mercredi 5 novembre 2014

Paris : Passage et Villa Perreur, rivages urbains où s'épanouissent des flots de glycine - XXème



A proximité de la Campagne à Paris dont je vous parlais ici nombreuses sont les ruelles et les villas où règne un calme champêtre, dépaysant en plein cœur de la Capitale. Autant d’opportunités pour le flâneur amoureux de Paris mais également épris de quiétude pour se laisser aller à la rêverie en arpentant ces venelles verdoyantes, véritables échappés belles loin des assauts sonores et mondains de la ville. Le quartier de Saint-Fargeau regorge de surprises. Je suis allée vagabonder passage Perreur que prolonge, au-delà de la rue de la Dhuis, la jolie Villa du même nom se terminant en impasse. Ils doivent leur nom au propriétaire du terrain sur lequel a été tracé le passage. Situé à deux pas de la rue Montiboeufs qui longeait la carrière de gypse du père Roussel, béante lors de l’annexion de Charonne à Paris en 1860 puis comblée par les gravas des avenues de la République et de Gambetta, le passage Perreur se trouve juste au pied de la butte formée à cette époque où s’épanouit désormais le village de la Campagne à Paris.













Bordé d’anciens ateliers réaménagés aux vastes baies vitrées et de maisonnettes dissimulées dans la verdure de jardins entretenus avec soin, le passage Perreur s’enorgueillit d’une belle glycine d’âge vénérable qui jette un pont d’ombre verte entre les numéros pairs et impairs. Lampadaires à l'ancienne, touches de bleu, d'émeraude, ré-haussées par la couleur des briques qui apparaissent ici et là ou encore des interventions de street art, le charme agit très sûrement. Etroite allée pavée de trois mètres de large sur 58 mètres de long, il débute au 40 rue du Capitaine Marchal et se termine par une volée de marches qui monte au 21 rue de la Dhuis, du nom d’un affluent de la Marne. Cette rue, ancien sentier communal répertorié sur le cadastre de Charonne en 1812 devenu aujourd’hui une large voie ensoleillée coupe le passage Perreur de la Villa qui se trouve au numéro 22. Aussi peu large que le passage, un peu plus courte avec ses 42 mètres de long, la Villa Perreur rivalise d’audaces arborées avec ses palmiers exotiques, ses pavillons recouverts de lierre et de vigne vierge flamboyante, ses glycines dont l’abondance semble seoir à Paris. Voici une plante qui se plaît infiniment sous notre climat pour notre plus grand plaisir. Que la ville est jolie quand elle laisse la nature s’exprimer aux abords de paisibles rivages urbains.

Passage Perreur : 40 rue du Capitaine Marchal et 21 rue de la Dhuis - Paris 20
Villa Perreur : 22 rue de la Dhuis - Paris 20










2 commentaires :

Sheily a dit…

Ces deux-là m'avaient échappée ! Merci pour les adresses.

Caroline a dit…

Je les ai découverts dans le beau livre de photos publié par Parigramme intitulé Paris Caché.

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