lundi 14 juillet 2014

Lundi Librairie : La Maison des lumières de Didier van Cauwelaert



Ex-enfant star de 25 ans, Jérémie Rex a retrouvé l’anonymat et le métier de son père. Boulanger à Arcachon, il est amoureux depuis l’adolescence de Candice, une séduisante cardiologue qui malheureusement pour lui refuse tout contact physique depuis qu’elle a entamé une psychothérapie. Lors d’une ultime dispute, elle renonce à l’accompagner à Venise où ils devaient partir en amoureux. Qu’à cela ne tienne, Jérémie s’y rendra seul, le cœur brisé et la dépression pas loin.  L’une de ses premières visites culturelles est pour le tableau préféré de sa douce, L’Empire des Lumières de René Magritte au musée Guggenheim. Devant l’œuvre du peintre surréaliste, il fait un malaise et se retrouve projeté dans la toile. Il y retrouve, l’espace de quelques minutes, Candice telle qu’elle était quand elle l’aimait encore. Crise cardiaque ? Activité paranormale ? Hallucination causée par une expérience de mort imminente ? Quand il reprend connaissance, il tente désespérément de réitérer cette sortie de corps par les moyens les plus farfelus que lui proposent scientifiques suisses apprentis sorciers et chamans d’Amazonie.

Fable romantique onirique, La Maison des lumières alterne entre explications scientifiques et fantastique. Aux frontières du réel, Didier van Cauwelaert explore les pièges de l’amour et le dédale de l’inconscient dressant le portrait d’un jeune homme ordinaire, loser magnifique qui se révèle à lui-même et aux autres à travers le refus de se résigner. Le bonheur est un rêve auquel il faut croire au-delà des réalités de ce monde.

Le récit maîtrisé au gré d’une plume créative au style ciselé, fluide ponctué de trouvailles et de clins d’œil nous embarque dans une histoire joliment tournée. Conteur moderne à l’imagination fertile, l’auteur développe son intrigue au fil des pages qui se tournent presque toutes seules, faisant preuve à la fois de drôlerie et de sensibilité.  Poétique et surréaliste, ce bref roman d’une rare inventivité nous offre les clés de l’évasion à travers l’art. Un texte fantasque dont l’humour charme autant que la tendresse

La Maison des lumières - Didier van Cauwelaert - Editions Albin Michel - Collection de poche Le livre de poche


2 commentaires :

Audrey a dit…

Je n'ai jamais trop apprécié les romans de cet auteur hormis "Hors de moi" mais ta chronique me donne envie de retenter encore une fois avec ce livre.

Caroline a dit…

Je n'ai pas plus accroché que ça pour Hors de moi mais j'ai trouvé celui-ci très poétique.

Share this

Related Post