jeudi 31 août 2017

Music : Philippe Katerine - Y'a de la rumba dans l'air



Y'a de la rumba dans l'air
Le smoking de travers
Je te suis pas dans cette galère
Ta vie tu peux pas la refaire
Tu cherches des morceaux d'hier pépères
Dans des gravats d'avant guerre
Le Casino c'est qu'un tas de pierres
Ta vie tu peux pas la refaire

mardi 29 août 2017

Cinéma : Petit paysan de Hubert Charuel - Avec Swann Arlaud et Sara Giraudeau



Pierre a repris la ferme de ses parents éleveurs laitiers. Levé à l'aube tous les jours pour la traite, il se dévoue corps et âme à son métier pour lequel il éprouve une vraie passion. Malgré les difficultés économiques, les interrogations sur la robotisation du travail, la pression des autorités sanitaires, il porte l'exploitation à bout de bras, enfermé dans ce quotidien au point de ne pas avoir de vie à l'extérieur. Une épidémie de fièvre hémorragique venue du Nord de l'Europe se répand progressivement à travers les cheptels français. Lorsque Pierre se rend compte que l'une de ses vaches est atteinte, bouleversé, il fait disparaître l'animal pour éviter que tout son troupeau ne soit abattu par mesure de précaution. Il a pour espoir de cacher aux services sanitaires la maladie qui se propage. Malgré l'insistance de Pascale, sa sœur vétérinaire, il s'enferme dans une spirale infernale. Comme on dissimule un meurtre, Pierre va de fraudes en mensonges.

lundi 28 août 2017

Lundi Librairie : Karl et Nina - Lisa Giraud Taylor



En juin 1940, jetée sur les routes de l'exode, Nina Thomas, une jeune périgourdine, tente de regagner sa Dordogne natale, sous les bombardements allemands. Sur son chemin de fuite et de peur, elle prend sous son aile deux enfants juifs, Hannah et Jean, dont les parents ont péri lors d'une attaque aérienne. Elle parvient à rejoindre la maison familiale à Saint-Martial où l'attendent Abel son père, Adrien, son frère et Vincent Auriac, le fiancé de toujours mais le répit est de courte durée. La percée de l'armée ennemie mène à l'occupation de la région. Le village est contraint d'accueillir les troupes allemandes. Les soldats sont alors logés chez les habitants. Présence de l'occupant, tensions sociales, frustrations, la situation est difficile. Un jour, sur les bords d'une rivière, Nina fait la connaissance de Karl von Radowitz, lieutenant de la Wehrmacht. Si la méfiance est de mise, la jeune femme est troublée par le bel officier. Peu à peu cette rencontre se déploie en une passion interdite.

samedi 26 août 2017

Paris : Passage Bourgoin, un confetti fleuri préservé grâce à la ténacité de ses riverains - XIIIème



Au Sud-est du XIIIème arrondissement, quartier bouleversé par les grands travaux débutés dans les années 60, résiste encore et toujours un petit passage bucolique d'à peine 150 mètres de long. Rescapé d'une époque lointaine, le passage Bourgoin typique d'un tissu urbain disparu est le vestige du passé modeste de l'arrondissement peuplé alors d'artisans et d'ouvriers. Bordé de pavillons, bicoques anciennes et maisons d'architecte modernes, le passage est envahi d'une végétation qui submerge la venelle par-dessus les murs. Bignonias, vignes, volubilis, rose déploient leurs volutes colorées dans l'abondance des parfums fleuris. Une partie des bâtisses alignée sur la voie affiche des façades chamarrées tandis que l'autre adossée au fond de la parcelle dégage des jardins sur la rue. Côté rive sud, les maisons construites en L ouvrent leurs courettes sur le passage rabattant leur aile en retour à l'alignement. Dans cette atmosphère de village, intime et pittoresque, le flâneur trouve le temps d'une parenthèse enchantée qui doit sa survie à la ténacité des riverains.

vendredi 25 août 2017

Paris : Rue des Degrés, la plus petite rue de Paris - IIème



Dans le quartier Bonne Nouvelle, au cœur du Sentier, les quatorze marches de la rue des Degrés descendent de la rue Beauregard vers le 87 de la rue de Cléry. Cette rue escalier aménagée après la démolition de l'enceinte Charles V vers 1634 mesure à peine 3,30 mètres de large et 5,75 mètres de long - 6 mètres selon la base de données de la Ville de Paris - ce qui en fait la plus courte de la Capitale. Les bâtiments riverains sont accessibles par les voies des niveaux inférieur et supérieur. Longée par des façades aveugles, portes et fenêtres encore suggérées ayant été murées, la rue des Degrés possède le charme pittoresque des curiosités architecturales et topographiques auxquelles seule l'histoire secrète de la ville peut donner sens.

jeudi 24 août 2017

Music : MonteRosso - Huacachina



Viens sous les spotlights
Under the moonlight
Et fais moi danser

Viens sous les spotlights
It's only midnight
Et fais moi danser

mardi 22 août 2017

Cinéma : 120 battements par minute de Robin Campillo - Avec Nahuel Perez Biscayart, Arnaud Valois, Adèle Haenel



Au début des années 90, l'épidémie du sida tue depuis près de dix ans dans l'indifférence des pouvoirs publics. Nathan, séronégatif, a rejoint depuis peu l'organisation Act Up, un groupe d'activistes qui défend les droits de toutes les personnes touchées par le sida. Il tombe amoureux de Sean, jeune homme révolté, séropositif qui se sait condamné. Leur histoire débute comme une course contre la mort, pour vivre et aimer encore. De plus en plus fragilisé par la maladie, Sean met ses dernières forces dans son engagement radical. Dans des amphis éclairés au néon, se tiennent toutes les semaines des réunions où les militants d'Act Up disent les choses et définissent les actions à mener pour alerter au sujet de la situation sanitaire et lutter contre la léthargie de la société, l'avidité des laboratoires pharmaceutiques qui entretiennent les pénuries dans un but commercial. Il y a Thibault, Sophie et Max et Germain, des malades et des séronégatifs, des homos et des hétéros, des hommes et des femmes, des hémophiles contaminés lors de transfusion, des mères de séropositifs.

lundi 21 août 2017

Lundi Librairie : Chouquette - Emilie Frèche



Catherine, la soixantaine rectifiée par la chirurgie esthétique, est une grand-mère indigne qui refuse de vieillir.  Plutôt que de se faire appeler Mamie par son petit-fils Lucas, elle préfère le sobriquet de son enfance, Chouquette. En plein déni, elle prétend ne pas voir que son mari, Jean-Pierre, banquier d'affaires et cavaleur notoire, l'a quittée pour une jeunesse. Elle entretient d'étranges rapports avec Diane, ancienne maîtresse de ce dernier, jusqu'à l'inviter pour les vacances dans leur splendide villa tropézienne. En pleine saison estivale, Catherine prépare compulsivement l'arrivée improbable de son époux même si tout le monde sait qu'il ne viendra pas. Quand Lucas est renvoyé de colonie de vacances pour cause de varicelle, Adèle, fille de Catherine et Jean-Pierre, en mission humanitaire en Afrique, appelle sa mère au secours. Contrainte de garder l'enfant, Catherine ne renonce pas pour autant aux festivités de sa riche vie sociale à Saint-Tropez.  

samedi 19 août 2017

Paris : Passage Sainte-Foy, vestige géographique de l'enceinte Charles V - IIème



A l'abri de discrètes portes d'immeubles, s'ouvre un étroit boyau dont l'atmosphère jusqu'alors assez sinistre évolue lentement sous l'impulsion des riverains. La date exacte de création du passage Sainte-Foy est inconnue mais il possède les caractéristiques des venelles héritées du Moyen-âge. En 1813, il s'appelle le passage Saint-Marguerite lorsque de grands travaux le réinventent complètement. Il est entièrement reconstruit et prend le nom de Aubert d'après le nom de l'architecte en charge. En 1873 il devient passage de Sainte-Foy, du fait de la proximité de la rue qui elle-même tient le sien d'une ancienne enseigne de boutique. Au début du XXème siècle, le passage accueille des commerces d'alimentation comme le maraîcher, à l'enseigne fruiterie, présent sur un cliché datant de 1910. De nos jours, dans le cliquetis des machines à coudre, les ateliers de confection tiennent le haut du pavé. Le passage Sainte-Foy, situé sur le dernier tronçon de la rue Saint-Denis où la prostitution a encore cours, n'a pas le charme des passages couverts les plus connus mais sa patine industrieuse ne manque pas d'intérêt. D'autant qu'il possède une curiosité géographique, vestige de l'enceinte de Charles V, assez piquante.

vendredi 18 août 2017

Paris : Passage Delanos, enclave verdoyante à deux pas de la gare du Nord, souvenir des vacheries parisiennes - Xème



Ancien raccourci entre les gares du Nord et de l'Est, aujourd'hui voie privée accessible uniquement après avoir passé un digicode, le passage Delanos résonne du souvenir des vacheries à Paris. Disparus au début du XXème siècle, ces établissements, véritables étables installées au cœur de la ville, fournissaient du lait cru et frais aux citadins. Côté rue du Faubourg Saint-Denis, la vaste porte cochère ouvrant sur le passage Delanos est surmontée d'une tête de vache qui indiquait autrefois la nature particulière de l'ensemble. Rénové avec goût, joliment entretenu et abondamment fleuri, ce chemin de traverse est une pépite parisienne qui se veut discrète. Un peu de chance et un sourire vous permettront certainement d'y entrer.

jeudi 17 août 2017

Music : Queens of the Stone Age - The Way You Used to Do



When I first met her she was seventeen
Seventeen
Jump like an arsonist to a perfect match
Burned alive

We run 'til no one could find us
Girl, we outrun everyone

mercredi 16 août 2017

Paris : Passage des Dames de Saint-Chaumond, divine surprise traversante d'un hôtel particulier rocaille, rescapé des grands travaux d'Haussmann- IIème



Parfois en longeant les façades haussmanniennes des boulevards parisiens, surgissent au-delà des portes cochères des mirages rescapés du temps passé. Le passage des Dames de Saint-Chaumond est l'une de ces curiosités qui transportent le flâneur à travers les siècles. En son cœur, une pépite architecturale est dissimulée au regard sur le boulevard Sébastopol par un immeuble du XIXème siècle et sur la rue Saint-Denis par un alignement singulier de petites cours pavées. Cet hôtel particulier datant du XVIIIème siècle a miraculeusement conservé toute sa splendeur originelle. Il est le dernier témoignage des grands établissements religieux de la rue Saint-Denis, voie royale où se trouvaient l'église Saint-Sauveur, l'hôpital de la Trinité dont je vous parlais ici  ou encore la maison d'été des Catherinettes, le couvent des Filles-Dieu. Depuis la rue Saint-Denis sous un porche abondamment taggué, la porte bleue de l'élégante bâtisse attire le regard dans le prolongement du passage des Dames de Saint-Chaumond. Les passants peuvent à leur gré traverser l'hôtel particulier, véritable rescapé des grands travaux d'Haussmann, pour rejoindre le boulevard Sébastopol, opulente incongruité d'un passage qui est la survivance d'une époque révolue. Un peu d'histoire, si vous le voulez bien.

lundi 14 août 2017

Lundi Librairie : Jules - Didier van Cauwelaert



Zibal de Frèges, ingénieur biochimiste et astrophysicien, s'est fait dépouiller du résultat de ses recherches par son ex-femme. Au chômage à la suite de ces mésaventures, ce quadragénaire lunaire et surdiplômé a retrouvé, grâce à sa voisine, vénus mercenaire spécialisée dans le SM, un petit boulot qui lui permet de survivre tout en poursuivant ses expérimentations sur la communication des bactéries du yaourt. Il travaille comme vendeur de macaron à l'aéroport d'Orly. C'est là qu'il fait la connaissance d'Alice et de son chien-guide, Jules, un labrador avec qui elle entretient une relation fusionnelle. Tous les deux sont en route pour Nice où la belle aveugle doit subir une opération de la cornée. Zibal tombe immédiatement amoureux mais le destin ne semble pas lui être favorable. Il est probable qu'il ne la reverra plus jamais. Alice retrouve la vue mais Jules, privé de ses répères, vit mal que sa maîtresse n'ait plus besoin de lui. Le labrador est réaffecté auprès d'un autre handicapé. Maltraité, il fugue et choisit de rejoindre Zibal auprès de qui il va provoquer de multiples catastrophes. Ce curieux duo va partir à la recherche d'Alice.

samedi 12 août 2017

Paris : Passage de l'Ancre, chemin de traverse hors du temps - IIIème



Dans le quartier Saint-Avoye, en plein cœur du Marais, un exquis passage privé à ciel ouvert se dissimule derrière une discrète porte cochère. A l'abri des regards, le passage de l'Ancre est un raccourci méconnu qui prolonge la rue Chapon au milieu des immeubles jusqu'à la rue de Turbigo. Chemin de traverse hors du temps, il est l'un des plus vieux passages de Paris dont la présence est attestée sur les plans de la ville dès le XVIIème siècle. Bordée de boutiques multicolores, cette étroite allée trottine allègrement côté cour, sentier urbain abondamment fleuri. Les riverains entretiennent avec amour fleurs et arbustes en pots qui confèrent au lieu une atmosphère champêtre. Quiétude heureuse, chronique du temps passé, les enseignes pittoresques disputent en charme aux vitrines à l'ancienne des ateliers artisanaux.

vendredi 11 août 2017

Paris : 117 rue de Belleville, logements sociaux précurseurs réalisés en 1908 par la Fondation Rothschild - XIXème



Au 117 rue de Belleville, d'anciennes HBM, habitations à bon marché, au fronton desquelles se trouve un bas-relief émaillé signé Léon-Ernest Drivier (1878-1951), attisent ma curiosité depuis quelques années. Ces immeubles en brique claire érigés par la fondation Rothschild forment un ensemble cohérent réalisés de 1904 à 1908. XIXème et au début du XXème siècle, les industriels sont les premiers bâtisseurs de logements sociaux qu'ils destinent à leurs ouvriers. Ils y voient un projet de régulation sociale par l'amélioration des conditions de vie sous couvert de philanthropie. Leur réflexion sur la conception des immeubles populaires doit relever le défi de l'hygiénisme à la fois technique et sanitaire tout en répondant à des considérations politiques, sociales, économiques, techniques et sanitaires. Leur but est d'édifier un grand nombre de logements qui respectent les nouvelles prescriptions hygiéniques sans ghettoïser. Entre ensembles monumentaux et compositions pavillonnaires, comme la Campagne à Paris que j'évoquais là ou encore la Mouzaïa dont je vous parlais ici, un nouveau style architectural voit le jour, appelé art social. Le groupe Belleville au 117 de la rue est, avec le groupe de la rue du Marché-Popincourt, une oeuvre marquante de l'histoire des logements populaires à Paris et de leur architecture.

jeudi 10 août 2017

Music : Phoenix - J-Boy



Something in the middle of the side of the store
Got your attention when you ask for more
I was excited to be part of your world
To belong, to be lost, to be mostly the two of us
Something I was stealing for no reason at all
They hang me higher than a disco ball
But you talked them into letting me go
It's no Picasso, Michelangelo

mercredi 9 août 2017

Paris : Impasse Saint-Denis, réminiscence médiévale en plein coeur de la ville - IIème



La rue Saint-Denis, ancienne voie romaine tracées dès le Ier siècle puis voie royale menant du Pont au Change à la Basilique Saint-Denis nécropole royale, est au Moyen-âge la plus longue et la plus prospère de Paris. Elle sera l'une des premières à être pavée. Au XXème siècle, perdant de son lustre, elle se pose en témoin de l'évolution des mœurs et devient l'un des hauts lieux de la prostitution. Avec la récente réhabilitation du quartier Bonne Nouvelle mis en place par la Ville, la rue Saint-Denis est à nouveau en train de changer de visage. Si quelques boîtes de strip-tease font de la résistance, les entraîneuses ne battent plus le trottoir. Boutiques de prêt-à-porter, commerces alimentaires, restaurants, bars fleurissent avec l'arrivée d'une nouvelle population. Ici et là au détour d'une étroite ruelle, le flâneur croise le chemin de pépites architecturales, autant d'évocations hors du temps d'un Paris médiéval depuis longtemps disparu. Immeubles en saillie, lumière limitée, ruisseau axial anachronique, au 177 de la rue, l'impasse Saint-Denis projette le promeneur à travers les siècles.

mardi 8 août 2017

Cinéma : Lola Pater de Nadir Moknèche - Avec Fanny Ardant et Tewfik Jallab



Zino est dévasté par la mort de sa mère Malika, emportée brutalement par un accident vasculaire. Chez le notaire, il découvre que son père Farid qui les a abandonnés peu après sa naissance n'est pas retourné en Algérie comme il le pensait mais vit en Camargue. Zino part en moto sur les traces de cet homme dans le Sud de la France. Il fait alors la connaissance de Lola, prof de danse orientale qu'il prend pour la nouvelle compagne de Farid. Rentré à Paris, Zino est rapidement rejoint par Lola qui lui avoue qu'elle est son père. Elle a toujours eu le sentiment d'être née dans un corps qui n'était pas le sien et Malika n'a pas supporté que son mari devienne une femme. Honte d'avoir un père transsexuel, révolte d'avoir été abandonné, Zino réagit violemment.

vendredi 4 août 2017

Paris : Passage de la Trinité, destinée singulière de l'hôpital de la Trinité depuis le Moyen-âge - IIème



Tracé sur l'ancienne ruelle qui menait à l'entrée de l'hôpital et de l'enclos de la Trinité, le passage de la Trinité est l'une de ses étroites venelles aussi discrètes que peu fréquentées dont Paris a le secret. Sinuant sur quelques soixante mètres, le passage évoque la topographie sensible d'une ville médiévale. Et pourtant il n'est pas tout à fait d'époque. Sa réalité dans la nomenclature parisienne ne remonte qu'au début du XIXème siècle. L'histoire du passage est intimement liée à celle de l'hôpital de la Trinité, successivement asile de nuit pour les pèlerins au XIIIème siècle, congrégation hospitalière, foyer du premier théâtre français, hospice pour les orphelins indigents et école de formation aux arts et métiers. Revenons sur cette curieuse destinée.

jeudi 3 août 2017

Music : Cigarettes After Sex - Apocalypse



You leapt from crumbling bridges watching cityscapes turn to dust 
Filming helicopters crashing in the ocean from way above 

Got the music in you baby, tell me why 
Got the music in you baby, tell me why 
You've been locked in here forever and you just can't say goodbye 

mercredi 2 août 2017

Paris : Villa Mallebay, coquet témoin de l'urbanisation parisienne depuis le XIXème siècle - XIVème



Sur la rue Didot, façades haussmanniennes en pierre de taille et immeubles de briques rouges ou grises dans la pure tradition faubourienne ont des allures typiquement parisiennes. Ici les constructions contemporaines n'ont pas encore fait leur chemin, les grands travaux des années 1970 n'ayant pas atteint cette partie du XIVème arrondissement. Si l'ensemble paraît néanmoins très urbain, l'incursion dans les petites villas en impasse qui s'éparpillent depuis la rue principale permet au flâneur de changer complètement d'atmosphère. Sur ce territoire aux sols instables minés par les carrières souterraines, les maisons ouvrières de dimension réduites datant du XIXème siècle ont été préservées. Les nombreux passages, villas, cités rappellent les origines modestes du quartier urbanisé de façon plus ou moins anarchique mais dans l'idée de rassemblement communautaire. Ce caractère spécifique du lotissement relativement préservé est l'un des grands attraits du quartier Didot aujourd'hui. Se terminant en impasse, la Villa Mallebay que je visite avec vous aujourd'hui est typique du XIVème arrondissement. 

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