dimanche 18 février 2018

Sunday Street Art : Fred le Chevalier - rue Beaurepaire - Paris 10


Fred le Chevalier - rue Beaurepaire - Paris 10

samedi 17 février 2018

Paris : Quartier Didot, promenade du côté de Plaisance, le long des villas de la rue Didot - XIVème



Le quartier Didot-Sud, au coeur de Plaisance, déploie, le long de la rue Didot, son paysage urbain pittoresque. Les façades haussmanniennes de pierre blonde y conversent avec les immeubles de tailles réduites en brique rouge ou grise dans la pure tradition faubourienne. Artère commerçante vivante, squares, écoles, jardins, cet environnement chaleureux attire les familles parisiennes séduites par la vie de quartier. De part et d'autre de la rue Didot, s'étirent selon un plan en arête de poisson de nombreux villas et cités ouvrières devenues aujourd'hui petit luxe pour les citadins. Planquées à l'abri de ces venelles en impasse, de nombreuses maisons individuelles, vieilles bicoques des faubourgs restaurées avec soin et nouvelles constructions respectueuses de l'esthétique générale, rappellent l'histoire des villages parisiens. De bâti ancien, cet ilot préservé, vestige du Petit Montrouge village intégré à Paris lors de l'annexion des communes de 1860, date de la seconde moitié du XIXème siècle. Le quartier Didot-Sud délimité par les rues d'Alésia, des Suisses, des Plantes, les hôpitaux Broussais et Saint Joseph, la Petite Ceinture, a su résister à une certaine forme de l'urbanisme moderne. Les grands travaux des années 1970 n'ont pas atteint cette partie du XIVème arrondissement. Et la vie y semble bien douce.

vendredi 16 février 2018

Paris : Musée Jacquemart-André, un musée hommage à l'histoire des grands collectionneurs du XIXème siècle - VIIIème



Le Musée Jacquemart-André, souvent comparé à la Frick collection de New York, a conservé cette atmosphère singulière de grande maison du Second Empire. Cette demeure privée devenue musée selon le souhait posthume de ses propriétaires, Edouard André et son épouse Nélie Jacquemart, possède la particularité de présenter un ensemble d'oeuvres exceptionnelles dans le cadre originel imaginé par ces grands collectionneurs du XIXème siècle. La disposition des lieux jamais modifiée éclaire à la fois la passion commune pour l'art qui liait le couple et le faste de la haute bourgeoisie de la Belle Epoque. Salons d'apparat où se déroulaient de grandioses réceptions, escalier d'honneur monumental, coquet jardin d'hiver, appartements privés figés dans le temps ont trouvé de nos jours une nouvelle vocation, celle d'espaces d'exposition publique. Peintres toscans, artistes de la Renaissance florentine et vénitienne, primitifs flamands, mobilier du XVIIIème siècle aux estampilles prestigieuses, Edouard André et Nélie Jacquemart ont consacré leur vie et leur fortune à réunir ces oeuvres. Légué à son décès en 1912 par Nélie Jacquemart-André à l'Institut de France, le Musée Jacquemart-André est géré par la société Culturespaces depuis 1995. Organisant de nombreuses expositions sur le thème des grandes collections d'hier et d'aujourd'hui, il est devenu aujourd'hui le troisième musée privé le plus important de Paris.

jeudi 15 février 2018

Music : David Bowie - Cat people



See these eyes so green
I can stare for a thousand years
Colder than the moon
Well it's been so long

Feel my blood enraged
It's just the fear of losing you
Don't you know my name
Well, you been so long

mercredi 14 février 2018

Théâtre : Art, de Yasmina Reza - Avec Charles Berling, Jean-Pierre Darroussin, Alain Fromager - Théâtre Antoine



Serge, un dermatologue qui a bien réussi, vient de faire un achat dispendieux qui flatte son ego d'esthète autoproclamé : un tableau monochrome, blanc parcouru de fins liserés blancs. Son ami Marc, ingénieur dans l'aéronautique, ne revient pas qu'il ait pu dépenser 30 000 euros pour une toile blanche. Il soupçonne l'admiration excessive de Serge pour cette oeuvre d'être feinte, de n'être que snobisme. Marc a l'impression que Serge a trahi leur complicité de plus de trente ans en se laissant aller à cette tocade et réagit par une colère démesurée. Le troisième larron de ce triumvirat masculin, Yvan, représentant dans une papeterie, assiste à la dispute, impuissant, se refusant à prendre parti. Ce tableau, il n'en pense rien tout préoccupé qu'il est par son futur mariage.

mardi 13 février 2018

Cinéma : Le retour du héros, de Laurent Tirard - Avec Jean Dujardin, Mélanie Laurent



Lorsque le capitaine Neuville part rejoindre les armées napoléoniennes, il promet à sa fiancée Pauline qu'il lui écrira. Mais il ne tient pas ses engagements. Sans nouvelles de lui, la jeune femme dépérit. Sa sœur Elisabeth décide alors de prendre la plume en se faisant passer pour l'officier. A travers ses missives enflammées, elle créé un personnage de héros éclatant multipliant les faits d'armes. Si Elisabeth prend goût à cet échange épistolaire fictif, elle décide néanmoins de faire mourir son personnage afin que Pauline puisse passer à autre chose. Jusqu'au jour où Elisabeth recroise par hasard le chemin du capitaine Neuville, crasseux, hirsute. Celui-ci a déserté. Apprenant les affabulations d'Elisabeth, il compte bien en profiter pour retrouver sa place dans la société et endosse la défroque du glorieux soldat qu'elle a inventé. Dépassée par sa créature, Elisabeth ne cache pas son agacement face à l'imposture qu'elle a contribué à créer.

lundi 12 février 2018

Lundi Librairie : Au revoir là-haut - Pierre Lemaître



Au revoir là-haut - Pierre Lemaître : Le 2 novembre 1918, dix jours avant l'armistice, le lieutenant Henri d'Aulnay-Pradelle, aristocrate désargenté, arriviste qui rêve encore de gloire, déclenche un incident afin de lancer ses troupes à l'assaut dans l'espoir de se faire un nom. Au cours de cette bataille de trop, cette dernière boucherie, Edouard Péricourt sauve la vie d'Albert Maillard mais est défiguré par un éclat d'obus qui lui arrache le bas du visage. Entre Edouard, rejeton rebelle de la haute bourgeoisie, étudiant aux Beaux-Arts et Albert, simple employé de banque, naît une amitié indéfectible. A la démobilisation, tandis qu'Edouard atrocement mutilé refuse de retrouver sa riche famille et préfère se faire passer pour mort, Albert doit trouver une solution pour assurer leur subsistance à tous les deux. Mais le retour des vétérans à la vie civile est difficile, la Nation préférant rendre hommage aux glorieux disparus plutôt que de prendre soin des survivants aux gueules cassées, aux esprits détruits par l'horreur de la guerre. Edouard convainc Albert de s'associer dans un projet d'escroquerie aux monuments aux morts. Henri qui a pris du galon et épousé une riche héritière, la sœur d'Edouard, poursuit sa carrière dans l'ignominie en s'impliquant dans le commerce des cimetières militaires dans l'idée de faire fortune grâce aux contacts de son beau-père. 

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