Le parc de Belleville, jardin public inauguré en 1988, se développe en terrasses, accrochées à la colline de Belleville. À deux pas des Buttes Chaumont, l'espace vert contemporain s'inspire dans ses grandes lignes de la création paysagère du Second Empire. Sur la plateforme qui surplombe le parc, le belvédère Willy Ronis (1910-2009), nom donné en 2015, rend hommage au photographe du vieux Paris, chantre de Belleville et de Ménilmontant. Depuis ce point de vue, la Capitale s'étend en panorama spectaculaire.
Vaste de 4,5 hectares, le parc de Belleville a été dessiné par l'architecte François Debulois et la coopérative d'étude de paysages API représentée par les paysagistes Michel Viollet et Paul Brichet. Les chemins sinueux croisent une série d'escaliers rectilignes sous treilles envahies de plantes grimpantes. Ces voies réinventées évoquent les anciennes rues détruites par le réaménagement du quartier à la fin des années 1970, mémoire fragile d'un quartier populaire. Une fontaine en cascade, cour d'eau artificiel long de 100 mètres, dégringole en paliers la colline jusqu'au jardin de Gabriële Buffet, anciennement Pali-Kao, ouvert en 1989.
Le parc de Belleville compte 1 200 arbres et arbustes, une grande variété d'essences, chêne, hêtre, tilleul, marronnier, noyer, tulipier de Virginie, arbre de Judée, oranger du Mexique, frêne d'Amérique, savonnier, pommier, catalpa, sophora, arbre à encens, cyprès chauve, arbre aux quarante écus, un séquoia côté rue Piat. Les parterres de plantes annuelles vivaces, grimpantes, couvre-sols complètent le décor.
| 2017 |
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