| Rue Paul Albert |
Réputé dans le monde entier pour ses escaliers, le quartier de Montmartre culmine à altitude de 130,35 mètres. Un dénivelé sportif. Pour parvenir au sommet de la Butte, il est nécessaire se doter de courage. Délimité par la rue Custine au Nord, la rue Caulaincourt à l'Ouest, le boulevard de Clichy et l'avenue Rochechouart au Sud, la rue de Clignancourt à l'Est, Montmartre se mérite. Trente-deux escaliers principaux et toute une série de volées disséminées ici et là ont été recensés. Pour la plupart construits entre les années 1860 et les années 1910, ils témoignent de l'urbanisation de cette ancienne commune périphérique rattachée au territoire de Paris en 1860.
L'incontournable rue Foyatier tracée en 1867 donne accès à la Basilique du Sacré-Coeur, construite en 1875 et 1923, inaugurée en 1891. Ses 222 marches peuvent être évitées. Pour les moins courageux, un funiculaire a pris le relais depuis 1900. La rue Maurice Utrillo est réputée pour être la plus vertigineuse de Montmartre. Les escaliers de rue Paul Albert et de la rue du Chevalier de la Barre se disputent le prix de la photogénie. Le passage Cottin, la rue Diard ou encore la rue Cyrano de Bergerac se drapent dans le mystère des lieux méconnus. La rue Becquerel qui débouche sur la rue Custine revendique le statut de star des réseaux sociaux. La rédaction a sélectionné pour vous les plus beaux escaliers de Montmartre. Tour d'horizon en images et en histoire.
| Escaliers du parvis du Sacré-Coeur |
| Rue Paul Albert |
| Rue André Barsacq |
| Rue du Chevalier de la Barre |
| Rue Foyatier |
| Rue du Calvaire |
Montmartre a longtemps conservé son caractère champêtre du fait de la fragilité de ses sols et de sa longue tradition viticole comme maraîchère. Elle acquiert un caractère plus urbain avec le développement du Maquis de Montmartre, sorte de bidonville qui prend de l'ampleur sous le Second Empire. Les grands travaux de modernisation de la ville menés sous la direction du préfet de la Seine, le baron Haussmann, chassent les populations les plus modestes du centre de Paris vers la périphérie et les nouveaux arrondissements de l'Est.
L'ancienne commune de Montmartre, encore champêtre, dispose de vastes parcelles non-construites. Les sous-sols de la butte longtemps exploités comme carrières de gypse présentent alors une fragilité qui empêche l'urbanisation d'ampleur. Au temps de l'abbaye de Montmartre, entre 1133 et 1793, de nombreux vignobles et vergers couvrent le domaine. Le parcellaire en a conservé les paliers.
Au milieu du XIXe siècle, la voirie de la butte Montmartre se limite à des sentiers de terre escarpés, des chemins tracés par les gardiens d'animaux, les meuniers, les carriers, les viticulteurs. Le village de Montmartre quant à lui ne propose que des ruelles aux proportions limitées telles que la rue Saint Rustique au charme intact.
| Rue Foyatier |
| Rue du Mont Cenis |
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| Allée des Brouillards |
| Rue Diard |
| Rue Lamarck |
| Passage Cottin |
| Rue Drevet |
| Rue du Calvaire |
| Rue Girardon |
| Rue Juste Métevier |
| Rue Maurice Utrillo |
| Rue Saint Vincent |
| Rue Tholozé |
| Square Caulaincourt |



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