samedi 24 février 2018

Paris : Passage d'Enfer, l'une des premières cités ouvrières réalisées sous le Second Empire - XIVème



Le passage d'Enfer, voie privée formant un coude, est situé à deux pas de Montparnasse. Dans sa typologie, cette ancienne cité ouvrière fermée par des grilles, garde la trace de l'histoire des premiers logements sociaux. Sa construction de 1855 à 1857 découle de la mise en application du décret de 1852 relatif à l'amélioration des habitations ouvrières dans les grandes villes manufacturières. Sous le Second Empire, avec la diffusion des théories hygiénistes, de nombreuses expérimentations subventionnées par l'Etat ont été menées afin de fournir des logements sains, aérés, à des prix inférieurs à ceux payés par les populations les plus modestes pour une seule chambre dans des maisons insalubres. Un cahier des charges rigoureux - bonne qualité des matériaux, taxation des loyers limitée, importance des services communs tels que lavoir, chauffoir, bain, garderie d'enfant - a contribué à rendre attractives ces réalisations économiques. Environ 1 500 logements ont été créés à Paris sous le règne de Napoléon III dont certains ont bénéficié des innovations technologiques de l'Exposition universelle de 1867. Le passage d'Enfer, à l'origine Cité Cazaux du nom du propriétaire, puis Cité d'Enfer, fait partie des toutes premières opérations parisiennes.

vendredi 23 février 2018

Mes Adresses : Spoon 2, les voyages d'Alain Ducasse - Paris 2



Depuis le mythique Spoon de la rue de Marignan, restaurant fondé par Alain Ducasse dans les années 1990, une dizaine d'adresses ont été ouvertes sous cette enseigne à travers le monde. Aux quatre coins d'une planète à portée de fourchette, le concept Spoon célèbre les terroirs d'ici et d'ailleurs sous la forme d'escapades culinaires certifiées sans décalage horaire. Début octobre, le Spoon a fait un retour fracassant à Paris, se lovant dans ce curieux espace de l'entresol du Palais Brongniart, en lieu et place de l'ancien Terroir Parisien de Yannick Alléno. Puisant son inspiration au fil de ses voyages, le chef Alain Ducasse explore les saveurs internationales qu'il décline en assiettes ludiques à l'exécution irréprochable. Les horizons lointains s'encanaillent dans des recettes au plus près des goûts originels. Plancha, wok, tandoor, cru, les techniques subliment les produits. Les épices sont reines et les parfums élégants. Le succès au rendez-vous, le Spoon 2 est désormais également ouvert le samedi midi en plus du soir et le dimanche pour le déjeuner et le dîner.

jeudi 22 février 2018

Music : Franz Ferdinand - Lazy boy



I'm a lazy boy
I'm a lazy boy
Never gettin' up in time, I enjoy
Being a lazy boy
Lying in your bed
Thinking of how
A lazy boy loves you

mercredi 21 février 2018

Théâtre : Le Lauréat, de Terry Johnson d'après le roman de Charles Webb - Avec Anne Parillaud, Arthur Fenwick - Théâtre Montparnasse



Etudiant brillant, Benjamin Braddock, vingt-et-un ans, vient d'obtenir son diplôme de fin de cycle. Il a rejoint ses parents en Californie pour prendre quelques jours de vacances. Ceux-ci ont organisé en son honneur une petite fête à laquelle Benjamin ne semble pas très heureux de participer, troublé par l'idée du destin tout tracé qui s'ouvre devant lui. Il se tient à l'écart des convives quand Mrs Robinson, troublante amie de la famille, vient lui demander de la raccompagner chez elle. Il accepte mais se trouve très embarrassé lorsque cette femme qui a deux fois son âge lui fait des avances.

mardi 20 février 2018

Cinéma : La Forme de l'eau, de Guillermo del Toro - Avec Sally Hawkins, Doug Jones, Michael Shannon



En 1962, en pleine Guerre Froide, dans un laboratoire gouvernemental ultra-secret de Baltimore, est détenue une mystérieuse créature, un amphibien humanoïde capturé par l'armée en Amazonie où il était vénéré comme un dieu. La discrète Elisa Esposito travaille comme femme de ménage dans ce complexe militaire. Jeune femme muette, pleine de fantaisie, elle mène une vie solitaire. Elle entretient une relation filiale avec son voisin Giles, un vieil homme homosexuel, auteur de bandes dessinées qui n'ont jamais rencontré le succès. Ils partagent une passion pour les comédies musicales et rêvent ensemble devant ces films. Lorsqu'au laboratoire, Elisa découvre la créature maintenue captive, elle est prise de compassion, émue par son triste sort. Une compassion qui se change bientôt en sentiments amoureux alors que le terrible Richard Strickland en charge du projet scientifique menace de mener à bout de cruelles expériences puis de dépecer l'amphibien pour mieux l'étudier. 

lundi 19 février 2018

Lundi Librairie : La Fille du train - Paula Hawkins



La Fille du train - Paula Hawkins : Rachel a tout perdu à cause de l'alcool, son mariage, son boulot, ses amis. Depuis son divorce, elle a atterri chez Cathy à qui elle n'a pas annoncé son licenciement et prétend chaque matin se rendre à Londres pour travailler en empruntant le train de banlieue de 8h04. Train qui marque un arrêt à proximité de l'endroit où elle a habité avec Tom, où, depuis deux ans, il habite toujours avec Anna, sa nouvelle compagne et le bébé que Rachel n'a jamais pu avoir. Dépressive, jalouse, obsédée par son ancien mari, Rachel se rassérène dès le matin à grandes lampées de gin et sa mémoire souvent lui fait défaut. Elle ne sait plus bien ce qu'elle a fait, ce qu'elle a dit lorsqu'elle était ivre. A côté de la maison de Tom et Anna, de nouveaux voisins se sont installés. Depuis le train d'où Rachel les observe à chaque aller-retour, ils ont l'air très amoureux. Sans connaître leur véritable identité, elle les a surnommés Jess et Jason leur inventant une vie parfaite. Jusqu'au jour où Rachel aperçoit furtivement Jess dans les bras d'un autre homme. Le lendemain, elle découvre dans le journal que celle-ci a disparu et qu'elle s'appelle en réalité Megan. Témoin peu fiable mais persuadée d'avoir vu quelque chose d'important, Rachel se met en relation avec la police et s'immisce dans l'enquête.

samedi 17 février 2018

Paris : Quartier Didot, promenade du côté de Plaisance, le long des villas de la rue Didot - XIVème



Le quartier Didot-Sud, au coeur de Plaisance, déploie, le long de la rue Didot, son paysage urbain pittoresque. Les façades haussmanniennes de pierre blonde y conversent avec les immeubles de tailles réduites en brique rouge ou grise dans la pure tradition faubourienne. Artère commerçante vivante, squares, écoles, jardins, cet environnement chaleureux attire les familles parisiennes séduites par la vie de quartier. De part et d'autre de la rue Didot, s'étirent selon un plan en arête de poisson de nombreux villas et cités ouvrières devenues aujourd'hui petit luxe pour les citadins. Planquées à l'abri de ces venelles en impasse, de nombreuses maisons individuelles, vieilles bicoques des faubourgs restaurées avec soin et nouvelles constructions respectueuses de l'esthétique générale, rappellent l'histoire des villages parisiens. De bâti ancien, cet ilot préservé, vestige du Petit Montrouge village intégré à Paris lors de l'annexion des communes de 1860, date de la seconde moitié du XIXème siècle. Le quartier Didot-Sud délimité par les rues d'Alésia, des Suisses, des Plantes, les hôpitaux Broussais et Saint Joseph, la Petite Ceinture, a su résister à une certaine forme de l'urbanisme moderne. Les grands travaux des années 1970 n'ont pas atteint cette partie du XIVème arrondissement. Et la vie y semble bien douce.

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