dimanche 24 septembre 2017

Sunday Street Art : Miss Tic - rue Dauphine - Paris 6


Miss Tic - rue Dauphine - Paris 6

samedi 23 septembre 2017

Paris : Passage Molière, du Théâtre Molière à la Maison de la Poésie, destinée singulière d'une salle de spectacle - IIIème



Dans le quartier Saint-Avoye, en plein cœur du Marais, le joli passage Molière enchante les flâneurs par ce petit air anachronique d'un Paris d'antan. Sol pavé et bâti du XVIIIème siècle aux charpentes de bois, cette voie piétonne a conquis les plus revêches par l'originalité de ses petites boutiques aux façades classées, la convivialité de ses restaurants. Fin 2015, un grand ravalement a été lancé afin de redonner tout son lustre à cette pépite si parisienne. A cette occasion, de nombreux désordres structurels se sont révélés, des fissures si importantes que cinq locaux commerciaux et trois logements ont dû être étayés. Paris Habitat propriétaire des immeubles du passage Molière s'est vu dans l'obligation de reloger tous les riverains, particuliers comme commerçants afin de pouvoir envisager des travaux d'envergure afin de le sauver. Ce temps mort permettra également de remettre aux normes modernes l'ensemble des bâtiments. La tâche a été confiée au cabinet d'architecte Wao qui interviendra dès cet automne en débutant par une purge et une mise à nue des structures. Les chapes de béton coulées sur les planchers lors d'opérations de réhabilitation datant des années 1970-80 seront retirées, le cloisonnement revisité, l'isolation thermique repensée. La fin de chantier prévue d'ici 2019 laissera place à un projet lancé par la municipalité qui prévoit de transformer le passage Molière en pôle culturel axé sur la littérature. Si aujourd'hui, les vitrines badigeonnées de blanc d'Espagne semblent bien mélancoliques, la vie qui a déserté cette petite venelle reviendra bientôt dans l'esprit porté par son histoire.

vendredi 22 septembre 2017

Paris : Passage du Ponceau, mélancolie d'un passage dénaturé au cours des années 1970 - IIème



Galeries percées à travers les immeubles, les passages parisiens ont connu, au début du XIXème siècle, un âge d'or. Propices à la flânerie, promenades élégantes à l'abri des intempéries, de la boue omniprésente, du trafic intense de la rue où peu de trottoirs existent encore, ils séduisent les passants par le luxe de leurs échoppes, l'animation de leurs cafés. La lumière zénithale des verrières le jour fait place le soir au très moderne éclairage au gaz. Trente passages piétonniers ont été réalisés sous la Restauration et la Monarchie de Juillet dont une partie a été détruite lors des grands travaux d'Haussmann Second Empire époque à laquelle la création des grands magasins met fin à leur pouvoir d'attraction. Le passage du Ponceau, qui fait lien entre la rue Saint-Denis et le boulevard de Sébastopol, n'a jamais vraiment connu de moments glorieux. Modeste dès sa construction en 1826, les vague successives de travaux d'aménagement ont peu à peu dénaturé le lieu, l'amputant de son décor d'inspiration néo-classique, le privant de son âme. Aujourd'hui, le long de la galerie, entrepôts, magasins de prêt-à-porter en gros, quelques rares boutiques au détail, échoppes de restauration rapides tiennent le haut du pavé alors qu'une galerie d'art fait une timide tentative d'incursion.

jeudi 21 septembre 2017

Music : The Sherlocks - Live for the moment



When things don't seem to go your way
The whole world's ganging up
It's devised a plan to send a telegram of viagra
Well you're acting strange and you feel deranged
You're lasting Soledad
You're thinking 'bout the future now it drives you mad
So please don't try and run before you can walk
And don't jump the gun
Live for the moment
You never know whats coming 'round the corner
We'll have to go sometime

mercredi 20 septembre 2017

Théâtre : Au But de Thomas Bernhard - Avec Dominique Valadié, Léna Bréban - Théâtre de Poche Montparnasse



Dans un cossu appartement Art Déco, une grande-bourgeoise se prépare pour sa villégiature estivale en compagnie de sa fille qui vit avec elle, véritable souffre-douleur qu'elle terrorise et martyrise en la maintenant dans un état de servilité. Les deux femmes ont passé la soirée au théâtre où elles ont assisté à la représentation de Sauve qui peut, premier succès d'un jeune auteur. Après la pièce, la mère a invité celui-ci sur un coup de tête à venir passer quelques jours en leur compagnie dans leur maison au bord de la mer. Tandis que la fille prépare les malles, la vieille dame lancée dans ses ratiocinations que l'on devine habituelles, éructe son horreur du monde, sa détestation des autres, de sa vie, du théâtre aussi, son désenchantement, ses résignations, ses aigreurs. La présence du jeune dramaturge vient troubler le couple fusionnel et dysfonctionnel de la mère et la fille. 

lundi 18 septembre 2017

Lundi Librairie : Summer - Monica Sabolo



Hanté par la disparition de Summer, sa sœur, il y a vingt-quatre ans, Benjamin Wassner est un adulte tourmenté, incapable de communiquer ses émotions. Entre deuil impossible, chagrin insurmontable et interrogations en suspens, il est rongé par le mal de vivre, une détresse qu'il fuit dans la drogue et les médicaments. Dans le cabinet du Dr Traub, un psychologue, il tente de recomposer les souvenirs parcellaires qui le dévorent. Cet été là, Summer, blonde solaire vers qui tous les regards sont attirés, a dix-neuf ans. Dans leur résidence huppée des bords du lac Léman, les Wassner forment, en apparence, un couple idéal, collectionnant tous les symboles de réussite sociale. Le père, star du barreau, est l'avocat des puissants. La mère, très belle femme insaisissable, a renoncé à sa vocation de comédienne pour devenir la parfaite épouse. Malgré la douceur de vivre d'une enfance privilégiée, Benjamin, quatorze ans, est un adolescent mal dans sa peau. Il se vit comme le vilain petit canard de la famille. D'une timidité maladive, anxieux, il s'automutile en secret, développe des tics nerveux. Seule l'adoration qu'il éprouve pour son aînée semble lui apporter de la joie. Lors d'un pique-nique organisé entre amis sur les bords du lac, Summer se volatilise. A-t-elle été enlevée, s'est-elle enfuie, s'est-elle noyée ? La famille est brisée par cette disparition mystérieuse. 

samedi 16 septembre 2017

Théâtre : Les deux frères et les lions de Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre - Théâtre de Poche Montparnasse



Les frères jumeaux Barclay, implacables self-made men milliardaires, nous accueillent pour l'heure du thé dans leur manoir transformé en bunker. L'occasion de se raconter et de revenir sur leur folle ascension. Partis de rien, ces fils d'un modeste voyageur de commerce écossais débutent, adolescents, comme vendeurs à la criée du Daily Telegraph. Ils ne manquent pas d'idées et possèdent un sens aigu des affaires. Le boom immobilier londonien dans les années 1970 va leur permettre d'établir leur empire. Discrétion, cynisme et vénalité sont leurs maîtres mots. Anoblis en 2000 par la reine Elisabeth II, propriétaires d'un vaste parc immobilier, de casinos, de journaux, d'agences de pub, de services de vente à distance, ils se sont installés sur l'île de Brecqhou, un paradis fiscal dépendant juridiquement de l'île de Sercq. Bien décidés à transmettre leur patrimoine à leurs filles, les deux frères se trouvent confronter à la survivance du droit archaïque anglo-normand, celui qui leur permettait d'échapper à l'impôt mais qui empêche les femmes d'hériter de leurs parents. Ils iront jusqu'à faire appel au Tribunal européen des droits de l'homme pour tenter de faire abroger les lois ancestrales.

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