jeudi 2 mai 2013

Thursday Oh Yeah ! vintage edition : 10 révélations sur la vie de Robert Redford



L'homme du jour est une légende du cinéma. Il nous a fait frémir, toutes générations confondues, dans des thrillers politiques comme Les trois jours du Condor ou encore Les hommes du président, pleurer dans Gatbsy le magnifique, Out of Africa et Nos plus belles années, vibrer au fil de ses aventures aux côtés de son compère Paul Newman dans Butch Cassidy et le Kid, bluffer dans L'arnaque toujours avec Paul, rendu écolo avec Et au milieu coule une rivière, fait remonter en selle avec L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux. Il était l'un des plus beaux acteurs de sa génération avant de frôler les 80 printemps - il a un peu morflé physiquement dernièrement - et certainement l'un des plus talentueux, des plus engagés aussi, monsieur Robert Redford sous vos applaudissements.


Robert prend le frais


Et comme monstre sacré rime souvent avec biographie, voici pour votre plus grand plaisir dix révélations extraites de la biographie de cette icône hollywoodienne par Michael Feeney Callan.

1/  Victime d’un gang de jeunes brutes

Enfant, il est victime de brutalité de la part d’un gang hispanique de son quartier, les Patchucks et devient la bête noire d’un des membres en particulier qui le passe régulièrement à tabac « probablement parce-que j’allais dans une bonne école, j’étais bon en course et populaire auprès des filles ».  Les intimidations vont tellement loin qu’un jour pour prouver sa virilité, il saute d’un toit et manque de se tuer dans la chute. « Faire face à mes peurs est venu très tôt. Il me semblait que j’avais deux choix. Soit être dirigé par ses peurs ou bien les surpasser. »

2/ Il découvre le sexe en rencontrant fortuitement John Steinbeck

Précoce, le sexe l’a rapidement préoccupé. « J’étais impatient. Je ne savais pas ce que c’était, mais j’en voulais et autant que possible.»  Un jour qu’il fait des courses avec sa mère, ils rencontrent l’acteur Zachary Scott qui se révèle être un ancien ami de jeunesse de celle-ci, lorsqu’elle habitait le Texas. Sa mère renoue les liens  et devient très amie avec sa femme Elaine. Le jeune Robert a le béguin pour leur fille Waverly Scott et passe de plus en plus de temps chez eux. Les deux adolescents aiment à jouer à cache-cache, prétexte au flirt et aux effleurements, testant leurs limites. Au cours, d’un de leur jeu, ils entendent des bruits étranges qui viennent du rez-de-chaussée. Ils découvrent alors la mère de Waverly en train de faire l’amour avec un autre homme que son mari. « Je ne savais pas qui il était… Je ne savais pas non plus que j’étais témoin du début de la grande liaison d’Elain avec John Steinbeck. »

3/ Le petit voyou

Adolescent, Redford a eu des problèmes avec la loi. Il avait l’habitude de voler de la bière et de pénétrer par effraction dans des propriétés délaissées par leurs propriétaires afin d’organiser des soirées de beuverie. Une fois, il a été placé en garde à vue pour avoir pénétré dans une école de filles la nuit. Plus tard, il est arrêté pour avoir conduit une voiture dont le coffre contenait des bijoux volés. Au lycée, il a même crée son propre gang, The Barons. L’un de ses amis se souvient : « Nous étions un gang de rue, il n’y a pas d’autre dénomination pour ça. The Barons sont devenus notre camouflage pour toute sorte de petits larcins. » Vers la fin du lycée, il expérimente des drogues comme l’herbe et le shit. Il commence également à s’engager dans des courses de voitures illicites et est même victime d’un grave accident alors qu’il roule à vive allure.


Même avec la pilosité indomptée, il arrive à être sexy


4/ Les aventures en Europe

En 1956, il se rend à Paris pour étudier l’art. En octobre de cette année, les étudiants organisent une manifestation pour protester contre l’intégration de la Hongrie dans l’Union Soviétique. Ne connaissant pas grand-chose à la politique, Robert Redford se rend tout de même à cette manif’.  La police réprime fortement le mouvement et il reçoit des coups de matraque violents. Peu après, il quitte Paris pour l’Italie qu’il découvre sac à dos avec un ami, préférant dormir à la belle étoile plutôt que de fréquenter les auberges de jeunesse.  L’hiver est glacial et la légende veut que durant ce voyage Robert se sert d’une astuce apprise dans un roman de Jack London. Une nuit, il se recouvre de bouse de vache, plonge dans un tas de fumier afin de se garder au chaud. « C’est vrai. Ridicule. Mais vrai . »

5/ Dépression florentine

Plus tard, il s’installe à Florence, peignant, fumant et étudiant l’art. Il est victime d’une sorte de dépression nerveuse. Son compagnon de voyage l’ayant quitté à son arrivée à Florence, il a très peu de contacts humains pendant cette période. Il cesse de s’alimenter et perd rapidement du poids. Il scrute son reflet dans le miroir de façon obsessionnelle. Une nuit, alors qu’il est plongé dans la contemplation de son reflet décharné, il a des hallucinations et se persuade qu’il ne peut plus voir ni sa chair ni ses os. « J’ai commencé à rire puis j’ai commencé à pleurer et je ne pouvais pas m’arrêter. C’était un état des plus étranges. Mon ancien moi n’existait plus. Mort. Je ne fus plus jamais la même personne après cette nuit à Florence. »

6/ Trinquer avec un meurtrier

Au début des années 60, après son mariage et la naissance de ses enfants, le stress de sa carrière couplé à celui de sa vie de famille le dépasse et il décide alors de partir sur la route pour un voyage en solitaire. Il conduit jusqu’à Big Sur puis part pour un trekking dans la nature. Malgré le froid, il parcourt plus de 150 kilomètres en quelques jours et finit dans un hôtel perdu le Deetjen’s Big Sur Inn. Robert se lie d’amitié avec le propriétaire et les deux compères passent quelques jours ensemble, écoutant de la musique et bavardant en éclusant quelques verres. Cet homme est en fait un meurtrier condamné qui avait purgé sa peine à Alcatraz.  Il vit dans cet hôtel isolé composé de cabanons qu’il a construit de ses mains tout en travaillant à la chaîne en usine. Redford admire encore son style de vie « isolé du monde, sans le mépris de soi, gérant une auberge au bord de nulle part. »


Sur le tournage de L'ultime randonnée


7/ Perdu en mer

Lors du tournage de Daisy Clover avec Natalie Wood, l’une des scènes se déroule au large de la jetée de San Monica, les deux acteurs installés sur une chaloupe attenant au bateau sur lequel toute l’équipe technique s’active. Le vent se lève et emporte la barque hors de portée de l’équipage. Les premières tentatives pour la rejoindre échouent. Bourrasques et courants entraînent l’embarcation de plus en plus loin. Natalie qui a peur de l’océan panique rapidement. Redford la réconforte en gardant son calme, plaisantant et blaguant jusqu’à ce que les secours arrivent finalement. Nait alors une profonde amitié entre eux et les rumeurs d’une histoire d’amour vont bon train. Robert admet qu’il était très attiré par elle mais affirme qu’il ne s’est jamais rien passé parce qu’il « était inquiet à cause des mauvaises expériences passées avec les femmes avec qui l’on tourne. »

8/ Les papiers du Pentagone

En 1971, Robert Redford finalise un script avec Jeremy Larner dans sa maison du Massachusetts. Il ne sait pas à l’époque que Larner cache Daniel Ellsberg qui a révélé au New York Times, les Pentagon Papers concernant le processus décisionnel du gouvernement pendant la guerre du Vietnam et les mensonges  liés à l’incident du Golfe du Tonkin afin d’accélérer le processus de guerre. Après avoir mis au grand jour ces documents, Ellsberg est recherché par les agents de l’administration Nixon qui désirent le faire taire. Il se réfugie chez Jeremy Larner. Voici ce que Robert en dit : « Je savais que Jeremy était sincère, bien connecté, anti-guerre du Vietnam mais tout ça était très James Bondien. Nous nous essayions à la table, travaillant le script et il y avait comme des bruits à l’étage et Jeremy marmonnait : Tiens toi tranquille Dan ! Calme-toi maintenant ! »


Le sourire ravageur de Robert Redford

9/ Sa harceleuse

Une fan déséquilibrée du nom de Nadine Davies se met à le traquer à partir de 1967 après l’avoir vu dans Pieds nus dans le parc. L’année suivante, alors que Robert tourne aux studios Universal, l’acteur Tom Skerritt lui rapporte « qu’une drôle de femme qui ne semble pas avoir toute sa tête » est en train de fouiller dans son vestiaire. Quelques semaines plus tard, alors qu’il regarde un reportage sur l’assassinat de Robert Kennedy, la sécurité lui enjoint de ne pas bouger de sa chambre parce qu’un individu suspect se cache dans les buissons. Nadine Davies est alors arrêtée. Finalement, lors du tournage de L’arnaque avec Paul Newman, la femme s’introduit sur le plateau. Alors qu’ils sont en train de répéter une scène, Redford voit la physionomie de Newman se transformer. Il se retourne et voit Nadine Davies qui se précipite vers lui menaçante. Paul Newman alerte la sécurité en hurlant « Attrapez la ! Attrapez cette putain de bonne femme ! Maintenant ! » Elle est maîtrisée juste à temps mais avec difficulté par les vigiles.


En compagnie de Paul Newman


10/ Menaces de kidnapping

Dans les années 70, Robert Redford apparaît dans le film Les hommes du président qui traite du scandale du Watergate. Alors qu’il est à Paris pour la promotion, faisant face à un déchaînement des fans et des paparazzi, son publiciste engage un garde du corps afin de veiller sur lui. Il a découvert en faisant des recherches qu’un groupe d’extrême droite pro-Nixon s’est senti outragé par le film et que ces individus ont mis Redford sur une liste noire menaçant de l’enlever. Sa garde rapprochée ne pouvant assurer correctement sa sécurité décide de lui faire quitter la France. « Je pensais que c’était mélodramatique et pour être honnête, je ne croyais à rien de tout ça. J’avais tort. Nous avons appris par la suite grâce à une enquête indépendante, que ces craintes étaient justifiées, que ces gens étaient réels et les ordres de mettre la main sur moi étaient réels. J’ai lu les rapports, j’ai vu les preuves et cela m’a horrifié."


Gatsby le magnifique : Mia Farrow et Robert Redford


Probablement pas aussi bad boy que Steve McQueen que j'évoquais ici Robert, héros romantique engagé par excellence nous a marqué par sa belle gueule mais également par son immense talent d'acteur. Ce qui de nos jours semblent de moins en moins compatible. Bientôt à l'affiche dans Sous surveillance, il a entamé une grande tournée promotionnelle en France. Il est de tous les plateaux de JT. Je me sentais donc dans l'obligation de rappeler sa carrière mais également à quel point il fut sexy. Je vous souhaite une excellente journée en compagnie du renversant Robert Redford.


Robert Redford

5 commentaires :

Rachel a dit…

Je craque complètement pour lui, même maintenant qu'il est vieux! Surtout dans "Personnel et confidentiel" avec Michelle Pfeiffer!

Le Verger de Prune et Pomme a dit…

Mais en fait, il est super badass ce Rob !

Sinon, comme la folle qui le poursuivait, je suis tombée amoureuse de lui à 14 ans en regardant Pieds nus dans le Parc, il est d'une bôté quasi irréelle dans ce film (un peu comme Bradounet dans Rencontre avec Joe Black)

Pomliane a dit…

jamais vu pieds nus dans le parc mais nos plus belles années a et est pour moi une référence redfordienne avec l'Arnaque évidemment! mais par contre Brad mis à part dans Légendes d'automne, bof bof :-)

Caroline a dit…

@ Rachel : Ce film date de 1996. Il y a donc 17 ans... Ahem...

@ Prune : Je ne l'ai pas vu mais j'ai lu des critiques assassines. Ca m'a calmé. Sinon j'aime beaucoup cette petite photo de profil. Grouiiick ! ;)

@ Pomliane : Même dans L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux, il est fraca.

Lilith a dit…

Wi bon, il a plus tellement la même tête aujourd'hui (sexy papy) :p

Share this

Related Post