mercredi 27 février 2013

Deuxième challenge littéraire : résumé mis à jour des contributions



Petit rappel de l'avancement des contributions au challenge littéraire. Les participations validées définitivement par la publication sur le blog des participants ou dans les commentaires si blog il n'y a pas, sont ouvertes jusqu'au dimanche 3 mars 23h59. 



Le jury composé d'un critique littéraire, d'une journaliste culturelle, d'un écrivain publié et d'une éditrice choisira les trois textes finalistes et rendra son verdict le vendredi 8 mars. Du 8 au 15 mars les trois textes seront soumis au vote des lecteurs. Le gagnant remportera un dictionnaire des mots rares et précieux de poche.





Voici les premiers paragraphes des contributions de chaque participant et le lien vers le billet de leur blog où vous pourrez lire leur texte intégralement.

1/ JonAlys Precious du blog http://jonalysprecious.wordpress.com/


Installé en face d’elle, il n’osait pas plonger  son regard dans ses yeux d’un bleu céruléen car il savait… Il savait que si ses yeux croisaient les siens, ces mots qu’il retenait depuis si longtemps franchiraient ses lèvres et qu’à ce moment-là, sa vie basculerait sans aménité. Alors, il regardait ailleurs, à travers la nébulosité de la fumée de sa cigarette, faisant mine de concentrer son attention sur le paysage champêtre qui entourait la terrasse du petit restaurant où ils aimaient venir déjeuner ces jours d’été où la chaleur devenait trop insupportable dans le centre- ville de Marseille.



2/ Rachel du blog My Blog So Chou http://www.myblog-so-chou.net/


Le train débarqua sur le quai son flot de citadins au teint blafard et aux traits tirés, contents de quitter la grisaille de la ville et d’échapper à ce rythme de vie infernal qui les oblige sans cesse à courir.

La gare se vida peu à peu de ses envahisseurs. Seul un petit groupe subsistait, scrutant vainement l’horizon dans l’attente de la navette qui devait les ramener à leur lieu de villégiature. Les minutes passèrent, la fatigue et l’agacement commençaient à se faire sentir.



3/ Véronique non blogueuse mais amoureuse des belles lettres 

Sa contribution a été publiée intégralement dans les commentaires annonçant le deuxième challenge.

Amédée, le facteur du petit village des Alpilles, pestait contre la pente trop raide du chemin qui menait à la propriété du maître des lieux. Il s'arrêta, s'essuya le front avec son mouchoir à carreaux et contempla le paysage solaire qui s'élevait des montagnes du Lubéron aux champs de lavande en contre-bas. Il connaissait cet endroit par cœur mais ne se lassait pas de le contempler lors de ses visites hebdomadaires.


4/ Anne du blog Love and Luck http://loveandluck.over-blog.fr/
 
Je me souviens avec délice de notre dernière étreinte. J’étais partie le retrouver à l’autre bout de la planète, lasse de son absence.

Ma petite robe à imprimé Liberty était tombée délicatement sur le magnifique Kilim de ma chambre d’hôtel. Je voulais qu’il savoure chaque centimètre carré de ma peau, chaque cheveu… 

Il entrait en moi avec douceur, sans un bruit. Je lui répondais en fermant les yeux. 

Mon Précieux ne me quitta plus de la semaine. Du matin au soir, je m’offrais à lui, sans compter, sans penser aux lendemains que je savais plus sombres. 





5/ SAND du blog TumblR Glanerie moderne http://glanerie-moderne.tumblr.com/


Amis, fuyez les deux verbes accessoirement auxiliaires et surtout dominants. Ils ne méritent plus que je les nomme, ces frères d’excès, parangons de vanité : l’un, symbole de gabegie issue de la surconsommation, l’autre, apologie du paraître stéréotypé.


Pourtant après la seconde guerre mondiale, manquant de tout, le premier advintvital puis fit place dans les années 60 à la profusion glorieuse. Ensuite, en réaction à l’outrance, le second prit logiquement sa place sur le piédestal des idéaux, dans un esprit de valorisation personnelle, détaché du matériel.





6/ Laila du blog So demoiselle http://www.sodemoiselle.fr/


8 heures de train, 3 heures de marche et enfin me voici arrivée en Provence. Perdue au milieu des champs, je m’enivre des odeurs de lavande et contemple le paysage champêtre. Au bout de ce champ, derrière ce village, je vois une montagne. Je vais y passer quelques jours dans un gîte loué pour ma retraite spirituelle. Moi la parisienne perchée habituellement sur des stilettos, je me retrouve ici avec ses horribles chaussures de randonnée aux pieds.


Tout a commencé par un ras le bol général. Gabegie dans mon entreprise, nébulosité de ma vie sentimentale, parangon de vertu peu vertueux…






7/ Cécile du blog Sweet Kwisine http://sweetkwisine.blogspot.fr/


En ce mois de février, la plage frit sous le soleil de midi. Quelques nébulosités dans le ciel rappellent que l’on se trouve bien sous les Tropiques et non au bord de la Méditerranée. La mer des Caraïbes d’un bleu céruléen miroite et lèche tranquillement la plage.


La brise m’apporte les effluves d’huile solaire de ma voisine. Elle s’est enduite de monoï aux fleurs de tiaré. J’adore cette odeur mais je n’en utilise pourtant presque plus depuis que je redoute les effets néfastes du soleil et que je me couvre d’écran total avec l’illusion d’éviter les rides.






8/ Jécolia du blog The perfect mum http://theperfectmum.canalblog.com/


Me voici devant mes fourneaux, les méninges en ébullition : que vais-je préparer à manger pour mes beaux-parents ? Ils arrivent demain de Provence et je me dois de les honorer d’un excellent repas. Nul doute qu’après les quelques sept-cent kilomètres qu'ils auront parcouru, ils se contenteront volontiers de lasagnes à la viande de cheval, mais de par mon éducation, je ne leur ferais pas cet affront !

Après un bref coup d’œil dans les entrailles de mon réfrigérateur, je dresse mentalement une liste des bons petits plats que je pourrais décemment leur cuisiner...





9/ Mary du blog Color Moon http://www.color-moon.com/


L’amour et le hasard (ou : de la nécessité de connaître ses classiques), un texte écrit entre la poire et le fromage

Le troisième soir, il s’allongea sur le kilim. Il fumait une cigarette à bout filtre, avec une certaine grâce et beaucoup de nonchalance, sa tête brune creusant mollement un coussin de soie thaïe. C’était un coussin excessivement rouge, parcouru d’éléphants bienveillants et brodés d’or. Il faisait chaud, très chaud : Bangkok, en avril, se transforme en fournaise !


 

Nous avons hâte de découvrir vos prochaines oeuvres et félicitons chaudement les pionnières dont le travail a été d'une qualité remarquable.

A très bientôt !

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