vendredi 18 août 2017

Paris : Passage Delanos, enclave verdoyante à deux pas de la gare du Nord, souvenir des vacheries parisiennes - Xème



Ancien raccourci entre les gares du Nord et de l'Est, aujourd'hui voie privée accessible uniquement après avoir passé un digicode, le passage Delanos résonne du souvenir des vacheries à Paris. Disparus au début du XXème siècle, ces établissements, véritables étables installées au cœur de la ville, fournissaient du lait cru et frais aux citadins. Côté rue du Faubourg Saint-Denis, la vaste porte cochère ouvrant sur le passage Delanos est surmontée d'une tête de vache qui indiquait autrefois la nature particulière de l'ensemble. Rénové avec goût, joliment entretenu et abondamment fleuri, ce chemin de traverse est une pépite parisienne qui se veut discrète. Un peu de chance et un sourire vous permettront certainement d'y entrer.

jeudi 17 août 2017

Music : Queens of the Stone Age - The Way You Used to Do



When I first met her she was seventeen
Seventeen
Jump like an arsonist to a perfect match
Burned alive

We run 'til no one could find us
Girl, we outrun everyone

mercredi 16 août 2017

Paris : Passage des Dames de Saint-Chaumond, divine surprise traversante d'un hôtel particulier rocaille, rescapé des grands travaux d'Haussmann- IIème



Parfois en longeant les façades haussmanniennes des boulevards parisiens, surgissent au-delà des portes cochères des mirages rescapés du temps passé. Le passage des Dames de Saint-Chaumond est l'une de ces curiosités qui transportent le flâneur à travers les siècles. En son cœur, une pépite architecturale est dissimulée au regard sur le boulevard Sébastopol par un immeuble du XIXème siècle et sur la rue Saint-Denis par un alignement singulier de petites cours pavées. Cet hôtel particulier datant du XVIIIème siècle a miraculeusement conservé toute sa splendeur originelle. Il est le dernier témoignage des grands établissements religieux de la rue Saint-Denis, voie royale où se trouvaient l'église Saint-Sauveur, l'hôpital de la Trinité dont je vous parlais ici  ou encore la maison d'été des Catherinettes, le couvent des Filles-Dieu. Depuis la rue Saint-Denis sous un porche abondamment taggué, la porte bleue de l'élégante bâtisse attire le regard dans le prolongement du passage des Dames de Saint-Chaumond. Les passants peuvent à leur gré traverser l'hôtel particulier, véritable rescapé des grands travaux d'Haussmann, pour rejoindre le boulevard Sébastopol, opulente incongruité d'un passage qui est la survivance d'une époque révolue. Un peu d'histoire, si vous le voulez bien.

lundi 14 août 2017

Lundi Librairie : Jules - Didier van Cauwelaert



Zibal de Frèges, ingénieur biochimiste et astrophysicien, s'est fait dépouiller du résultat de ses recherches par son ex-femme. Au chômage à la suite de ces mésaventures, ce quadragénaire lunaire et surdiplômé a retrouvé, grâce à sa voisine, vénus mercenaire spécialisée dans le SM, un petit boulot qui lui permet de survivre tout en poursuivant ses expérimentations sur la communication des bactéries du yaourt. Il travaille comme vendeur de macaron à l'aéroport d'Orly. C'est là qu'il fait la connaissance d'Alice et de son chien-guide, Jules, un labrador avec qui elle entretient une relation fusionnelle. Tous les deux sont en route pour Nice où la belle aveugle doit subir une opération de la cornée. Zibal tombe immédiatement amoureux mais le destin ne semble pas lui être favorable. Il est probable qu'il ne la reverra plus jamais. Alice retrouve la vue mais Jules, privé de ses répères, vit mal que sa maîtresse n'ait plus besoin de lui. Le labrador est réaffecté auprès d'un autre handicapé. Maltraité, il fugue et choisit de rejoindre Zibal auprès de qui il va provoquer de multiples catastrophes. Ce curieux duo va partir à la recherche d'Alice.

samedi 12 août 2017

Paris : Passage de l'Ancre, chemin de traverse hors du temps - IIIème



Dans le quartier Saint-Avoye, en plein cœur du Marais, un exquis passage privé à ciel ouvert se dissimule derrière une discrète porte cochère. A l'abri des regards, le passage de l'Ancre est un raccourci méconnu qui prolonge la rue Chapon au milieu des immeubles jusqu'à la rue de Turbigo. Chemin de traverse hors du temps, il est l'un des plus vieux passages de Paris dont la présence est attestée sur les plans de la ville dès le XVIIème siècle. Bordée de boutiques multicolores, cette étroite allée trottine allègrement côté cour, sentier urbain abondamment fleuri. Les riverains entretiennent avec amour fleurs et arbustes en pots qui confèrent au lieu une atmosphère champêtre. Quiétude heureuse, chronique du temps passé, les enseignes pittoresques disputent en charme aux vitrines à l'ancienne des ateliers artisanaux.

vendredi 11 août 2017

Paris : 117 rue de Belleville, logements sociaux précurseurs réalisés en 1908 par la Fondation Rothschild - XIXème



Au 117 rue de Belleville, d'anciennes HBM, habitations à bon marché, au fronton desquelles se trouve un bas-relief émaillé signé Léon-Ernest Drivier (1878-1951), attisent ma curiosité depuis quelques années. Ces immeubles en brique claire érigés par la fondation Rothschild forment un ensemble cohérent réalisés de 1904 à 1908. XIXème et au début du XXème siècle, les industriels sont les premiers bâtisseurs de logements sociaux qu'ils destinent à leurs ouvriers. Ils y voient un projet de régulation sociale par l'amélioration des conditions de vie sous couvert de philanthropie. Leur réflexion sur la conception des immeubles populaires doit relever le défi de l'hygiénisme à la fois technique et sanitaire tout en répondant à des considérations politiques, sociales, économiques, techniques et sanitaires. Leur but est d'édifier un grand nombre de logements qui respectent les nouvelles prescriptions hygiéniques sans ghettoïser. Entre ensembles monumentaux et compositions pavillonnaires, comme la Campagne à Paris que j'évoquais là ou encore la Mouzaïa dont je vous parlais ici, un nouveau style architectural voit le jour, appelé art social. Le groupe Belleville au 117 de la rue est, avec le groupe de la rue du Marché-Popincourt, une oeuvre marquante de l'histoire des logements populaires à Paris et de leur architecture.

jeudi 10 août 2017

Music : Phoenix - J-Boy



Something in the middle of the side of the store
Got your attention when you ask for more
I was excited to be part of your world
To belong, to be lost, to be mostly the two of us
Something I was stealing for no reason at all
They hang me higher than a disco ball
But you talked them into letting me go
It's no Picasso, Michelangelo

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