les efforts des médecins, comme si les souvenirs que ceux-ci distillent au compte-goutte ne lui appartenaient pas. Nièce et seule héritière de La Raffari, entrepreneuse à la tête d'un empire du soulier en Italie, Micky, gamine capricieuse de la jet-set, est riche à la suite du décès de sa tante. Alors que Jeanne Murneau, la gouvernante qui a élevé la jeune femme lui raconte sa vie, lui réapprend à être elle-même, Micky se met à douter de sa propre identité. Ne serait-elle pas plutôt Domenica méconnaissable ? Qui est-elle vraiment ?

samedi 13 janvier 2018

Paris : Monet au parc Monceau, impressionnisme et représentation de la nature - XVIIIème



Au parc Monceau, Claude Monet réalise six tableaux, trois vues exécutées au printemps 1876 et présentées lors de l'exposition impressionniste de 1877 puis trois autres toiles en 1878. S'il est aujourd'hui difficile de retrouver les endroits précis où le peintre a posé son chevalet tant le parc a évolué, la végétation changé, ces œuvres comme un journal sensible de promenade évoquent puissamment ces journées passées sous les arbres. Dans la lignée des humeurs paysagères dont Monet a pris le goût auprès d'Eugène Boudin, l'un des premiers artistes de plein air, précurseur de l'impressionnisme. En 1867, avec son tableau Femmes au jardin, Claude Monet entame une rupture radicale avec la représentation classique du paysage, traditionnellement attachée à la transposition romantique d'un état d'âme. Sans méditation d'intentions, dans l'immédiateté du moment, du parc Monceau dont je vous racontais l'histoire ici à Giverny, de Versailles à Chantilly, Claude Monet n'aura de cesse de chercher une traduction picturale de l'éclat de la nature dans l'instant fugitif.

vendredi 12 janvier 2018

Paris : Les Olympiades, ultra-moderne solitude des architectures urbaines - XIIIème



La dalle des Olympiades, quartier d'environ 11 000 habitants, est le fruit d'un montage originel audacieux. Cette opération immobilière menée de 1969 à 1977 s'inscrit dans le contexte plus large du projet Italie 13 qui visait alors à transformer en profondeur certains quartiers du XIIIème arrondissement autour de l'avenue d'Italie. Plus vaste entreprise d'urbanisme depuis les grands travaux d'Haussmann dont les composantes urbaines, politiques et sociales auront marqué les esprits, ce projet a mis sur le devant de la scène parisienne la question de l'architecture verticale sur dalle pour replacer le tissu urbain historique. Erigée sur l'emplacement de l'ancienne gare de marchandises des Gobelins, l'ensemble Olympiades s'est fait l'écho des théories urbanistiques appliquées à la rénovation urbaine du secteur Italie soutenues par leur architecte Michel Holley. Répondant au principe d'urbanisme sur dalle avec différents niveaux de sols artificiels, la réalisation de cet ensemble, voué à la verticalité dans l'espoir d'accéder à plus de luminosité, a fait totalement disparaître totalement le parcellaire d'origine. Dans un souci de réflexion et d'engagement pour la construction d'un Paris moderne, Michel Holley a souhaité libérer selon les idées de la Charte d'Athènes formulée par Le Corbusier l'espace horizontal tout en faisant disparaître les rues telles qu'elles sont connues en Europe. De la théorie à la pratique, de nombreux dysfonctionnements sont apparus depuis quarante ans. Cernée par la rue de Tolbiac au Nord, rue Nationale à l'Est, rue Regnault au Sud, avenue d'Ivry et rue Baudricourt à l'Ouest, la dalle des Olympiades resserre les liens aujourd'hui avec le nouveau quartier universitaire Paris Rive Gauche. Malgré l'ouverture de ce labyrinthe enclavé, les habitants restent inquiets de la montée de l'insécurité et des dérives diverses qui peinent à être endiguées.

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