lundi 14 janvier 2013

Challenge littéraire 1 : Les contributions de nos aventuriers du verbe




Dans un souci de clarté et afin de mettre en valeur les textes de chaque participant au challenge littéraire de l'atelier d'écriture créative, nous avons choisi, mes collègues et moi-même de consacrer un billet exclusif aux contributions de chacun.

Les détails du challenge se trouvent ici :
http://parisianshoegals.blogspot.fr/2013/01/1er-challenge-de-latelier-decriture.html

Et le règlement complet là :
http://parisianshoegals.blogspot.fr/2013/01/le-challenge-litteraire-et-son_13.html

Vous trouverez au fur et à mesure des publications, le nom / pseudo de l'auteur, l'adresse de son blog et le premier paragraphe du texte écrit dans le cadre du challenge afin d'inciter les lecteurs à aller lire la suite en suivant le lien.

Je vous remercie une nouvelle fois pour votre enthousiasme et bravo à nos aventuriers du verbe ! N'hésitez pas à revenir régulièrement consulter les nouvelles contributions. Je vous préviendrai via Facebook, Twitter et HelloCoton à chaque mise à jour.

La toute première participation vient d'être validée, il s'agit d'un texte rédigé par So Demoiselle. Félicitation, quelle réactivité, je suis bluffée !



1/ Voici le premier paragraphe du texte signé par So Demoiselle http://sodemoiselle.fr/ 

"Je me souviens du jour où elle m’a dit “n’entends-tu pas monter l’appel de la nuit, les cris des oiseaux de proie et la lune qui se lève alors qu’hurlent les loups…”. J’y pense encore aujourd’hui, 20 ans plus tard devant un verre de Lacryma Christi. Ma mère a le don de vous glisser des phrases assassines capables de vous suivre une vie entière. Ses mots tels une scie égoïne me poursuivent jusque dans mes nuits. " 



La deuxième contribution est l'oeuvre d'Anne du blog La plume de Love and Luck, ambiance noctambule et oiseaux de nuit.



2- Voici le premier paragraphe du texte écrit par Annmatmac   http://loveandluck.over-blog.fr/


"Le caboulot d'en face fait le plein ce soir. L'enseigne lumineuse écarlate, psychédélique, y est sûrement pour quelque chose... On n'aurait pas mieux fait à Las Vegas!

La gérante, Rosabaya, odieuse virago au ventre rebondi, fume un cigare sur le pas de la porte. L'épaisse fumée qui sort par son nez, lui donne des airs de dragon gardant l'entrée de sa forteresse. D'une éternelle humeur de verrat hépatique, elle n'attire pas la sympathie. "




La troisième contribution à notre challenge littéraire est signée Armelle du blog L’esprit Faubourg à Paris et ailleurs (dont le pseudo est Telle Quelle sur Hello Coton) qui nous fait voyager à travers les dédales du temps.

3/ Voici le premier paragraphe du texte rédigé par Armelle du blog http://espritfaubourg.canalblog.com/

"N'entends-tu pas monter l'appel de la nuit, les cris des oiseaux de proie et la lune qui se lève alors qu’hurlent les loups ?" D'une voix tremblante, à peine audible, au fond d'une crypte malodorante, le vieux Sébastopol venait de prononcer sa formule, un calice rempli à ras-bord de Lacryma Christi tendu aux lèvres de son suzerain, Archibald de Pédibus, baron devant Dieu et Chevalier de l'Ordre des Poivrots devant ses pairs. De pâle comme la mort, le nobliau devint écarlate, les yeux fiévreux, exorbités par la poussée ésotérique qui venait de le propulser dans les couloirs du temps."




La quatrième contribution est l’œuvre de Soylent du blog le Melting pot de Soylent, un petit air de famille avec la Beat Generation.

4/ Voici le premier paragraphe du texte rédigé par Soylent du blog  http://le-melting-pot-de-soylent.blogspot.fr/


" Il fallait que je sorte...

Cette chambre minable, pleine de cafards aux murs moisis m'étouffait. Qu'est-ce que j'étais venu foutre dans ce bled ? 

Je n'aurais jamais dû répondre à cette petite annonce "recherche pour quelques mois homme bricoleur, nourri/logé/blanchi + petit salaire en échange de travaux dans une ferme"
 
Mes pérégrinations aux quatre coins du monde devaient bien s'arrêter un jour, j'étais à sec. Tout l'héritage que j'avais reçu de mon père était parti en fumée.




La cinquième contribution est signée Jonalys Precious du blog éponyme qui nous conte des mésaventures de voisinage.


5/ Voici le premier paragraphe du texte écrit par Jonalys Precious du blog http://jonalysprecious.wordpress.com/ 

"16h30

“ N’entends-tu pas monter l’appel de la nuit, les cris des oiseaux de proie et la lune qui se lève alors qu’hurlent les loups …”

Je referme le clapet de mon ordinateur d’un coup sec. Le bruit qui monte de plus en fort sous ma fenêtre m’indique que c’est l’heure de la sortie d’école et que le pedibus est prêt à partir… Je sais que mon moment de tranquillité est terminé. Nonobstant le fait que je prenne sur moi depuis trop longtemps, je ne supporte plus  de vivre en face de cette école trop pleine de ces bruits qui viennent m’interrompre  dans mon écriture à intervalles réguliers."






La sixième contribution est l'oeuvre de Rachel de My Blog So Chou et j'y ai cru voir un clin d'oeil à Candace Bushnell.


6/ Voici le premier paragraphe du texte rédigé par Rachel du blog http://www.myblog-so-chou.net/


"Mardi 16h45 – Le joyeux brouhaha du pédibus qui monte de la rue me tire de mon sommeil…J’ouvre un œil, puis l’autre, avant de les refermer aussitôt.Le soleil essaie de s’immiscer à travers le volet encore clos, filtré par le rideau en taffetas rouge écarlate, transformant ainsi ma chambre en un immense verre de Lacryma Christi – mon péché mignon – et dans lequel je me suis noyée hier soir. Ma tête lourde et ma bouche pâteuse s’en souviennent encore.Après plusieurs tentatives, je réussis enfin à ouvrir mes yeux et à m’extirper de mon lit. Inutile de vous dire que j’étais d’une humeur de verrat hépatique."





La septième contribution est l’œuvre de Julie / La nuit remue du blog Imparfaiite Facile comme l’océan, une virée noctambule sur les traces du passé, d'une amitié perdue.


7/ Voici le premier paragraphe du texte de Julie du blog http://imparfaiite.cowblog.fr/


Dans le creux de la nuit, il sillonne les rues. La fraicheur lui pénètre la peau, et les ombres le menacent comme des scies égoïnes. Au sein de la ville, il accumule les pas, et erre à travers les carrefours, comme une âme perdue, comme une âme en peine, comme une âme. Sa respiration est douce, et couve la fumée blanche qui sort de sa bouche et s’enroule autour de l’obscurité avec des langueurs de chat. Sa pérégrination n’est pas une fuite, il s’agit bien plutôt de s’explorer à travers la matière dense de la nuit, se chercher dans le bal des ombres, à la lumières des réverbères, dont certains grésillent avec un tremblement ésotérique. Il s’agit de scruter, de vivre et de comprendre. L’absence est lourde, et tombe comme une pluie sur les frêles épaules de l’homme qui va. Les arbres rachitiques des boulevards immenses le regardent, lui, pedibus, et il leur sourit, comme pour s’excuser. 






La huitième contribution est signée Mary Moon du blog Color Moon qui nous gratifie d’une ballade à la François Villon à moins que ce ne soit Rimbaud.

8/ Comme il s'agit d'un poème, je publie les deux premières strophes (et non juste le premier paragraphe) du texte rédigé par Mary du blog http://www.color-moon.com/

« Où es-tu tendre ami ? Cicérone es-tu là ?
La nuit est si épaisse, je crois entendre ton pas,
Les pesantes ténèbres, alors qu’hurlent les loups,
Me glacent jusqu’à l’âme et me mettent à genoux,
Aveugle, percé des cris de quelqu’oiseau de proie.


La lune se lève enfin dans des langueurs de chat…

Ah ! Ami de toujours ! Vais-je bientôt te revoir ?
Cette nuit ou demain ? Maintenant ? Fol espoir !
L’attente fut si lourde comme chape de plomb.
O conte moi enfin tes pérégrinations
 !






La neuvième contribution au challenge littéraire est l’œuvre de Cécile du blog Sweet Kwisine, une subtile alchimie entre littérature et une jolie recette dont elle a le secret, les belles lettres de la gastronomie.

9/ Voici le premier paragraphe du texte de Cécile du blog http://sweetkwisine.blogspot.fr/

Penchée au dessus de la cocotte je regarde roussir doucement la viande. C'est la première fois que je fais un ragoût de porc! La viande prend une couleur dorée, c'est bon signe. Il faut qu'elle soit bien bronzée pour qu'elle donne au plat sa couleur marron si caractéristique d'un bon ragoût. Le problème c'est qu'à d'avoir la tête presque dans la casserole moi je deviens écarlate! C'est qu'il fait chaud dans ma Kwisine! 





La dixième contribution a été rédigée par Estelle (pseudo HC Estellegdaily) du Blog E & the World ~ simul et singulis qui me rappelle un peu l'atmosphère de Vipère au poing d’Hervé Bazin ou Poil de carotte de jules Renard


10/ Voici le premier paragraphe du texte signée par Estelle du blog http://estellegdaily.wordpress.com/


Il y avait dans ce paysage une nostalgie lancinante. Je ne sais pas si c’était moi, ou le martèlement des gouttes d’eau sur le rebord de la fenêtre, mais je n’avais jamais été si proche et si lointaine à la fois. Je me souviens encore de ces matinées embuées, attendant le pedibus. Je me levais, gardais les yeux fermés, puis sortais du lit avec des langueurs de chat. La lueur du jour perçait à peine que déjà je devais faire preuve de cautèle pour ne pas déclencher l’humeur de verrat hépatique de ma vieille tante. Dans le silence, j’allais faire chauffer du lait et laissais mon esprit divaguer. Josiane, elle, en était déjà au Lacryma Christi. Je ne la plaignais pas, à l’époque. Sa simple présence me grillait les tympans. Telle une scie égoïne frottée contre un tableau noir, elle résonnait d’ondes machiavéliques, au point qu’on voulait creuser un trou et s’y cacher jusqu’à la nuit tombée. Une fois prête, rien ne me mettait donc plus en joie qu’aller à l’école, nonobstant les plus jolies qui n’arrêtaient pas de gloser dans mon dos, et les jeunes brutes qui le faisaient à visage découvert. Là-bas, je pouvais choisir de les éviter. 






La onzième et ultime contribution à l’atelier d’écriture est un poème signé par Erzulie du blog French Cheek, J’ai décidé d’être heureuse maintenant

11/ Voici les deux premières strophes du poème d’Erzulie du blog http://frenchcheek.com/

N’entends-tu pas monter l’appel de la nuit,
Les cris des oiseaux de proie et la lune qui se lève,
Alors qu’hurlent les loups, sous l’indéniable pluie.
Elle peine à s’imaginer la douceur d’une trêve.


Le souvenir de leurs pérégrinations d’autan s’efface,
Mêlé aux procrastinations austères de la vieille cicérone,
Qui s’essouffle peu à peu aux lueurs du caboulot d’en face.
Elle s’invente des cautèles qu’au coin de sa tête elle brouillonne.


La suite c’est par ici : http://frenchcheek.com/grabataire/



1 commentaire :

myblogsochou a dit…

Bravo! Je vais essayer de m'y mettre moi aussi!

Share this

Related Post