mercredi 14 décembre 2011

Expo : Supervielle, poète de la Pampa à la Maison de l'Amérique Latine - 217, bd Saint Germain - Paris 7

Maison de l'Amérique Latine - entrée par le 217 bd St Germain - Paris 7

La Maison de l’Amérique Latine célèbre le poète franco-uruguayen, Jules Supervielle. Cette exposition retrace au travers de photographies notamment de Gisèle Freund et de documents la vie sud-américaine de l’écrivain qui vécût tout au long de son existence entre deux continents, deux pays, la France des origines paternelles et l’Uruguay terre de l’enfance, jardin secret, source d’inspiration. 

L’évènement a été imaginé dans un premier temps pour célébrer les 50 de la mort de Jules Supervielle. Il fait partie d’une série d’expositions visant à éclairer le rôle prédominant de la littérature et des arts dans la construction du lien post colonial entre la vieille Europe et l’Amérique Latine. Dès 1910, le poète participe activement à la vie artistique et littéraire de sa ville d’origine Montevideo développant des échanges particuliers avec la France. Manuscrits, traduction, correspondances viennent illustrer cet axe franco-américain.


Supervielle par Mandelo - Montevideo 1945


On découvre également des objets personnels, des œuvres ayant appartenu à Jules Supervielle tel un tableau de Pedro Figari, une scène de candombé, une aquarelle d’André Lhote ou des dessins de Cocteau, autant de témoignages d’amitié entre les artistes des deux continents. 


Jules Supervielle face à la Pampa par Gisèle Freund - Uruguay 1941

De nombreuses photos d’archives dévoilent les étendues sauvages de l’Uruguay, la Pampa vierge de toute civilisation, origine du sentiment de la nature dans son œuvre, sentiment de liberté qui marque sa pensée poétique. La vie rude et austère des Gauchos, l’horizon sans limite, les troupeaux de bétails autant d’éléments qui viennent teinter d’exotisme les poèmes de Supervielle. L’exaltation des souvenirs d’enfance offrent un terreau d’images personnelles auxquelles se mêlent la pureté de l’émotion originelle, le rêve de l’innocent qui mène à l’écriture.

 
L’Amérique du Sud dépeinte par l’’écrivain est une terre pittoresque, source d’une poésie plus humaine et plus profonde qui permet de renouer avec le monde voire de fixer des liens entre les peuples.

Et pour finir, Vivre Encore un poème de Jules Supervielle (n’ayant certes rien à voir avec l’Amérique Latine mais c’est ainsi, la cohérence ne m’étouffe pas.) 

Ce qu'il faut de nuit
Au-dessus des arbres,
Ce qu'il faut de fruits
Aux tables de marbre,
Ce qu'il faut d'obscur
Pour que le sang batte,
Ce qu'il faut de pur
Au coeur écarlate,
Ce qu'il faut de jour
Sur la page blanche,
Ce qu'il faut d'amour
Au fond du silence.
Et l'âme sans gloire
Qui demande à boire,
Le fil de nos jours
Chaque jour plus mince,
Et le coeur plus sourd
Les ans qui le pincent.
Nul n'entend que nous
La poulie qui grince,
Le seau est si lourd.

Supervielle, poète de la Pampa  du 8 décembre 2011 au 19 janvier 2012
Maison de l’Amérique Latine– 217, boulevard Saint Germain – Paris 7
tél : 01 49 54 75 00
horaires : du lundi au vendredi de 10h à 20h, le samedi de 14h à 18h, fermé le dimanche et du 23 décembre au 2 janvier 2012

2 commentaires :

letiziabarcelona a dit…

j'irais faire un tour sans aucun doute, si j'habitais le coin!

bonne journée ma belle.

✘Letizia❤

http://www.letiziabarcelona.com

Margaux a dit…

Merci pour cette chouette découverte que je ne connaissais pas.
Dommage que je n'habite pas à Paris...

Belle soirée, bises.
M.

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