lundi 29 février 2016

Lundi Librairie : Canada - Richard Ford



Professeur retraité, Dell Parsons se souvient de son adolescence. En 1961, à Great Falls, Montana, Dell a quinze, il rêve de faire des études, s'intéresse aux échecs et aux abeilles. Sa sœur jumelle Berner est une adolescente renfrognée ingrate. Si leurs parents sont mal assortis, ils forment un couple typique de la middle class américaine. Petite bonne femme pas très liante, Neeva est institutrice. Bev, ancien de l'Air Force, grand gaillard à l'accent du sud devient vendeur de voitures lorsqu'il réintègre la vie civile. Sans grand succès. Afin de joindre les deux bouts, il monte une combine douteuse de trafic de viande bovine avec les Indiens Cree mais lorsqu'une transaction tourne mal, il est tenu de dédommager les contrebandiers menaçants. L'existence des jumeaux bascule lorsque leurs parents s'improvisent braqueurs de banque pour régler leur dette et finissent en prison. Pour échapper à l'orphelinat la sœur de Dell fugue à San Francisco, tandis qu'il est envoyé au Canada chez une relation de sa mère, dans un village paumé du Saskatchewan. L'adolescent travaille alors pour un mystérieux propriétaire d'hôtel exilé, inquiétant double paternel, Arthur Remlinger.

dimanche 28 février 2016

Sunday Street Art : Eloïse sur la Lune - rue Dénoyez - Paris 20

Eloïse sur la Lune - rue Dénoyez - Paris 20

samedi 27 février 2016

Paris : Villa Daviel, destinée singulière de logements sociaux devenus petit luxe parisien - XIIIème



La villa Daviel, charmante impasse résidentielle doit son nom à la rue du même nom sur laquelle elle débouche au numéro 7. Jacques Daviel (1696-1762) médecin de Louis XV, à qui elle rend hommage, est le premier chirurgien en France à avoir réussi une opération de la cataracte. Nichée au fond de la vallée de la Bièvre dont le bras mort suivait l'actuelle rue Würtz, sa construction remonte à 1912. Elle est achevée en même temps que l'ensemble HBM de la Petite Alsace situé juste en face. Les jolies maisonnettes sagement alignées rivalisent de coquetterie. Le long de la voie pavée de frais qui trottinent gaiement sur 113 mètres de long, les pavillons de briques ou en pierre de meulière donnent un air de sous-préfecture à ce micro-quartier. Derrière les grilles bigarrées, les jardinets choyés par les riverains s'épanouissent dans l'abondance végétale d'une nature qui prend sa revanche sur le milieu urbain. Volets aux couleurs pimpantes, touches pastel décoratives répondent à la vivacité des roses et des glycines. La vigne vierge, en automne, flamboie tandis que bananier, figuier et palmier rêvent du sud. Un lieu privilégié singulier dont la vocation première fut sociale.

vendredi 26 février 2016

Théâtre : How to become parisian in one hour ? - De et avec Olivier Giraud - Théâtre des Nouveautés - Paris 9



Alexandre Dumas pensait que Dieu a inventé le Parisien pour que les étrangers ne comprennent rien aux Français. Dans son one-man-show survolté, Olivier Giraud décrypte avec irrévérence les us et coutumes des singuliers autochtones de la Capitale. La réputation peu flatteuse du Parisien, arrogants, discourtois, grincheux, morose, serait-elle fondée ? L'humoriste sonde le pire et le meilleur des comportements de nos congénères afin de délivrer un guide de survie en milieu hostile. La bonne attitude à Paris, ce serait le mauvais esprit. Professeur d'incivilité à la parisienne, Olivier Giraud nous explique en huit leçons piquantes, l'art de se fondre dans le paysage que ce soit dans le métro, les magasins, au café, les boîtes de nuit jusqu'à la façon de draguer et les rendez-vous galants. Expatriés, touristes et natifs s'y retrouvent avec le même bonheur pour un spectacle entièrement en anglais mais accessible au plus grand nombre.

jeudi 25 février 2016

Music : Barbara - Mes hommes



Ils marchent le regard fier,  
Mes hommes,  
Moi devant, et eux derrière,  
Mes hommes  
Et si j'allonge le pas,  
Ils me suivent pas à pas.  
Je leur échappe pas,  
Mes hommes, mes hommes.   

mercredi 24 février 2016

Théâtre : Reprise du 23 février au 20 mars, Ancien malade des hôpitaux de Paris de Daniel Pennac - Avec Olivier Saladin - Théâtre de l'Atelier



Le Dr Galvan s’adresse à un spectateur du premier rang et lui offre un café. Puisqu’il a entendu dire que celui-ci est écrivain, il va lui raconter une histoire qui s’est déroulée il y a 30 ans. Alors jeune interne plein d’ambition, obnubilé par sa  future carte de visite, le Dr Galvan est de garde un dimanche soir aux urgences du CHU Postel-Couperin. La nuit s’annonce agitée et les patients sont répartis par ordre de priorité médicale. L’un d’eux qui affirme seulement ne pas se sentir très bien, convulse soudainement et chute sur le carrelage s’ouvrant le front. Il devient la priorité de tout l’hôpital. Alors que les symptômes se multiplient, Galvan cavale en poussant son patient sur un brancard de service en service. Du gastro-entérologue au cardiologue en passant par le grand ponte, tous les spécialistes vont se pencher sur ce cas déroutant dans une course poursuite trépidante contre la mort.

mardi 23 février 2016

Cinéma : Ave, César de Joel et Ethan Coen - Avec Josh Brolin, George Clooney, Scarlett Johansson - Par Didier Flori



Au confessionnal, Eddie Mannix (Josh Brolin) avoue sa terrible impuissance. Malgré la meilleure volonté du monde, il n’arrive pas à arrêter de fumer et doit donc le faire en cachette de sa femme. Cela dit, on comprend assez vite ce que son travail peut avoir de stressant. Fixeur pour les studios Capitol des années 50, Eddie doit superviser le bon déroulement de la production des films, c’est à dire surtout gérer les stars qui y tournent.  Il peut s’agir de sauver in extremis une actrice du scandale d’une séance photo nocturne, de protéger l’image d’une diva tombée enceinte après une aventure (Scarlett Johansson) ou d’arranger un rendez-vous glamour pour un acteur célibataire (Alden Ehrenreich). La disparition soudaine de l’immense star Baird Whitlock (George Clooney), en plein tournage d’un film sur le Christ, ne vient pas arranger les choses.

lundi 22 février 2016

Lundi Librairie : Les enfants qui mentent n'iront pas au paradis - Nicolas Rey



Ecrivain dépressif revenu de tout, Gabriel Salin se fait plaquer par Justine. Ce quadra bobo de gauche englué dans une léthargie désabusée va de déconvenues en blessures d'amour-propre. Père d'un petit garçon prénommé Hippolyte, lors d'une réunion parents-professeurs, il tombe sous le charme de Catherine Arnaux, walkyrie moderne, cinquante ans, deux fois divorcée, mère de trois enfants dont l'aîné est en prison. Indépendante, intransigeante, institutrice le jour, loueuse de costumes la nuit, elle lui fait penser à Sigourney Weaver. Sexuellement sans limite, la dame le prend dans ses rets, fasciné qu'il est par son physique. Jusqu'au jour où Gabriel découvre qu'elle milite au Parti National, la droite extrême. Effaré et captivé, désespérément amoureux, il entre dans des rapports de force entre domination et soumission, fascination et répulsion.

samedi 20 février 2016

Paris : Angel Bear, une oeuvre au propos écologique de Richard Texier - Gare du Nord - Xème



Place Napoléon III, sur le parvis de la Gare du Nord, un singulier plantigrade ailé rutile au soleil dans les éclats chromés de ses laques vermillon. Angel Bear, une oeuvre monumentale signée Richard Texier a pris place, en juin 2015, devant la façade classique de cette agora moderne qu'est la première gare d'Europe. Commandée par la SNCF Gares et Connexions dans le cadre de la Conférence pour le Climat, la COP21 qui s'est tenue en décembre dernier, la silhouette haute de 7,5 mètres semble se désintégrer sous l'effet d'un mal mystérieux, le réchauffement climatique. Conceptuel et plastique, le cri silencieux de l'animal de bronze interpelle les passants pour les sensibiliser à l'urgence d'agir. Aérienne malgré ses 4,8 tonnes, la chimère déploie ses ailes dans une tentative pour s'échapper, hors du monde, déjà, porte-parole cosmique des ours polaires menacés d'extinction par le changement climatique et la fonte des glaces. 

vendredi 19 février 2016

Expo : L'Art et le Chat, quand le Chat de Philippe Geluck revisite les tableaux de maîtres - Musée en herbe - Paris 1



Le Musée en herbe a investi un nouvel espace rue de l'Arbre-Sec, plus grand, plus adapté à ses projets. Première exposition en ce lieu, L'Art et le Chat met à l'honneur l'humour pince-sans-rire de l'insolent félidé né sous le crayon de Philippe Geluck. Revisitant une trentaine d'œuvres d'art de grands maîtres, tableaux et sculptures majeurs, symboliques et significatifs, le dessinateur belge rend hommage à la création artistique de l'Antiquité à nos jours. Véritable voyage à travers l'histoire des arts, Geluck réinterprète avec malice des toiles emblématiques dans un face-à-face entre détournements et originaux. Un jeu de miroir rendu possible grâce aux prêts de musées, galeries et collectionneurs partenaires. Vision décalée et ludique, entre réflexion sagace, second degré piquant et ironie mordante, le greffier philosophe nous donne un point de vue cocasse sur l'art, désacralisant le concept afin de le rendre accessible.

jeudi 18 février 2016

Music : Adele - Rumour has it



She, she ain't real,
She ain't gonna be able to love you like I will,
She is a stranger,
You and I have history,
Or don't you remember?

Sure, she's got it all,
But, baby, is that really what you want?
Bless your soul, you've got you're head in the clouds,
You made a fool out of you,
And, boy, she's bringing you down,
She made your heart melt,
But you're cold to the core,
Now rumour has it she ain't got your love anymore,

mercredi 17 février 2016

Mes Adresses : Cocktail Signature et dégustation signée Christophe Moisand, chef étoilé du restaurant Céladon - Hôtel Westminster



Au croisement des élégances parisiennes, blotti entre la place Vendôme et le palais Garnier, l'Hôtel Westminster dont je vous parlais ici décline ses charmes follement british à la française. Afin de célébrer les vingt-huit nouvelles chambres et suites Signature, l'équipe de ce grand hôtel confidentiel a imaginé pour ses hôtes une délicate attention qui ravira les amateurs de mixologie : le cocktail Signature, un breuvage couture concocté sur mesure selon les goûts de chacun, une création personnalisée pour une expérience unique synonyme de luxe. J'ai eu la chance d'être invitée au Westminster afin de découvrir ce service exclusif lors d'un cocktail placé sous les auspices du chef étoilé Christophe Moisand qui officie au Céladon, le chicissime restaurant de l'hôtel.

mardi 16 février 2016

Cinéma : Deadpool réalisé par Tim Miller - Avec Ryan Reynolds - Par Prune



Wade Wilson aka Deadpool est un mercenaire rangé des voitures qui vit une grande histoire d’amûûûr –de cœurs avec les mains, de Saint Valentin, et notamment d’une mythique fête de la Femme souhaitée au héros par sa dulcinée !- bientôt fort contrariée par un cancer qui s’avère fatal. Afin de point trop mourir, parce que bon c’est bien gentil, mais la mort c’est chiant dans le monde des super héros, il va subir un traitement expérimental qui certes le guérit, qui certes lui donne des super pouvoirs de super régénération, mais certes lui grêle quelque peu la tronche, passant ainsi de beau gosse à face de pizza pas très fraîche. Du coup, notre petit WW, pas très content, a soif de vengeance contre le super -beau- vilain qui lui a fait subir cet infâme cure anti-cancer, et par la même retrouver son amour perdu… Vaste programme…  

lundi 15 février 2016

Lundi Librairie : Recherche femme parfaite - Anne Berest



Emilienne Valse, née Cramaut, photographe trentenaire, a mis un peu de côté ses ambitions artistiques pour immortaliser mariages, séminaires et classes d'écoliers. Fille d'humoristes itinérants n'ayant jamais percé, cette jeune femme fantasque, divorcée d'un pharmacien très plan-plan, élève tant bien que mal son propre fils, Sylvain, un ado de quatorze ans qui rêverait de vivre dans les années quatre-vingt. Afin de participer à un concours qui lui permettrait d'exposer ses photos aux Rencontres d'Arles, Emilienne décide, inspirée par sa voisine et amie Julie, une quadra super woman, cadre dynamique, épouse admirable et mère exemplaire, de partir en quête de la femme parfaite afin de la portraiturer. Mais qu'est-ce qu'une femme parfaite ? Après une visite à Marie, médecin de campagne, veuve d'un pasteur qui couche avec un jeune aveugle, elle croise le chemin de la mystérieuse Georgia qui l'initie aux amours saphiques. Julie l'hyperactive fait alors un gros burn out et est hospitalisée à Sainte-Anne. La perfection ne serait donc pas de ce monde. De rencontres en rencontres, Emilienne pourrait bien découvrir la réalité de la femme moderne, imparfaite et donc idéale.

samedi 13 février 2016

Mes Adresses : Signature Suites à l'hôtel Westminster, tradition du luxe à la française et élégance britannique - Paris 2



Dans le quartier des grands joailliers et des maisons de couture se déployant jusqu'à la place Vendôme, la rue de la Paix est une escale onirique dont rêvent les élégantes du monde entier. Ecrins du savoir-faire et du luxe à la française, les boutiques rivalisent d'éclat tandis que palaces et grands hôtels abritent les secrets d'une clientèle raffinée. Au XIXème siècle, lieu de passage pour les délégations étrangères se rendant aux Tuileries, elle a toujours brillé par son lustre et ses belles demeures privées. A partir de 1861, le réaménagement du quartier autour du nouvel Opéra sous l'impulsion du baron Haussmann, change la physionomie de la rue où s'installent joailliers, orfèvres, parfumeurs et boutiques de nouveautés. Au numéro 13, un bel hôtel particulier, résidence parisienne du premier duc de Westminster, Hugh Lupus Grosvenor (1825-1899), devient en 1905 un hôtel fréquenté par toute l'aristocratie européenne. L'architecte Marcel Aubertin en charge des aménagements, est primé lors du concours de façade datant de 1907. Aujourd'hui, l'hôtel Westminster, nommé en hommage au paire britannique, perpétue la légende d'une institution.

vendredi 12 février 2016

Paris : Le château d'eau du square Claude Charpentier à Montmartre - XVIIIème



A l'angle des rues Cortot et du Mont-Cenis un petit square rend hommage à Claude Charpentier (1909-1995) architecte, urbaniste et musicien. Il a été l'un des acteurs principaux de l'élaboration de la Loi Malraux de 1962 visant à protéger le patrimoine historique et esthétique de la France. A Paris, les grands travaux d'urbanisme datant des années 60 ont menacé de pure et simple destruction certains quartiers. Cette loi a permis d'établir des règles d'aménagement de ces secteurs tout en élaborant des plans de sauvegarde et de mise en valeur dans un but de conservation et de restauration. Montmartre, les Halles, le Marais, les rives de Seine, le quartier Maubert font partie des zones qui ont été préservées grâce à celle-ci. Claude Charpentier, amoureux de Montmartre, y restaura le Bateau-Lavoir à la suite de l'incendie de 1962 et construisit le conservatoire de Musique du XVIIIème. Le square Claude Charpentier se déploie abondamment arboré, catalpas, charmes, érables, sycomores et cerisiers, autour d'un singulier édifice. Haies de lauriers, massifs de fusains et de forsythias lui donneraient un charme presque classique de jardin parisien s'il n'était surmonté par la vertigineuse silhouette d'un château d'eau haut de 43 mètres, culminant à 175 mètres d'altitude et visible à des kilomètres à la ronde. Un peu d'histoire, si vous le voulez bien.

jeudi 11 février 2016

Music : Lera Lynn - The only thing worth fighting for



Waking up is harder than it seems
Wandering through these empty rooms of
Dusty books and quiet dreams
Pictures on a mantel
Speak your name
Softly like forgotten tunes just
Outside the sound of pain

Weren't we like a pair of thieves
With tumbled locks and broken codes
You cannot take that from me
My small reprieves your heart of gold
Weren't we like a battlefield
Locked inside a holy war
Your love and my due diligence
The only thing worth fighting for

mercredi 10 février 2016

Paris : La Villa Santos-Dumont en automne - XVème



Situé sur les terres de l'ancienne commune de Vaugirard, le quartier Saint-Lambert Morillons est assez représentatif d'un arrondissement esthétiquement paradoxal. Mêlant architecture contemporaine, d'une modernité parfois outrée où les vastes ensembles vertigineux côtoient des îlots de verdure réinventés comme le parc Georges Brassens aménagé sur les anciens abattoirs, le XVème réserve de bien jolies surprises au flâneur qui musarde nez au vent. A deux pas du parc, une singulière venelle séduit les amoureux d'un Paris insolite méconnu. Il s'agit de la rue Santos-Dumont, baptisée en l'honneur de l'aviateur franco-brésilien disparu en 1932. L'une de ses rives urbaines préservée de l'appétit des bâtisseurs de tours monumentales est bordée de pavillons charmant bâtis dans les années 20 par l'architecte Henry Trésal, à qui l'on doit de semblables constructions rue Dieulafoy dans le XIIIème. Ces petites maisons de ville sont caractérisées par un becquet érigé sur un toit en ardoise qui leur donne un air furieusement britannique. Georges Brassens quittant son XIVème chéri habita de 1969 à 1981, date de son décès, au numéro 42. Au 38 de cette rue s'ouvre la villa éponyme, la délicieuse villa Santos-Dumont.

mardi 9 février 2016

Cinéma : Steve Jobs de Danny Boyle - Avec Michael Fassbender, Kate Winslet, Seth Rogen



Génie du marketing, visionnaire intransigeant, mauvais père traumatisé par sa propre enfance, mais curieusement généreux, pionnier qui a formaté la façon dont nous vivons tous aujourd'hui, Steve Jobs est devenu un mythe, une icône pop à l'instar de ses produits. Démiurge manipulateur, capable de déchiffrer le monde mais dénué de toute empathie envers son entourage, le co-fondateur d'Apple est croqué à travers trois moments clés de la firme à la pomme, trois lancements de produits phare : le Macintosh en 1984, le NeXt Cube en 1988, l'iMac en 1998. Dans les coulisses des grands shows orchestrés par Jobs, coulisses de la révolution numérique, l'ambitieux génie infréquentable s'oppose à ses collaborateurs le responsable du système d'exploitation Andy Hertzfeld, Steve Wozniak, son associé, le véritable créatif, John Sculley, le CEO d'Apple de 1983 à 1993, sa propre fille qu'il a longtemps refusé de reconnaître tandis que son assistante Joanna Hoffman tente d'apaiser les conflits.

lundi 8 février 2016

Lundi Librairie : La vocation - Sophie Fontanel



En 1923, Méliné, 22 ans, une arménienne née à Brousse, s'est réfugiée à Istanbul. Lorsqu'elle embarque sur un bateau pour la France, pour l'exil, elle glisse une page du magazine Vogue dans sa manche, rêve de mode et de liberté. Quatre-vingt dix ans plus tard, sa petite-fille est nommée directrice de la mode à Elle. Entre ces deux destins marqués par la quête de l'élégance, la grâce vestimentaire, la légende des Drezian traverse le XXème siècle. Sophie Fontanel se raconte à travers l'héritage des femmes de sa famille, déterminées, courageuses, Knar, sa mère rebaptisée Jacqueline parce que cela fait plus français, Anahide, sa tante et sa grand-mère Méliné. Affranchies des conventions, portées par l'amour des beaux vêtements, elles feront de cette passion transmise de génération en génération, à la fois une voie d'intégration et de réinvention de soi.

samedi 6 février 2016

Mes Adresses : L'Hôtel Edouard 7, audace et créativité pour un séjour luxueux - 39 avenue de l'Opéra - Paris 2



Le quartier de l'Opéra, à la fois centre d'affaires et lieu de divertissements, attire, en foule, touristes et Parisiens. Tandis que les façades de pierre blonde dissimulent au regard l'austère activité des banques, les nombreux commerces, restaurants, grands magasins, théâtres, cinémas animent les rues d'une vibration festive. Dans un cadre marqué par l'esthétique haussmannienne d'un Paris réinventé au XIXème siècle, sobriété, lignes épurées, les visiteurs découvrent à travers le palais Garnier le faste baroque et l'éclectisme de l'art officiel du Second Empire. L'avenue de l'Opéra dans ses vastes proportions offre une perspective majestueuse sur le temple de l'art lyrique. Inaugurée en 1877, les immeubles qui la bordent répondent à la vision du baron Haussmann, hauteur et lignes principales de façades harmonisées, emploi de la pierre d'Euville et de Château-Gaillard. Parmi les édifices, au numéro 39 s'élève l'un des beaux exemples de l'architecture du quartier. Construit en 1877 dans ce style pour toujours associé à Paris, l'hôtel Edouard 7 entièrement rénové en 2012 lors de son entrée dans la famille du groupe Bessé, célèbre avec prestige et élégance l'art de vivre à la française.

vendredi 5 février 2016

Mes Adresses : Menu brésilien à l'E7, restaurant de l'Hôtel Edouard 7 - 39 avenue de l'Opéra - Paris 2



Le quartier de l'Opéra, lieu hybride alliant, non sans piquant, le sérieux des affaires et la légèreté de la société du spectacle, a longtemps été symbole de modernité d'un Paris réinventé par les grands travaux du baron Haussmann. Cœur de la vie culturelle et sociale des fastes de la Belle Epoque, il est, de nos jours, une halte de choix pour les touristes et les autochtones en goguette qui y croisent de sévères banquiers en costume-cravate. Pierre de taille et façades majestueuses sur lesquelles filent des balcons furieusement parisiens, larges avenues rectilignes, l'architecture caractéristique rappelle la splendeur désirée par Napoléon III. Théâtres, grands magasins, restaurants, cinémas, nombreux y sont les divertissements. Sur les pas des dragons de l'Empire, l'avenue de l'Opéra trotte du Palais Garnier jusqu'au Louvre. Au numéro 39, un prestigieux hôtel, construit en 1877 dans le pur style haussmannien, a su réinventer sa propre mythologie pour offrir une expérience unique aux visiteurs du monde entier. La scénographie de l'hôtel Edouard 7, ancienne villégiature princière, est inspirée du caractère du souverain britannique, reprenant les codes épicuriens d'un chic discret non dépourvu d'audace pour une expérience nouvelle du luxe. Aujourd'hui, je vous emmène découvrir son restaurant l'E7.  

jeudi 4 février 2016

Music : The Last Shadow Puppets - Meeting place



The colder the night gets 
The further she strains 
And he doesn't like it 
Being this way  
And she tried so hard 
To steer away 
From the meeting place 
But her heart had left her there  

mercredi 3 février 2016

Expo : Invention / Design. Regards croisés, une autre idée du design - Musée des Arts et Métiers - Paris 3



De l'objet standardisé aux séries singularisées, le design est une industrie créative qui influence nos modes de vie au quotidien. Interrogeant l'usage et la forme, trait d'union entre les savoir-faire, la mise en avant des créations de mobilier a formaté la façon dont cette pratique était perçue occultant sa dimension d'innovation technique. Au Musée des Arts et Métiers, l'exposition Invention/Design. Regards croisés propose jusqu'au 6 mars de balayer les préjugés. Véritable manifeste pour une nouvelle perception du design, elle revient sur les évolutions récentes de la profession. A l'heure des imprimantes 3D, alors que l'esthétique n'est plus au centre des priorités, les progrès techniques apparaissent comme les moteurs d'une révolution de la discipline. Les commissaires d'exposition Antoine Fenoglio et Frédéric Lecourt, fondateurs de Sismo, studio indépendant de design et d'innovation, ont imaginé un parcours composé de pièces contemporaines et historiques provenant des réserves du Conservatoire des arts et métiers -invention du XVIIème au XIXème siècle- afin de mieux appréhender le design comme "l'habillage de l'objet et la mise en forme d'une intelligence […] un processus d'intelligence créative et non pas comme du style".

mardi 2 février 2016

Cinéma : Happily ever after de Tatjana Božić



Flamboyante réalisatrice, journaliste et artiste croate, Tatjana Božić, la quarantaine bien sonnée, rencontre des difficultés avec son mari hollandais. Devant le déclin de son couple, cette éternelle amoureuse s'interroge : pourquoi ses histoires d'amour finissent-elles mal en général ? Alors qu'elle a toujours documenté les étapes de sa vie, filmant le réel pour mieux se l'approprier, elle décide de partir à la rencontre des cinq hommes qui l'ont profondément marquée afin de leur poser la question et découvrir leur point de vue sur les liens qu'ils ont entretenus. De la Russie à la Pologne en passant par l'Angleterre, elle s'embarque, caméra à la main, dans un road movie amoureux un peu maso pour des retrouvailles avec des amants qui ont pris un sacré coup de vieux mais se prêtent volontiers au jeu.

lundi 1 février 2016

Lundi Librairie : Le poivre - Olivier Bouillère



1993. Lorraine Ageval, actrice et chanteuse, a interrompu sa carrière pendant quinze ans pour un mariage avec le sulfureux homme d'affaires Renaud Devilers dont la première épouse a mystérieusement disparu. Pour faire face à un divorce compliqué, elle s'est réfugiée dans la maison du Bassin d'Arcachon de ses amies d'enfance, Hélène et Douce Brissay rejetonnes d'une grande famille désargentée. Interprète de films magistraux, La Reine Visage, Grand Large ou de gentils nanars, S comme espionne, La Comtesse en moonboots, la star des années 60, toujours belle à cinquante-trois ans cherche de nouvelles raisons de poursuivre sa route, de retrouver sa place dans le monde qu'elle a fui, dont elle s'est volontairement éloignée. Si elle entretient peu de contacts avec Grégory, son fils issu d'une première union, elle se lit d'amitié avec Iohan, un jeune homme de dix-sept ans un peu paumé qui préfère les garçons et lui voue une admiration inconditionnelle. Benoît Cazot, cinéaste expérimental, réalisateur de Piano pour gaucher, un film-miroir, lui propose un rôle pour revenir à l'écran.

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